Vous êtes enceinte et vous venez d’apprendre que vous allez devoir vivre une grossesse alitée ?

A peine le temps d’encaisser la nouvelle, avec parfois la sensation que le ciel vient de nous tomber sur la tête, qu’il faut déjà penser à réorganiser toute sa vie ! Son quotidien, son logement, son travail, sa vie de famille… Si vous n’étiez pas encore arrêtée professionnellement, cette annonce marque le début d’un arrêt qui se prolongera peut être jusqu’à la fin de votre grossesse.

Ayant vécue cette situation lors de mes 2 grossesses, voici mes conseils pour réussir à traverser au mieux cette période souvent très éprouvante.

Pourquoi une grossesse alitée ?

L’alitement est recommandé pour toutes les grossesses à risque. Concrètement, votre grossesse présente des facteurs de risque pour la vie de votre bébé. Facteurs pouvant entraîner soit une fausse couche, soit un accouchement prématuré.

Avec l’alitement, l’équipe médical cherche à stabiliser ses facteurs. Par exemple si vous êtes alitée parce que vous avez des contractions et que votre col s’est raccourci, l’objectif va être de ralentir la fréquence et l’intensité des contractions, afin de minimiser l’impact sur le col.

Voici les causes les plus fréquentes :

  • Un raccourcissement du col, un col court, effacé ou ouvert
  • Des saignements
  • Un retard de croissance du fœtus
  • Une grossesse gémellaire
  • La pré-éclampsie
  • Un décollement du placenta, un placenta praevia ou un placenta accreta

Alitement ou mise au repos ?

Certaines maternités prônent l’alitement strict, alors que pour d’autres la mise au repos procure les mêmes bénéfices.

Comment distinguer les 2 ?

Si vous commencez à avoir des contractions quotidiennes assez tôt dans votre grossesse, ce qui était à chaque fois mon cas, vous serez alors mise au repos.

Vous êtes mise en arrêt de travail et vous devez éviter les efforts prolongés pour ne pas favoriser les contractions. Mais en dehors de ces recommandations, votre vie ne change pas. Vous pouvez continuer à aller faire vos courses ou à aller chercher vos enfants à l’école.

Si vous ajoutez à cela un autre facteur de risque, alors ce sera l’alitement, avec visite d’une sage-femme à domicile 1 à 2 fois par semaine.

Quels sont les effets de l’alitement sur le corps ?

De manière logique, plus l’alitement est long, plus les effets sur le corps sont importants.

L’effet négatif n°1 est la perte musculaire liée à cette inactivité forcée. Une immobilisation entraîne tout d’abord une perte de masse maigre, puis une perte de masse musculaire. Enfin une réduction de la masse osseuse.

A l’inverse, la masse grasse augmente.

Il y a ensuite la prise de poids qui peut être amplifiée. Forcément, en ne bougeant pas, la dépense énergétique est plus faible. Et les tentations liées au stress ou à l’ennui sont, elles, plus grandes !

Pour d’autres femmes, le stress et l’activité réduite va leur couper l’appétit.

Dans les 2 cas, la courbe de croissance de votre bébé sera particulièrement surveillée.

Mentalement, cette période peut être très difficile à vivre.

Il y a le côté frustrations. Par exemple, lors de mon 2ème alitement, c’était l’été. Du coup non seulement je n’ai pas pu partir en vacances mais en plus j’ai du passer l’été enfermée…

Mais le plus dur reste l’anxiété et les peurs qui accompagnent toute femme enceinte alitée.

Ces sentiments m’ont accompagné jusqu’à l’accouchement. Compter les jours et les semaines, attendre avec impatience et angoisse chaque nouvelle échographie, chaque rdv à la maternité.

Le temps paraît infiniment long. Et je me suis parfois sentie infiniment seule.

Mes conseils pour mieux vivre une grossesse alitée

Soins du corps

Se faire masser les jambes et le dos, soit en faisant venir un kiné à domicile, soit en sollicitant votre mari. Cela soulagera les douleurs lombaires, mais aussi la rétention d’eau, tout en favorisant le retour veineux.

Surélever ses pieds, pendant la journée et la nuit. L’idéal est de surélever le sommier de 10 à 15 cm ou sinon de mettre une grosse serviette sous le matelas. Pendant la journée, posez toujours vos jambes sur un gros coussin.

Se faire prescrire des bas de contention. Ils sont ensuite à choisir en pharmacie. Bas, collants ou mis bas et de toutes les couleurs, il y a maintenant l’embarras du choix.

Changer de position régulièrement pendant la journée. La position allongée peut rapidement devenir inconfortable. Alterner en vous mettant sur le côté gauche puis le côté droit.

Attention aux tisanes, elles vont vous donner envie d’aller faire pipi car comme le thé et le café, ce sont des diurétiques. C’est-à-dire que ce genre de boisson favorisent l’élimination de l’eau. Pas plus d’une tasse par jour.

Maintenez un bon niveau d’hydratation. Pendant la grossesse il faut boire davantage, même en étant alitée. On commence une bouteille d’un litre et demi le matin et on la termine le soir.

Pour éviter une prise de poids excessive, mangez suffisamment le midi. Les protéines animales calent bien car elles sont longues à digérer. Mangez en une portion le midi. Evitez les grignotages mais accordez-vous un vrai goûter.

Ma collation idéale :

Un verre de lait végétal

Un ou deux fruits

Deux carrés de chocolat ou quelques noix

Enfin, ne remangez jamais après le dîner.

collation femme enceinte

Soins du mental

Profitez de cette inactivité forcée pour faire des choses pour lesquelles vous n’aviez pas le temps avant :

  • S’initier à l’auto-massage du visage
  • Se faire des soins (soins du visage, masque pour les cheveux, etc…)
  • Se lancer dans une activité manuelle => pourquoi ne pas tricoter le bonnet de naissance de votre bébé ?
  • Découvrir de nouveaux artistes
  • Lire la pile de livres mis de côté
  • Commencer une nouvelle série
  • Terminer les achats pour l’arrivée du bébé

Faîtes quelques séances de sophrologie afin de partager avec quelqu’un vos angoisses, vos peurs, vos doutes… Et aussi pour apprendre des exercices de relaxation que vous pourrez ensuite refaire seule chez vous.

Vous pouvez aussi en profiter pour démarrer une préparation à l’accouchement basée sur la sophrologie.

Enfin rappelez-vous chaque que cette période de repos est dédiée au bien-être de votre bébé. Profitez-en pour lui parler, lui faire écouter de la musique…

Mise en place au début des années 80, la péridurale, technique d’anesthésie supprimant les douleurs des contractions, est devenue une norme bien établie en France.

Supprimer la douleur ?

A l’origine, quelle belle avancée pour les femmes ! La péridurale offrait enfin le choix aux femmes de ne plus souffrir en enfantant.

Cette technique est donc très vite devenue une pratique phare, proposée à toutes les femmes en France. Trop vite ?

Le nombre d’accouchements sous péridurale a augmenté de manière exponentielle. Cette hausse peut être mise en perspective avec celle du nombre de déclenchements et de césariennes, qui ont chacun doublé entre 1981 et 2010.

Toutes ces techniques illustrent la médicalisation croissante de l’accouchement en France depuis les années 80.

Certains pays ont pourtant une toute autre approche. Ainsi, seules 15% des femmes aux Pays-Bas, et 40% des femmes au Royaume-Uni ont recours à la péridurale. Alors pourquoi de telles différences ?

La péridurale, un choix éclairé ou forcé ?

L’anesthésiste se doit, normalement, d’informer chaque femme des risques encourus pour elle mais aussi pour le bébé. Dans les faits, cette information n’est pas transmise. Pourtant, la France oblige à avoir un entretien avec un anesthésiste avant l’accouchement. C’est donc à ce moment là qu’une information claire (et objective !) devrait être communiquée sur ce sujet.

Car cette technique n’est pas dénuée d’effets secondaires. Au contraire, les effets secondaires de la péridurale sont extrêmement fréquents. On peut même affirmer que 100% des femmes accouchant sous péridurale auront au moins un effet négatif lié à cette anesthésie.

La péridurale doit donc rester un libre choix. Et un choix éclairé.

Quels sont les risques suite à sa pose ?

Voici l’ensemble des risques possibles qui devraient être communiqués par l’anesthésiste avant de poser une péridurale.

Les effets négatifs possibles chez la maman :

  • Sensation de paralysie avec incapacité à bouger les jambes, on a donc une immobilité forcée, et la contrainte de devoir rester allongée pendant les heures restantes jusqu’à la phase d’expulsion
  • Effet hypotenseur, c’est pourquoi la tension artérielle de la future maman est surveillée
  • Démangeaisons
  • Tremblements
  • Incapacité à vider sa vessie, elle est donc « vidée » par la sage-femme avant les poussées
  • Somnolence
  • Nausées voire vomissements
  • Migraines
  • Douleurs à la nuque
  • Contractions moins efficaces et ralentissement de la progression du bébé dans le bassin => allongement de la durée du travail
  • Injection d’ocytocine de synthèse pour compenser la baisse des contractions
  • Complications lors de l’expulsion avec davantage de recours aux forceps et aux ventouses
  • Plus de risque d’épisiotomie et de césarienne

Il y a aussi des cas, pas si rares, où la péridurale ne fonctionne que d’un côté et où elle doit donc être reposée.

Les effets négatifs possibles chez le bébé :

  • Ralentissement du rythme cardiaque
  • Ralentissement de la descente dans le bassin
  • Baisse des mouvements fœtaux

Alors faut-il demander la péridurale ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut comprendre la douleur de l’accouchement. La douleur fait peur car elle n’est pas expliquée et donc pas comprise. Et quand la douleur arrive, les femmes ne savent pas comment y faire face.

Pour l’équipe médicale, la péridurale rend la gestion des accouchements plus facile à gérer. Avec un nombre de sages-femmes insuffisant, et des services parfois débordées par le nombre d’accouchement, impossible pour elles de passer plusieurs heures avec chaque femme. Les sages-femmes sont d’ailleurs les premières à exprimer leur frustration à ce sujet et elles ne cessent de réclamer plus de moyens.

Du point de vue des femmes, la plupart ne se posent pas la question, et donc la demandent de manière très naturelle. C’était le cas pour mon 1er accouchement. Nullement informée, cela me paraissait une évidence. Pourquoi souffrir inutilement ? Mon point de vue sur le sujet, vous vous en doutez peut être, est maintenant tout autre.

Il y a aussi celles qui ne la veulent pas au départ mais qui finissent par la demander, parfois de leur plein gré, parfois plus ou moins contraintes.

Et puis il y a les femmes qui n’en veulent pas. Pour de multiples raisons.

Peu importe dans quelle catégorie vous vous trouvez, ce que j’ai observé c’est que les femmes ne sont pas informées. C’est cette désinformation qui entraine une surmédicalisation de la grossesse et de l’accouchement et donc de nombreuses complications. Chaque femme devrait avoir le droit de faire ce choix en toute connaissance de cause et d’accoucher comme elle le souhaite.

La péridurale ne doit donc pas pallier à un manque d’accompagnement mais être un choix mûrement réfléchi.

 

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Un accouchement naturel se pratique en maison de naissance et se caractérise par le caractère non-interventionniste de l’équipe médicale. L’équipe médicale est par ailleurs réduite au minimum. L’accouchement se déroule donc sous la seule surveillance d’une sage-femme.

Depuis 2015, huit maisons de naissance, réparties sur toute la France, sont autorisées à pratiquer des accouchements naturels.

Ces maisons de naissance ont été testées pendant 5 ans, afin de pouvoir évaluer les risques et les bénéfices de ces accouchements, pour les femmes comme pour leurs bébés.

A l’issue de cette période concluante, les députés ont voté en octobre leur reconduction et se sont exprimés en faveur de leur développement. Une très bonne nouvelle donc pour toutes les femmes en recherche d’un accouchement moins médicalisé.

Seule condition exigée, se trouver à proximité immédiate d’une structure partenaire. En cas d’indication médicale ou de complication pendant l’accouchement, la proximité d’une maternité permet ainsi un transfert et une prise en charge médicale rapide.

Un accouchement naturel respecté

Le principe de base d’une maison de naissance est de respecter le processus naturel de l’accouchement. Il n’y a donc pas d’injection d’ocytocine pour accélérer le travail ou de déclenchement. Ce qui n’empêche pas une surveillance médicale rigoureuse.

A Paris, la seule maison de naissance est le « CALM », pour Comme à la maison, un lieu pensé pour que les futures mères viennent y accoucher comme chez elles. Elle est rattachée à la maternité des Bluets, dans le 12e arrondissement de Paris.

Cependant, toutes les femmes ne peuvent pas accoucher en maison de naissance. La structure étant peu médicalisée, les grossesses à risque y sont d’office exclues, tout comme les grossesses gémellaires, les utérus cicatriciels, ou les bébés en siège.

La sophrologie pour un accouchement naturel

Pour se préparer au mieux à un accouchement naturel, c’est-à-dire sans péridurale, il est souvent nécessaire d’aller plus loin que la préparation à l’accouchement classique délivrée par une sage-femme.

Suite à mes 2 grossesses, je me suis formée à la sophrologie, qui est un formidable outil pour toute femme enceinte. En effet, en sophrologie on agit à la fois sur le corps et sur le mental. Or, pendant l’accouchement, ces 2 aspects sont indissociables. Il s’agit de mobiliser ses capacités mentales et physiques. C’est votre mental qui vous permettra de gérer la douleur, et de ne pas la vivre comme une souffrance. C’est aussi votre mental qui aidera le bébé à bien se positionner et à vivre cette épreuve sans traumatisme. 

Pendant les séances de préparation, j’ai recours à différentes techniques :

  • La respiration
  • La relaxation profonde
  • La visualisation

Aucune grossesse n’étant identique, j’adapte mon protocole à chaque femme enceinte que je suis. Chaque séance est différente et suit une progression.

Combien faut-il de séances de sophrologie pour se préparer à l’accouchement ?

Mon protocole se base sur 6 à 8 séances de préparation à l’accouchement. La dernière séance est enregistrée.

Le nombre de séances dépend ensuite de vous, de vos besoins et du temps que vous avez. Je peux être amenée à effectuer 2 séances par semaine ou voir certaines futures mamans pendant plusieurs mois.

Et si je veux la péridurale, y-a-t-il un intérêt ?

Se préparer à l’accouchement permet d’appréhender le jour J avec davantage de confiance en soi et de sérénité. Cet aspect est essentiel pour chaque femme car le stress et l’anxiété favorisent les complications de l’accouchement et peuvent bloquer la phase de travail ou d’expulsion. Le recours aux instruments (forceps, ventouses) est par ailleurs plus fréquent.

Avec ou sans péridurale, la sophrologie permet d’avoir un accouchement le plus physiologique possible, où vous êtes véritablement actrice de votre accouchement.

En conclusion

Se sentir capable de mettre soi-même son enfant au monde est indispensable pour pouvoir gérer la douleur des contractions et éventuellement se passer de péridurale. La préparation mentale se fait sur plusieurs semaines. L’acquisition de techniques est rassurante et permet de savoir quoi faire le jour J, pour éviter de perdre pied à cause de la douleur ou de subir des complications.

En vous y préparant, vous mettez tout simplement toutes les chances de votre côté pour vivre un bel accouchement.

D’autres accouchements nécessitent aussi de s’y préparer et d’acquérir cette confiance en soi et en ses capacités. C’est le cas de l’accouchement en siège, un accouchement plus risqué. Pour lire le récit de mon accouchement par le siège c’est ici.

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La tête plate du bébé : toutes les solutions pour l’éviter

La tête plate du bébé est de plus en plus fréquente. En effet, depuis les années 90, il est recommandé de faire dormir les nourrissons sur le dos afin de limiter le risque de mort subite du nourrisson. En parallèle, le nombre de cas de plagiocéphalie a explosé ces vingt dernières années. Tour d’horizon des solutions pour éviter la tête plate du bébé.

La plagiocéphalie est une déformation crânienne constituée d’un aplatissement d’un côté de la tête.

Dans le cas d’une brachycéphalie, c’est tout l’arrière du crâne qui est aplati.

De quoi provient la déformation du crâne ?

De nombreuses causes sont possibles mais les bébés atteints cumulent au moins deux des éléments suivants :

  • Un engagement long et difficile dans le bassin au moment de l’accouchement,

  • L’utilisation de forceps ou de ventouses,

  • Un torticolis musculaire congénitale, présent dès la naissance ou qui apparaît dans les premières semaines de vie,

  • Un torticolis postural : le nourrisson dort toujours du même côté,

La présence d’un torticolis, couplé au couchage sur le dos, conduit la plupart du temps à une plagiocéphalie. Cela s’explique par la restriction de mouvement qui en résulte, et aussi parce que la prise en charge est souvent trop tardive. De plus, le traitement d’un torticolis prend plusieurs mois, laissant le temps à la plagiocéphalie de s’installer.

Parfois, il n’y a pas de blocage particulier mais le bébé a un côté qu’il préfère. Cela peut être lié à la manière dont il est nourri. C’est pourquoi pour les bébés nourris au biberon, on recommande d’alterner les bras. Cela peut aussi être dû à l’emplacement de son lit. Bébé pourra préférer se tourner vers la porte ou vers sa maman en cas de cododo.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • Une mauvaise position du fœtus dans le ventre de la maman,
  • Les grossesses gémellaires,
  • Les bébés en siège.

Quels sont les facteurs aggravants ?

  • Les cocons ergonomiques comme le Cocoonababy ou le Doomoo,
  • Les transats,
  • Les cosys.

Comment prévenir la tête plate du bébé ?

Il faut savoir qu’elle peut s’installer très rapidement, en quelques semaines, alors qu’il faudra des mois pour que la tête du bébé retrouve sa forme initiale.

N’importe quel nourrisson pouvant être touché, il existe des mesures préventives :

1.     Emmenez votre enfant voir un ostéopathe dans les 15 premiers jours de vie, afin de détecter un éventuel torticolis au plus tôt. Attention de bien consulter un ostéopathe spécialisé.

2.     Surveillez de quel côté dort votre enfant ou de quel côté il se réveille, assurez-vous que cela n’est pas toujours du même côté. Stimulez le côté le moins utilisé : allongez-vous à côté de votre bébé, placez-y des stimulations sonores ou visuelles.

3.     Ne le couchez pas toujours dans le même sens.

4.     Ne donnez pas toujours le biberon avec le même bras mais alternez.

5.     Portez votre petit le plus possible et dans différentes positions.

6.     Quand vous sortez, utilisez une écharpe ou un porte bébé physiologique (ceux où les jambes de l’enfant pendent de chaque côté sont à éviter car non physiologique, les jambes doivent au contraire être repliées contre vous avec les genoux plus hauts que les hanches).

7.     Evitez de laisser votre enfant trop longtemps dans un transat, idéalement pas plus d’une vingtaine de minutes, car un transat limite les mouvements de sa tête.

8.     Evitez les trajets longs dans un cosy ou un siège-auto. Ne faîtes pas dormir votre bébé dans un  cocon ergonomique la nuit, il ne devrait être utilisé qu’une vingtaine de minutes après avoir nourri son bébé pour le faire digérer, car il entrave les mouvements de la tête ; ce genre de matelas pourrait aussi accentuer et même créer un torticolis et donc une plagiocéphalie. Un cocon ergonomique est à usage unique et ne doit pas être utilisé pour un autre enfant.

9.     N’utilisez pas de coussin anti tête plate car ils limitent la rotation de la tête et ils n’ont fait preuve d’aucune efficacité pour prévenir la plagiocéphalie.

10. En journée, mettez régulièrement votre enfant sur le ventre, sur son tapis d’éveil par exemple. Généralement les petits n’aiment pas ça, inutile donc de le forcer à rester dans cette position qu’il n’affectionne pas, c’est la répétition qui l’habituera. Au début, laissez-le une dizaine de secondes, puis augmentez progressivement la durée.

Quelles solutions si mon bébé a la tête plate ?

Vous venez de vous rendre compte que votre bébé présente un aplatissement plus ou moins important d’un côté du crâne. La première chose à faire est d’aller voir un ostéopathe néonatal afin d’évaluer l’existence ou non d’un torticolis. Si cela est confirmé, demandez à votre pédiatre qu’il prescrive une dizaine de séances avec un kinésithérapeute. Ostéopathie et kinésithérapie sont deux techniques complémentaires. Un ostéopathe verra votre enfant en moyenne une fois par mois alors qu’un kinésithérapeute le verra au moins une fois par semaine, et ce pendant plusieurs mois.

A la maison, il faudra pratiquer le repositionnement, il s’agit de faire dormir bébé sur le côté qui n’est pas aplati, en le bloquant bien à l’aide d’un cale bébé pendant la journée car votre enfant est alors sous surveillance. La nuit, vous pourrez continuer à le coucher sur le dos. Dans les cas les plus légers et effectué les premiers mois du bébé, le repositionnement suffit généralement à résorber une plagiocéphalie débutante en quelques mois.

A partir de 6 mois, si le repositionnement s’avère insuffisant et en fonction de la gravité de la déformation crânienne, le port d’un casque orthopédique pourra être nécessaire. Il est recommandé de commencer ce genre de traitement entre 3 et 12 mois pour plus d’efficacité.

Plagiocéphalie et casque pour bébé

Il existe deux types de casques, les passifs, d’ancienne génération, et les actifs.

Les principaux avantages des casques actifs sont les suivants :

  • Traitement sur une période moyenne de 4 mois (de 5 semaines à 6 mois). Pour des enfants âgées de 3 à 6 mois le traitement doit normalement durer de 5 à 12 semaines.

  • L’usage d’un second casque est peu fréquent (environ 20%). Et les problèmes de peau beaucoup plus rares.

Le port d’un casque est impressionnant. Pourtant les bébés s’y adaptent très facilement. Le port du casque se fait 24h sur 24h. Il n’est enlevé qu’au moment du bain.

Le seul désagrément occasionné est qu’il tient chaud et que les petits ont tendance à transpirer au niveau du crâne quand ils le portent durant les mois d’été. Certains peuvent développer des irritations de la peau.

Il existe maintenant plusieurs marques de casque pour bébé (Doc Band, Lagarrigue, Chabloz, Cranioform et Proteor). Les prix tournent autour de 1000€, sauf pour le Doc Band qui est à 4450€ car c’est le seul qui peut être posé à partir d’un an. C’est sûrement le plus efficace, notamment pour un bébé qui allie plagiocéphalie et brachycéphalie.

Pour le Doc Band, il faut aller dans le 93, à Beauvais, Bordeaux, Chavanay ou Barcelone. La sécurité sociale prend plus ou moins en charges, cela dépend des centres, dans tous les cas il faut monter un dossier.

Chabloz est maintenant présent dans 11 villes de France dont Paris.

Lagarrigue se trouve dans 14 villes de France dont Clichy, centre le plus proche de Paris.

Où aller pour faire mesurer la tête de son bébé ?

A Paris, seul le pédiatre Thierry Marck s’est spécialisé dans ce domaine et a la capacité d’établir toutes les mesures du crâne de votre enfant et de poser un diagnostic. Par contre attention, il renvoie systématiquement vers le centre de Lagarrigue à Clichy ou à Gentilly. Je ne remets nullement en doute ses compétences mais ce n’est pas lui qui vous conseillera de manière objective pour choisir entre un casque Doc Band, Chabloz ou Lagarrigue.

Les conséquences de la plagiocéphalie

Alors que ce phénomène est devenu fréquent, les parents se retrouvent souvent démunis face au discours des professionnels de santé. La phrase « ne vous inquiétez pas cela se remettra tout seul » est trop fréquemment prononcé, généralement par méconnaissance du sujet.

Et effectivement, seul un spécialiste sera capable d’évaluer la gravité de la déformation crânienne, en faisant des mesures précises. Il sera à même de vous dire si vous pourrez vous contenter de séances de rééducation ou si vous devrez envisager un traitement plus lourd.

Il existe encore très peu de spécialistes en France, et aucun service dédié dans les hôpitaux parisiens, contrairement aux autres pays européens.

Et si je ne fais rien ?

Dans les cas les plus sévères, le crâne ne retrouvera jamais sa forme initiale et la déformation persistera, avec des conséquences plus ou moins graves, parfois neurologiques. Ne rien faire c’est donc faire courir un risque pour la santé de son enfant, en plus du facteur esthétique.

Ma 1ère expérience et mon parcours avec la plagiocéphalie

Quand ma fille est née en 2014, je me suis aperçue au bout de quelques semaines que son crâne était aplati sur un côté. Mais aussi que de manière plus globale, elle n’avait pas du tout une jolie tête ronde. Les proportions de son crâne n’étaient pas harmonieuses.

De plus, elle semblait être bloquée pour tourner sa tête d’un côté. Elle a donc commencé un suivi auprès d’un ostéopathe. Bien que l’ostéopathe n’ait pu me conseiller quant à sa tête aplatie, il m’a alerté sur le Cocoonababy. En effet, celui que nous utilisions depuis la naissance de ma fille, m’avait été donné. L’ostéopathe nous a appris que le Cocoonababy était à mémoire de forme et selon lui son usage ne pouvait correspondre qu’à un seul enfant. Je l’ai apporté dans un magasin pour comparer et je me suis rendue compte que le nôtre était complètement enfoncé au niveau de la tête et que c’est sans doute cela qui a crée ou favorisé le torticolis.

J’ai interrogé 3 pédiatres au sujet de son crâne mais tous m’ont répondu que cela allait se remettre tout seul et m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Je n’ai pas obtenu plus de conseils de la part de l’ostéopathe.

Plus les semaines passaient plus sa plagiocéphalie continuait à s’accentuer et il était évident que la forme de son crâne n’était pas “normale”.

Faute de réponse éclairée du milieu médical, j’ai commencé à faire des recherches sur internet. J’ai trouvé le blog d’une maman qui relatait son parcours semé d’embûches et qui s’est résolu par la pose d’un casque pour son fils. J’ai donc investigué de ce côté là. En 2014 il n’existait que 2 endroits pour faire poser un casque : Lyon avec la pose d’un casque passif, et Beauvais, avec la pose d’un casque actif, le Doc Band. Mais avant de prendre cette décision, il me fallait trouver quelqu’un pour poser un diagnostic précis. J’ai été voir une ostéopathe spécialisée dans Paris mais elle n’a pu que me renvoyer vers les centres de Beauvais ou de Lyon… Personne donc à Paris n’était alors capable de prendre les mesures du crâne d’un bébé !

Nous avons perdu plusieurs mois, à tergiverser et à hésiter. Mon mari est très à l’écoute du milieu médical et leur faisait confiance, alors que mon intuition de maman me disait qu’il y avait une grosse probabilité pour que NON cela ne se remette pas tout seul ! Pourrais-je vivre avec cela ? Pourrais-je regarder ma fille droit dans les yeux et assumer le fait de n’avoir rien fait ? J’avais très peur de passer à côté de quelque chose de grave et d’irréversible. J’ai fini par convaincre mon mari d’aller à Beauvais, au moins pour avoir un vrai diagnostic. Ma fille avait déjà 7 mois.

Lors de la consultation, le diagnostic a été sans appel : plagiocéphalie assez légère mais brachycéphalie sévère, d’où l’aspect étrange de son crâne. Malgré le prix (4500€) et les contraintes organisationnelles (une journée par semaine chaque mois dédiée à nous rendre à Beauvais pour effectuer les réglages du casque), nous avons tout de suite accepté la mise en place du casque. Après le moulage, le casque a été envoyé aux Etats-Unis et fut prêt 3 semaines plus tard.

Ma fille, alors âgée de 8 mois, s’est habituée très rapidement au port du casque nuit et jour. La plagiocéphalie s’est entièrement résorbée en un mois. Pour la brachycéphalie, cela a été progressif. Le casque lui a été enlevé 5 mois plus tard. Pour plusieurs raisons. Le casque devenait trop petit, il commençait à faire chaud et il devenait plus dur pour elle de le supporter. Et surtout les résultats étaient très corrects concernant la correction de sa brachycéphalie. Il faut aussi savoir qu’en cas de brachycéphalie, il est quasiment impossible de retrouver une tête parfaitement ronde, ce qui finalement n’est pas l’objectif. Il s’agit bien de redonner au crâne une forme et des proportions “normales”, garantes d’un bon développement physique et cérébral.

Ma 2ème expérience avec la plagiocéphalie

A la naissance de ma 2ème fille, en maman avertie, j’ai cette fois porté une très grande attention aux point suivants :

  • Ma fille tourne-t-elle aussi bien sa tête à droite qu’à gauche ?
  • A-t-elle un côté préféré ?
  • Se réveille-t-elle avec la tête toujours du même côté ?

Des questions toutes simples mais auxquelles il faut prêter attention les premiers mois.

C’est ce qui m’a permis de me rendre compte qu’à partir de l’âge de 3 semaines, ma fille s’est mise à se réveiller du même côté avec un léger début de plagiocéphalie !

Mais cette fois je n’ai pas subi la situation par manque d’information. J’ai démarré des séances d’ostéopathie, au rythme d’une séance toutes les 3 semaines jusqu’à ses 7 mois. J’ai été voir ma pédiatre pour lui demander la prescription de séances de kiné, que ma fille a suivies chaque semaine pendant plusieurs mois. Et j’ai mis en place le repositionnement.

J’ai acheté un super cale bébé et ai installé ma fille dans le salon pour les siestes, afin que je puisse m’assurer qu’elle se ne retrouve pas sur le ventre (ce qui n’est jamais arrivé). Elle a ainsi fait toutes ses siestes pendant plusieurs mois en dormant sur le même côté, de façon à ce que le côté aplati supporte le poids du crâne uniquement la nuit. A noter que le repositionnement peut s’effectuer aussi pendant la nuit. Par sécurité ce n’est pas ce que j’ai choisi.

Grâce au repositionnement, et parce que des mesures ont été prises à temps, sa plagiocéphalie s’est résorbée d’elle même en quelques mois.

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Comment éviter un accouchement par le siège ?

Un accouchement par le siège reste exceptionnel car la majorité des bébés se positionnent tête vers le bas au cours de la grossesse. On estime entre 3 et 5% le nombre de bébés adoptant une autre position, pouvant conduire à un accouchement par le siège.

Les positions possibles sont les suivantes :

  • Le siège décomplété : fesses vers le bas mais jambes relevées au niveau du visage (2/3 des cas),

  • Le siège complet : assis en tailleur,
  • La présentation transversale : position de manière oblique.

La position du bébé va définir le type d’accouchement car elle ne permet pas toujours un accouchement par voie naturelle.

Mon bébé est en position siège, que va me proposer la maternité ?

La maternité vous proposera, soit un accouchement par césarienne programmé, soit une version pour retourner le bébé en siège.

La version par manœuvre externe est généralement effectuée en fin de 8ème mois car elle est susceptible de provoquer l’accouchement à cause des fortes pressions exercées sur l’abdomen. Le gynécologue ne procède qu’à une à trois tentatives. La version ne dure donc pas plus d’une dizaine de minutes. Il faut savoir que le taux de réussite est d’environ 50% et qu’il n’est pas définitif. Le fœtus peut en effet se remettre dans sa position initiale les jours suivants, même si cela est peu fréquent. Cette manœuvre peut également être extrêmement douloureuse et c’est parfois une épreuve, autant pour la maman que pour le fœtus, dont le rythme cardiaque est surveillé par monitoring pendant la manœuvre, ainsi que plusieurs heures après.

En cas de cicatrice utérine, d’antécédent de saignement vaginal, de grossesse multiple, d’antécédent de césarienne, de retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou d’oligoamnios, la VME ne pourra généralement pas être proposée.

Bébé en siège : que faire pour retourner bébé ?

Si la version échoue ou si vous ne souhaitez pas la réaliser, d’autres techniques peuvent être effectuées.

Les méthodes posturales

Certaines positions pourraient favoriser le retournement du bébé. Ces positions sont néanmoins parfois mal supportées car elles ne sont pas agréables.

L’acupuncture

Cette méthode consiste à stimuler un point à l’extérieur de l’ongle du petit orteil. Elle augmente le nombre de mouvements fœtaux. 2 à 3 séances entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées sont préconisées.

La moxibustion

Cette technique consiste à chauffer l’angle externe du 5ème orteil, là aussi dans le but d’activer les mouvements du bébé. Il faut compter une dizaine de séances de 30 minutes. Je pratique cette méthode en cabinet.

La sophrologie

L’utilisation de plusieurs techniques (respiration, relaxation dynamique, visualisations), permet à la future mère d’atteindre un niveau de relaxation physique profond et de détente mentale idéal pour communiquer avec son bébé afin de l’inciter à se retourner. Je propose un accompagnement dédié à la préparation à l’accouchement.

Comment accoucher par le siège ?

Le fœtus doit être positionné en siège décomplété. En cas de position en siège complet ou transversale, la césarienne est inévitable.

En cas de siège décomplété et si vous souhaitez accoucher par voie basse, l’hôpital évaluera le poids du bébé. Il doit se situer dans la fourchette des 2kg500 / 3kg800. Une pelvimétrie sera ensuite réalisée. La pelvimétrie permet d’apprécier la forme et les dimensions du bassin. Le résultat de la pelvimétrie, associé à l’estimation des mesures du fœtus, permettra de donner un avis, favorable ou pas, à l’accouchement par voie basse.

Le jour J, une ré évaluation des mesures fœtales ainsi qu’une absence de déflexion de la tête du fœtus (il doit regarder son nombril et non en l’air) permettra d’obtenir l’accord de l’équipe médicale pour ce type d’accouchement.

Accoucher par le siège est-il risqué ?

Cet accouchement est plus risqué car la plus grosse partie du corps du bébé, la tête, passe en dernier dans le canal génital et peut rester coincée. De plus, dans un accouchement par le siège, le cordon ombilical peut se comprimer et couper l’oxygène. L’expérience de l’équipe médicale est donc capitale. Tout comme la motivation de la future maman qui doit être informée des risques encourus. La majeure partie des efforts expulsifs sont effectués par la patiente car le gynécologue obstétricien ne pourra pas intervenir avant que le bébé ne soit sorti jusqu’au nombril.

Les maternités de niveau I (ou les cliniques privées) seront plus enclines à programmer une césarienne. Alors que les maternités de niveau III vous inciteront plus fortement à tenter la VME dans le but d’éviter une césarienne.

Avoir un bel accouchement par le siège est-il possible ?

La réponse est OUI ! C’est ce que j’ai vécu pour mon 2ème accouchement. Et malgré un stress maximal en amont car je n’avais pas eu la chance d’y être préparée (à l’époque je n’étais ni naturopathe ni sophrologue malheureusement), l’accouchement s’est très bien passé. Sûrement parce que c’était un 2ème bébé, mais aussi parce que je m’étais vraiment conditionnée à accoucher par le siège.

Ce qui m’a angoissé pendant des semaines n’était pas d’accoucher par le siège. C’était le risque important d’avoir une césarienne, que je ne voulais absolument pas. Avec la grossesse éprouvante que je vivais, je me raccrochais à l’espoir de vivre un bel accouchement et de terminer par un vrai moment de bonheur.

Mon seul regret : parce que je n’ai pas été préparée par une méthode naturelle comme la sophrologie, j’ai demandé la péridurale alors que mon bébé était prêt à sortir ! Je ne savais pas comment gérer la douleur ni comment respirer. J’ai eu peur, je ne me suis pas sentie capable d’accoucher sans.

Pour toutes ces raisons, cette grossesse a été le déclencheur de ma réorientation professionnelle.

Aujourd’hui, je mets à votre disposition toutes mes compétences et mon expérience pour vous aider à vivre au mieux ce moment, mais aussi votre grossesse d’une manière plus globale.

Une préparation à l’accouchement, complémentaire à la préparation effectuée par une sage-femme, avec de la sophrologie, est indispensable si vous souhaitez accoucher sans péridurale ou tout simplement de manière physiologique. Au fur et à mesure des séances, vous prendrez confiance en vous et vos capacités à mettre au monde votre enfant. Mais surtout vous aurez à votre disposition un ensemble de techniques que vous saurez utiliser le jour J. Les retours des nombreuses jeunes mamans que j’accompagne après leur accouchement prouvent les bénéfices à s’y préparer. Un accouchement préparé n’a rien à voir !

Je serais donc ravie de vous accompagner vous aussi, que ce soit en rdv ou par visio, pour vous permettre de vivre un moment magique !

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