Endométriose et alimentation, adopter un régime anti-inflammatoire

On entend de plus en plus parler de régime anti-inflammatoire comme solution naturelle permettant de venir en aide aux femmes souffrant d’endométriose ou d’adénomyose.

L’inflammation est une réaction de défense de l’organisme quand il subit une agression, interne ou externe. Elle se manifeste par une douleur, un gonflement de la zone enflammée, de la chaleur et une rougeur. Dans le cas d’une inflammation chronique, l’inflammation devient une vraie maladie en soi et elle se manifeste par une augmentation des médiateurs inflammatoires. Elle peut se déclarer dans n’importe quel organe du corps et être à l’origine de pathologies comme l’endométriose.

Dans l’endométriose ce sont les saignements en dehors de l’utérus pendant la période des règles qui sont à l’origine de l’inflammation. Plus les cellules endométriales se répandent dans d’autres organes, plus l’inflammation se propage. Quand l’inflammation gagne d’autres parties du corps, comme les intestins, elle devient présente de manière permanente, et pas seulement pendant les règles. D’où la nécessité d’adopter une alimentation anti-inflammatoire, pour éviter d’entretenir et de faire flamber l’inflammation dans d’autres organes.

Qu’attendre du régime anti-inflammatoire ?

Les intestins, de par leur proximité avec l’utérus, sont fréquemment touchés et fragilisés par l’endométriose. C’est pourquoi l’objectif de la nutrition anti-inflammatoire est de calmer l’inflammation et d’éliminer les aliments pro inflammatoires. En effet, les aliments inflammatoires sont porteurs de molécules qui vont elles-mêmes favoriser la production de molécules à l’origine d’inflammation. Par exemple il est prouvé scientifiquement qu’il y a une corrélation entre consommation excessive de viande rouge et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). De plus, la viande rouge renferme également des conservateurs cancérigènes et des résidus d’hormones et d’antibiotiques. Tous ces éléments peuvent créer une inflammation du système digestif.

Les aliments inflammatoires à éviter

  • Les aliments riches en graisses saturées comme le beurre, la crème, le fromage, la viande rouge, la charcuterie et les sucres rapides car ils contiennent des composants pro inflammatoires.

  • Les aliments contenant des additifs (E…) dont une grande part est classée comme cancérigène.
  • Les aliments ultra transformés contiennent des sucres raffinés, du sel en excès, des graisses trans, des additifs, des conservateurs, des colorants, des exhausteurs de goût et des ingrédients de mauvaise qualité. Ils n’apportent aucun nutriment alors qu’ils sont souvent à forte densité calorique, ce sont des calories « vides ». Dans cette catégorie on retrouve tous les aliments industriels (la pâte à tartiner, les céréales du petit déjeuner, les viennoiseries, les gâteaux, les bonbons, les plats tout prêts comme les quiches, les pizzas, le fast-food, etc…).
  • Le gluten car il contribue à l’hyper perméabilité intestinale, qui laisser passer des toxines dans le sang. Les troubles digestifs sont souvent le reflet d’une hyper perméabilité intestinale. Il est néanmoins possible de restaurer la barrière intestinale à l’aide d’un naturopathe.

Les aliments anti-inflammatoires à adopter

Il va falloir apporter à votre corps des aliments riches en propriétés antioxydantes. Les aliments anti-inflammatoires sont principalement d’origine végétale (fruits et légumes). Les omégas 3 ont aussi des vertus anti-inflammatoires, de même que certaines vitamines, comme la vitamine C et la vitamine D.

Pour faire le plein d’omégas 3 :

  • Les oléagineux (amandes, noix, noisettes), 30g par jour.
  • Les graines de chanvre, les graines de chia, 15g par jour.
  • Les poissons gras comme les sardines, le hareng ou le maquereau, 1 fois par semaine.
  • L’huile de lin, de chanvre ou de cameline, une cuillère à soupe par jour.

Pour faire le plein de vitamines :

  • 2 fruits par jour.

  • Au moins 400g de légumes quotidiennement en variant les sortes de légumes et en privilégiant les aliments d’origine biologique pour éviter d’apporter des toxines au corps (résidus de pesticides et autres substances chimiques).
  • La vitamine C se trouve dans les kiwis, les oranges et la goyave pour les fruits. Dans les poivrons crus et le brocoli cru. En cas de troubles digestifs, les légumes crus peuvent être difficiles à digérer, ils sont donc déconseillés en attendant de rétablir la muqueuse intestinale. Il faut donc se tourner vers les fruits riches en vitamine C pour atteindre l’apport journalier recommandé.
  • La vitamine D se trouve dans les poissons gras. Cependant l’alimentation reste une source insuffisante. En hiver, il est essentiel de se supplémenter.

Et les anti-inflammatoires naturels ?

Le curcuma et le gingembre sont les anti-inflammatoires naturels parmi les plus puissants et donc les plus efficaces. Le curcuma est à prendre sous la forme de complément alimentaire. Alors que le gingembre peut être pris frais ou en poudre, les 2 étant à associer à l’alimentation. De plus, le gingembre maximise les effets du curcuma. La combinaison des 2 est donc l’association optimale.

Conclusion

En adoptant un régime anti-inflammatoire, vous allez essayer de calmer vos symptômes en régulant l’inflammation présente dans votre corps.

L’alimentation est donc un allié essentiel mais pas suffisante. L’objectif est de réussir à stabiliser l’endométriose. Et cela passe forcément par le recours à des plantes pour aider à la régulation hormonale et pour soulager l’ensemble des désagréments.

L’accompagnement en naturopathie permet de définir un protocole personnalisé. En effet je ne vous conseille pas du tout de choisir des plantes par vous-même car le choix des plantes se fait en fonction de différents paramètres. Il n’y a pas 2 endométrioses identiques, c’est ce qui rend d’ailleurs la maladie aussi complexe. Je ne donne donc jamais un protocole similaire à mes clientes. De plus, le protocole que je définis tient également compte des autres troubles, qui sont malheureusement souvent fréquents.

Enfin, la stabilisation de l’endométriose passe aussi par un travail sur la gestion de son stress, de ses émotions et aussi par le fait de supprimer le plus possibles les polluants de son quotidien. Tout ceci est passé en revue pendant la consultation. 

L’accompagnement se fait dans la durée, je suis présente à vos côtés aussi longtemps que nécessaire, au rythme d’un rdv tous les 2 mois au début, puis d’un point téléphonique tous les 2 mois une fois l’endométriose stabilisée.