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Quelles plantes pour soutenir nos hormones ?

Soutenir les hormones grâce aux plantes fait partie de ce que l’on apprend en naturopathie. En effet, les plantes ont de nombreuses propriétés différentes et certaines d’entre elles sont utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques. D’ailleurs un grand nombre de médicaments sont issus des plantes.

Néanmoins, les plantes ont beau être des produits naturels, les contre-indications existent. Dans le cas des hormones, mal utilisées, elles peuvent même aggraver les problèmes hormonaux.

C’est pourquoi il ne faut JAMAIS faire de l’automédication concernant les hormones. Et voici pourquoi.

A quoi servent les hormones ?

Les hormones sont fabriquées par des glandes (glandes surrénales, thyroïde, les ovaires, etc..). Elles ont une activité continue et sont sous la commande du cerveau, et plus particulièrement des 2 glandes situées dans le cerveau : l’hypothalamus et l’hypophyse.

Les hormones synthétisées par l’hypothalamus communiquent avec l’hypophyse. Celles libérées par l’hypophyse dans le sang vont activer l’ensemble des glandes situées dans le reste du corps.

Une hormone a donc un rôle de messager et d’activation d’un organe cible. Les hormones circulantes vont se fixer sur des récepteurs présents sur les membranes cellulaires. Ces récepteurs hormonaux sont spécifiques d’une hormone. Cette fixation va déclencher une cascade de réaction au sein de l’organe cible. 

Par exemple au niveau des ovaires, c’est la FSH qui déclenche la sécrétion d’œstrogènes. Puis c’est la LH qui donnera le signal de fabrication de la progestérone. 

Les rôles des hormones dans l'organisme

Les sécrétions hormonales de l’hypophyse

Certains facteurs (fatigue, stress, surpoids ou maigreur, sport intense, âge, métaux lourds, pesticides…) peuvent fragiliser la synthèse hormonale ou la reconnaissance du message par les récepteurs hormonaux situés sur les cellules.

Les déséquilibres hormonaux sont ainsi extrêmement fréquents et peuvent concerner aussi bien les femmes que les hommes. 

Un grand nombre de pathologies sont provoquées par ces déséquilibres, et plus précisément par des excès de fabrications d’hormones ou à l’inverse par des insuffisances hormonales. Citons l’endométriose, l’infertilité, l’hypothyroïdie, le diabète, le SOPK, l’obésité…

La phytothérapie et l’aromathérapie sont des pratiques naturelles permettant de soutenir le fonctionnement du système hormonal quand il rencontre des difficultés. Mais attention, l’auto-médication est à éviter. De plus, certaines plantes ne sont pas à associer avec des médicaments qui apportent des hormones de synthèse.

Voici les plantes les plus réputées pour soutenir nos hormones.

Les plantes pour réguler le cycle féminin

Certaines plantes vont venir soutenir le système hormonal et aider le cycle menstruel à se réguler de la puberté à la ménopause. Elles peuvent ainsi être recommandées pour des problématiques diverses. Les plantes peuvent être utiles en cas d’aménorrhée, de cycles irréguliers, de SOPK, de syndrome prémenstruel, d’endométriose

Les plantes pour soutenir les hormones sont aussi d’un grand recours en période de préménopause, et pour atténuer les premiers symptômes telles que les bouffées de chaleur.

Certaines d’entre elles sont des phyto-hormones et doivent être utilisées avec précaution. En fonction de la problématique, les plantes régulatrices du cycle féminin sont adaptées durant tout le cycle ou en 2ème partie.

Voici la liste des plantes pouvant être utilisées pour réguler les hormones féminines :

  • Le bourgeon de framboisier
  • Les feuilles de framboisier
  • Le gattilier
  • L’huile essentielle d’anis
  • L’huile essentielle de sauge sclarée
  • L’huile essentielle de camomille allemande ou matricaire
  • L’alchémille
  • L’achillée millefeuille
  • La sauge officinale
  • L’onagre

Les plantes oestrogène-like

Certains déséquilibres hormonaux (endométriose, SOPK, SPM, règles douloureuses, infertilité) sont dus à des excès ou à des insuffisances, soit d’œstrogènes, soit de progestérone.

Les plantes œstrogène-like servent à mimer le fonctionnement hormonal. Elles contiennent des phytoestrogènes, qui sont des composés végétaux qui peuvent se lier aux récepteurs des œstrogènes. 

Bien que leurs effets soient plus faibles que des œstrogènes de synthèse, les plantes œstrogéniques sont déconseillées en cas d’antécédents de cancers hormonodépendants.  

Les plantes oestrogène-like sont disponibles sous différentes formes : tisane, complément alimentaire, huile essentielle, bourgeon.

Pour être efficace, chaque chaque galénique choisie doit suivre un protocole précis. Par exemple pour qu’une plante en tisane ait un effet sur l’organisme, elle doit être consommée à raison de 3 tasses par jour pendant une certaine durée.

Les plantes aux effets oestrogéniques :

  • La sauge
  • Le réglisse
  • Le houblon
  • Le trèfle rouge
  • Le soja
  • Le lin
  • L’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa)
  • Le ginseng
  • Le shatavari

Les huiles essentielles oestrogène-like :

  • Huile essentielle d’Anis,
  • Huile essentielle d’Estragon,
  • Huile essentielle de Fenouil,
  • Huile essentielle de Niaouli,
  • Huile essentielle de Sauge sclarée
  • Huile essentielle de Cyprès

Les bourgeons oestrogène-like :

  • Bourgeon d’airelle

Les plantes progestérone-like 

Contrairement aux plantes œstrogéniques, il n’existe pas de plante contenant de la progestérone ou capable d’en mimer le fonctionnement dans l’organisme.

Mais certaines plantes peuvent rééquilibrer la balance oestrogènes/progestérone et c’est celles-là que l’on appelle progestérone-like. Maintenant vous savez que c’est une simplification du langage.

Seul un questionnaire poussé permet de proposer un protocole adapté. Chaque plante est différente et ne convient pas à toutes.

Voici les plantes progestérone-like les plus étudiées :

  • Le gattilier
  • L’alchémille
  • L’achillée millefeuille
  • Le yam
  • La mélisse
  • L’onagre

Les bourgeons progestérone-like :

  • Bourgeon de pommier

Quelles plantes prendre à la ménopause ?

La ménopause se caractérise par une forte diminution de la synthèse des hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone).

Les plantes sont des solutions naturelles efficaces pour diminuer les symptômes de la ménopause. Elles sont par contre contre-indiquées en cas d’antécédents de cancers hormono-dépendants.

La plante oestrogen-like la plus efficace en soutien de la ménopause est la sauge, en tisane ou en huile essentielle. J’ai toujours eu de bons retours de mes clientes, notamment pour diminuer la fréquence des bouffées de chaleur.

Le protocole est défini en fonction de chaque femme que j’accompagne car il répond aux questions suivantes :

  • Depuis combien de temps suis-je ménopausée ?
  • Quels sont les autres symptômes associés ?
  • Combien de bouffées de chaleur ?
  • Sont-elles uniquement en journée ?
  • Quel est mon poids ?
  • Comment fonctionne ma thyroïde ?
  • Ai-je un début d’insulinorésistance ?

La ménopause est une étape de vie essentielle qui doit être accompagnée dans sa globalité. Les symptômes sont des messages que le corps vous envoie. Ils doivent donc être interprétés afin d’y répondre au mieux.

Les plantes qui soulagent les douleurs menstruelles

Les huiles essentielles en cas de douleurs de règles :

  • Huile essentielle de Sauge sclarée
  • Huile essentielle d’Estragon
  • Huile essentielle de Camomille allemande ou matricaire ou huile essentielle de Lavande vraie ou fine

Elles sont à associer pour bénéficier d’un effet synergie et voir leurs bienfaits amplifiés. Une goutte de chaque huile essentielle dans un cuillère à café d’huile végétale, en massage sur le bas-ventre, 2 à 4 fois par jour.

Les plantes régulatrices en cas de règles douloureuses :

  • Le houblon
  • L’actée à grappes ou cimicifuga racemosa
  • La mélisse
  • L’achillée millefeuille

Attention elles ont des effets hormonaux. Comme toujours, ne prenez aucune plante par vous-même, en dehors d’une consultation de naturopathie si vous avez une pathologie chronique et si vous prenez des médicaments au quotidien.

Les plantes qui apaisent les troubles prémenstruels

A partir de 40 ans, j’ai commencé à ressentir des suées nocturnes un peu avant l’arrivée de mes règles et pendant mes règles. Au point d’être tous les mois trempée pendant plusieurs nuits et évidemment de dormir très mal.

J’ai été voir ma gynécologue qui m’a fait faire un bilan hormonal. Cela n’a servi strictement à rien. J’en ai parlé à mon médecin, qui ne m’a pas répondu.

Alors il m’a fallu 3 ans pour comprendre quelle pouvait en être à l’origine, mettre en place un protocole et o miracle, en venir à bout ! Je vous épargne toutes les étapes mais aujourd’hui je n’ai plus une seule suée nocturne. 

Mon cas personnel n’est qu’un exemple pour vous montrer que chaque problème a une solution naturelle. La difficulté c’est d’en identifier la cause. Et ça c’est mon rôle en tant que praticienne de santé. 

JE PRENDS RDV

Les plantes pour calmer le syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel est multifactoriel. Ce qui signifie qu’il n’y a pas une seule et unique cause qui provoquerait des symptômes inconfortables à partir de l’ovulation et jusqu’à l’arrivée des règles.

Pour diminuer la fréquence et l’intensité des symptômes du syndrome prémenstruel, il faut agir à plusieurs niveaux. J’ai écrit un article dédié aux troubles prémenstruels qui détaille le protocole que je propose lors d’une consultation.

Vous pouvez aussi vous contenter de l’ebook que j’ai rédigé et qui vous donnera toutes les solutions naturelles pour retrouver un équilibre hormonal sans troubles prémenstruels.

Voici ce qu’il contient :

  1. Comprendre le syndrome prémenstruel
  2. Identifier et combler les déséquilibres
  3. Les soutiens naturels
  4. Les suppléments indispensables
  5. Le rééquilibrage alimentaire
  6. La gestion du stress

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