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Les liens entre les antibiotiques et la prise de poids

Comment les antibiotiques perturbent le microbiote

Le microbiote est constitué par des milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins. En tuant les mauvaises bactéries, mais aussi de bonnes bactéries, les antibiotiques perturbent et déséquilibrent la composition de notre microbiote tout en ayant un impact négatif sur la quantité de bactéries présentes. Cet effet est très rapide, le transit pouvant ainsi être altéré dès les premières prises.

Le fait d’avoir de la diarrhée en prenant des antibiotiques est un signe flagrant de perturbation du microbiote.

L’organisme est normalement capable de reproduire de nouvelles bactéries, afin de retrouver un équilibre. C’est pourquoi les troubles digestifs restent ponctuels. Mais impossible de déterminer combien de temps ce déséquilibre peut durer. De plus, dans certains cas, le retour à la normale n’est pas total.

Quand le microbiote se modifie de manière durable, on parle de dysbiose.

Une dysbiose qui s’installe est compliquée à faire partir. Or, le microbiote participe :

  • à la digestion des aliments,
  • à la régulation du métabolisme,
  • au contrôle de l’inflammation,
  • au bon fonctionnement du système immunitaire.

Concrètement, en présence d’une dysbiose, il y a une dérégulation de l’utilisation des calories, avec une augmentation du stockage des graisses.

La barrière intestinale devient plus poreuse, cela peut aller jusqu’à une hyperperméabilité intestinale, qui va maintenir un état inflammatoire.

Le fonctionnement des hormones de la faim (ghréline) et de la satiété (leptine) se fait moins bien. Cela participe aussi à la prise de poids.

Que faire en cas de dysbiose après une prise d’antibiotiques ?

Une dysbiose souligne que le microbiote n’a pas réussi à s’adapter à une situation donnée. Néanmoins, comme le microbiote intestinal est un écosystème vivant, retrouver un équilibre est possible mais nécessite d’être accompagné.

Je partage ici les leviers naturels les plus efficaces pour soutenir sa flore intestinale après une prise d’antibiotiques. Ils seront à compléter par un protocole personnalisé.

Nourrir ses bonnes bactéries avec des aliments prébiotiques

Les prébiotiques sont les fibres présentes dans certains végétaux et qui constituent une véritable nourriture pour nos bonnes bactéries. Mieux nourries, elles pourront plus facilement se multiplier.

Ces fibres prébiotiques se trouvent dans l’asperge, l’artichaut, l’avoine et dans toute la famille des alliacées (ail, oignon, poireau).

Miser sur les aliments fermentés

Certains aliments contiennent des micro-organismes vivants bénéfiques. C’est le cas de tous les aliments fermentés comme le kombucha et le kéfir pour les boissons, le miso ou les légumes lactofermentés.

Leur consommation permet de soutenir la diversité microbienne.

Bouteille de kombucha achetée dans un magasin bio

Assainir le microbiote

Le rééquilibrage intestinal peut prendre plusieurs mois. Cela dépendra de la présence ou non de facteurs qui entretiennent le déséquilibre du microbiote. C’est le cas si vous consommez régulièrement des aliments ultra transformés (AUT) qui contiennent de nombreux additifs.

En effet, les additifs alimentaires ont des effets délétères sur le microbiote. Parmi les différentes classes d’additifs, ce sont les émulsifiants qui sont mis en cause. Ainsi, certains émulsifiants, comme les carraghénanes, sont capables de modifier durablement le microbiote et sa composition, favorisant l’inflammation.

Voici l’ensemble des références de crèmes fraiches vendues en supermarché et contenant des carraghénanes. Il est très difficile de trouver des crèmes sans carraghénane. Il y a notamment la crème Bridélice 12% de MG en briquette (lot de 3). 

Liste des crèmes du commerce contenant des carraghénanes et qu'il faut éviter d'acheter et de consommerSource : objectif Bébé bio

Le nitrite de sodium est un conservateur utilisé dans les charcuteries (jambon blanc, lardons et autres produits utilisant du porc) et qui a les mêmes effets négatifs sur le microbiote. Une étude publiée en 2022 montre que « les nitrites induisent une toxicité en altérant le microbiote intestinal« . 

D’une manière générale, il est  essentiel de limiter la consommation des additifs alimentaires en favorisant les produits bruts.

La consommation excessive de produits sucrés et d’alcool, ainsi que le stress chronique ont les mêmes effets.

C’est pourquoi un accompagnement global est nécessaire.

Se faire accompagner

Chaque dysbiose est différente selon le terrain, l’historique de prise d’antibiotiques et le mode de vie. Un accompagnement personnalisé permet d’identifier les bonnes stratégies (probiotiques ciblés, alimentation adaptée, gestion du stress) pour restaurer durablement l’équilibre intestinal, plutôt que de naviguer à l’aveugle avec des solutions génériques.

C’est justement l’objet de mon programme forme et détox : identifier les déséquilibres spécifiques à votre microbiote et mettre en place, étape par étape, les leviers naturels adaptés à votre situation.

PRENEZ RDV

Les antibiotiques font-ils grossir ?

Oui, en perturbant l’équilibre bactérien dans nos intestins, les antibiotiques peuvent faire grossir.  Les bactéries présentes dans nos intestins contribuent au métabolisme du glucose et à la régulation du poids corporel. De plus, les antibiotiques modifient également la sensibilité à l’insuline. C’est pourquoi on observe une augmentation de l’apport énergétique de l’alimentation, les bactéries retirent davantage de calories des aliments et favorisent le stockage sous forme de graisses. Il est donc possible de manger peu et pourtant de prendre du poids. C’est ce que démontrent plusieurs études.

Aux Etats-Unis, les résultats d’une étude mettent en évidence que les états avec les plus fortes prescriptions d’antibiotiques sont ceux avec les taux d’obésités les plus élevés. Ils auraient également une incidence sur le diabète de type 2.

Heureusement, la prise d’antibiotiques de manière ponctuelle n’a généralement aucune incidence sur le poids.

Le problème se pose quand on prend des antibiotiques pendant au moins 3 semaines d’affilé ou dans l’année. Chaque individu réagit différemment mais nous savons que les risques sont alors augmentés.

Les effets négatifs des antibiotiques chez les enfants

Nous avons parlé des liens entre la prise de poids chez les enfants et la prise régulière d’antibiotiques chez les enfants en bas âge.

Une autre étude a mené des investigations sur l’asthme. En effet, l’asthme touche 260 millions de personnes dans le monde et sa prévalence a très fortement augmenté. Pourquoi ?

L’une des hypothèses serait le recours excessif aux antibiotiques les 3 premières années de vie.

En perturbant de manière durable la composition bactérienne des jeunes enfants, la répétition de l’ingestion d’antibiotiques les rend plus sensibles à l’inflammation allergique des voies respiratoires. Cette inflammation persiste jusqu’à l’âge adulte.

Pour en savoir plus sur cette période fondamentale pour la santé des enfants que l’on appelle les 1000 jours, je vous invite à lire mon article. Les 1000 premiers jours de la vie d’un bébé ne constitue pas moins que le socle sur lequel va reposer sa santé tout au long de sa vie !

Les antibiotiques favorisent-ils le cancer du sein ?

Nous avons vu qu’une prise répétée d’antibiotiques pouvait être à l’origine d’une dysbiose.

Différentes études ont étudié en quoi cette dysbiose pouvait devenir un véritable facteur de risque pour le cancer du sein. 

Un article édité par Iaso-Cancer explique les trois mécanismes par lesquels la dysbiose favoriserait le cancer du sein.

Le premier mécanisme est la dérégulation du métabolisme des œstrogènes, avec une augmentation des œstrogènes circulants, facteur direct de risque pour les cancers du sein hormono-dépendants.

Vient ensuite la moindre activation de composés protecteurs issus de l’alimentation, en particulier les lignanes (présents dans les graines de lin, j’en parle dans mon article dédié au petit-déjeuner à partir de la ménopause) et les glucosinolates, que l’on retrouve principalement dans les crucifères et en particulier le brocoli. La dysbiose interfère donc avec l’assimilation de ces molécules anti-cancer. 

Enfin, le déséquilibre du microbiote intestinal conduit à un affaiblissement du système immunitaire, créant un terrain favorable à la prolifération tumorale.

Des prescriptions inadaptées et trop nombreuses

Bien que tout le monde se souvienne que « les antibiotiques c’est pas automatique », dans la vie réelle, leur utilisation est souvent inadaptée. Ils sont ainsi fréquemment donnés en traitement d’infections virales, alors qu’ils n’ont d’effets que sur les infections bactériennes. Leurs prises répétées entraînent également une résistance bactérienne aux antibiotiques. On parle d’antibiorésistance quand les bactéries pathogènes deviennent résistantes aux molécules censées les détruire.

Des antibiotiques trop présents dans notre alimentation

Le problème ne réside pas seulement dans leur prise excessive. On les retrouve également dans les aliments que nous consommons. Particulièrement dans les produits animaux puisque les animaux en sont gavés (viande rouge et produits laitiers en concentrent le plus). On les retrouve aussi en grandes quantités dans les sols et dans les eaux. C’est donc l’ensemble de notre environnement qui est contaminé.

Faut-il prendre des probiotiques avec des antibiotiques ?

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants. Ils viennent donc limiter la perte de bonnes bactéries liées au traitement. Certaines souches, comme Lactobacillus rhamnosus ou Saccharomyces boulardii (présentes dans l’Ultra levure), ont fait leur preuve pour limiter les troubles digestifs liés aux antibiotiques. 

Leur prise, dès le premier jour du traitement, permet de limiter les désordres digestifs comme la diarrhée et de prévenir une éventuelle dysbiose.

Les probiotiques se prennent obligatoirement à jeun et ils ne doivent pas non plus être pris en même temps que les antibiotiques. Un délai de minimum 2h entre les 2 doit être respecté. Les antibiotiques se prenant souvent le matin, au cours du petit-déjeuner, cela oblige à prendre les probiotiques en fin de matinée.

A noter, qu’en l’absence de troubles digestifs,  il est possible de faire une cure d’un mois de probiotiques, après l’arrêt des antibiotiques.

Il est conseillé de prendre un complexe associant différentes souches. En effet, nous ne connaissons pas notre propre profil bactérien. Seule une analyse du microbiote permet de connaître les souches qui sont présentes dans nos intestins. C’est pourquoi les laboratoires proposent des associations des souches les plus répandues.

Chez les enfants, une cure dure 15 jours.

Je conseille les probiotiques 10MD de chez Copmed (plus de 1400 avis positifs).

Bénéficiez de 5% de réduction sur tout le site Copmed avec le code A92357.

Quels probiotiques prendre avec des antibiotiques

Conclusion

Les bébés exposés aux antibiotiques de manière répétée dans les premiers mois de vie sont plus susceptibles d’être en surpoids, pouvant aller jusqu’à l’obésité, enfant ou à l’âge adulte.

A l’âge adulte, en modifiant durablement le microbiote et la manière dont nous transformons et absorbons les sucres, ils contribuent à la dysbiose, à la prise de poids, à l’obésité et à la prévalence du diabète de type 2.

Or les troubles de la glycémie favorisent eux aussi la prise de poids, tout en empêchant de perdre du poids, un vrai cercle vicieux !

Je veux comprendre le rôle de la glycémie dans la perte de poids.

Une consultation en naturopathie vous permettra de définir de manière précise les causes de votre prise de poids et de recourir à des techniques naturelles efficaces pour perdre du poids.

Sources :

Antibiotic exposure and risk of weight gain and obesity: protocol for a systematic review. Dutton H et al. Syst Rev. (2017)

Early Life Antibiotic Exposure and Weight Development in Children. Mbakwa CA et al. J Pediatr. (2016)

Bäckhed, Fredrik et al. «Le microbiote intestinal en tant que facteur environnemental qui régule le stockage des graisses.» Actes de la National Academy of Sciences des États-Unis d’Amérique vol. 101,44 (2004) 

Naimi S, Viennois E, Gewirtz AT, Chassaing B. Direct impact of commonly used dietary emulsifiers on human gut microbiota. Microbiome. 2021 Mar 22;9(1):66. doi: 10.1186/s40168-020-00996-6. PMID: 33752754; PMCID: PMC7986288.

Xu J, Wang M, Liu Q, Lin X, Pu K, He Z. Gut microbiota mediated the toxicity of high concentration of dietary nitrite in C57BL/6 mice. Ecotoxicol Environ Saf. 2022 Feb;231:113224. doi: 10.1016/j.ecoenv.2022.113224. Epub 2022 Jan 21. PMID: 35074739.

 

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La prise de poids, un effet secondaire des antibiotiques

Ils ont beau nous être utiles pour lutter contre certaines infections bactériennes, les antibiotiques doivent être considérés comme ce qu’ils sont : des médicaments puissants aux effets secondaires avérés. Ce qui signifie tout simplement qu’en prendre n’est jamais neutre pour votre organisme.

Si leurs effets néfastes à court terme sont connus, leurs effets à long terme sont rarement portés à la connaissance du grand public. Cependant, des études ont démontré que les antibiotiques avaient la capacité d’entrainer des fragilités physiologiques de manière durable, et ce bien après leurs prises, notamment chez les enfants.

Associer antibiotiques et prise de poids ne vient pas spontanément car cet effet secondaire des antibiotiques est méconnu. Pourtant, l’exposition aux antibiotiques avant l’âge de 6 mois, ou à plusieurs reprises pendant la petite enfance est associée à une augmentation de la masse corporelle chez les enfants. C’est pourquoi, dans certains cas, le recours précoce aux antibiotiques contribue à la croissance de l’obésité infantile. Leur utilisation doit donc être évitée, si le tableau clinique le permet, particulièrement chez les nourrissons.

Et chez les adultes ?

Quand on sait qu’ils sont utilisés chez les animaux pour les faire grossir plus rapidement, on comprend bien, qu’à toute âge, ils peuvent favoriser la prise de poids.

Comment les antibiotiques perturbent le microbiote

Le microbiote est constitué par des milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins. En tuant les mauvaises bactéries, mais aussi de bonnes bactéries, les antibiotiques perturbent et déséquilibrent la composition de notre microbiote tout en ayant un impact négatif sur la quantité de bactéries présentes. Cet effet est très rapide, le transit pouvant ainsi être altéré dès les premières prises.

Le fait d’avoir de la diarrhée en prenant des antibiotiques est un signe flagrant de perturbation du microbiote.

L’organisme est normalement capable de reproduire de nouvelles bactéries, afin de retrouver un équilibre. C’est pourquoi les troubles digestifs restent ponctuels. Mais impossible de déterminer combien de temps ce déséquilibre peut durer. De plus, dans certains cas, le retour à la normale n’est pas total.

Quand le microbiote se modifie de manière durable, on parle de dysbiose.

Une dysbiose qui s’installe est compliquée à faire partir. Or, le microbiote participe :

  • à la digestion des aliments,
  • à la régulation du métabolisme,
  • au contrôle de l’inflammation,
  • au bon fonctionnement du système immunitaire.

Concrètement, en présence d’une dysbiose, il y a une dérégulation de l’utilisation des calories, avec une augmentation du stockage des graisses.

La barrière intestinale devient plus poreuse, cela peut aller jusqu’à une hyperperméabilité intestinale, qui va maintenir un état inflammatoire.

Le fonctionnement des hormones de la faim (ghréline) et de la satiété (leptine) se fait moins bien. Cela participe aussi à la prise de poids.

Que faire en cas de dysbiose après une prise d’antibiotiques ?

Une dysbiose souligne que le microbiote n’a pas réussi à s’adapter à une situation donnée. Néanmoins, comme le microbiote intestinal est un écosystème vivant, retrouver un équilibre est possible mais nécessite d’être accompagné.

Je partage ici les leviers naturels les plus efficaces pour soutenir sa flore intestinale après une prise d’antibiotiques. Ils seront à compléter par un protocole personnalisé.

Nourrir ses bonnes bactéries avec des aliments prébiotiques

Les prébiotiques sont les fibres présentes dans certains végétaux et qui constituent une véritable nourriture pour nos bonnes bactéries. Mieux nourries, elles pourront plus facilement se multiplier.

Ces fibres prébiotiques se trouvent dans l’asperge, l’artichaut, l’avoine et dans toute la famille des alliacées (ail, oignon, poireau).

Miser sur les aliments fermentés

Certains aliments contiennent des micro-organismes vivants bénéfiques. C’est le cas de tous les aliments fermentés comme le kombucha et le kéfir pour les boissons, le miso ou les légumes lactofermentés.

Leur consommation permet de soutenir la diversité microbienne.

Bouteille de kombucha achetée dans un magasin bio

Assainir le microbiote

Le rééquilibrage intestinal peut prendre plusieurs mois. Cela dépendra de la présence ou non de facteurs qui entretiennent le déséquilibre du microbiote. C’est le cas si vous consommez régulièrement des aliments ultra transformés (AUT) qui contiennent de nombreux additifs.

En effet, les additifs alimentaires ont des effets délétères sur le microbiote. Parmi les différentes classes d’additifs, ce sont les émulsifiants qui sont mis en cause. Ainsi, certains émulsifiants, comme les carraghénanes, sont capables de modifier durablement le microbiote et sa composition, favorisant l’inflammation.

Voici l’ensemble des références de crèmes fraiches vendues en supermarché et contenant des carraghénanes. Il est très difficile de trouver des crèmes sans carraghénane. Il y a notamment la crème Bridélice 12% de MG en briquette (lot de 3). 

Liste des crèmes du commerce contenant des carraghénanes et qu'il faut éviter d'acheter et de consommerSource : objectif Bébé bio

Le nitrite de sodium est un conservateur utilisé dans les charcuteries (jambon blanc, lardons et autres produits utilisant du porc) et qui a les mêmes effets négatifs sur le microbiote. Une étude publiée en 2022 montre que « les nitrites induisent une toxicité en altérant le microbiote intestinal« . 

D’une manière générale, il est  essentiel de limiter la consommation des additifs alimentaires en favorisant les produits bruts.

La consommation excessive de produits sucrés et d’alcool, ainsi que le stress chronique ont les mêmes effets.

C’est pourquoi un accompagnement global est nécessaire.

Se faire accompagner

Chaque dysbiose est différente selon le terrain, l’historique de prise d’antibiotiques et le mode de vie. Un accompagnement personnalisé permet d’identifier les bonnes stratégies (probiotiques ciblés, alimentation adaptée, gestion du stress) pour restaurer durablement l’équilibre intestinal, plutôt que de naviguer à l’aveugle avec des solutions génériques.

C’est justement l’objet de mon programme forme et détox : identifier les déséquilibres spécifiques à votre microbiote et mettre en place, étape par étape, les leviers naturels adaptés à votre situation.

PRENEZ RDV

Les antibiotiques font-ils grossir ?

Oui, en perturbant l’équilibre bactérien dans nos intestins, les antibiotiques peuvent faire grossir.  Les bactéries présentes dans nos intestins contribuent au métabolisme du glucose et à la régulation du poids corporel. De plus, les antibiotiques modifient également la sensibilité à l’insuline. C’est pourquoi on observe une augmentation de l’apport énergétique de l’alimentation, les bactéries retirent davantage de calories des aliments et favorisent le stockage sous forme de graisses. Il est donc possible de manger peu et pourtant de prendre du poids. C’est ce que démontrent plusieurs études.

Aux Etats-Unis, les résultats d’une étude mettent en évidence que les états avec les plus fortes prescriptions d’antibiotiques sont ceux avec les taux d’obésités les plus élevés. Ils auraient également une incidence sur le diabète de type 2.

Heureusement, la prise d’antibiotiques de manière ponctuelle n’a généralement aucune incidence sur le poids.

Le problème se pose quand on prend des antibiotiques pendant au moins 3 semaines d’affilé ou dans l’année. Chaque individu réagit différemment mais nous savons que les risques sont alors augmentés.

Les effets négatifs des antibiotiques chez les enfants

Nous avons parlé des liens entre la prise de poids chez les enfants et la prise régulière d’antibiotiques chez les enfants en bas âge.

Une autre étude a mené des investigations sur l’asthme. En effet, l’asthme touche 260 millions de personnes dans le monde et sa prévalence a très fortement augmenté. Pourquoi ?

L’une des hypothèses serait le recours excessif aux antibiotiques les 3 premières années de vie.

En perturbant de manière durable la composition bactérienne des jeunes enfants, la répétition de l’ingestion d’antibiotiques les rend plus sensibles à l’inflammation allergique des voies respiratoires. Cette inflammation persiste jusqu’à l’âge adulte.

Pour en savoir plus sur cette période fondamentale pour la santé des enfants que l’on appelle les 1000 jours, je vous invite à lire mon article. Les 1000 premiers jours de la vie d’un bébé ne constitue pas moins que le socle sur lequel va reposer sa santé tout au long de sa vie !

Les antibiotiques favorisent-ils le cancer du sein ?

Nous avons vu qu’une prise répétée d’antibiotiques pouvait être à l’origine d’une dysbiose.

Différentes études ont étudié en quoi cette dysbiose pouvait devenir un véritable facteur de risque pour le cancer du sein. 

Un article édité par Iaso-Cancer explique les trois mécanismes par lesquels la dysbiose favoriserait le cancer du sein.

Le premier mécanisme est la dérégulation du métabolisme des œstrogènes, avec une augmentation des œstrogènes circulants, facteur direct de risque pour les cancers du sein hormono-dépendants.

Vient ensuite la moindre activation de composés protecteurs issus de l’alimentation, en particulier les lignanes (présents dans les graines de lin, j’en parle dans mon article dédié au petit-déjeuner à partir de la ménopause) et les glucosinolates, que l’on retrouve principalement dans les crucifères et en particulier le brocoli. La dysbiose interfère donc avec l’assimilation de ces molécules anti-cancer. 

Enfin, le déséquilibre du microbiote intestinal conduit à un affaiblissement du système immunitaire, créant un terrain favorable à la prolifération tumorale.

Des prescriptions inadaptées et trop nombreuses

Bien que tout le monde se souvienne que « les antibiotiques c’est pas automatique », dans la vie réelle, leur utilisation est souvent inadaptée. Ils sont ainsi fréquemment donnés en traitement d’infections virales, alors qu’ils n’ont d’effets que sur les infections bactériennes. Leurs prises répétées entraînent également une résistance bactérienne aux antibiotiques. On parle d’antibiorésistance quand les bactéries pathogènes deviennent résistantes aux molécules censées les détruire.

Des antibiotiques trop présents dans notre alimentation

Le problème ne réside pas seulement dans leur prise excessive. On les retrouve également dans les aliments que nous consommons. Particulièrement dans les produits animaux puisque les animaux en sont gavés (viande rouge et produits laitiers en concentrent le plus). On les retrouve aussi en grandes quantités dans les sols et dans les eaux. C’est donc l’ensemble de notre environnement qui est contaminé.

Faut-il prendre des probiotiques avec des antibiotiques ?

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants. Ils viennent donc limiter la perte de bonnes bactéries liées au traitement. Certaines souches, comme Lactobacillus rhamnosus ou Saccharomyces boulardii (présentes dans l’Ultra levure), ont fait leur preuve pour limiter les troubles digestifs liés aux antibiotiques. 

Leur prise, dès le premier jour du traitement, permet de limiter les désordres digestifs comme la diarrhée et de prévenir une éventuelle dysbiose.

Les probiotiques se prennent obligatoirement à jeun et ils ne doivent pas non plus être pris en même temps que les antibiotiques. Un délai de minimum 2h entre les 2 doit être respecté. Les antibiotiques se prenant souvent le matin, au cours du petit-déjeuner, cela oblige à prendre les probiotiques en fin de matinée.

A noter, qu’en l’absence de troubles digestifs,  il est possible de faire une cure d’un mois de probiotiques, après l’arrêt des antibiotiques.

Il est conseillé de prendre un complexe associant différentes souches. En effet, nous ne connaissons pas notre propre profil bactérien. Seule une analyse du microbiote permet de connaître les souches qui sont présentes dans nos intestins. C’est pourquoi les laboratoires proposent des associations des souches les plus répandues.

Chez les enfants, une cure dure 15 jours.

Je conseille les probiotiques 10MD de chez Copmed (plus de 1400 avis positifs).

Bénéficiez de 5% de réduction sur tout le site Copmed avec le code A92357.

Quels probiotiques prendre avec des antibiotiques

Conclusion

Les bébés exposés aux antibiotiques de manière répétée dans les premiers mois de vie sont plus susceptibles d’être en surpoids, pouvant aller jusqu’à l’obésité, enfant ou à l’âge adulte.

A l’âge adulte, en modifiant durablement le microbiote et la manière dont nous transformons et absorbons les sucres, ils contribuent à la dysbiose, à la prise de poids, à l’obésité et à la prévalence du diabète de type 2.

Or les troubles de la glycémie favorisent eux aussi la prise de poids, tout en empêchant de perdre du poids, un vrai cercle vicieux !

Je veux comprendre le rôle de la glycémie dans la perte de poids.

Une consultation en naturopathie vous permettra de définir de manière précise les causes de votre prise de poids et de recourir à des techniques naturelles efficaces pour perdre du poids.

Sources :

Antibiotic exposure and risk of weight gain and obesity: protocol for a systematic review. Dutton H et al. Syst Rev. (2017)

Early Life Antibiotic Exposure and Weight Development in Children. Mbakwa CA et al. J Pediatr. (2016)

Bäckhed, Fredrik et al. «Le microbiote intestinal en tant que facteur environnemental qui régule le stockage des graisses.» Actes de la National Academy of Sciences des États-Unis d’Amérique vol. 101,44 (2004) 

Naimi S, Viennois E, Gewirtz AT, Chassaing B. Direct impact of commonly used dietary emulsifiers on human gut microbiota. Microbiome. 2021 Mar 22;9(1):66. doi: 10.1186/s40168-020-00996-6. PMID: 33752754; PMCID: PMC7986288.

Xu J, Wang M, Liu Q, Lin X, Pu K, He Z. Gut microbiota mediated the toxicity of high concentration of dietary nitrite in C57BL/6 mice. Ecotoxicol Environ Saf. 2022 Feb;231:113224. doi: 10.1016/j.ecoenv.2022.113224. Epub 2022 Jan 21. PMID: 35074739.

 

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