Quelles solutions contre la fatigue ?

Nos rythmes de vie actuels sont très demandeurs en énergie. Il est fréquent de sentir l’obligation d’être au top de sa forme et au top de ses performances, en toutes circonstances. Pourtant la réalité est souvent tout autre. Combien luttent en permanence contre un manque d’énergie, les difficultés à se lever, la somnolence, etc… Avec parfois la culpabilité de ne pas réussir à faire toutes les choses souhaitées, à négliger sa famille, son couple ou ses amis. Mais de quel type de fatigue parle-t-on ?

Les différents types de fatigue

La fatigue physiologique

C’est avant tout un phénomène normal et physiologique. Tout effort fourni, qu’il soit physique ou intellectuel, doit être compensé par une phase de repos pour laisser le temps au corps et au cerveau de récupérer.

Un temps de sommeil insuffisant car trop court, ou de mauvaise qualité, en cas d’insomnie, conduit à une fatigue chronique et à des troubles physiologiques et psychiques. Irritabilité, sautes d’humeur, dépression, prise de poids, compulsions sucrées…, sont tous des symptômes montrant que le corps ne parvient pas à récupérer.

La fatigue pathologique

Elle est souvent appelée asthénie. Elle apparaît spontanément, sans que l’on ait fait le moindre effort ou sinon des efforts modérés, et ne cède pas au repos.

Elle peut être physique (faiblesse musculaire marquée par une fatigabilité importante à l’effort) ou psychique (troubles de la concentration, perte de mémoire…).

La fatigue chronique

On parle de syndrome de fatigue chronique (SFC) quand une personne ressent une fatigue permanente depuis plus de 6 mois. Elle est invalidante et inexpliquée. C’est une maladie reconnue par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). 

Les signes de fatigue 

Si vous ressentez une fatigue nerveuse ou psychique, vous pourrez avoir des difficultés à vous lever le matin, être démotivé ou vous sentir moins impliqué dans votre travail, avoir un moral fluctuant, ressentir des difficultés à vous concentrer ou avoir des trous de mémoire.

Quand vous ressentez une fatigue physique, vous récupérez difficilement après le sport, vous êtes davantage essoufflé pendant l’effort, vous avez des tensions musculaires, des douleurs articulaires, des crampes…

Les causes de la fatigue

L’apnée du sommeil : l’apnée du sommeil se manifeste par des ronflements bruyants et des arrêts respiratoires. Les personnes concernées se rendent rarement compte de leurs apnées, c’est souvent le conjoint qui s’en rend compte. Par contre la sensation de fatigue au réveil est réelle, créée par ces micro réveils qui peuvent rythmer toute la nuit et interrompre sans cesse le sommeil. Elle est favorisée en premier lieu par le surpoids, puis par l’alcool et les repas copieux.

L’anémie : elle est diagnostiquée grâce à une prise de sang et est généralement due à un manque de fer. La prise de sang est d’autant plus nécessaire qu’il existe différentes anémies dont les causes sont elles-mêmes variées. L’anémie se manifeste par une fatigue permanente, une pâleur, un essoufflement rapide, et parfois par des vertiges et des acouphènes.

L’hypothyroïdie : les perturbations de la thyroïde sont fréquentes car de nombreux facteurs peuvent l’impacter (grossesse, maladies, médicaments, carences alimentaires, environnement…). Elle entraîne un ralentissement global de l’organisme. C’est souvent une association de symptômes qui donnent l’alerte, qui doit être confirmée en mesurant la TSH.

Certaines maladies : infections virales, cancer, diabète, maladies auto-immunes…

Certains médicaments.

Le stress : en excès, il empêche le corps de récupérer, physiquement et nerveusement.

Une alimentation déséquilibrée, à l’origine de carences : pour bien fonctionner, le corps a besoin de recevoir, par le biais de l’alimentation, un ensemble de vitamines, de minéraux, d’oligo-éléments, de fibres, d’antioxydants et d’acides gras, au quotidien.

Le manque de lumière : en hiver le manque de lumière perturbe le cycle veille/sommeil et provoque une somnolence, un ralentissement global, voire une dépression saisonnière.

Comment retrouver son énergie ?

Certaines carences ou le dysfonctionnement de certains organes peuvent être à l’origine d’une fatigue chronique. C’est pourquoi, lors d’une consultation en naturopathie, tout votre mode de vie est passé en revue. L’objectif de cet échange est de déterminer les causes de la fatigue, pour pouvoir en suite vous proposer un programme personnalisé. En naturopathie, je propose un protocole anti-fatigue basé sur un rééquilibrage alimentaire, des compléments alimentaires, des huiles essentielles pour se booster, des plantes dynamisantes… Les techniques pour retrouver son énergie sont nombreuses, il faut juste les connaître et savoir comment les utiliser.

En sophrologie, j’utilise des techniques de respiration, de relaxation profonde et de visualisation pour améliorer son sommeil et pour atténuer les effets du stress. L’objectif est de s’approprier les techniques pour ensuite pouvoir les intégrer dans son quotidien.


Antibiotiques et prise de poids, un effet secondaire des antibiotiques

Associer antibiotiques et prise de poids ne vient pas spontanément car cet effet secondaire des antibiotiques est méconnu. Pourtant, l’exposition aux antibiotiques avant l’âge de 6 mois, ou à plusieurs reprises pendant la petite enfance est associée à une augmentation de la masse corporelle chez les enfants. Le recours précoce aux antibiotiques contribue à la croissance de l’obésité infantile. Leur utilisation doit donc être évitée, si le tableau clinique le permet, particulièrement chez les nourrissons.

Et chez les adultes ?

Quand on sait qu’ils sont utilisés chez les animaux pour les faire grossir plus rapidement, on comprend bien, qu’à toute âge, ils peuvent favoriser la prise de poids.

Comprendre les effets secondaires des antibiotiques

Le lien entre antibiotiques et prise de poids c’est le microbiote, à savoir les milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins. En tuant les mauvaises bactéries, mais aussi les bonnes, ils perturbent et déséquilibrent la composition de notre microbiote tout en ayant un impact négatif sur la diversité des bactéries présentes. Cet effet est très rapide, le transit pouvant ainsi être altéré dès les premières prises.

Antibiotiques et troubles digestifs

Tout d’abord, le premier écueil est qu’ils affectent durablement la composition de notre microbiote et qu’il faut souvent plusieurs mois pour refaire sa flore intestinale, d’où les recommandations d’associer antibiotiques et probiotiques. Augmenter sa consommation de fibres est tout aussi intéressante car les fibres constituent la nourriture des bonnes bactéries intestinales. Mais si le déséquilibre perdure, alors on parle de dysbiose, qui est généralement associée à des troubles digestifs qui deviennent chroniques.

Les antibiotiques font-ils grossir ?

Ensuite, le deuxième écueil est que les bactéries présentes dans nos intestins contribuent au métabolisme du glucose et à la régulation du poids corporel. De plus, les antibiotiques modifient également la sensibilité à l’insuline. C’est pourquoi on observe une augmentation de l’apport énergétique de l’alimentation, les bactéries retirent davantage de calories des aliments et favorisent le stockage sous forme de graisses. Il est donc possible de manger peu et pourtant de prendre du poids. C’est ce que démontrent plusieurs études. Aux Etats-Unis, les résultats d’une étude mettent en évidence que les états avec les plus fortes prescriptions d’antibiotiques sont ceux avec les taux d’obésités les plus élevés. Ils auraient également une incidence sur le diabète de type 2.

Des prescriptions inadaptées et trop nombreuses

Bien que tout le monde se souvienne que “les antibiotiques c’est pas automatique”, dans la vie réelle, leur utilisation est souvent inadaptée. Ils sont ainsi fréquemment donnés en traitement d’infections virales, alors qu’ils n’ont d’effets que sur les infections bactériennes. Leurs prises répétées entraînent également une résistance bactérienne aux antibiotiques. On parle d’antibiorésistance quand les bactéries pathogènes deviennent résistantes aux molécules censées les détruire.

Antibiotiques et alimentation

Le problème ne réside pas seulement dans leur prise excessive. On les retrouve également dans les aliments que nous consommons. Particulièrement dans les produits animaux puisque les animaux en sont gavés (viande rouge et produits laitiers en concentrent le plus). On les retrouve aussi en grandes quantités dans les sols et dans les eaux. C’est donc l’ensemble de notre environnement qui est contaminé.

Conclusion

Les bébés exposés dans les premiers mois de leur vie sont plus susceptibles d’être en surpoids, pouvant aller jusqu’à l’obésité, enfant ou à l’âge adulte.

A l’âge adulte, en modifiant durablement le microbiote et la manière dont nous transformons et absorbons les sucres, ils contribuent à la prise de poids, à l’obésite et à la prévalence du diabète de type 2.

Une consultation en naturopathie vous permettra de définir de manière précise les causes de votre prise de poids et de recourir à des techniques naturelles pour perdre du poids.

Sources :

Antibiotic exposure and risk of weight gain and obesity: protocol for a systematic review.Dutton H et al. Syst Rev. (2017)

Early Life Antibiotic Exposure and Weight Development in Children.Mbakwa CA et al. J Pediatr. (2016)

Bäckhed, Fredrik et al. «Le microbiote intestinal en tant que facteur environnemental qui régule le stockage des graisses.» Actes de la National Academy of Sciences des États-Unis d’Amérique vol. 101,44 (2004) ; https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC524219/

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Endométriose et alimentation, adopter un régime anti-inflammatoire

On entend de plus en plus parler de régime anti-inflammatoire comme solution naturelle permettant de venir en aide aux femmes souffrant d’endométriose ou d’adénomyose.

L’inflammation est une réaction de défense de l’organisme quand il subit une agression, interne ou externe. Elle se manifeste par une douleur, un gonflement de la zone enflammée, de la chaleur et une rougeur. Dans le cas d’une inflammation chronique, l’inflammation devient une vraie maladie en soi et elle se manifeste par une augmentation des médiateurs inflammatoires. Elle peut se déclarer dans n’importe quel organe du corps et être à l’origine de pathologies comme l’endométriose.

Dans l’endométriose ce sont les saignements en dehors de l’utérus pendant la période des règles qui sont à l’origine de l’inflammation. Plus les cellules endométriales se répandent dans d’autres organes, plus l’inflammation se propage. Quand l’inflammation gagne d’autres parties du corps, comme les intestins, elle devient présente de manière permanente, et pas seulement pendant les règles. D’où la nécessité d’adopter une alimentation anti-inflammatoire, pour éviter d’entretenir et de faire flamber l’inflammation dans d’autres organes.

Qu’attendre du régime anti-inflammatoire ?

Les intestins, de par leur proximité avec l’utérus, sont fréquemment touchés et fragilisés par l’endométriose. C’est pourquoi l’objectif de la nutrition anti-inflammatoire est de calmer l’inflammation et d’éliminer les aliments pro inflammatoires. En effet, les aliments inflammatoires sont porteurs de molécules qui vont elles-mêmes favoriser la production de molécules à l’origine d’inflammation. Par exemple il est prouvé scientifiquement qu’il y a une corrélation entre consommation excessive de viande rouge et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). De plus, la viande rouge renferme également des conservateurs cancérigènes et des résidus d’hormones et d’antibiotiques. Tous ces éléments peuvent créer une inflammation du système digestif.

Les aliments inflammatoires à éviter

  • Les aliments riches en graisses saturées comme le beurre, la crème, le fromage, la viande rouge, la charcuterie et les sucres rapides car ils contiennent des composants pro inflammatoires.

  • Les aliments contenant des additifs (E…) dont une grande part est classée comme cancérigène.
  • Les aliments ultra transformés contiennent des sucres raffinés, du sel en excès, des graisses trans, des additifs, des conservateurs, des colorants, des exhausteurs de goût et des ingrédients de mauvaise qualité. Ils n’apportent aucun nutriment alors qu’ils sont souvent à forte densité calorique, ce sont des calories « vides ». Dans cette catégorie on retrouve tous les aliments industriels (la pâte à tartiner, les céréales du petit déjeuner, les viennoiseries, les gâteaux, les bonbons, les plats tout prêts comme les quiches, les pizzas, le fast-food, etc…).
  • Le gluten car il contribue à l’hyper perméabilité intestinale, qui laisser passer des toxines dans le sang. Les troubles digestifs sont souvent le reflet d’une hyper perméabilité intestinale. Il est néanmoins possible de restaurer la barrière intestinale à l’aide d’un naturopathe.

Les aliments anti-inflammatoires à adopter

Il va falloir apporter à votre corps des aliments riches en propriétés antioxydantes. Les aliments anti-inflammatoires sont principalement d’origine végétale (fruits et légumes). Les omégas 3 ont aussi des vertus anti-inflammatoires, de même que certaines vitamines, comme la vitamine C et la vitamine D.

Pour faire le plein d’omégas 3 :

  • Les oléagineux (amandes, noix, noisettes), 30g par jour.
  • Les graines de chanvre, les graines de chia, 15g par jour.
  • Les poissons gras comme les sardines, le hareng ou le maquereau, 1 fois par semaine.
  • L’huile de lin, de chanvre ou de cameline, une cuillère à soupe par jour.

Pour faire le plein de vitamines :

  • 2 fruits par jour.

  • Au moins 400g de légumes quotidiennement en variant les sortes de légumes et en privilégiant les aliments d’origine biologique pour éviter d’apporter des toxines au corps (résidus de pesticides et autres substances chimiques).
  • La vitamine C se trouve dans les kiwis, les oranges et la goyave pour les fruits. Dans les poivrons crus et le brocoli cru. En cas de troubles digestifs, les légumes crus peuvent être difficiles à digérer, ils sont donc déconseillés en attendant de rétablir la muqueuse intestinale. Il faut donc se tourner vers les fruits riches en vitamine C pour atteindre l’apport journalier recommandé.
  • La vitamine D se trouve dans les poissons gras. Cependant l’alimentation reste une source insuffisante. En hiver, il est essentiel de se supplémenter.

Et les anti-inflammatoires naturels ?

Le curcuma et le gingembre sont les anti-inflammatoires naturels parmi les plus puissants et donc les plus efficaces. Le curcuma est à prendre sous la forme de complément alimentaire. Alors que le gingembre peut être pris frais ou en poudre, les 2 étant à associer à l’alimentation. De plus, le gingembre maximise les effets du curcuma. La combinaison des 2 est donc l’association optimale.

Conclusion

En adoptant un régime anti-inflammatoire, vous allez essayer de calmer vos symptômes en régulant l’inflammation présente dans votre corps.

L’alimentation est donc un allié essentiel mais pas suffisante. L’objectif est de réussir à stabiliser l’endométriose. Et cela passe forcément par le recours à des plantes pour aider à la régulation hormonale et pour soulager l’ensemble des désagréments.

L’accompagnement en naturopathie permet de définir un protocole personnalisé. En effet je ne vous conseille pas du tout de choisir des plantes par vous-même car le choix des plantes se fait en fonction de différents paramètres. Il n’y a pas 2 endométrioses identiques, c’est ce qui rend d’ailleurs la maladie aussi complexe. Je ne donne donc jamais un protocole similaire à mes clientes. De plus, le protocole que je définis tient également compte des autres troubles, qui sont malheureusement souvent fréquents.

Enfin, la stabilisation de l’endométriose passe aussi par un travail sur la gestion de son stress, de ses émotions et aussi par le fait de supprimer le plus possibles les polluants de son quotidien. Tout ceci est passé en revue pendant la consultation. 

L’accompagnement se fait dans la durée, je suis présente à vos côtés aussi longtemps que nécessaire, au rythme d’un rdv tous les 2 mois au début, puis d’un point téléphonique tous les 2 mois une fois l’endométriose stabilisée.

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La tête plate du bébé : toutes les solutions pour l’éviter

La tête plate du bébé est de plus en plus fréquente. En effet, depuis les années 90, il est recommandé de faire dormir les nourrissons sur le dos afin de limiter le risque de mort subite du nourrisson. En parallèle, le nombre de cas de plagiocéphalie a explosé ces vingt dernières années. Tour d’horizon des solutions pour éviter la tête plate du bébé.

La plagiocéphalie est une déformation crânienne constituée d’un aplatissement d’un côté de la tête.

Dans le cas d’une brachycéphalie, c’est tout l’arrière du crâne qui est aplati.

De quoi provient la déformation du crâne ?

De nombreuses causes sont possibles mais les bébés atteints cumulent au moins deux des éléments suivants :

  • Un engagement long et difficile dans le bassin au moment de l’accouchement,

  • L’utilisation de forceps ou de ventouses,

  • Un torticolis musculaire congénitale, présent dès la naissance ou qui apparaît dans les premières semaines de vie,

  • Un torticolis postural : le nourrisson dort toujours du même côté,

La présence d’un torticolis, couplé au couchage sur le dos, conduit la plupart du temps à une plagiocéphalie. Cela s’explique par la restriction de mouvement qui en résulte, et aussi parce que la prise en charge est souvent trop tardive. De plus, le traitement d’un torticolis prend plusieurs mois, laissant le temps à la plagiocéphalie de s’installer.

Parfois, il n’y a pas de blocage particulier mais le bébé a un côté qu’il préfère. Cela peut être lié à la manière dont il est nourri. C’est pourquoi pour les bébés nourris au biberon, on recommande d’alterner les bras. Cela peut aussi être dû à l’emplacement de son lit. Bébé pourra préférer se tourner vers la porte ou vers sa maman en cas de cododo.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • Une mauvaise position du fœtus dans le ventre de la maman,
  • Les grossesses gémellaires,
  • Les bébés en siège.

Quels sont les facteurs aggravants ?

  • Les cocons ergonomiques comme le Cocoonababy ou le Doomoo,
  • Les transats,
  • Les cosys.

Comment prévenir la tête plate du bébé ?

Il faut savoir qu’elle peut s’installer très rapidement, en quelques semaines, alors qu’il faudra des mois pour que la tête du bébé retrouve sa forme initiale.

N’importe quel nourrisson pouvant être touché, il existe des mesures préventives :

1.     Emmenez votre enfant voir un ostéopathe dans les 15 premiers jours de vie, afin de détecter un éventuel torticolis au plus tôt. Attention de bien consulter un ostéopathe spécialisé.

2.     Surveillez de quel côté dort votre enfant ou de quel côté il se réveille, assurez-vous que cela n’est pas toujours du même côté. Stimulez le côté le moins utilisé : allongez-vous à côté de votre bébé, placez-y des stimulations sonores ou visuelles.

3.     Ne le couchez pas toujours dans le même sens.

4.     Ne donnez pas toujours le biberon avec le même bras mais alternez.

5.     Portez votre petit le plus possible et dans différentes positions.

6.     Quand vous sortez, utilisez une écharpe ou un porte bébé physiologique (ceux où les jambes de l’enfant pendent de chaque côté sont à éviter car non physiologique, les jambes doivent au contraire être repliées contre vous avec les genoux plus hauts que les hanches).

7.     Evitez de laisser votre enfant trop longtemps dans un transat, idéalement pas plus d’une vingtaine de minutes, car un transat limite les mouvements de sa tête.

8.     Evitez les trajets longs dans un cosy ou un siège-auto. Ne faîtes pas dormir votre bébé dans un  cocon ergonomique la nuit, il ne devrait être utilisé qu’une vingtaine de minutes après avoir nourri son bébé pour le faire digérer, car il entrave les mouvements de la tête ; ce genre de matelas pourrait aussi accentuer et même créer un torticolis et donc une plagiocéphalie. Un cocon ergonomique est à usage unique et ne doit pas être utilisé pour un autre enfant.

9.     N’utilisez pas de coussin anti tête plate car ils limitent la rotation de la tête et ils n’ont fait preuve d’aucune efficacité pour prévenir la plagiocéphalie.

10. En journée, mettez régulièrement votre enfant sur le ventre, sur son tapis d’éveil par exemple. Généralement les petits n’aiment pas ça, inutile donc de le forcer à rester dans cette position qu’il n’affectionne pas, c’est la répétition qui l’habituera. Au début, laissez-le une dizaine de secondes, puis augmentez progressivement la durée.

Quelles solutions si mon bébé a la tête plate ?

Vous venez de vous rendre compte que votre bébé présente un aplatissement plus ou moins important d’un côté du crâne. La première chose à faire est d’aller voir un ostéopathe néonatal afin d’évaluer l’existence ou non d’un torticolis. Si cela est confirmé, demandez à votre pédiatre qu’il prescrive une dizaine de séances avec un kinésithérapeute. Ostéopathie et kinésithérapie sont deux techniques complémentaires. Un ostéopathe verra votre enfant en moyenne une fois par mois alors qu’un kinésithérapeute le verra au moins une fois par semaine, et ce pendant plusieurs mois.

A la maison, il faudra pratiquer le repositionnement, il s’agit de faire dormir bébé sur le côté qui n’est pas aplati, en le bloquant bien à l’aide d’un cale bébé pendant la journée car votre enfant est alors sous surveillance. La nuit, vous pourrez continuer à le coucher sur le dos. Dans les cas les plus légers et effectué les premiers mois du bébé, le repositionnement suffit généralement à résorber une plagiocéphalie débutante en quelques mois.

A partir de 6 mois, si le repositionnement s’avère insuffisant et en fonction de la gravité de la déformation crânienne, le port d’un casque orthopédique pourra être nécessaire. Il est recommandé de commencer ce genre de traitement entre 3 et 12 mois pour plus d’efficacité.

Plagiocéphalie et casque pour bébé

Il existe deux types de casques, les passifs, d’ancienne génération, et les actifs.

Les principaux avantages des casques actifs sont les suivants :

  • Traitement sur une période moyenne de 4 mois (de 5 semaines à 6 mois). Pour des enfants âgées de 3 à 6 mois le traitement doit normalement durer de 5 à 12 semaines.

  • L’usage d’un second casque est peu fréquent (environ 20%). Et les problèmes de peau beaucoup plus rares.

Le port d’un casque est impressionnant. Pourtant les bébés s’y adaptent très facilement. Le port du casque se fait 24h sur 24h. Il n’est enlevé qu’au moment du bain.

Le seul désagrément occasionné est qu’il tient chaud et que les petits ont tendance à transpirer au niveau du crâne quand ils le portent durant les mois d’été. Certains peuvent développer des irritations de la peau.

Il existe maintenant plusieurs marques de casque pour bébé (Doc Band, Lagarrigue, Chabloz, Cranioform et Proteor). Les prix tournent autour de 1000€, sauf pour le Doc Band qui est à 4450€ car c’est le seul qui peut être posé à partir d’un an. C’est sûrement le plus efficace, notamment pour un bébé qui allie plagiocéphalie et brachycéphalie.

Pour le Doc Band, il faut aller dans le 93, à Beauvais, Bordeaux, Chavanay ou Barcelone. La sécurité sociale prend plus ou moins en charges, cela dépend des centres, dans tous les cas il faut monter un dossier.

Chabloz est maintenant présent dans 11 villes de France dont Paris.

Lagarrigue se trouve dans 14 villes de France dont Clichy, centre le plus proche de Paris.

Où aller pour faire mesurer la tête de son bébé ?

A Paris, seul le pédiatre Thierry Marck s’est spécialisé dans ce domaine et a la capacité d’établir toutes les mesures du crâne de votre enfant et de poser un diagnostic. Par contre attention, il renvoie systématiquement vers le centre de Lagarrigue à Clichy ou à Gentilly. Je ne remets nullement en doute ses compétences mais ce n’est pas lui qui vous conseillera de manière objective pour choisir entre un casque Doc Band, Chabloz ou Lagarrigue.

Les conséquences de la plagiocéphalie

Alors que ce phénomène est devenu fréquent, les parents se retrouvent souvent démunis face au discours des professionnels de santé. La phrase « ne vous inquiétez pas cela se remettra tout seul » est trop fréquemment prononcé, généralement par méconnaissance du sujet.

Et effectivement, seul un spécialiste sera capable d’évaluer la gravité de la déformation crânienne, en faisant des mesures précises. Il sera à même de vous dire si vous pourrez vous contenter de séances de rééducation ou si vous devrez envisager un traitement plus lourd.

Il existe encore très peu de spécialistes en France, et aucun service dédié dans les hôpitaux parisiens, contrairement aux autres pays européens.

Et si je ne fais rien ?

Dans les cas les plus sévères, le crâne ne retrouvera jamais sa forme initiale et la déformation persistera, avec des conséquences plus ou moins graves, parfois neurologiques. Ne rien faire c’est donc faire courir un risque pour la santé de son enfant, en plus du facteur esthétique.

Ma 1ère expérience et mon parcours avec la plagiocéphalie

Quand ma fille est née en 2014, je me suis aperçue au bout de quelques semaines que son crâne était aplati sur un côté. Mais aussi que de manière plus globale, elle n’avait pas du tout une jolie tête ronde. Les proportions de son crâne n’étaient pas harmonieuses.

De plus, elle semblait être bloquée pour tourner sa tête d’un côté. Elle a donc commencé un suivi auprès d’un ostéopathe. Bien que l’ostéopathe n’ait pu me conseiller quant à sa tête aplatie, il m’a alerté sur le Cocoonababy. En effet, celui que nous utilisions depuis la naissance de ma fille, m’avait été donné. L’ostéopathe nous a appris que le Cocoonababy était à mémoire de forme et selon lui son usage ne pouvait correspondre qu’à un seul enfant. Je l’ai apporté dans un magasin pour comparer et je me suis rendue compte que le nôtre était complètement enfoncé au niveau de la tête et que c’est sans doute cela qui a crée ou favorisé le torticolis.

J’ai interrogé 3 pédiatres au sujet de son crâne mais tous m’ont répondu que cela allait se remettre tout seul et m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Je n’ai pas obtenu plus de conseils de la part de l’ostéopathe.

Plus les semaines passaient plus sa plagiocéphalie continuait à s’accentuer et il était évident que la forme de son crâne n’était pas “normale”.

Faute de réponse éclairée du milieu médical, j’ai commencé à faire des recherches sur internet. J’ai trouvé le blog d’une maman qui relatait son parcours semé d’embûches et qui s’est résolu par la pose d’un casque pour son fils. J’ai donc investigué de ce côté là. En 2014 il n’existait que 2 endroits pour faire poser un casque : Lyon avec la pose d’un casque passif, et Beauvais, avec la pose d’un casque actif, le Doc Band. Mais avant de prendre cette décision, il me fallait trouver quelqu’un pour poser un diagnostic précis. J’ai été voir une ostéopathe spécialisée dans Paris mais elle n’a pu que me renvoyer vers les centres de Beauvais ou de Lyon… Personne donc à Paris n’était alors capable de prendre les mesures du crâne d’un bébé !

Nous avons perdu plusieurs mois, à tergiverser et à hésiter. Mon mari est très à l’écoute du milieu médical et leur faisait confiance, alors que mon intuition de maman me disait qu’il y avait une grosse probabilité pour que NON cela ne se remette pas tout seul ! Pourrais-je vivre avec cela ? Pourrais-je regarder ma fille droit dans les yeux et assumer le fait de n’avoir rien fait ? J’avais très peur de passer à côté de quelque chose de grave et d’irréversible. J’ai fini par convaincre mon mari d’aller à Beauvais, au moins pour avoir un vrai diagnostic. Ma fille avait déjà 7 mois.

Lors de la consultation, le diagnostic a été sans appel : plagiocéphalie assez légère mais brachycéphalie sévère, d’où l’aspect étrange de son crâne. Malgré le prix (4500€) et les contraintes organisationnelles (une journée par semaine chaque mois dédiée à nous rendre à Beauvais pour effectuer les réglages du casque), nous avons tout de suite accepté la mise en place du casque. Après le moulage, le casque a été envoyé aux Etats-Unis et fut prêt 3 semaines plus tard.

Ma fille, alors âgée de 8 mois, s’est habituée très rapidement au port du casque nuit et jour. La plagiocéphalie s’est entièrement résorbée en un mois. Pour la brachycéphalie, cela a été progressif. Le casque lui a été enlevé 5 mois plus tard. Pour plusieurs raisons. Le casque devenait trop petit, il commençait à faire chaud et il devenait plus dur pour elle de le supporter. Et surtout les résultats étaient très corrects concernant la correction de sa brachycéphalie. Il faut aussi savoir qu’en cas de brachycéphalie, il est quasiment impossible de retrouver une tête parfaitement ronde, ce qui finalement n’est pas l’objectif. Il s’agit bien de redonner au crâne une forme et des proportions “normales”, garantes d’un bon développement physique et cérébral.

Ma 2ème expérience avec la plagiocéphalie

A la naissance de ma 2ème fille, en maman avertie, j’ai cette fois porté une très grande attention aux point suivants :

  • Ma fille tourne-t-elle aussi bien sa tête à droite qu’à gauche ?
  • A-t-elle un côté préféré ?
  • Se réveille-t-elle avec la tête toujours du même côté ?

Des questions toutes simples mais auxquelles il faut prêter attention les premiers mois.

C’est ce qui m’a permis de me rendre compte qu’à partir de l’âge de 3 semaines, ma fille s’est mise à se réveiller du même côté avec un léger début de plagiocéphalie !

Mais cette fois je n’ai pas subi la situation par manque d’information. J’ai démarré des séances d’ostéopathie, au rythme d’une séance toutes les 3 semaines jusqu’à ses 7 mois. J’ai été voir ma pédiatre pour lui demander la prescription de séances de kiné, que ma fille a suivies chaque semaine pendant plusieurs mois. Et j’ai mis en place le repositionnement.

J’ai acheté un super cale bébé et ai installé ma fille dans le salon pour les siestes, afin que je puisse m’assurer qu’elle se ne retrouve pas sur le ventre (ce qui n’est jamais arrivé). Elle a ainsi fait toutes ses siestes pendant plusieurs mois en dormant sur le même côté, de façon à ce que le côté aplati supporte le poids du crâne uniquement la nuit. A noter que le repositionnement peut s’effectuer aussi pendant la nuit. Par sécurité ce n’est pas ce que j’ai choisi.

Grâce au repositionnement, et parce que des mesures ont été prises à temps, sa plagiocéphalie s’est résorbée d’elle même en quelques mois.

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Comment éviter un accouchement par le siège ?

Un accouchement par le siège reste exceptionnel car la majorité des bébés se positionnent tête vers le bas au cours de la grossesse. On estime entre 3 et 5% le nombre de bébés adoptant une autre position, pouvant conduire à un accouchement par le siège.

Les positions possibles sont les suivantes :

  • Le siège décomplété : fesses vers le bas mais jambes relevées au niveau du visage (2/3 des cas),

  • Le siège complet : assis en tailleur,
  • La présentation transversale : position de manière oblique.

La position du bébé va définir le type d’accouchement car elle ne permet pas toujours un accouchement par voie naturelle.

Mon bébé est en position siège, que va me proposer la maternité ?

La maternité vous proposera, soit un accouchement par césarienne programmé, soit une version pour retourner le bébé en siège.

La version par manœuvre externe est généralement effectuée en fin de 8ème mois car elle est susceptible de provoquer l’accouchement à cause des fortes pressions exercées sur l’abdomen. Le gynécologue ne procède qu’à une à trois tentatives. La version ne dure donc pas plus d’une dizaine de minutes. Il faut savoir que le taux de réussite est d’environ 50% et qu’il n’est pas définitif. Le fœtus peut en effet se remettre dans sa position initiale les jours suivants, même si cela est peu fréquent. Cette manœuvre peut également être extrêmement douloureuse et c’est parfois une épreuve, autant pour la maman que pour le fœtus, dont le rythme cardiaque est surveillé par monitoring pendant la manœuvre, ainsi que plusieurs heures après.

En cas de cicatrice utérine, d’antécédent de saignement vaginal, de grossesse multiple, d’antécédent de césarienne, de retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou d’oligoamnios, la VME ne pourra généralement pas être proposée.

Bébé en siège : que faire pour retourner bébé ?

Si la version échoue ou si vous ne souhaitez pas la réaliser, d’autres techniques peuvent être effectuées.

Les méthodes posturales

Certaines positions pourraient favoriser le retournement du bébé. Ces positions sont néanmoins parfois mal supportées car elles ne sont pas agréables.

L’acupuncture

Cette méthode consiste à stimuler un point à l’extérieur de l’ongle du petit orteil. Elle augmente le nombre de mouvements fœtaux. 2 à 3 séances entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées sont préconisées.

La moxibustion

Cette technique consiste à chauffer l’angle externe du 5ème orteil, là aussi dans le but d’activer les mouvements du bébé. Il faut compter une dizaine de séances de 30 minutes. Je pratique cette méthode en cabinet.

La sophrologie

L’utilisation de plusieurs techniques (respiration, relaxation dynamique, visualisations), permet à la future mère d’atteindre un niveau de relaxation physique profond et de détente mentale idéal pour communiquer avec son bébé afin de l’inciter à se retourner. Je propose un accompagnement dédié à la préparation à l’accouchement.

Comment accoucher par le siège ?

Le fœtus doit être positionné en siège décomplété. En cas de position en siège complet ou transversale, la césarienne est inévitable.

En cas de siège décomplété et si vous souhaitez accoucher par voie basse, l’hôpital évaluera le poids du bébé. Il doit se situer dans la fourchette des 2kg500 / 3kg800. Une pelvimétrie sera ensuite réalisée. La pelvimétrie permet d’apprécier la forme et les dimensions du bassin. Le résultat de la pelvimétrie, associé à l’estimation des mesures du fœtus, permettra de donner un avis, favorable ou pas, à l’accouchement par voie basse.

Le jour J, une ré évaluation des mesures fœtales ainsi qu’une absence de déflexion de la tête du fœtus (il doit regarder son nombril et non en l’air) permettra d’obtenir l’accord de l’équipe médicale pour ce type d’accouchement.

Accoucher par le siège est-il risqué ?

Cet accouchement est plus risqué car la plus grosse partie du corps du bébé, la tête, passe en dernier dans le canal génital et peut rester coincée. De plus, dans un accouchement par le siège, le cordon ombilical peut se comprimer et couper l’oxygène. L’expérience de l’équipe médicale est donc capitale. Tout comme la motivation de la future maman qui doit être informée des risques encourus. La majeure partie des efforts expulsifs sont effectués par la patiente car le gynécologue obstétricien ne pourra pas intervenir avant que le bébé ne soit sorti jusqu’au nombril.

Les maternités de niveau I (ou les cliniques privées) seront plus enclines à programmer une césarienne. Alors que les maternités de niveau III vous inciteront plus fortement à tenter la VME dans le but d’éviter une césarienne.

Avoir un bel accouchement par le siège est-il possible ?

La réponse est OUI ! C’est ce que j’ai vécu pour mon 2ème accouchement. Et malgré un stress maximal en amont car je n’avais pas eu la chance d’y être préparée (à l’époque je n’étais ni naturopathe ni sophrologue malheureusement), l’accouchement s’est très bien passé. Sûrement parce que c’était un 2ème bébé, mais aussi parce que je m’étais vraiment conditionnée à accoucher par le siège.

Ce qui m’a angoissé pendant des semaines n’était pas d’accoucher par le siège. C’était le risque important d’avoir une césarienne, que je ne voulais absolument pas. Avec la grossesse éprouvante que je vivais, je me raccrochais à l’espoir de vivre un bel accouchement et de terminer par un vrai moment de bonheur.

Mon seul regret : parce que je n’ai pas été préparée par une méthode naturelle comme la sophrologie, j’ai demandé la péridurale alors que mon bébé était prêt à sortir ! Je ne savais pas comment gérer la douleur ni comment respirer. J’ai eu peur, je ne me suis pas sentie capable d’accoucher sans.

Pour toutes ces raisons, cette grossesse a été le déclencheur de ma réorientation professionnelle.

Aujourd’hui, je mets à votre disposition toutes mes compétences et mon expérience pour vous aider à vivre au mieux ce moment, mais aussi votre grossesse d’une manière plus globale.

Une préparation à l’accouchement, complémentaire à la préparation effectuée par une sage-femme, avec de la sophrologie, est indispensable si vous souhaitez accoucher sans péridurale ou tout simplement de manière physiologique. Au fur et à mesure des séances, vous prendrez confiance en vous et vos capacités à mettre au monde votre enfant. Mais surtout vous aurez à votre disposition un ensemble de techniques que vous saurez utiliser le jour J. Les retours des nombreuses jeunes mamans que j’accompagne après leur accouchement prouvent les bénéfices à s’y préparer. Un accouchement préparé n’a rien à voir !

Je serais donc ravie de vous accompagner vous aussi, que ce soit en rdv ou par visio, pour vous permettre de vivre un moment magique !

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