La fatigue après l’accouchement est subie par toutes les jeunes mamans. Pourtant aucune prise en charge n’est proposée. Or, cette fatigue peut se transformer en épuisement maternel. Dans certaines cultures comme en Chine ou en Amérique du Sud, la femme qui vient de mettre au monde son enfant se repose pendant 40 jours. Pour reprendre des forces et retrouver son énergie, elle bénéficie de soins adaptés. Découvrez dans cet article certaines solutions naturelles telles que l’alimentation et les pratiques de sophrologie pour gérer la fatigue postnatale.

L’origine de la fatigue post-partum

L’accouchement passé, l’équipe médicale se concentre sur la santé et le bien-être du bébé. Pourtant le corps de la jeune maman a été très sollicité pendant neuf mois et pendant l’accouchement. Le retour à la maison avec son enfant n’est pas synonyme de repos tant physiquement que psychologiquement.

L’énergie déployée pendant l’accouchement

Après l’accouchement, en césarienne ou par voie basse, les organes doivent reprendre leur place et retrouver leur dynamisme. Or la maman a déjà enduré un effort physique comparable à l’intensité d’un marathon. La chute d’hormones qu’elle subit à cette période est aussi déstabilisante et éprouvante. 

Le nouveau rythme de vie

Les besoins de votre bébé définissent votre rythme du jour au lendemain. Les pleurs de votre nouveau-né vous réveillent plusieurs fois par nuit. L’allaitement fatigue également car le bébé puise dans vos réserves énergétiques. Certaines douleurs abdominales, gynécologiques ou provoquées par la lactation durent souvent pendant plusieurs semaines. De plus, les temps de récupération quand on s’occupe à temps complet d’un nourrisson sont quasi inexistants. 

Le stress et l’anxiété

À la fatigue physique, s’ajoute l’anxiété quant à son nouveau rôle de maman. Chaque mère veut être parfaite et s’inquiète du bien-être de son bébé. Que ce soit la prise de poids, l’allaitement, les soins du quotidien, les jeunes mamans se demandent si elles font bien et assez. Le stress de mal faire génère une fatigue nerveuse alors que la fatigue physique liée à l’accouchement peut s’installer pendant plusieurs semaines.

Le baby blues

Fatigue physique, émotionnelle et morale se cumulent. Ces trois aspects amplifient le baby blues. Il survient généralement le troisième jour après l’accouchement. 60% des femmes en souffrent. Le syndrome du troisième jour peut également provoquer des sautes d’humeur, de l’insomnie et une perte d’appétit. La survenance du baby blues retarde la récupération. Et si la maman qui souffre d’épuisement ne trouve pas de moments pour elle, de bienveillance et de soutien, son baby blues peut se transformer en dépression postnatale. 

A lire : ” comment surmonter le baby blues avec des solutions naturelles “

Gérer la fatigue après l’accouchement avec la naturopathie

Pendant l’accouchement, les pertes importantes de sang entraînent également une perte de nutriments qui assurent le fonctionnement du corps humain. Or deux phénomènes fréquemment rencontrés pendant la grossesse peuvent être amplifiés lors de la naissance du bébé.

La fatigue liée à une carence de fer

Si la carence en fer s’est manifestée pendant la grossesse, poursuivre une cure de fer doux pendant deux mois s’avère indispensable. Le fer doux est le complément alimentaire le mieux absorbé et assimilé par l’organisme.

Pour les femmes souffrant d’une anémie nouvelle due à un manque de fer après l’accouchement, les aliments à privilégier pour pallier cette carence sont la viande rouge, la spiruline et l’ortie. Les légumineuses s’intègrent également dans le régime alimentaire post-accouchement. Elles sont à associer avec une source de vitamine C comme le citron pour une meilleure assimilation.

La fatigue liée à une légère hypothyroïdie

La thyroïde tourne à plein régime pendant la grossesse pour garantir le démarrage et le bon fonctionnement de la thyroïde du bébé. Cette glande ne produit alors plus assez d’hormones pour la femme. Le métabolisme de la maman est ainsi ralenti et une fatigue constante se ressent.

Pour soutenir l’activité de l’organe thyroïdien, la jeune maman a besoin d’iode, de zinc et de sélénium. Ainsi contre une légère hypothyroïdie, il convient de consommer deux portions de poisson blanc par semaine pour l’iode, du germe de blé pour le zinc et des noix du Brésil pour le sélénium. 

A lire : ” 3 solutions naturelles pour lutter contre la fatigue ” 

La fatigue liée au baby blues

Le baby blues accroît encore la sensation de fatigue. La naturopathie aide à soutenir le système nerveux en préconisant des aliments riches en oméga 3 et en magnésium. Elle peut aussi vous soulager avec la prescription d’élixirs floraux. Les fleurs de Bach agissent spécifiquement sur la sphère émotionnelle.

Quels que soient les nutriments dont votre organisme manque, une consultation de naturopathie vous aidera à établir un programme alimentaire personnalisé. Par ailleurs, parce que je suis passée par là, tout comme vous, votre naturopathe est là pour vous offrir une écoute et un soutien qui libère et allège le poids des émotions. 

L'alimentation post-grossesse

La sophrologie contre la fatigue nerveuse et émotionnelle

Le manque de sommeil et les difficultés des débuts avec son bébé amplifient la fatigue nerveuse et émotionnelle. En tant que jeune maman, vous avez besoin de soutien pour réguler vos inquiétudes et votre anxiété. La sophrologie est LA pratique de médecine douce idéale pour apaiser les sentiments d’angoisse et la nervosité. 

La sieste flash

La sieste flash est un sommeil court qui facilite la récupération.  La sophrologie enseigne comment se laisser aller dans ce pré-sommeil. La sieste flash apaise les tensions mentales et physiques. Ainsi, c’est un levier puissant et sans contrainte pour regagner de l’énergie quand bébé dort. 

La relaxation profonde

La relaxation profonde aide à lâcher prise. Elle permet un relâchement physique et mental. Vous accumulez beaucoup de stress et d’anxiété quant aux besoins de votre bébé. Pendant la pratique de relaxation profonde vous retrouvez un état de bien-être et de légèreté que la naissance a occulté. 

La respiration

La sophrologie  apprend également différentes techniques de respiration. Vous serez plus à même de gérer vos émotions négatives comme la peur de rester seule avec son bébé ou la frustration de ne plus avoir de temps pour soi.

La reconnexion à soi

La sophrologie vous enseigne des exercices pour se reconnecter à son corps et dénouer les tensions musculaires. Le port du bébé génère des tensions physiques. Ces exercices se focalisent ainsi sur la détente corporelle.

Conclusion

Se sentir épanouie en tant que maman n’est pas inné, mais des outils existent. Gérer la fatigue après l’accouchement est un défi à relever pour toutes les mamans. Nier cet épuisement qui peut durer plusieurs semaines entretient un sentiment diffus de mal-être, jusqu’à la dépression postnatale et le burn-out maternel. 

Parce que votre bébé ressent toutes vos émotions, prendre soin de vous est aussi important que nourrir votre bébé, pour assurer son bon développement. La naturopathie et la sophrologie vous permettront de retrouver votre dynamisme et votre vitalité. 

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Articles récents

Le baby blues vous envahit. La fatigue s’amplifie chaque jour. A certains moments, la déprime vous guette. La période post-partum n’est jamais simple. Pour sortir de cet état, prenez le temps d’échanger avec des professionnels et d’autres jeunes mamans sur vos difficultés. Et découvrez dans cet article toutes les solutions naturelles pour surmonter le baby blues sans recourir aux médicaments.

Les symptômes du baby blues

Le baby blues ou syndrome du troisième jour intervient généralement 3 jours après l’accouchement. Environ 60% des nouvelles mamans en éprouvent les symptômes. Le baby blues dure quinze jours au maximum. Durant cette période, les femmes affectées ressentent une grande fatigue, un stress élevé, une sensibilité émotionnelle accrue (sautes d’humeur, irritabilité, susceptibilité et pleurs fréquents). Elles souffrent également de difficultés à s’endormir ou de sautes d’humeur incompréhensibles pour votre entourage. La perte d’appétit est également un signe. Cette période délicate disparaît généralement d’elle-même sans avoir recours à un traitement médicamenteux.

Les symptômes de la dépression post-partum

La dépression post-partum peut survenir tout au long de la première année qui suit l’accouchement, avec un risque accru entre le sixième et le neuvième mois. Ce phénomène n’est pas rare car il concernerait 10 à 15% des femmes. 

Les symptômes ressentis sont plus profonds et plus longs que pour le baby blues. Des pensées très négatives émergent, jusqu’à parfois des idées noires. Les femmes souffrant de cette dépression ont tendance à s’isoler. Elles montrent peu à peu soit un intérêt excessif envers leur enfant soit un désintérêt profond. Dans les deux cas, le développement du bébé peut en être affecté.

Les facteurs favorisant la dépression post-natale

Les carences alimentaires en oméga 3 

Des études démontrent que les femmes manquants d’oméga 3 sont plus sujettes au baby blues après l’accouchement. Le bébé ne peut fabriquer lui-même les acides gras comme les omégas 3 indispensables à son développement. Ainsi il sollicite toutes les réserves de la mère lors de la grossesse. Lors de l’allaitement, les réserves nutritionnelles de la mère en omégas 3 et en magnésium sont également transmises à l’enfant ce qui accroît la fatigue et la sensibilité émotionnelle .

Le manque de sommeil

Toutes les mères connaissent la fatigue intense qui s’accumule lors des premières semaines. Le rythme élevé de la journée, comme de la nuit, laisse peu de temps pour se reposer. Le manque de sommeil génère un stress élevé qui aggrave les troubles de l’humeur et la sensation de déprime.

Un accouchement traumatique

Les accouchements traumatiques, physiques ou psychologiques, contribuent au déclenchement des dépressions post-partum. Or ces évènements restent peu abordés par le corps médical et l’entourage. L’intensité des douleurs, physiques ou émotionnelles,  ressenties par la femme est corrélée avec la probabilité de souffrir de dépression. La jeune mère peut se sentir coupable d’avoir mal géré la naissance de son bébé ou être pleine de regrets par rapport à un idéal qui ne s’est pas réalisé.

Les difficultés à établir le lien avec son bébé

L’instinct maternel est valorisé comme une qualité innée. Or devenir mère ne se fait pas instantanément. Cette culpabilité vis-à-vis de son enfant altère la confiance en soi. Ainsi si le lien avec le nouveau-né n’est pas automatique, les nouvelles mamans sont plus enclines à souffrir de déprime.

Les difficultés liées au soin de l’enfant

Prodiguer les soins essentiels à son enfant s’apprend et demande du temps et de pratique. L’allaitement désiré pendant la grossesse peut s’avérer délicat au quotidien. Les pleurs répétés du bébé ou la peur de mal faire sont aussi des sources de stress et de fatigue nerveuse. Ces difficultés liées à la maternité sont perçues comme négativement par les mères elles-mêmes. Elles génèrent alors un effondrement de l’estime de soi propice à la survenance du baby blues, voire à la dépression.

Parler de sa souffrance

Pour vivre plus sereinement ce retour à la maison avec son enfant, les jeunes mamans peuvent se tourner vers des associations ou des groupes de parole. Pour se sentir mieux, il faut d’abord accepter de parler de son mal-être.

Dans des associations

Les associations accompagnent les femmes confrontées aux difficultés de la maternité. Ces associations ne rentrent pas dans une démarche médicale. Pour autant, elles sont à l’écoute, conseillent et orientent si besoin. Elles sont des alliées pour sortir de la solitude et se faire épauler.

Dans des groupes de parole pour jeunes mamans 

Il existe en France des cercles mamans – bébés. Ces rencontres sont consacrées aux mamans accompagnées de leur bébé de 0 à 9 mois. Réunies en petits groupes, ces cercles favorisent l’échange, le partage d’expérience en toute bienveillance, et la création de liens entre mamans de son quartier. Il y a généralement 4 ateliers de 2h, dédiés à différentes thématiques.

Si vous êtes intéressée, contactez-moi directement, je travaille avec une animatrice de cercles mamans-bébés qui propose des sessions au Centre Administratif et Social, situé à Asnières-sur-Seine, certains dimanches matins. 

Cercles mamans bébés

Les solutions naturelles anti baby-blues

En complément des groupes de soutien, certains traitements naturels sont de précieux atouts pour sortir de cet état de trouble ou de dépression.

Adopter la sophrologie

La sophrologie permet de retrouver un équilibre entre sa vie d’avant bébé et sa nouvelle vie de mère en agissant autant sur le mental que sur le physique. 

1. Pour effacer les tensions corporelles 

La sophrologie vous aide à détendre vos muscles. Les différentes postures tenues pour l’allaitement ou le biberon, le port du bébé dans les bras, génèrent des tensions physiques. Certains exercices sont ciblés pour dénouer ces tensions corporelles.

2. Pour prendre confiance en soi

La perte de repères dans la vie de nouvelle maman entraîne une perte de confiance en soi. Les techniques de visualisation confortent votre estime personnelle et vous rassurent sur vos capacités à vous occuper de votre nouveau-né. 

3. Pour apprendre à se reposer 

La sophrologie vous entraîne à pratiquer la sieste flash. Cette micro-sieste quotidienne vous permet de récupérer de l’énergie en seulement dix minutes. 

4. Pour prendre du temps pour soi

Pratiquer la sophrologie revient également à prendre soin de soi. Votre bébé peut être présent pendant la séance. Vous vous occupez de votre corps et de votre esprit sans avoir à subir la charge mentale de laisser votre enfant à quelqu’un. 

5. Pour favoriser la communication avec son bébé

Votre bébé est une véritable éponge à émotions. Pendant de longs mois encore, votre bébé a l’impression qu’il ne fait qu’un avec vous. Il n’a pas encore conscience de son propre corps. Comme dans votre ventre, il est donc particulièrement sensible à vos états émotionnels. Il ressent vos joies comme vos peines. Si vous allez bien, votre bébé sera plus calme et apaisé. Mais s’il ressent votre stress, vos inquiétudes ou vos peurs, votre bébé peut manifester son inconfort ou son angoisse sous la forme de pleurs ou de difficultés à dormir.

Prendre du temps pour soi, pour se sentir mieux, n’est donc jamais un temps perdu mais un moment bénéfique pour soi comme pour son bébé.

Utiliser les fleurs de Bach

Les fleurs de Bach agissent sur les émotions négatives persistantes. Le mimulus aide à lutter contre la peur et aide à retrouver de l’assurance. L’élixir d’aspen favorise la confiance en soi et réduit les angoisses. L’olive opère contre l’épuisement physique et mental. Le mélange prêt à l’emploi Rescue s’utilise dans les situations d’urgence émotionnelle. Tous ces élixirs floraux n’entraînent aucune accoutumance.

Recourir à la phytothérapie

La phytothérapie consiste à soigner les maux avec les plantes. Son utilisation s’avère efficace pour lutter contre la dépression périnatale.

Le safran

Le safran est utilisé depuis l’Antiquité pour vaincre la dépression. Les résultats d’une étude de 2017 publiée par Pharmacopsychiatry montrent que le safran a été quasiment aussi efficace dans la guérison de la dépression postnatale que l’antidépresseur classique administré dans ces cas-là.

Le griffonia

Le griffonia est indiqué également pour son effet antidépresseur mais aussi pour son action sédative. La prise de griffonia permet ainsi un sommeil plus long, plus profond et donc plus récupérateur.

La rhodiole

La rhodiole aide à gérer le stress. Elle a aussi un effet “coup de boost” sur l’organisme et améliore votre endurance physique et mentale.

Se soigner avec la naturopathie

La naturopathie vise à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens naturels et biologiques. L’alimentation occupe une place centrale dans cette pratique. Une alimentation qui apporte les nutriments essentiels soutient le système nerveux et le moral. Les carences alimentaires engendrées pendant la grossesse et après l’accouchement amplifient la fatigue et rendent moins résistantes au stress.

Accordez-vous une consultation personnalisée, en cabinet ou en visio, pour déterminer les causes de ce baby-blues ou de la dépression post-partum. Puis, pour mettre en place un programme associant plusieurs techniques naturelles. A la clé : retrouver de l’énergie et reprendre confiance en soi. 

Conclusion

Vous avez le droit de ressentir de la mélancolie, de la tristesse, de la frustration, de la fatigue ou de l’énervement après un accouchement. Les mères parfaites n’existent pas. Plus vous prendrez soin de vous, meilleures seront les liens que vous tisserez avec votre enfant. Les solutions douces pour résister à la dépression et surmonter le baby blues offrent un formidable panel de traitements naturels. Ces soins et remèdes resteront un soutien sur lequel vous appuyer tout au long de votre vie.

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Articles récents

La tête plate du bébé : toutes les solutions pour l’éviter

La tête plate du bébé est de plus en plus fréquente. En effet, depuis les années 90, il est recommandé de faire dormir les nourrissons sur le dos afin de limiter le risque de mort subite du nourrisson. En parallèle, le nombre de cas de plagiocéphalie a explosé ces vingt dernières années. Tour d’horizon des solutions pour éviter la tête plate du bébé.

La plagiocéphalie est une déformation crânienne constituée d’un aplatissement d’un côté de la tête.

Dans le cas d’une brachycéphalie, c’est tout l’arrière du crâne qui est aplati.

De quoi provient la déformation du crâne ?

De nombreuses causes sont possibles mais les bébés atteints cumulent au moins deux des éléments suivants :

  • Un engagement long et difficile dans le bassin au moment de l’accouchement,

  • L’utilisation de forceps ou de ventouses,

  • Un torticolis musculaire congénitale, présent dès la naissance ou qui apparaît dans les premières semaines de vie,

  • Un torticolis postural : le nourrisson dort toujours du même côté,

La présence d’un torticolis, couplé au couchage sur le dos, conduit la plupart du temps à une plagiocéphalie. Cela s’explique par la restriction de mouvement qui en résulte, et aussi parce que la prise en charge est souvent trop tardive. De plus, le traitement d’un torticolis prend plusieurs mois, laissant le temps à la plagiocéphalie de s’installer.

Parfois, il n’y a pas de blocage particulier mais le bébé a un côté qu’il préfère. Cela peut être lié à la manière dont il est nourri. C’est pourquoi pour les bébés nourris au biberon, on recommande d’alterner les bras. Cela peut aussi être dû à l’emplacement de son lit. Bébé pourra préférer se tourner vers la porte ou vers sa maman en cas de cododo.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • Une mauvaise position du fœtus dans le ventre de la maman,
  • Les grossesses gémellaires,
  • Les bébés en siège.

Quels sont les facteurs aggravants ?

  • Les cocons ergonomiques comme le Cocoonababy ou le Doomoo,
  • Les transats,
  • Les cosys.

Comment prévenir la tête plate du bébé ?

Il faut savoir qu’elle peut s’installer très rapidement, en quelques semaines, alors qu’il faudra des mois pour que la tête du bébé retrouve sa forme initiale.

N’importe quel nourrisson pouvant être touché, il existe des mesures préventives :

1.     Emmenez votre enfant voir un ostéopathe dans les 15 premiers jours de vie, afin de détecter un éventuel torticolis au plus tôt. Attention de bien consulter un ostéopathe spécialisé.

2.     Surveillez de quel côté dort votre enfant ou de quel côté il se réveille, assurez-vous que cela n’est pas toujours du même côté. Stimulez le côté le moins utilisé : allongez-vous à côté de votre bébé, placez-y des stimulations sonores ou visuelles.

3.     Ne le couchez pas toujours dans le même sens.

4.     Ne donnez pas toujours le biberon avec le même bras mais alternez.

5.     Portez votre petit le plus possible et dans différentes positions.

6.     Quand vous sortez, utilisez une écharpe ou un porte bébé physiologique (ceux où les jambes de l’enfant pendent de chaque côté sont à éviter car non physiologique, les jambes doivent au contraire être repliées contre vous avec les genoux plus hauts que les hanches).

7.     Evitez de laisser votre enfant trop longtemps dans un transat, idéalement pas plus d’une vingtaine de minutes, car un transat limite les mouvements de sa tête.

8.     Evitez les trajets longs dans un cosy ou un siège-auto. Ne faîtes pas dormir votre bébé dans un  cocon ergonomique la nuit, il ne devrait être utilisé qu’une vingtaine de minutes après avoir nourri son bébé pour le faire digérer, car il entrave les mouvements de la tête ; ce genre de matelas pourrait aussi accentuer et même créer un torticolis et donc une plagiocéphalie. Un cocon ergonomique est à usage unique et ne doit pas être utilisé pour un autre enfant.

9.     N’utilisez pas de coussin anti tête plate car ils limitent la rotation de la tête et ils n’ont fait preuve d’aucune efficacité pour prévenir la plagiocéphalie.

10. En journée, mettez régulièrement votre enfant sur le ventre, sur son tapis d’éveil par exemple. Généralement les petits n’aiment pas ça, inutile donc de le forcer à rester dans cette position qu’il n’affectionne pas, c’est la répétition qui l’habituera. Au début, laissez-le une dizaine de secondes, puis augmentez progressivement la durée.

Quelles solutions si mon bébé a la tête plate ?

Vous venez de vous rendre compte que votre bébé présente un aplatissement plus ou moins important d’un côté du crâne. La première chose à faire est d’aller voir un ostéopathe néonatal afin d’évaluer l’existence ou non d’un torticolis. Si cela est confirmé, demandez à votre pédiatre qu’il prescrive une dizaine de séances avec un kinésithérapeute. Ostéopathie et kinésithérapie sont deux techniques complémentaires. Un ostéopathe verra votre enfant en moyenne une fois par mois alors qu’un kinésithérapeute le verra au moins une fois par semaine, et ce pendant plusieurs mois.

A la maison, il faudra pratiquer le repositionnement, il s’agit de faire dormir bébé sur le côté qui n’est pas aplati, en le bloquant bien à l’aide d’un cale bébé pendant la journée car votre enfant est alors sous surveillance. La nuit, vous pourrez continuer à le coucher sur le dos. Dans les cas les plus légers et effectué les premiers mois du bébé, le repositionnement suffit généralement à résorber une plagiocéphalie débutante en quelques mois.

A partir de 6 mois, si le repositionnement s’avère insuffisant et en fonction de la gravité de la déformation crânienne, le port d’un casque orthopédique pourra être nécessaire. Il est recommandé de commencer ce genre de traitement entre 3 et 12 mois pour plus d’efficacité.

Plagiocéphalie et casque pour bébé

Il existe deux types de casques, les passifs, d’ancienne génération, et les actifs.

Les principaux avantages des casques actifs sont les suivants :

  • Traitement sur une période moyenne de 4 mois (de 5 semaines à 6 mois). Pour des enfants âgées de 3 à 6 mois le traitement doit normalement durer de 5 à 12 semaines.

  • L’usage d’un second casque est peu fréquent (environ 20%). Et les problèmes de peau beaucoup plus rares.

Le port d’un casque est impressionnant. Pourtant les bébés s’y adaptent très facilement. Le port du casque se fait 24h sur 24h. Il n’est enlevé qu’au moment du bain.

Le seul désagrément occasionné est qu’il tient chaud et que les petits ont tendance à transpirer au niveau du crâne quand ils le portent durant les mois d’été. Certains peuvent développer des irritations de la peau.

Il existe maintenant plusieurs marques de casque pour bébé (Doc Band, Lagarrigue, Chabloz, Cranioform et Proteor). Les prix tournent autour de 1000€, sauf pour le Doc Band qui est à 4450€ car c’est le seul qui peut être posé à partir d’un an. C’est sûrement le plus efficace, notamment pour un bébé qui allie plagiocéphalie et brachycéphalie.

Pour le Doc Band, il faut aller dans le 93, à Beauvais, Bordeaux, Chavanay ou Barcelone. La sécurité sociale prend plus ou moins en charges, cela dépend des centres, dans tous les cas il faut monter un dossier. Les adresses sont ici.

Chabloz est maintenant présent dans 11 villes de France dont Paris.

Lagarrigue se trouve dans 14 villes de France dont Clichy, centre le plus proche de Paris.

Où aller pour faire mesurer la tête de son bébé ?

A Paris, seul le pédiatre Thierry Marck s’est spécialisé dans ce domaine et a la capacité d’établir toutes les mesures du crâne de votre enfant et de poser un diagnostic. Par contre attention, il renvoie systématiquement vers le centre de Lagarrigue à Clichy ou à Gentilly. Je ne remets nullement en doute ses compétences mais ce n’est pas lui qui vous conseillera de manière objective pour choisir entre un casque Doc Band, Chabloz ou Lagarrigue.

Les conséquences de la plagiocéphalie

Alors que ce phénomène est devenu fréquent, les parents se retrouvent souvent démunis face au discours des professionnels de santé. La phrase « ne vous inquiétez pas cela se remettra tout seul » est trop fréquemment prononcé, généralement par méconnaissance du sujet.

Et effectivement, seul un spécialiste sera capable d’évaluer la gravité de la déformation crânienne, en faisant des mesures précises. Il sera à même de vous dire si vous pourrez vous contenter de séances de rééducation ou si vous devrez envisager un traitement plus lourd.

Il existe encore très peu de spécialistes en France, et aucun service dédié dans les hôpitaux parisiens, contrairement aux autres pays européens.

Et si je ne fais rien ?

Dans les cas les plus sévères, le crâne ne retrouvera jamais sa forme initiale et la déformation persistera, avec des conséquences plus ou moins graves, parfois neurologiques. Ne rien faire c’est donc faire courir un risque pour la santé de son enfant, en plus du facteur esthétique.

Ma 1ère expérience et mon parcours avec la plagiocéphalie

Quand ma fille est née en 2014, je me suis aperçue au bout de quelques semaines que son crâne était aplati sur un côté. Mais aussi que de manière plus globale, elle n’avait pas du tout une jolie tête ronde. Les proportions de son crâne n’étaient pas harmonieuses.

De plus, elle semblait être bloquée pour tourner sa tête d’un côté. Elle a donc commencé un suivi auprès d’un ostéopathe. Bien que l’ostéopathe n’ait pu me conseiller quant à sa tête aplatie, il m’a alerté sur le Cocoonababy. En effet, celui que nous utilisions depuis la naissance de ma fille, m’avait été donné. L’ostéopathe nous a appris que le Cocoonababy était à mémoire de forme et selon lui son usage ne pouvait correspondre qu’à un seul enfant. Je l’ai apporté dans un magasin pour comparer et je me suis rendue compte que le nôtre était complètement enfoncé au niveau de la tête et que c’est sans doute cela qui a crée ou favorisé le torticolis.

J’ai interrogé 3 pédiatres au sujet de son crâne mais tous m’ont répondu que cela allait se remettre tout seul et m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Je n’ai pas obtenu plus de conseils de la part de l’ostéopathe.

Plus les semaines passaient plus sa plagiocéphalie continuait à s’accentuer et il était évident que la forme de son crâne n’était pas “normale”.

Faute de réponse éclairée du milieu médical, j’ai commencé à faire des recherches sur internet. J’ai trouvé le blog d’une maman qui relatait son parcours semé d’embûches et qui s’est résolu par la pose d’un casque pour son fils. J’ai donc investigué de ce côté là. En 2014 il n’existait que 2 endroits pour faire poser un casque : Lyon avec la pose d’un casque passif, et Beauvais, avec la pose d’un casque actif, le Doc Band. Mais avant de prendre cette décision, il me fallait trouver quelqu’un pour poser un diagnostic précis. J’ai été voir une ostéopathe spécialisée dans Paris mais elle n’a pu que me renvoyer vers les centres de Beauvais ou de Lyon… Personne donc à Paris n’était alors capable de prendre les mesures du crâne d’un bébé !

Nous avons perdu plusieurs mois, à tergiverser et à hésiter. Mon mari est très à l’écoute du milieu médical et leur faisait confiance, alors que mon intuition de maman me disait qu’il y avait une grosse probabilité pour que NON cela ne se remette pas tout seul ! Pourrais-je vivre avec cela ? Pourrais-je regarder ma fille droit dans les yeux et assumer le fait de n’avoir rien fait ? J’avais très peur de passer à côté de quelque chose de grave et d’irréversible. J’ai fini par convaincre mon mari d’aller à Beauvais, au moins pour avoir un vrai diagnostic. Ma fille avait déjà 7 mois.

Lors de la consultation, le diagnostic a été sans appel : plagiocéphalie assez légère mais brachycéphalie sévère, d’où l’aspect étrange de son crâne. Malgré le prix (4500€) et les contraintes organisationnelles (une journée par semaine chaque mois dédiée à nous rendre à Beauvais pour effectuer les réglages du casque), nous avons tout de suite accepté la mise en place du casque. Après le moulage, le casque a été envoyé aux Etats-Unis et fut prêt 3 semaines plus tard.

Ma fille, alors âgée de 8 mois, s’est habituée très rapidement au port du casque nuit et jour. La plagiocéphalie s’est entièrement résorbée en un mois. Pour la brachycéphalie, cela a été progressif. Le casque lui a été enlevé 5 mois plus tard. Pour plusieurs raisons. Le casque devenait trop petit, il commençait à faire chaud et il devenait plus dur pour elle de le supporter. Et surtout les résultats étaient très corrects concernant la correction de sa brachycéphalie. Il faut aussi savoir qu’en cas de brachycéphalie, il est quasiment impossible de retrouver une tête parfaitement ronde, ce qui finalement n’est pas l’objectif. Il s’agit bien de redonner au crâne une forme et des proportions “normales”, garantes d’un bon développement physique et cérébral.

Ma 2ème expérience avec la plagiocéphalie

A la naissance de ma 2ème fille, en maman avertie, j’ai cette fois porté une très grande attention aux point suivants :

  • Ma fille tourne-t-elle aussi bien sa tête à droite qu’à gauche ?
  • A-t-elle un côté préféré ?
  • Se réveille-t-elle avec la tête toujours du même côté ?

Des questions toutes simples mais auxquelles il faut prêter attention les premiers mois.

C’est ce qui m’a permis de me rendre compte qu’à partir de l’âge de 3 semaines, ma fille s’est mise à se réveiller du même côté avec un léger début de plagiocéphalie !

Mais cette fois je n’ai pas subi la situation par manque d’information. J’ai démarré des séances d’ostéopathie, au rythme d’une séance toutes les 3 semaines jusqu’à ses 7 mois. J’ai été voir ma pédiatre pour lui demander la prescription de séances de kiné, que ma fille a suivies chaque semaine pendant plusieurs mois. Et j’ai mis en place le repositionnement.

J’ai acheté un super cale bébé et ai installé ma fille dans le salon pour les siestes, afin que je puisse m’assurer qu’elle se ne retrouve pas sur le ventre (ce qui n’est jamais arrivé). Elle a ainsi fait toutes ses siestes pendant plusieurs mois en dormant sur le même côté, de façon à ce que le côté aplati supporte le poids du crâne uniquement la nuit. A noter que le repositionnement peut s’effectuer aussi pendant la nuit. Par sécurité ce n’est pas ce que j’ai choisi.

Grâce au repositionnement, et parce que des mesures ont été prises à temps, sa plagiocéphalie s’est résorbée d’elle même en quelques mois.

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