Actualité — Dans une prise de position publiée le 29 juin 2026 dans Gynecological Endocrinology, la Société européenne de gynécologie soutient le changement de nom du syndrome des ovaires polykystiques en « polyendocrine metabolic ovary syndrome », au motif que l’appellation actuelle reflète mal la nature systémique du trouble, et recommande une transition progressive avec maintien durable des deux termes (Gynecological Endocrinology, 29 juin 2026).

Ce débat de vocabulaire peut sembler très éloigné du quotidien de celles qui vivent avec ce syndrome. Il ne l’est pas. Le nom « ovaires polykystiques » a longtemps concentré l’attention sur l’ovaire, alors que ce qui se joue est bien plus large : c’est un trouble hormonal et métabolique qui concerne tout l’organisme. Et c’est précisément parce qu’il est métabolique que l’alimentation, le mouvement et le sommeil y jouent un rôle réel.

Réel, mais pas magique. Je vois arriver en consultation beaucoup de femmes épuisées par des années d’injonctions contradictoires, et je préfère poser le cadre tout de suite : rien de ce qui suit ne remplace un diagnostic ni un traitement.

Ce qu’est le SOPK, en deux minutes

Le syndrome des ovaires polykystiques est le trouble endocrinien le plus fréquent chez la femme en âge de procréer. Son diagnostic est médical et repose sur une combinaison de critères : des cycles irréguliers ou absents, des signes d’excès d’androgènes, cliniques comme l’acné ou une pilosité excessive, ou biologiques, et un aspect particulier des ovaires à l’échographie.

Deux précisions qui évitent beaucoup de malentendus. D’abord, il ne s’agit pas de véritables kystes, mais de nombreux follicules qui n’arrivent pas à maturité, ce qui rend l’ancien nom doublement trompeur. Ensuite, l’insulinorésistance est fréquemment associée à ce syndrome, et c’est elle qui explique en grande partie pourquoi l’alimentation a une prise ici.

Je ne vais pas réexpliquer ce mécanisme, il a déjà son article. À lire : le rôle de la glycémie dans la perte de poids.

Comment adapter son alimentation quand on a un SOPK ?

Il n’existe pas de « régime SOPK ». Ce qui existe, ce sont quelques principes cohérents avec le terrain métabolique, et qui se déclinent dans une alimentation normale, sans exclusion spectaculaire.

Limiter les à-coups glycémiques. C’est le principe central. Concrètement : privilégier les aliments à index glycémique bas ou modéré, cuire les féculents moins longtemps, garder la peau et les fibres, et surtout ne jamais manger un glucide seul. Un fruit accompagné d’une poignée d’amandes, du pain accompagné d’un œuf ou d’un fromage : la même chose, mais absorbée différemment.

À lire : l’index glycémique des aliments, c’est quoi ?

Construire chaque repas autour des protéines et des légumes. Les protéines et les fibres ralentissent l’absorption des glucides et améliorent nettement la satiété. En pratique, je propose de composer l’assiette dans cet ordre : d’abord les légumes, puis une source de protéines, puis le féculent, plutôt que l’inverse, qui est l’ordre spontané de la plupart des assiettes.

Structurer les prises alimentaires. Trois repas à horaires à peu près stables, et un vrai petit-déjeuner si vous avez faim le matin, valent mieux que le grignotage continu qui suit presque toujours un petit-déjeuner sauté par principe.

Soigner la qualité des lipides. Huile d’olive, huile de colza, poissons gras, oléagineux. Ces graisses ont un intérêt propre sur le versant inflammatoire, souvent présent dans ce syndrome.

Réduire les produits ultra-transformés, qui cumulent index glycémique élevé, densité calorique et faible satiété. C’est probablement le levier au meilleur rapport effort-bénéfice.

L’activité physique n’est pas une option ici

C’est le levier que je vois le plus souvent négligé, alors qu’il agit directement sur la sensibilité à l’insuline, indépendamment de toute perte de poids. C’est un point qui mérite d’être souligné : bouger améliore le terrain métabolique même quand la balance ne bouge pas.

Deux composantes se complètent. Le renforcement musculaire d’abord, parce que le muscle est le principal consommateur de glucose de l’organisme : deux séances par semaine suffisent pour commencer, avec le poids du corps ou des élastiques. L’activité d’endurance ensuite, marche rapide, vélo ou natation, à raison de deux à trois séances.

La régularité prime largement sur l’intensité. Trente minutes trois fois par semaine, tenues pendant six mois, valent infiniment mieux qu’un programme ambitieux abandonné au bout de trois semaines. C’est banal à écrire, mais c’est ce qui se joue réellement en consultation.

Le sommeil et le stress, les deux oubliés

Le manque de sommeil dégrade la sensibilité à l’insuline et augmente l’appétit, en particulier pour les aliments sucrés. Travailler l’alimentation en dormant cinq heures par nuit revient à écoper un bateau sans en boucher la voie d’eau.

Quant au stress chronique, il entretient un cortisol élevé qui agit lui aussi sur la régulation glycémique, et il pèse d’autant plus que ce syndrome touche des dimensions sensibles : l’image de soi, la peau, la pilosité, et parfois le projet d’enfant. C’est sur ce versant que la sophrologie a le plus de sens, et c’est une des raisons pour lesquelles je pratique les deux approches.

À lire : comprendre les hormones féminines et leurs rôles.

Le poids : une nuance importante

Le discours dominant associe systématiquement SOPK et surpoids. C’est une simplification qui fait des dégâts, car une partie des femmes concernées ont un poids tout à fait normal et présentent malgré tout une insulinorésistance et l’ensemble des symptômes.

Deux conséquences pratiques. Si vous êtes en surpoids, les leviers décrits ici agissent sur le métabolisme, et une perte de poids même modérée améliore souvent la régularité des cycles. Si vous n’êtes pas en surpoids, ces mêmes leviers restent pertinents, et personne ne devrait vous répondre que « vous n’avez qu’à maigrir ».

Dans les deux cas, je ne construis pas d’accompagnement autour d’un chiffre sur la balance. Les repères que je regarde sont la régularité des cycles, l’énergie dans la journée, la qualité du sommeil et l’état de la peau.

Ce qui circule beaucoup et n’a pas fait ses preuves

Le SOPK est un terrain fertile pour les protocoles spectaculaires, parce qu’il touche des femmes jeunes, souvent lassées d’un suivi médical qui se limite parfois à une prescription. Trois pratiques reviennent constamment, et méritent d’être remises à leur place.

Les cures détox. Elles ne reposent sur aucun mécanisme identifié dans ce syndrome, et les versions très restrictives sont contre-productives : elles favorisent les à-coups glycémiques qu’on cherche précisément à éviter, et le retour à l’alimentation normale se solde souvent par une reprise.

L’exclusion systématique du gluten et des produits laitiers. En dehors d’une intolérance ou d’une allergie diagnostiquée, rien ne justifie de les supprimer par principe. Ces exclusions compliquent le quotidien, appauvrissent l’assiette et créent une charge mentale supplémentaire, pour un bénéfice qui n’est pas démontré.

Le jeûne intermittent. Il est très populaire sur ce sujet, et il convient à certaines femmes. Mais il n’est pas anodin en cas de troubles du comportement alimentaire, fréquents après des années de régimes, et il ne se met pas en place en s’inspirant d’une vidéo. Si l’idée vous attire, parlez-en d’abord à un professionnel qui connaît votre situation.

Ce que je ne fais pas

Je ne pose pas de diagnostic. Si vous avez des cycles très irréguliers, une pilosité qui vous gêne ou des difficultés à concevoir, la première étape est de consulter votre médecin ou un gynécologue, pas un naturopathe. Cet article ne diagnostique rien et ne remplace pas un avis médical.

Je ne conseille pas non plus d’arrêter ou de modifier un traitement en cours, et je n’oriente pas vers l’automédication en compléments. L’inositol, la berbérine ou d’autres substances circulent beaucoup sur ce sujet ; leur usage éventuel se discute avec le médecin qui suit votre dossier, en particulier s’il existe un projet de grossesse ou un traitement en cours.

Mon travail se situe sur ce qui se joue tous les jours : la composition des repas, l’organisation des semaines, le sommeil, et la charge mentale que représente un syndrome chronique.

Quand consulter sans attendre ?

  • des cycles absents pendant plus de trois mois, hors grossesse ;
  • une pilosité ou une acné qui s’aggravent rapidement ;
  • des difficultés à concevoir après douze mois d’essais, ou six mois après 35 ans ;
  • une prise de poids rapide et inexpliquée, une soif intense ou une fatigue majeure, qui doivent faire vérifier la glycémie ;
  • un retentissement moral important, qui mérite d’être pris au sérieux et accompagné.

Ce que je retiens

Le changement de nom discuté au niveau européen dit quelque chose d’utile : ce syndrome est métabolique avant d’être ovarien. Cela n’en fait pas un problème que l’alimentation résoudrait à elle seule, mais cela explique pourquoi l’assiette, le muscle et le sommeil comptent ici plus qu’ailleurs. Le suivi médical reste le cadre ; ce que je peux apporter, c’est de rendre ces leviers tenables dans une vie réelle, sans régime et sans culpabilité supplémentaire.

Si vous vivez avec un SOPK et souhaitez travailler ces leviers, je reçois en consultation à Asnières.

Sources

  • European society of gynecology (ESG) position paper on the proposed terminology change from PCOS to PMOS, Gynecological Endocrinology, 29 juin 2026. PubMed 42367168
  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), Assurance Maladie. ameli.fr
  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), Inserm. inserm.fr
  • Recommandations alimentaires pour les adultes, Manger Bouger, Santé publique France. mangerbouger.fr
  • Références nutritionnelles en vitamines et minéraux, Anses. anses.fr

Actualité — Une revue systématique publiée le 25 août 2026 dans la revue Women & Health a rassemblé 22 études portant sur 1 598 participantes : les approches fondées sur la pleine conscience et la relaxation, comme le yoga, la relaxation musculaire progressive ou l’imagerie guidée, avec des séances de 20 à 60 minutes, améliorent les symptômes prémenstruels (Women & Health, 25 août 2026).

Le syndrome prémenstruel a une particularité qui le rend difficile à faire entendre : il s’arrête au moment précis où l’on consulte. Les symptômes sont là pendant huit ou dix jours, puis les règles arrivent, tout retombe, et on se dit qu’on exagérait. Le cycle suivant, cela recommence.

Je vois beaucoup de femmes qui ont fini par considérer ces jours-là comme une fatalité. Ils ne le sont pas complètement. On ne fait pas disparaître un phénomène hormonal, mais on peut en réduire sensiblement l’intensité, et surtout on peut arrêter de subir sans comprendre. C’est ce que je vous propose ici.

Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel, exactement ?

Le syndrome prémenstruel, ou SPM, désigne un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent dans la seconde partie du cycle, après l’ovulation, et qui disparaissent avec l’arrivée des règles ou dans les jours qui suivent.

Ce sont ces deux conditions, l’apparition en phase lutéale et la disparition à l’arrivée des règles, qui définissent le SPM. Des symptômes présents toute l’année, sans lien avec le cycle, relèvent d’autre chose, et c’est une distinction qui compte avant de chercher des solutions.

Les manifestations les plus fréquentes se répartissent en trois familles :

  • Physiques : seins tendus et douloureux, ballonnements, rétention d’eau, maux de tête, douleurs lombaires, poussées d’acné, fatigue.
  • Émotionnelles : irritabilité, hypersensibilité, anxiété, humeur en dents de scie, sensation d’être à fleur de peau.
  • Comportementales : fringales de sucre ou de gras, sommeil perturbé, baisse de concentration, envie de s’isoler.

Je ne reviens pas ici sur le déroulement du cycle lui-même, que j’ai détaillé ailleurs.

À lire : comprendre le cycle féminin et son fonctionnement.

Pourquoi certaines femmes le vivent-elles si mal ?

La réponse surprend souvent : ce n’est pas une question de taux hormonaux anormaux. Les femmes qui souffrent d’un SPM marqué n’ont pas, dans la majorité des cas, des dosages différents des autres. Ce qui diffère, c’est la sensibilité aux variations.

Après l’ovulation, la progestérone monte puis chute. Elle se transforme dans l’organisme en métabolites qui agissent sur les mêmes récepteurs cérébraux que certains calmants naturels. Chez certaines femmes, le système nerveux réagit fortement à cette montée puis à cette chute, ce qui explique l’irritabilité et l’anxiété. En parallèle, les œstrogènes influencent la sérotonine, ce qui participe aux fringales et à l’humeur.

Autrement dit : le SPM n’est pas dans la tête, et ce n’est pas non plus un déséquilibre hormonal à corriger à tout prix. C’est une réactivité, et une réactivité, cela se module.

À lire : pourquoi le cycle menstruel est un indicateur majeur de santé.

Par où je commence quand on vient me voir pour un SPM

Je commence par regarder trois choses, et l’ordre a son importance.

1. Le cycle sur deux ou trois mois, noté

C’est la seule façon de savoir si l’on parle bien d’un SPM. Noter chaque jour, en trois mots, ce que l’on ressent, et repérer où cela tombe dans le cycle. Cela paraît anodin, c’est ce qui change le plus vite la conversation : soit les symptômes se calent nettement sur la phase lutéale, soit ils sont partout, et l’orientation n’est pas la même.

2. La glycémie

C’est mon terrain de prédilection, et c’est aussi celui qui donne les résultats les plus rapides. En seconde partie de cycle, la sensibilité à l’insuline se modifie et l’appétit augmente. Des repas déstructurés à ce moment-là produisent des montagnes russes de glycémie qui amplifient très nettement la fatigue, l’irritabilité et les fringales. Beaucoup de ce qu’on attribue aux hormones vient en réalité de là.

Concrètement : ne pas sauter de repas en phase lutéale, associer systématiquement une source de protéines aux glucides, et ne pas commencer la journée par du sucré seul.

À lire : le rôle de la glycémie.

3. La charge nerveuse et le sommeil

C’est là qu’intervient la sophrologie, et c’est le volet que la revue d’août 2026 citée en ouverture vient conforter. Les 22 études rassemblées portaient précisément sur des pratiques de relaxation et de pleine conscience, avec des séances de 20 à 60 minutes. Ce n’est donc pas un supplément d’âme : c’est l’un des rares leviers du SPM à disposer d’un corpus d’études cohérent.

Dans la pratique, l’intérêt n’est pas de faire une séance le jour où tout va mal. C’est d’installer une pratique courte et régulière en amont, y compris les jours où l’on va bien, pour que le système nerveux soit moins réactif quand la phase lutéale arrive.

Ce qui aide vraiment, et ce qui est survendu

Autant le dire franchement : le SPM est un terrain où l’on promet beaucoup. Voici comment je situe les principaux leviers.

Ce qui a des arguments solides. La régularité alimentaire et la stabilité glycémique. L’activité physique régulière, y compris douce. Les pratiques de relaxation et de pleine conscience. Le sommeil suffisant. La réduction de l’alcool, qui aggrave à la fois la qualité du sommeil et l’humeur en phase lutéale.

Ce qui peut aider, sans garantie. Le magnésium, souvent proposé pour la tension nerveuse et les douleurs. Les oméga-3. Une alimentation plus riche en fibres et en légumes, qui soutient l’élimination des œstrogènes. Ces pistes sont raisonnables et sans danger dans un cadre normal, mais l’effet varie beaucoup d’une femme à l’autre.

Ce sur quoi je suis prudente. Les plantes à visée hormonale, le gattilier en particulier, sont fréquemment conseillées pour le SPM. Elles ne sont pas anodines : elles interagissent avec certains traitements, ne conviennent pas en cas d’antécédent hormono-dépendant, et ne s’improvisent ni en dosage ni en durée. Ce n’est pas un achat à faire seule en magasin sur la foi d’un article.

À lire : quelles plantes pour soutenir nos hormones.

Ce que je ne promets pas. Une disparition complète des symptômes en un cycle. Un SPM installé depuis dix ans ne se renverse pas en trois semaines, et je préfère annoncer deux à trois cycles d’observation plutôt que de laisser espérer un résultat immédiat.

À quoi ressemble une seconde partie de cycle mieux vécue ?

Les conseils généraux ont un défaut : ils ne disent pas quoi faire lundi matin. Voici donc à quoi ressemble concrètement une phase lutéale organisée, à adapter évidemment à votre vie.

  • Le matin. Un petit déjeuner qui contient des protéines, et pas seulement des glucides. C’est le repas qui conditionne le plus la stabilité de la journée, et donc les fringales de 17 heures.
  • Le midi. Un vrai repas, assis, avec des légumes et une source de protéines. Sauter le déjeuner en phase lutéale se paie presque toujours en fin de journée.
  • Vers 16 ou 17 heures. Une collation prévue, plutôt qu’une fringale subie : un fruit avec quelques oléagineux, par exemple. Anticiper la fringale coûte beaucoup moins cher que la combattre.
  • Le soir. Un repas plus léger, et surtout une vigilance sur l’alcool, qui dégrade nettement la qualité du sommeil pendant cette phase.
  • Dix minutes dans la journée. Une pratique de respiration ou de relaxation, tous les jours, y compris les bons jours. C’est la régularité qui compte, pas la durée.
  • Le mouvement. De la marche, du yoga, de la natation. L’objectif n’est pas la performance mais la circulation et l’évacuation de la tension nerveuse.

Vous remarquerez qu’il n’y a aucun complément dans cette liste. C’est volontaire : ce socle-là est ce qui fait la différence sur la durée, et c’est aussi ce qui permet, ensuite, de savoir si un complément apporte vraiment quelque chose.

Quand il ne s’agit plus d’un simple syndrome prémenstruel

C’est le point le plus important de cet article, et celui que je ne veux pas noyer dans le reste.

Il existe une forme sévère, le trouble dysphorique prémenstruel, qui n’est pas un SPM un peu plus fort : c’est une entité distincte, avec un retentissement majeur sur l’humeur, les relations et le travail, parfois des idées noires. Elle relève d’une prise en charge médicale, et la naturopathie n’y a qu’un rôle d’accompagnement. Si vous vous reconnaissez dans cette description, parlez-en à votre médecin.

D’autres situations doivent également conduire à consulter plutôt qu’à chercher une solution naturelle :

  • des douleurs de règles qui empêchent d’aller travailler ou qui résistent aux antalgiques, ce qui doit faire évoquer une endométriose ;
  • des symptômes présents tout au long du cycle, et non seulement avant les règles ;
  • une aggravation nette et récente, sans changement de mode de vie ;
  • des saignements très abondants ou une fatigue importante, qui peuvent révéler une anémie.

La naturopathie et la sophrologie accompagnent : elles ne posent pas de diagnostic et ne remplacent pas un suivi gynécologique.

Ce que je retiens

Le syndrome prémenstruel se travaille par la régularité, pas par l’intensité. Les leviers les plus efficaces sont aussi les moins spectaculaires : manger de façon stable en seconde partie de cycle, bouger, dormir, et installer une pratique de relaxation courte mais régulière, dont on sait maintenant qu’elle repose sur un vrai corpus d’études. Les compléments viennent après, jamais à la place. Et si les symptômes vous empêchent de vivre normalement, c’est vers un médecin qu’il faut aller en premier, pas vers un rayon de compléments.

Si vous souhaitez être accompagnée sur plusieurs cycles plutôt que de tester des choses au hasard, je reçois en consultation à Asnières.

Sources

  • Mindfulness- and relaxation-based interventions for Premenstrual Syndrome: A Systematic Review, Women & Health, 25 août 2026. PubMed 42642977
  • Règles douloureuses, dossier de l’Assurance Maladie. ameli.fr
  • Endométriose, dossier de l’Inserm. inserm.fr
  • Alimentation de l’adulte, dossier de l’Assurance Maladie. ameli.fr
  • Références nutritionnelles en vitamines et minéraux, Anses. anses.fr

Actualité — Une revue parue le 24 août 2026 dans Climacteric, la revue de l’International Menopause Society, décrit la périménopause comme une fenêtre de vulnérabilité métabolique : la composition du corps se réorganise vers la graisse viscérale et la masse maigre diminue, y compris chez des femmes dont le poids affiché sur la balance ne bouge pas (Climacteric, 24 août 2026).

Ne rien changer à ses habitudes, et constater que plus rien ne réagit comme avant. Un sommeil qui se casse en deux vers trois heures du matin, des cycles qui raccourcissent puis s’allongent, un syndrome prémenstruel plus dur qu’à vingt ans, un tour de taille qui change alors que le poids, lui, bouge peu. Prises une par une, ces sensations ressemblent à de la fatigue ou à du stress, et c’est souvent ainsi qu’elles sont interprétées. Mises bout à bout, entre 40 et 50 ans, elles décrivent le plus souvent la même chose : la préménopause.

Je vous propose ici de mettre un nom sur ce qui se passe. Pas pour vous inquiéter, au contraire : cette période est nettement plus facile à traverser quand on comprend d’où viennent les symptômes. Cet article s’arrête volontairement avant la ménopause installée, dont je parle ailleurs sur ce site.

Préménopause, périménopause, ménopause : de quoi parle-t-on exactement ?

Ces trois mots sont souvent employés l’un pour l’autre, et cela crée beaucoup de confusion.

La ménopause est un point de repère, pas une période : elle est confirmée rétrospectivement après douze mois consécutifs sans règles, en dehors de toute autre cause. En France, elle survient en moyenne autour de 51 ans, avec une fourchette large et parfaitement normale.

La préménopause, ou périménopause dans le vocabulaire médical, est la période de transition qui la précède. Elle peut commencer dès 40 ou 45 ans et durer plusieurs années. C’est là que se concentrent la plupart des symptômes, et c’est aussi la phase la moins bien identifiée, parce que les règles sont toujours présentes. Beaucoup de femmes se disent qu’elles sont « trop jeunes » pour que ce soit hormonal.

Autrement dit : les symptômes de la ménopause commencent le plus souvent bien avant la ménopause elle-même.

Que se passe-t-il dans le corps entre 40 et 50 ans ?

La représentation courante veut que les hormones « baissent » progressivement, comme un robinet qu’on fermerait doucement. La réalité est moins linéaire, et c’est justement ce qui explique l’inconfort.

Le stock de follicules ovariens diminue avec l’âge. Les ovulations deviennent moins régulières, puis certains cycles se déroulent sans ovulation du tout. Or c’est l’ovulation qui déclenche la production de progestérone dans la seconde partie du cycle. Résultat : la progestérone est en général la première à manquer, alors que les œstrogènes, eux, ne baissent pas encore de façon franche. Ils fluctuent, avec des pics parfois plus élevés qu’avant.

Ce déséquilibre entre les deux, et non une chute globale, explique une bonne partie de ce que vous ressentez : seins tendus, règles plus abondantes, irritabilité, sommeil fragmenté, syndrome prémenstruel qui s’aggrave. Ce n’est qu’ensuite, en approchant de la ménopause, que les œstrogènes baissent réellement et que d’autres signes apparaissent, comme les bouffées de chaleur ou la sécheresse des muqueuses.

À lire : maintenir un équilibre hormonal de la puberté à la ménopause.

Quels sont les premiers signes de la préménopause ?

Aucune femme ne les présente tous, et l’ordre d’apparition varie beaucoup. Ce sont les associations qui sont parlantes.

Le cycle change de rythme

C’est le signal le plus fiable, et le premier repère à regarder. Classiquement, les cycles raccourcissent d’abord, de 28 jours à 25 ou 24 jours, puis deviennent irréguliers, avec des retards et parfois des mois sautés. Le volume des règles change aussi : plus abondantes chez certaines, plus courtes chez d’autres.

Noter ses cycles pendant trois à six mois est l’un des gestes les plus utiles de cette période, et l’un des rares qui ne coûte rien.

À lire : pourquoi le cycle menstruel est un indicateur majeur de santé.

Le sommeil se fragmente

Ce n’est pas tant l’endormissement qui pose problème que les réveils nocturnes, souvent entre deux et quatre heures du matin, parfois accompagnés de chaleur ou de palpitations. La progestérone a un effet apaisant sur le système nerveux ; sa baisse se ressent la nuit avant de se ressentir le jour.

L’humeur devient plus réactive

Irritabilité, anxiété qui monte sans motif clair, larmes faciles, sensation de « mèche courte ». Beaucoup de femmes se reprochent ce changement d’humeur alors qu’il a une base physiologique. Attention toutefois : une tristesse durable, une perte d’élan qui s’installe sur plusieurs semaines ou des idées noires ne sont pas de la préménopause et méritent l’avis d’un médecin.

Le corps se réorganise

C’est le point mis en avant par la revue d’août 2026 citée plus haut. La masse grasse a tendance à se redistribuer vers l’abdomen, la masse musculaire diminue, et la sensibilité à l’insuline se dégrade. Le détail qui compte : cela peut se produire alors que le poids, lui, reste stable. Cela correspond à une situation très courante : ce ne sont pas les kilos qui changent, ce sont les vêtements qui ne tombent plus de la même façon.

Les signes plus tardifs

Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, baisse de la libido, douleurs articulaires diffuses, difficulté à retrouver ses mots. Ils appartiennent plutôt à la fin de la transition, mais peuvent apparaître plus tôt chez certaines femmes.

Faut-il faire un bilan hormonal pour savoir ?

C’est la question qui revient le plus, et la réponse surprend souvent : en préménopause, un dosage hormonal isolé a peu de valeur diagnostique. Les taux varient tellement d’un cycle à l’autre, et parfois d’un jour à l’autre, qu’une prise de sang unique donne surtout une photographie de la journée où elle a été faite. C’est le tableau clinique et l’évolution du cycle qui orientent, pas un chiffre.

Cela ne veut pas dire qu’aucun examen n’est utile. Un bilan biologique reste pertinent pour écarter d’autres causes qui donnent exactement les mêmes symptômes, en particulier un trouble thyroïdien, une carence en fer ou en vitamine D, ou un déséquilibre glycémique. Cette démarche relève de votre médecin, et je considère qu’elle passe avant toute autre chose : une fatigue liée à une anémie ne se corrige pas avec des plantes.

Ce qui aide concrètement pendant cette période

Mon rôle n’est pas de faire disparaître une transition physiologique, mais de limiter la casse là où elle est évitable. Quatre leviers ressortent, et ils ne sont ni spectaculaires ni coûteux.

Préserver la masse musculaire. C’est probablement le levier le plus rentable de la décennie 40-50 ans, et le plus négligé. Le muscle est le principal consommateur de glucose de l’organisme : en perdre dégrade la tolérance au sucre et favorise le stockage abdominal. Deux séances de renforcement par semaine, même courtes, pèsent plus lourd que n’importe quel complément. L’apport en protéines doit suivre, réparti sur la journée plutôt que concentré le soir.

Stabiliser la glycémie. Des repas structurés, avec une source de protéines et des fibres, limitent les fringales de fin de journée et les à-coups d’énergie. C’est aussi ce qui soulage le plus souvent les réveils nocturnes.

Protéger le sommeil. Horaires réguliers, chambre fraîche, et surtout vigilance sur l’alcool, qui est un des déclencheurs les mieux identifiés des sueurs nocturnes et de la fragmentation du sommeil à cette période.

Baisser la charge nerveuse. C’est le volet pour lequel j’utilise la sophrologie plutôt que la naturopathie. Une respiration lente, pratiquée quelques minutes par jour, ne remplace pas une prise en charge médicale mais agit sur ce que les hormones amplifient : la réactivité au stress.

À lire : les solutions naturelles à la ménopause, pour la suite du parcours.

Quand consulter un médecin sans attendre

La naturopathie et la sophrologie accompagnent, elles ne diagnostiquent pas et ne remplacent aucun suivi médical. Certains signes doivent conduire à une consultation médicale, et non à un rendez-vous chez moi :

  • des saignements très abondants, prolongés, ou avec caillots ;
  • des saignements entre les règles, après un rapport, ou après douze mois d’arrêt complet des règles ;
  • un arrêt des règles avant 40 ans, qui doit faire rechercher une insuffisance ovarienne prématurée ;
  • une tristesse persistante, une anxiété invalidante ou des idées noires ;
  • des palpitations, un essoufflement inhabituel, une douleur thoracique.

Enfin, un point qu’on oublie souvent : la préménopause n’est pas une contraception. Tant que les cycles persistent, une grossesse reste possible, même quand ils sont très irréguliers.

Ce que je retiens

La préménopause n’est pas une maladie, mais ce n’est pas non plus « rien ». C’est une période de plusieurs années pendant laquelle le corps change ses règles du jeu, souvent avant que les analyses ne le montrent. Mettre un nom dessus change déjà beaucoup de choses, parce que cela permet d’arrêter de chercher une explication ailleurs. Et les leviers qui comptent, muscle, glycémie, sommeil, charge nerveuse, sont exactement ceux qui protégeront votre santé pour les vingt années suivantes. Le travail commencé maintenant n’est pas perdu à la ménopause : il est fait d’avance.

Si vous vous reconnaissez dans ce tableau et que vous souhaitez y voir clair, je reçois en consultation à Asnières.

Sources

  • Perimenopause and metabolic vulnerability: hormones, body composition and lifestyle changes, Climacteric, 24 août 2026. PubMed 42634879
  • Ménopause, dossier de l’Assurance Maladie. ameli.fr
  • Ménopause, dossier de l’Inserm. inserm.fr
  • Références nutritionnelles en vitamines et minéraux, Anses. anses.fr
  • Recommandations alimentaires pour les adultes, Manger Bouger, Santé publique France. mangerbouger.fr

Pourquoi prendre du magnésium ?

Le magnésium est un minéral essentiel, souvent négligé, mais pourtant indispensable à notre santé physique et mentale.

Impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques dans le corps, il joue un rôle clé dans l’équilibre nerveux, dans l’énergie musculaire, dans les fonctions cérébrales, dans le métabolisme et au niveau du sommeil. Pourtant, une grande partie de la population présente une carence ou un déficit, parfois sans le savoir.

Si vous ne savez pas si vous êtes carencé ou non, inutile de faire une prise de sang. Il vous suffit de répondre aux 20 questions de mon article dédié à la carence en magnésium.

Le magnésium participe aussi à l’équilibre du métabolisme osseux, en agissant avec la vitamine D et en interagissant avec le calcium.

Sa carence, même modérée, favorise l’inflammation de bas grade et amplifie toutes les pathologies inflammatoires. Toute supplémentation aura donc un effet anti-inflammatoire.

Alors, dans quels cas peut-on envisager une supplémentation en magnésium ? Tour d’horizon des motifs les plus fréquents.

Et si vous souhaitez aller encore plus loin dans la compréhension de l’ensemble des mécanismes physiologiques associés au magnésium, ils sont particulièrement bien expliqué dans une étude publiée en 2021 et intitulée : « Magnésium : biochimie, nutrition, détection et impact social des maladies liées à sa carence ».


🧘‍♀️ 1. Stress, anxiété et fatigue nerveuse

Le magnésium est surnommé le minéral « anti-stress ». Lorsqu’on est soumis à un stress chronique, le corps consomme davantage de magnésium, jusqu’à épuiser ses réserves. Cela accentue l’irritabilité, les troubles du sommeil et la nervosité car en insuffisance de magnésium, l’organisme est moins résistant face au stress. Ses capacités d’adaptation sont diminuées.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour soutenir le système nerveux, réguler la production de cortisol (l’hormone du stress), améliorer l’humeur et favoriser un sommeil réparateur.


💥 2. Fatigue chronique, brouillard mental, trous de mémoire, difficultés de concentration

Une carence en magnésium peut provoquer une fatigue persistante, sans cause apparente. C’est souvent le signe que les cellules ont du mal à produire de l’énergie.

Au niveau cérébral, le magnésium agit comme un cofacteur de carburant. Quand vous en manquez, c’est toutes vos fonctions cognitives qui ralentissent.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium participe à la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire. Une cure peut booster l’énergie et améliorer la concentration. C’est le magnésium L-thréonate qu’il faut prendre en cas de perturbations de la sphère cérébrale et cognitive car c’est le seul à traverser spécifiquement la barrière hémato-céphalique. Peu de laboratoires le proposent, je recommande celui de chez Copmed en voie sublinguale (j’en parle plus loin) ou celui de Dynveo.

Magnésium L-thréonate Dynveo

💪 3. Crampes, spasmes et douleurs musculaires

Les besoins sont augmentés chez les sportifs, les personnes âgées et les femmes enceintes, qui peuvent être sujets à des crampes nocturnes, des tressaillements musculaires, et à une baisse de performances.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à la relaxation musculaire et à la transmission neuromusculaire, réduisant les tensions et les contractures. Je recommande aussi le magnésium pour prévenir les fausses couches. Mais aussi en cas de risques d’accouchement prématuré et d’utérus contractile.


❤️ 4. Troubles cardiovasculaires

Le magnésium contribue à la régulation du rythme cardiaque, de la tension artérielle et de la santé des vaisseaux sanguins.

👉 Pourquoi en prendre ? Une supplémentation peut être utile en cas d’hypertension légère ou de palpitations liées au stress ou à la fatigue.


🌙 5. Troubles du sommeil

Des difficultés à s’endormir, des réveils nocturnes ou un sommeil non réparateur peuvent être liés à un déficit en magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Il favorise la relaxation, la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et apaise le système nerveux.


🌸 6. Syndrome prémenstruel (SPM)

Chez certaines femmes, le SPM s’accompagne d’irritabilité, de douleurs, de rétention d’eau ou de migraines.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à équilibrer les hormones, détendre les muscles utérins et réduire les douleurs de règles. Le magnésium est un allié majeur pour calmer le syndrome prémenstruel et il est indispensable en cas de trouble dysphorique prémenstruel. Vous saurez tout dans mon ebook sur le SPM.


🍬 7. Diabète et troubles métaboliques

Les personnes souffrant de diabète de type 2 (avec résistance à l’insuline) ou de troubles métaboliques, peuvent présenter des taux de magnésium plus bas.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium joue un rôle dans la régulation de la glycémie et améliore la sensibilité à l’insuline.


🔄 8. Alimentation déséquilibrée ou carencée

Une alimentation pauvre en légumes verts, en oléagineux ou en céréales complètes entraîne souvent une carence en magnésium. Le magnésium est en effet peu présent dans les aliments ultra-transformés.

La présence d’une maladie chronique, la prise quotidienne de médicaments, la consommation régulière d’alcool et l’excès de consommation de caféine sont des facteurs qui contribuent à perturber l’assimilation du magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour combler les apports journaliers recommandés, surtout si l’alimentation n’est pas suffisamment variée et majoritairement basée sur des aliments transformés et ultra transformés (voir ci-dessous).

Quelles sont les différentes formes de magnésium ?

Les magnésiums organiques et inorganiques diffèrent par leur composition chimique, leur biodisponibilité (capacité à être absorbés par l’organisme), et leurs effets secondaires potentiels.

🧾 Tableau comparatif : magnésium organique versus magnésium inorganique

CritèreMagnésium organiqueMagnésium inorganique
Composition chimiqueSel de magnésium lié à un acide organique (ex. citrate, malate)Sel de magnésium lié à un élément non organique (ex. oxyde, chlorure)
Présence de carboneOui (molécule organique)Non (molécule minérale)
BiodisponibilitéÉlevée à très élevéeFaible à modérée
Absorption intestinaleMeilleureMoins bonne
Tolérance digestiveBonne, peu de troubles digestifsRisque de diarrhées ou de ballonnements
Effets secondairesRares, doux pour l’estomacPlus fréquents, surtout effet laxatif (notamment avec l’oxyde)
Utilisation privilégiéeCarences, fatigue, stress, crampes, utilisation à long termeUsage ponctuel, effet laxatif, bains, applications externes
Exemples courantsCitrate, bisglycinate, malate, gluconate, acétyltaurinate, glycérophosphateOxyde, chlorure, sulfate, hydroxyde
PrixEn général plus cherMoins cher

Quel magnésium choisir ?

Pour avoir une bonne absorption et une action douce, les magnésiums organiques sont à privilégier, en particulier les formes amino chélatées comme le bisglycinate de magnésium.

Les formes inorganiques de magnésium tels que le magnésium marin à base d’oxyde et de chlorure de magnésium n’ont que peu d’intérêt. De part leurs effets potentiellement irritants et le risque élevé de diarrhée, ils ne peuvent être pris sur le long terme. Ils sont à utiliser de manière ponctuelle.

comment prendre du magnésium ?

La présence de taurine et de vitamine B6 favorisent l’assimilation du magnésium mais ils ne sont pas indispensables.

Le plus important est de choisir un complément en magnésium qui propose l’une des formes bien assimilée par l’organisme, ou une association de plusieurs de ces formes parmi les suivantes : bysglicinate, malate, citrate, acétyltaurinate, glycérophosphate, gluconate.

En prenant du magnésium pendant un repas, vous l’associez ainsi avec de la vitamine B6, car cette vitamine se trouve dans tout type d’aliments.

Et si vous prenez votre complément de magnésium lors d’un repas où vous consommez une protéine animale, alors vous avez votre apport en taurine.

Pourquoi le magnésium donne la diarrhée ?

Seules les formes inorganiques de magnésium (oxyde, chlorure) ont un effet laxatif. C’est-à-dire qu’elles accélèrent le transit. Les personnes qui n’ont pas de problème de transit et qui ne souffrent pas de constipation sont plus susceptibles d’avoir un épisode de diarrhée après la prise de magnésium marin.

L’eau n’aura pas eu le temps d’être réabsorbée au niveau du côlon, d’où des selles plus ou moins liquides.

A noter que le citrate de magnésium, bien qu’organique, peut également avoir un léger effet laxatif.

Pour éviter tout désagrément digestif, il est important de fractionner les prises et de prendre du magnésium entre 2 et 4 fois par jour en fonction du dosage et de vos besoins.

De plus, l’organisme n’a pas la capacité d’assimiler de grandes quantités de magnésium, il est donc contre-productif de prendre le magnésium nécessaire pour couvrir les besoins journaliers en une prise unique.

Peut-on donner du magnésium aux enfants ?

Le magnésium peut être donné aux enfants, à condition de respecter leur âge et leurs besoins spécifiques.

Le magnésium est tout aussi essentiel pour les enfants que pour les adultes : il participe à la croissance, au bon fonctionnement du système nerveux, du système musculaire et il participe à l’immunité.

Pourquoi donner du magnésium à un enfant ?

Les motifs fréquents de supplémentation chez l’enfant tournent autour de la nervosité, de l’anxiété et des troubles du sommeil.

Voici dans quels cas donner du magnésium à un enfant peut être justifié.

SituationPourquoi le magnésium est utile
Nervosité, irritabilité, stress scolaireLe magnésium apaise le système nerveux et favorise la détente
Difficultés de concentration, agitationIl joue un rôle dans la transmission nerveuse
Troubles du sommeilIl favorise l’endormissement et un sommeil de meilleure qualité
Crampes, douleurs de croissance, fatigue musculaireIl détend les muscles et réduit les contractions involontaires
Alimentation déséquilibrée ou très sucréeLes carences sont fréquentes chez les enfants qui consomment en majorité des produits industriels

Quels sont les besoins en magnésium par âge ?

Âge de l’enfantApport quotidien recommandé
1 à 3 ans80 mg/jour
4 à 6 ans130 mg/jour
7 à 9 ans200 mg/jour
10 à 12 ans240 mg/jour
13 à 15 ans300 mg/jour

Ces apports peuvent être couverts par l’alimentation, mais les enfants stressés, nerveux et très actifs sont plus facilement carencés.

Sous quelle forme donner du magnésium à un enfant ?

Il faut privilégier les formes bien assimilables et bien tolérées au niveau digestif : bisglycinate de magnésium, citrate, malate… Et éviter les formes laxatives comme l’oxyde de magnésium, présent dans le magnésium marin qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed.

Le goût est bon et la forme est idéale puisqu’il n’y a pas de gélule à avaler, ce qui est impossible chez les enfants.

Pour savoir quelle quantité donner, et pour être sûr des apports recommandés au quotidien pour votre enfant, vous pouvez vous baser sur des besoins de 6mg par kilo de poids corporel.

Ainsi, un enfant de 30kg aura besoin de 180mg de magnésium.

Un stick de magnésium de chez Copmed contient 180mg de magnésium. Vous pouvez lui donner la moitié du stick le matin et l’autre moitié le soir. En effet il est préférable de donner le magnésium à 2 reprises pour optimiser son assimilation.

Un stick se composant de 4g de poudre de magnésium, il suffit de mettre 2g dans une cuillère et de la donner à votre enfant. La poudre va fondre toute seule dans sa bouche.

Chez les enfants, une cure dure un mois.

quel magnésium pour les enfants ?

Au bout de combien de temps le magnésium fait-il effet ?

Chez les enfants, le magnésium donnera ses premiers effets au bout de 15 jours de prise.

Comptez 3 semaines à un mois de prise de magnésium pour en ressentir pleinement les effets chez les adultes.

Néanmoins, les effets du magnésium dépendront de la forme prise. Si vous prenez du magnésium marin, il est fort probable que vous ne ressentiez aucun effet, en raison de sa faible biodisponibilité.

Oubliez aussi le Magné b6 et le Boiron mag 300 dont la composition laisse plus qu’à désirer (dioxyde de titane, talc, stéarate de magnésium, nanoparticules…) !

Combien de temps prendre du magnésium ?

Le magnésium peut se prendre en cure de 2 à 3 mois.

Cependant, pour les personnes très stressées, les personnes anxieuses ou nerveuses, le magnésium peut être pris en continu.

En effet, le stress entraine une fuite accrue du magnésium par les voies urinaires. Tant que le stress reste élevé, les besoins en magnésium sont importants car ils sont supérieurs aux recommandations. Tout simplement car la perte de magnésium majore les besoins.

Une pratique sportive intense régulière et une alimentation déséquilibrée, à base de produits industriels, génère les mêmes besoins.

faut-il prendre le magnésium le soir ou le matin ?

Faut-il prendre le magnésium le matin ou le soir ?

Il faut prendre le magnésium le matin ET le soir ! En effet, consommer l’équivalent des besoins quotidiens en magnésium en une seule prise est totalement inutile. Le corps ne pourra l’assimiler que partiellement.

De plus, les minéraux rentrent en compétition entre eux. Il y a donc, dans tous les cas, une déperdition.

C’est pourquoi les compléments en magnésium se prennent entre 2 et 4 fois par jour, en fonction de la forme et du dosage.

La majorité des laboratoires de compléments alimentaires recommandent 3 prises par jour, afin d’atteindre 80% des apports recommandés. Mais ces 80% des apports recommandés ne tiennent pas compte du poids, de la différence homme/femme et des pertes augmentées (stress chronique, maladies, sport intense…).

Faut-il prendre le magnésium pendant les repas ou en dehors ?

Si vous prenez du magnésium marin (ce que je déconseille), il est préférable de prendre le magnésium pendant les repas, afin de limiter les désagréments digestifs.

Sinon, les bonnes formes de magnésium, du type bysglicinate de magnésium, peuvent se prendre indifféremment, pendant ou en dehors des repas.

La seule chose à respecter c’est le fractionner des prises, entre 2 et 4 prises par jour en fonction de la galénique.

Chez les enfants, une seule prise suffit, et plutôt au moment d’un repas pour faciliter la prise.

Magnésium pendant ou en dehors des repas

Les 10 aliments les plus riches en magnésium

Voici les 10 aliments les plus riches en magnésium.

RangAlimentMagnésium (mg / 100 g)
1Graines de courge535 mg
2Cacao en poudre non sucré499 mg
3Graines de sésame ou graines de chia350 mg
4Graines de tournesol340 mg
5Amandes270 mg
6Noisettes160 mg
7Chocolat noir en tablette120 mg
8Tofu100 mg
9Avocat29 mg
10Banane27 mg

Conclusion

Le magnésium est un allié précieux en cas de stress, de fatigue, de douleurs musculaires, de troubles hormonaux ou de déséquilibres métaboliques.

La problématique du magnésium est qu’il est peu présent dans l’alimentation courante. Les sols sont appauvris et le raffinage et l’excès de cuisson diminuent les teneurs en magnésium de nos aliments.

Ce sont principalement les graines et les oléagineux qui sont le plus richement pourvu en magnésium. Mais la majorité de la population n’en consomme pas quotidiennement, voire pas du tout. C’est la même chose pour les enfants.

C’est ce qui explique la carence fréquente, aussi bien chez les adultes que chez les plus jeunes.

Bien que naturel, le magnésium marin est la forme de magnésium la moins bien assimilée par l’organisme. Auquel s’ajoute le fait qu’elle peut occasionner des troubles digestifs comme de la diarrhée.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed, pour sa praticité (2 sticks par jour), avec les 5 meilleures formes de magnésium réunies. Ou le magnésium de chez Herbolistique, qui associe les vitamines du groupes B et de la taurine, pour optimiser l’assimilation.

Chez Herbolistique, vous bénéficiez de la livraison gratuite avec le code F92499.

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Le magnésium est une carence nutritionnelle parmi les plus courantes dans la population. Elle concerne aussi bien les enfants que les adultes et les femmes enceintes, dont les besoins sont particulièrement augmentés.

Les conséquences d’un manque de magnésium sur la santé sont très variables. Il existe un grand nombre de manifestations et de symptômes possibles en cas de carence ou de déficit en magnésium. Il y a les signes cliniques tels que le tressautement des paupières, les crampes ou la fatigue. Mais le déficit en magnésium est aussi associé au diabète, à la dépression, à l’ostéoporose, aux maladies cardiovasculaires, etc…

Evaluer soi-même si on est carencé en magnésium n’est pas évident car l’absence des signes cliniques évoqués n’indique pas quel est votre statut réel en magnésium.

De plus, faire doser son magnésium en faisant une prise de sang est peu pertinent. En effet, seule une toute petite part du magnésium se trouve dans la circulation sanguine (moins de 1%). La majeure partie du magnésium se trouve dans les muscles, dans les organes et en majorité dans les os.

est-ce que je suis en carence de magnésium

Afin que vous puissiez évaluer par vous-même votre statut en magnésium, je vous propose de répondre aux 20 questions que j’ai listées plus loin.

Qu’est-ce que le magnésium ?

Le magnésium est le 4ème minéral le plus abondant dans l’organisme, derrière le calcium, le potassium puis le sodium.

Il intervient dans les grandes fonctions de l’organisme. En effet, il est impliqué dans plus de 300 réactions biochimiques où il joue le rôle de cofacteur. C’est-à-dire que sa présence est nécessaire pour qu’une réaction biochimique puisse se produire.

Il participe à la production d’énergie et à la dégradation des graisses. Il joue aussi un rôle majeur dans l’équilibre de la glycémie, dans la synthèse des protéines et la fixation du calcium sur les os.

Dans le muscle, le magnésium intervient dans la production et la libération d’énergie mais aussi dans le relâchement musculaire. Manquer de magnésium favorise donc les douleurs musculaires.

Lisez mon article pour savoir comment éviter les courbatures et les douleurs musculaires après le sport ?

Enfin, le magnésium est impliqué dans la transmission de l’influx nerveux et dans la régulation du système nerveux, indispensable pour gérer le stress au mieux.

Ces fonctions font du magnésium est un acteur majeur dans la contraction musculaire et le rythme cardiaque.

Le magnésium est un minéral indispensable à la production d'énergie, aussi bien pour les efforts intenses que pour l'endurance.

Comment est régulé le magnésium dans l’organisme ?

La composition corporelle en magnésium est régulée par trois mécanismes :

  • L’absorption intestinale,
  • La régulation rénale entre réabsorption et excrétion rénale,
  • La mobilisation osseuse.

Cette régulation permet normalement d’éliminer le surplus de magnésium par les reins ou d’en limiter les pertes. Et de garantir un niveau minimal pour le fonctionnement cellulaire en procédant à du déstockage osseux en cas de carence. Un déficit en magnésium est donc une source de déminéralisation osseuse.

Les études montrent que notre alimentation occidentale, à base d’aliments raffinés et transformés, s’est considérablement appauvri en magnésium. De nombreux facteurs interfèrent également avec son assimilation intestinale (excès de calcium, de zinc, café, alcool, maladie cœliaque, etc…).

Quels sont les besoins en magnésium ?

Les apports recommandés en magnésium sont de 360mg pour une femme et de 420mg pour un homme.

Pour être plus précis, l’idéal est de calculer ses besoins en magnésium en fonction de son poids.

On estime que l’organisme a besoin de 6mg de magnésium par kilo de poids corporel.

Ainsi, une femme de 60kg aura besoin de 360mg. Les recommandations officielles sont donc basées sur ce poids.

Cela signifie que les besoins en magnésium peuvent être considérablement augmentés en cas de surpoids.

Mais ce qui génère le plus de besoins en magnésium ce sont les situations stressantes qui se répètent au quotidien. Ce que l’on appelle le stress chronique.

Chez les enfants, les besoins vont de 120mg pour un enfant de 20kg à 180mg pour un enfant qui pèse 30kg.

A noter que de nombreux enfants sont carencés en magnésium et que cela peut générer chez eux de l’anxiété, des troubles du sommeil, de la nervosité, voire de l’hyperactivité.

Si votre enfant est hyperactif, autiste, épileptique ou qu’il fait des crises de spasmophilie, je vous invite à lire le livre « la solution magnésium ».

Chez les adolescents, le calcul est également à faire en fonction du poids, que l’on vient majorer de 25mg.

Cette majoration des besoins en magnésium est de 40mg pour une femme enceinte et de 30mg pour une femme qui allaite.

Quels sont les signes d’un manque de magnésium ?

comment savoir si je manque de magnésium

Les signes et symptômes d’un manque de magnésium sont très variés et peuvent facilement être mis sur le compte d’une autre pathologie ou d’une autre carence.

Des études ont démontré qu’une carence en magnésium favorisait les migraines, les douleurs chroniques, les troubles du rythme cardiaque, l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’anxiété et la dépression.

De plus, le magnésium participe à la production d’énergie dans nos mitochondries et il est intimement lié au métabolisme des glucides et donc à nouveau au fait de fournir de l’énergie à l’organisme. C’est ce qui est explique que la première manifestation d’un manque de magnésium soit la fatigue.

Ce n’est pas tout, saviez-vous qu’un taux suffisant de vitamine D était nécessaire à l’assimilation intestinale du magnésium ? Mais aussi qu’un déficit en magnésium réduit le taux de vitamine D ? Magnésium et vitamine D sont donc intimement liés. Or, la majorité de la population est carencée à la fois en vitamine D et en magnésium. Sans savoir que la carence de l’un alimente celle de l’autre !

Enfin, nous retrouvons la même association entre magnésium et calcium. Voilà pourquoi une déficience en magnésium favorise l’ostéoporose.

Comment savoir si je manque de magnésium ?

Voici 20 questions qui vont vous permettre de savoir si vous manquez de magnésium.

  1. Avez-vous régulièrement des crampes la nuit ?
  2. Vous arrive-t-il de ressentir de petits tressautements de la paupière ?
  3. Vous vous sentez fatigué, malgré des nuits correctes ?
  4. Vous sentez-vous irritable ?
  5. Avez-vous des tensions musculaires fréquentes ? Des tremblements ? Une faiblesse musculaire ?
  6. Ressentez-vous un trop plein de stress ?
  7. Vous arrive-t-il régulièrement d’être anxieux ou déprimé ?
  8. Avez-vous des migraines ?
  9. Etes-vous sujet aux trous de mémoire ? A des troubles de la concentration ?
  10. Prenez-vous des médicaments contre les reflux d’acidité, type inhibiteurs de pompe à protons ou IPP?
  11. Votre sommeil est-il perturbé ?
  12. Avez-vous régulièrement des diarrhées ou des troubles digestifs ?
  13. Ressentez-vous parfois des nausées ?
  14. Votre cycle menstruel est-il irrégulier ?
  15. Votre tension est-elle plus basse que d’habitude (inférieure à 10/6) ?
  16. Ressentez-vous des palpitations, sans lien avec une maladie cardiaque ?
  17. Suivez-vous un régime amaigrissant ?
  18. Prenez-vous des diurétiques ?
  19. Faites-vous du sport de manière intense ?
  20. Buvez-vous régulièrement de grandes quantités d’alcool ?

Si vous répondez par l’affirmative à 3 de ces questions vous devez manquer de magnésium.

En résumé

Minéral indispensable tant ses rôles sont nombreux, le magnésium a la particularité d’être sur utilisé ou sur éliminé par l’organisme dans de nombreuses situations (stress, sport, inflammation, pathologies chroniques, grossesse…).

En ajoutant à cela des sources alimentaires peu nombreuses, cela explique pourquoi le magnésium représente une carence parmi les plus fréquentes. On estime ainsi que jusqu’à 80% de la population, enfants compris, pourrait être en déficit de magnésium.

  • Quels sont les aliments les plus riches en magnésium ?
  • Faut-il prendre un complément alimentaire ? Et si oui, quelle forme de magnésium choisir ?
  • A quel moment prendre le magnésium ? Pendant combien de temps ?
  • Peut-on en donner aux enfants ?

Toutes les réponses à vos questions sur le magnésium sont dans l’article dédié « le magnésium : pourquoi et comment« .

Articles récents

Beaucoup de femmes ignorent encore que leur état de santé global est intimement lié à l’équilibre de leur cycle menstruel.

Et pourtant, la manière dont se déroule son cycle menstruel en dit beaucoup sur la femme et sur sa santé physique, physiologique et mentale.

De nombreux facteurs, internes et externes, influencent le cycle menstruel. En retour, le déroulement du cycle menstruel impacte notre forme physique, notre humeur, mais aussi nos capacités cognitives ou encore notre peau.

La santé de la femme est sous influence hormonale tout au long de sa vie. Cela commence in utero et cela perdure jusqu’à la fin de la vie.

L’intérêt d’en prendre conscience est d’éviter de subir son cycle menstruel. La compréhension du fonctionnement du cycle féminin est la première étape.

Voici maintenant les composantes du cycle menstruel à surveiller car ils reflètent notre état de santé.

Quelle est la durée moyenne d’un cycle menstruel ?

Le cycle menstruel peut être divisé en 2 grandes phases : la phase folliculaire et la phase lutéale.

Ce qui nous intéresse pour définir la durée du cycle menstruel c’est la phase folliculaire. Elle commence au 1er jour des règles. Un cycle menstruel débute par conséquent à partir de l’arrivée des règles.

Avoir ses règles signifie que l’utérus élimine une partie de la muqueuse de l’endomètre. En effet, en l’absence de fécondation, cet épaississement de la muqueuse utérine n’est plus nécessaire.

La phase folliculaire prépare à l’ovulation. Les follicules sécrètent des œstrogènes. La muqueuse utérine se reconstitue. Un follicule va devenir mâture et libérer un ovocyte, ce qui signera la fin de la phase folliculaire.

La durée de la phase folliculaire est variable, elle dure au minimum 10 jours mais peut aussi durer une vingtaine de jours. C’est la durée de la phase folliculaire qui va conditionner la durée moyenne du cycle menstruel. En effet, la durée de la phase lutéale est relativement stable et elle varie moins.

Ainsi, on considère que les femmes qui ont des cycles menstruels qui durent moins de 25 jours en moyenne ont des cycles courts.

A l’inverse, les femmes dont les cycles menstruels s’étalent sur 35 jours en moyenne, ont des cycles longs.

Ce qui signifie que si votre cycle dure entre 26 jours et 34 jours, votre cycle menstruel a une durée normale et dans la moyenne.

Passons maintenant aux indicateurs à surveiller.

La régularité des cycles menstruels

Regardez la durée moyenne de vos cycles sur les 6 derniers et définissez une durée moyenne. Un cycle est considéré comme régulier s’il advient chaque mois, avec un delta de variation de plus ou moins 4 jours. Il est donc tout à fait normal que le cycle n’ait pas une durée strictement identique d’un mois sur l’autre.

De nombreux facteurs peuvent également impacter le cycle menstruel et perturber sa durée.

C’est le cas de toute perturbation physique ou psychique. Un gros coup de stress, un accident, un choc physique, un trauma, un décès, une intervention chirurgicale, une variation importante du poids, l’âge, le sport, une maladie aiguë ou une pathologie chronique… Tous ces éléments peuvent perturber la synthèse des hormones féminines et « bloquer » le cycle.

Tant que cela reste ponctuel, inutile de s’inquiéter.

Par contre, si la durée de vos cycles fait le grand écart et devient anarchique, alors il y a un problème quelque part.

En modifiant certains éléments de votre cycle menstruel, le corps vous envoie un message. Il s’agit ensuite d’identifier la ou les causes responsables de ces perturbations.

L’absence de cycle menstruel

En l’absence de règles pendant plus de 3 mois, on parle d’aménorrhée. Je parle ici de femmes ayant quand même des cycles de temps à autre, pour lesquelles on évoque une aménorrhée secondaire.

Les causes possibles d’une absence de règles qui dure dans le temps sont bien identifiées.

La plupart du temps, une aménorrhée est due à un poids insuffisant, à une anorexie mentale, à une activité sportive intensive, à des médicaments ou à certaines pathologies (syndrome des ovaires polykystiques, troubles de la thyroïde, dépression, pathologies endocriniennes…). Mais parfois les causes sont moins évidentes. Seul un professionnel de santé est à même d’établir un diagnostic précis.

Dans tous les cas, aucune femme ne devrait se réjouir de ne pas avoir de règles et s’en contenter.

J’ai eu plusieurs cas de clientes qui sont venues me voir car elles étaient en aménorrhée depuis une dizaine d’années, sans suivi médical. Il s’est avéré qu’à même pas 30 ans, toutes étaient en situation d’ostéopénie ou d’ostéoporose.

L’absence de cycle menstruel est le signe d’un arrêt du fonctionnement hormonal qui peut avoir de lourdes conséquences sur la santé féminine. Ces conséquences sont parfois visibles (sècheresse cutanée, perte de cheveux…), mais aussi invisibles, comme dans le cas où l’insuffisance de sécrétion d’œstrogènes impacte et perturbe le remodelage osseux.

Si vous êtes concernée, faites-vous accompagner pour retrouver une régularité dans votre cycle menstruel.

Les douleurs de règles

Les douleurs de règles, aussi appelées dysménorrhées, sont présentes dans la majorité des cycles menstruels. On estime que 90% des femmes sont concernées, à des degrés divers.

Les douleurs de règles peuvent être présentes, de manière ponctuelle, dans les jours qui précèdent les règles. Elles sont généralement ressenties les premiers jours uniquement car elles sont liées à la quantité de muqueuse utérine à évacuer.

Pour permettre à la muqueuse utérine de s’évacuer, l’utérus produit des molécules inflammatoires appelées prostaglandines. Ce sont les prostaglandines qui provoquent les contractions de l’utérus. Que ce soit des contractions lors de l’accouchement ou des contractions lors des règles, dans les 2 cas, une douleur est ressentie, bien que l’intensité et la durée soient différentes.

Est-ce normal d’avoir mal pendant les règles ?

Oui et non.

Pour pouvoir se situer, je conseille d’utiliser une échelle de la douleur. Les douleurs de règles ne devraient pas dépasser une intensité de 5 sur une échelle allant de 0 à 10. A partir du moment où les douleurs de règles perturbent vos activités quotidiennes, et que ces douleurs se répètent d’un cycle sur l’autre, ce n’est pas normal.

Lors d’une consultation en naturopathie, j’identifie les causes des douleurs de règles, mais aussi tous les facteurs pouvant augmenter l’intensité de la douleur ressentie. Voici les plus fréquents :

  • Le stress
  • Une alimentation déséquilibrée (pro-inflammatoire, industrielle, trop grasse, trop sucrée, carencée…)
  • La fatigue
  • Le tabac
  • L’anxiété
  • Un stérilet au cuivre
  • Une pathologie telle que l’endométriose, l’adénomyose, un fibrome…

En dehors de toute pathologie, les premiers facteurs cités sont tous en lien avec notre hygiène de vie. C’est ce qui explique les grandes variations individuelles, mais aussi les variations d’un cycle sur l’autre.

La bonne nouvelle c’est que les douleurs des règles sont le facteur sur lequel il est plus facile d’agir. Les techniques naturelles proposées en naturopathie pour diminuer les douleurs des règles offrent de très bons résultats.

Les saignements pendant les règles

Plusieurs paramètres sont à observer pour s’assurer que les saignements (ménorragies) sont normaux.

La quantité de sang évacué

Bien qu’elle soit importante les premiers jours, elle doit être gérable avec une protection adaptée. Une limite de temps de 2h a été donnée pour évaluer si les règles sont plus abondantes que la normale. En clair, changer de protection toutes les 2h pendant 24h à 48h ça passe mais au-delà, cela peut être le signe d’autre chose.

Les fibromes et un stérilet en cuivre sont 2 causes de saignements hémorragiques. Mais on peut avoir des règles abondantes sans avoir de fibrome ni porter de stérilet. Certaines femmes produisent par exemple trop d’œstrogènes, ou ne les éliminent pas assez, ce qui augmente le flux des saignements au moment des règles.

La présence de caillots

Il n’est pas anormal d’en avoir les premiers jours. Ce qui doit alerter c’est si les caillots diffèrent en quantité et en volume d’un cycle à l’autre. Il est préférable dans ce cas de consulter.

La couleur des règles

La couleur du sang éliminé pendant les règles évolue au cours du cycle. De couleur un peu rose, au rouge vif, jusqu’au rouge foncé puis au rouge tirant vers le marron, c’est toute une palette de déclinaisons de la couleur rouge que l’on peut avoir pendant ses règles. Là aussi pas d’inquiétudes particulières à avoir si les différences de couleur suivent une progression qui se répète d’un cycle sur l’autre. Par contre, si cela vous paraît différent de d’habitude, n’hésitez pas à interroger votre gynécologue.

L’odeur des règles

Le sang des règles se compose de fer, de bactéries, de cellules et de sécrétions, un cocktail présent chez toutes les femmes. Néanmoins, comme l’odeur corporelle, l’odeur des règles est individuelle et elle peut indisposer. Néanmoins, c’est le changement d’odeur qui doit vous alerter. Ce pourrait être le signe d’une vaginose bactérienne. Les règles peuvent en effet favoriser la prolifération bactérienne. En cas de doute, il faut consulter un gynécologue.

La présence de symptômes avant les règles

Les symptômes liés au cycle menstruel sont regroupés sous le terme de syndrome prémenstruel. Ces symptômes peuvent démarrer avec l’ovulation et s’arrêter pendant les règles.

Voici les manifestations physiques les plus fréquentes :

  • Migraines, maux de tête, vertiges
  • Problèmes de peau : acné, eczéma, démangeaisons, irritations
  • Troubles ORL : rhinite, maux de gorge, sinusite…
  • Troubles cardiovasculaires : palpitations, arythmie…
  • Troubles pulmonaires : sensation d’oppression, asthme, essoufflement…
  • Mamelons sensibles, seins gonflés, douloureux ou congestionnés
  • Bouffées de chaleur, transpiration augmentée, sueurs nocturnes
  • Perte de cheveux
  • Troubles digestifs : ballonnements, troubles du transit, sensations de lourdeurs,
  • Troubles veineux : hémorroïdes, varices…
  • Troubles gynécologiques : mycoses vaginales, cystites…
  • Douleurs musculaires, douleurs articulaires
  • Rétention d’eau, prise de poids
  • Fatigue, sensation de faiblesse
  • Perte d’appétit ou fringales, envies d’aliments sucrés

Et les manifestations psychologiques :

  • Troubles de l’humeur : irritabilité, agressivité, colère, déprime, susceptibilité, anxiété, tristesse
  • Trouble dysphorique prémenstruel : idées noires, pensées suicidaires, pessimisme, perte de confiance en soi, désespoir, dépression
  • Troubles de la libido
  • Troubles du sommeil : insomnie, réveils nocturnes, cauchemars, terreurs nocturnes
  • Troubles cognitifs : difficultés de concentration et de mémorisation

Le syndrome prémenstruel doit être évalué en fonction du nombre de symptômes présents, de leur intensité et de leur fréquence. C’est ce qui permet de faire la différence entre un spm léger et un spm pathologique, reflet d’un déséquilibre hormonal.

En dehors de toute pathologie, le syndrome prémenstruel est amplifié par les mêmes facteurs qui déterminent notre hygiène de vie et notamment ceux qui la dégradent : le stress chronique, une mauvaise gestion de ses émotions, une mauvaise qualité du sommeil, la présence régulière de toxines tels que le tabac et l’alcool, une alimentation pauvre en nutriments indispensables, avec la présence de carences nutritionnelles, une alimentation pro-inflammatoire, du surpoids, et enfin de la sédentarité couplée à un manque d’activité physique.

Pour vous aider à corriger certains déséquilibres et diminuer l’intensité du syndrome prémenstruel, j’ai rédigé un ebook dédié au spm.

EBOOKS SPM GROSSESSE ACCOUCHEMENT

En conclusion

Je vous ai présenté les différents paramètres qui vous permettent d’évaluer si votre cycle menstruel est équilibré.

Si tous les signaux sont au vert, alors votre santé, physique, physiologique et psychique, repose sur une base hormonale saine. L’objectif est de préserver et de maintenir cet état le plus longtemps possible.

Si des déséquilibres sont présents, je ne peux que vous encourager à ne pas les laisser perdurer car l’impact sur votre santé est réel.

Personne ne devrait s’habituer à avoir un cycle hormonal déséquilibré ni à « vivre avec ».

Faites-vous accompagner par un professionnel. L’avantage est que les effets positifs d’un accompagnement sont concrets et facilement mesurables.

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Soutenir les hormones grâce aux plantes fait partie de ce que l’on apprend en naturopathie. En effet, les plantes ont de nombreuses propriétés différentes et certaines d’entre elles sont utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques. D’ailleurs un grand nombre de médicaments sont issus des plantes.

Néanmoins, les plantes ont beau être des produits naturels, les contre-indications existent. Dans le cas des hormones, mal utilisées, elles peuvent même aggraver les problèmes hormonaux.

C’est pourquoi il ne faut JAMAIS faire de l’automédication concernant les hormones. Et voici pourquoi.

A quoi servent les hormones ?

Les hormones sont fabriquées par des glandes (glandes surrénales, thyroïde, les ovaires, etc..). Elles ont une activité continue et sont sous la commande du cerveau, et plus particulièrement des 2 glandes situées dans le cerveau : l’hypothalamus et l’hypophyse.

Les hormones synthétisées par l’hypothalamus communiquent avec l’hypophyse. Celles libérées par l’hypophyse dans le sang vont activer l’ensemble des glandes situées dans le reste du corps.

Une hormone a donc un rôle de messager et d’activation d’un organe cible. Les hormones circulantes vont se fixer sur des récepteurs présents sur les membranes cellulaires. Ces récepteurs hormonaux sont spécifiques d’une hormone. Cette fixation va déclencher une cascade de réaction au sein de l’organe cible. 

Par exemple au niveau des ovaires, c’est la FSH qui déclenche la sécrétion d’œstrogènes. Puis c’est la LH qui donnera le signal de fabrication de la progestérone. 

Les rôles des hormones dans l'organisme

Les sécrétions hormonales de l’hypophyse

Certains facteurs (fatigue, stress, surpoids ou maigreur, sport intense, âge, métaux lourds, pesticides…) peuvent fragiliser la synthèse hormonale ou la reconnaissance du message par les récepteurs hormonaux situés sur les cellules.

Les déséquilibres hormonaux sont ainsi extrêmement fréquents et peuvent concerner aussi bien les femmes que les hommes. 

Un grand nombre de pathologies sont provoquées par ces déséquilibres, et plus précisément par des excès de fabrications d’hormones ou à l’inverse par des insuffisances hormonales. Citons l’endométriose, l’infertilité, l’hypothyroïdie, le diabète, le SOPK, l’obésité…

La phytothérapie et l’aromathérapie sont des pratiques naturelles permettant de soutenir le fonctionnement du système hormonal quand il rencontre des difficultés. Mais attention, l’auto-médication est à éviter. De plus, certaines plantes ne sont pas à associer avec des médicaments qui apportent des hormones de synthèse.

Voici les plantes les plus réputées pour soutenir nos hormones.

Les plantes pour réguler le cycle féminin

Certaines plantes vont venir soutenir le système hormonal et aider le cycle menstruel à se réguler de la puberté à la ménopause. Elles peuvent ainsi être recommandées pour des problématiques diverses. Les plantes peuvent être utiles en cas d’aménorrhée, de cycles irréguliers, de SOPK, de syndrome prémenstruel, d’endométriose

Les plantes pour soutenir les hormones sont aussi d’un grand recours en période de préménopause, et pour atténuer les premiers symptômes telles que les bouffées de chaleur.

Certaines d’entre elles sont des phyto-hormones et doivent être utilisées avec précaution. En fonction de la problématique, les plantes régulatrices du cycle féminin sont adaptées durant tout le cycle ou en 2ème partie.

Voici la liste des plantes pouvant être utilisées pour réguler les hormones féminines :

  • Le bourgeon de framboisier
  • Les feuilles de framboisier
  • Le gattilier
  • L’huile essentielle d’anis
  • L’huile essentielle de sauge sclarée
  • L’huile essentielle de camomille allemande ou matricaire
  • L’alchémille
  • L’achillée millefeuille
  • La sauge officinale
  • L’onagre

Les plantes oestrogène-like

Certains déséquilibres hormonaux (endométriose, SOPK, SPM, règles douloureuses, infertilité) sont dus à des excès ou à des insuffisances, soit d’œstrogènes, soit de progestérone.

Les plantes œstrogène-like servent à mimer le fonctionnement hormonal. Elles contiennent des phytoestrogènes, qui sont des composés végétaux qui peuvent se lier aux récepteurs des œstrogènes. 

Bien que leurs effets soient plus faibles que des œstrogènes de synthèse, les plantes œstrogéniques sont déconseillées en cas d’antécédents de cancers hormonodépendants.  

Les plantes oestrogène-like sont disponibles sous différentes formes : tisane, complément alimentaire, huile essentielle, bourgeon.

Pour être efficace, chaque chaque galénique choisie doit suivre un protocole précis. Par exemple pour qu’une plante en tisane ait un effet sur l’organisme, elle doit être consommée à raison de 3 tasses par jour pendant une certaine durée.

Les plantes aux effets oestrogéniques :

  • La sauge
  • Le réglisse
  • Le houblon
  • Le trèfle rouge
  • Le soja
  • Le lin
  • L’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa)
  • Le ginseng
  • Le shatavari

Les huiles essentielles oestrogène-like :

  • Huile essentielle d’Anis,
  • Huile essentielle d’Estragon,
  • Huile essentielle de Fenouil,
  • Huile essentielle de Niaouli,
  • Huile essentielle de Sauge sclarée
  • Huile essentielle de Cyprès

Les bourgeons oestrogène-like :

  • Bourgeon d’airelle

Les plantes progestérone-like 

Contrairement aux plantes œstrogéniques, il n’existe pas de plante contenant de la progestérone ou capable d’en mimer le fonctionnement dans l’organisme.

Mais certaines plantes peuvent rééquilibrer la balance oestrogènes/progestérone et c’est celles-là que l’on appelle progestérone-like. Maintenant vous savez que c’est une simplification du langage.

Seul un questionnaire poussé permet de proposer un protocole adapté. Chaque plante est différente et ne convient pas à toutes.

Voici les plantes progestérone-like les plus étudiées :

  • Le gattilier
  • L’alchémille
  • L’achillée millefeuille
  • Le yam
  • La mélisse
  • L’onagre

Les bourgeons progestérone-like :

  • Bourgeon de pommier

Quelles plantes prendre à la ménopause ?

La ménopause se caractérise par une forte diminution de la synthèse des hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone).

Les plantes sont des solutions naturelles efficaces pour diminuer les symptômes de la ménopause. Elles sont par contre contre-indiquées en cas d’antécédents de cancers hormono-dépendants.

La plante oestrogen-like la plus efficace en soutien de la ménopause est la sauge, en tisane ou en huile essentielle. J’ai toujours eu de bons retours de mes clientes, notamment pour diminuer la fréquence des bouffées de chaleur.

Le protocole est défini en fonction de chaque femme que j’accompagne car il répond aux questions suivantes :

  • Depuis combien de temps suis-je ménopausée ?
  • Quels sont les autres symptômes associés ?
  • Combien de bouffées de chaleur ?
  • Sont-elles uniquement en journée ?
  • Quel est mon poids ?
  • Comment fonctionne ma thyroïde ?
  • Ai-je un début d’insulinorésistance ?

La ménopause est une étape de vie essentielle qui doit être accompagnée dans sa globalité. Les symptômes sont des messages que le corps vous envoie. Ils doivent donc être interprétés afin d’y répondre au mieux.

Les plantes qui soulagent les douleurs menstruelles

Les huiles essentielles en cas de douleurs de règles :

  • Huile essentielle de Sauge sclarée
  • Huile essentielle d’Estragon
  • Huile essentielle de Camomille allemande ou matricaire ou huile essentielle de Lavande vraie ou fine

Elles sont à associer pour bénéficier d’un effet synergie et voir leurs bienfaits amplifiés. Une goutte de chaque huile essentielle dans un cuillère à café d’huile végétale, en massage sur le bas-ventre, 2 à 4 fois par jour.

Les plantes régulatrices en cas de règles douloureuses :

  • Le houblon
  • L’actée à grappes ou cimicifuga racemosa
  • La mélisse
  • L’achillée millefeuille

Attention elles ont des effets hormonaux. Comme toujours, ne prenez aucune plante par vous-même, en dehors d’une consultation de naturopathie si vous avez une pathologie chronique et si vous prenez des médicaments au quotidien.

Les plantes qui apaisent les troubles prémenstruels

A partir de 40 ans, j’ai commencé à ressentir des suées nocturnes un peu avant l’arrivée de mes règles et pendant mes règles. Au point d’être tous les mois trempée pendant plusieurs nuits et évidemment de dormir très mal.

J’ai été voir ma gynécologue qui m’a fait faire un bilan hormonal. Cela n’a servi strictement à rien. J’en ai parlé à mon médecin, qui ne m’a pas répondu.

Alors il m’a fallu 3 ans pour comprendre quelle pouvait en être à l’origine, mettre en place un protocole et o miracle, en venir à bout ! Je vous épargne toutes les étapes mais aujourd’hui je n’ai plus une seule suée nocturne. 

Mon cas personnel n’est qu’un exemple pour vous montrer que chaque problème a une solution naturelle. La difficulté c’est d’en identifier la cause. Et ça c’est mon rôle en tant que praticienne de santé. 

JE PRENDS RDV

Les plantes pour calmer le syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel est multifactoriel. Ce qui signifie qu’il n’y a pas une seule et unique cause qui provoquerait des symptômes inconfortables à partir de l’ovulation et jusqu’à l’arrivée des règles.

Pour diminuer la fréquence et l’intensité des symptômes du syndrome prémenstruel, il faut agir à plusieurs niveaux. J’ai écrit un article dédié aux troubles prémenstruels qui détaille le protocole que je propose lors d’une consultation.

Vous pouvez aussi vous contenter de l’ebook que j’ai rédigé et qui vous donnera toutes les solutions naturelles pour retrouver un équilibre hormonal sans troubles prémenstruels.

Voici ce qu’il contient :

  1. Comprendre le syndrome prémenstruel
  2. Identifier et combler les déséquilibres
  3. Les soutiens naturels
  4. Les suppléments indispensables
  5. Le rééquilibrage alimentaire
  6. La gestion du stress

Derniers articles

Comprendre les hormones féminines, leur fonctionnement et leurs rôles n’est pas toujours aisé. Les hormones féminines sont indispensables à la vie de la femme. Les œstrogènes interviennent ainsi dans de nombreux systèmes (osseux, musculaire, nerveux, cutané, cardiovasculaire…) et ils ont un rôle protecteur. Mais en excès, ils provoquent des pathologies.

Vous voulez tout savoir sur  les hormones féminines ? Vous cherchez à saisir leurs rôles et leur impact sur votre corps ? Vous vous interrogez sur les déséquilibres hormonaux et leurs symptômes ?  

Cet article vous donne les clés pour tout savoir sur les hormones féminines ovariennes.

Les hormones féminines : qu’est ce que c’est ?

Les hormones féminines appartiennent à deux catégories : les œstrogènes et la progestérone. Toutes deux sont sécrétées par les ovaires. Comme toutes les hormones, les œstrogènes et la progestérone sont des messagers chimiques, véhiculés dans le sang, qui apportent un message à des cellules éloignées. 

La production d’hormones par les ovaires est elle-même conditionnée par des hormones sécrétées par le cerveau et plus particulièrement par l’hypophyse : l’hormone folliculostimulante (FSH) et l’hormone lutéinisante (LH).

La sécrétion des œstrogènes et de la progestérones suit un rythme qui se répète à chaque mois. La chute de ces taux d’hormones provoque les règles et correspond au premier jour de chaque cycle.

Les œstrogènes

L’œstrogène garantit le bon fonctionnement du corps féminin pour l’ovulation et la grossesse. Cette hormone joue aussi un rôle dans les fonctions motrices et la mémoire.

Le groupe des œstrogènes est composé de trois hormones: oestradiol, oestrone et oestriol.

Ces hormones sont produites principalement par les ovaires de la puberté à la ménopause mais aussi par le placenta durant la grossesse et par les glandes surrénales tout au long de la vie.

Durant un cycle menstruel de 28 jours, le cerveau, via l’hypothalamus puis l’hypophyse, libère de la FSH qui stimule les ovaires qui commencent alors à sécréter des œstrogènes. Le pic d’œstrogènes est atteint deux jours avant l’ovulation. A partir de l’ovulation, le taux d’œstrogène commence à baisser.

Quand a lieu l’ovulation ?

L’ovulation n’a pas lieu le 14ème jour du cycle. Le moment de l’ovulation dépend de plusieurs hormones (FSH, LH et œstrogènes). La première phase du cycle menstruel, la phase folliculaire, a une durée plus ou moins longue. C’est elle qui détermine la durée globale de votre cycle. Par contre, la 2ème phase du cycle, qui démarre après l’ovulation, appelée la phase lutéale, a elle une durée stable de 14 jours.

De plus, même avec un cycle régulier, le jour de l’ovulation n’est pas fixe d’un cycle sur l’autre.

Néanmoins, vous pouvez reconnaître les signes d’ovulation et ainsi détecter votre période de fertilité. Les signes d’ovulation sont différents en fonction des femmes. Voici les plus courants :

  • Pertes vaginales,
  • Glaire cervicale abondante,
  • Douleurs aux ovaires,
  • Douleurs lors d’un rapport sexuel,
  • Bas ventre gonflé,
  • Tensions dans le bas ventre,
  • Tensions mammaires,
  • Vagin gonflé,
  • Hausse de la libido.

La progestérone

La progestérone est l’hormone qui prépare la nidation et l’implantation de l’ovule dans l’utérus lorsqu’il y a fécondation. 

Vers le onzième jour du cycle, le cerveau commence à sécréter de la LH. Au moment de l’ovulation, le taux de LH atteint un pic. Le corps jaune des ovaires déclenche la sécrétion de la progestérone.

Si l’ovule n’est pas fécondé, le taux de progestérone chute et entraîne l’apparition des règles.

Les rôles des hormones féminines ovariennes

Les hormones féminines favorisent les conditions de la nidation d’un éventuel embryon. Elles jouent aussi un rôle essentiel durant la grossesse.

A la puberté

A l’adolescence, l’hypothalamus libère une hormone, la GnRH. Celle-ci apporte le message à la glande pituitaire de déclencher la libération des hormones par les ovaires. La production d’œstrogène et de progestérone débute alors. La puberté commence. Les règles apparaissent et deviennent le marqueur de cette étape.

Les œstrogènes influent sur le développement des caractères sexuels secondaires : système uro-génital, système mammaire, élargissement du  bassin et système pileux. Mais ces hormones participent aussi à la fixation du calcium sur les os et stimulent la croissance lors de la puberté. Ce groupe d’hormones agit aussi sur la qualité de la peau, des cheveux et sur la voix.

La progestérone n’a pas d’influence sur les caractères visibles du corps féminin. 

Cependant, elle prépare l’utérus aux règles et calme les contractions lors des menstruations.

De la puberté à la ménopause

Jusqu’à la ménopause, le corps produit tous les mois des œstrogènes et de la progestérone. Une femme connaît environ 500 cycles menstruels dans sa vie. A chaque cycle, les hormones féminines préparent le corps à une éventuelle grossesse.

La ménopause se traduit par l’arrêt des règles et donc du système ovarien. Les ovaires n’ont plus d’ovules en stock à produire. La progestérone n’est plus sécrétée. Le taux d’œstrogène chute également de manière assez brutale.

L’arrêt de la sécrétion des hormones féminines sexuelles provoque pour certaines femmes des troubles corporels tels que maux de tête, bouffées de chaleur, fatigue, prise de poids, baisse de moral…

Comme les œstrogènes jouent aussi un rôle dans le métabolisme féminin, l’absence de sécrétion à la ménopause peut aussi causer des pathologies plus graves comme l’ostéoporose.

Les femmes peuvent également commencer à développer des pathologies cardiovasculaires car les œstrogènes ont un effet protecteur.

les hormones féminines de la puberté à la ménopause

Pendant la grossesse

Si l’ovule a été fécondé, la production d’œstrogènes et de progestérone se poursuit à un rythme plus élevé pendant la gestation.

Durant les huit premières semaines de grossesse, les œstrogènes sont sécrétés par les ovaires puis par le placenta. Ce groupe d’hormones va développer la vascularisation de l’utérus et augmenter la masse musculaire de ce dernier. Les œstrogènes favorisent aussi la croissance du fœtus.

La progestérone est sécrétée par les ovaires jusqu’à la dixième semaine de grossesse puis par le placenta. Cette hormone empêche les contractions de l’utérus, pour ne pas expulser le fœtus. La progestérone favorise également l’augmentation des glandes mammaires en vue de l’allaitement. 

A l’inverse, à l’approche de l’accouchement, le taux de progestérone chute pour favoriser les contractions nécessaires à la sortie du bébé.

Les déséquilibres hormonaux 

L’endométriose

L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 1 femme sur 10. Elle se caractérise notamment par de fortes douleurs pelviennes pendant la période des règles. Elle reste pourtant souvent incomprise.

Les cellules endométriales tapissent la partie interne de l’utérus et s’épaississent pour accueillir l’embryon lors de la nidation. S’il n’y a pas de nidation, l’endomètre se délite puis est évacué par le flux sanguin que constituent les règles.

L’endométriose s’explique par la présence de tissu endométrial hors de l’utérus, le plus souvent dans la zone abdominale. Ces cellules tout comme l’endomètre sont sensibles aux variations hormonales. Ces lésions réagissent donc aux variations des œstrogènes.

Tout comme l’endomètre, ces lésions se développent en début de cycle puis saignent au moment  des règles.

Les douleurs provoquées par l’endométriose ont tendance à s’atténuer voire à disparaître à la ménopause lorsque le corps féminin ne sécrète plus d’œstrogènes.

Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques)

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une pathologie présente chez 1 femme sur 10 pendant sa période de fertilité. De multiples follicules, nommées communément kystes, se forment sur les ovaires et sont visibles lors d’une échographie.

Le SOPK se manifeste le plus souvent par  des cycles menstruels irréguliers et longs voire une absence de règles et des difficultés à concevoir un enfant. D’autres symptômes comme une pilosité plus importante ou de l’acné peuvent aussi apparaître.

Cette affection provient d’un excès d’hormones androgènes qui normalement sont transformés en œstrogènes. Le SOPK relève donc d’un manque d’œstrogènes.

L’acné hormonale

Le Journal of American Academy of Dermatology indique que 54% des femmes âgées de 25 ans et plus souffrent d’acné.

L’acné peut être provoquée par un dérèglement hormonal chez les femmes adultes et être également présente pendant la grossesse. Les hormones sexuelles, œstrogènes, progestérone et testostérone, régulent la production de sébum par les glandes sébacées. La progestérone a tendance à stimuler la production de sébum quand les œstrogènes possèdent des capacités à la freiner.

En début de cycle, le taux d’œstrogènes est élevé, le sébum est régulé. A partir du milieu de cycle, le taux d’œstrogènes chute et le taux de progestérone progresse. C’est à partir de ce moment que l’acné se développe, plutôt en bas du visage car l’acné est hormonale.

Le SPM (syndrome prémenstruel)

80% des femmes souffrent chaque mois de ces symptômes. Et une femme sur 3 en est très indisposée.

Le SPM, ou syndrome prémenstruel, est un ensemble de symptômes qui surviennent avant le début des règles et qui sont plus ou moins prononcés selon les femmes. Des symptômes physiques sont ressentis comme des ballonnements, des crampes abdominales, des douleurs aux seins. Des perturbations émotionnelles peuvent aussi apparaître comme de l’irritabilité, de l’anxiété, ou une perte d’estime de soi.

Cet inconfort est lié aux changements hormonaux ou plutôt au déséquilibre entre les taux hormonaux d’œstrogènes et la progestérone durant le cycle menstruel.

Lorsque le taux d’œstrogènes est trop élevé, les femmes souffrant de SPM subissent gonflement, colère et irritabilité.

A l’inverse, si  le taux de progestérone est trop élevé, anxiété et fatigue intense se font ressentir.

Conclusion

Vivre en harmonie avec son cycle et ses hormones n’est pas incompatible. 

Vous détenez les capacités d’adapter votre rythme avec celui de vos hormones pour vivre le plus sereinement possible quel que soit votre âge. Une alimentation équilibrée, l’apport de certains nutriments ou la réduction du stress participent à la régulation hormonale.

La naturopathie, en tant que pratique holistique, propose un accompagnement global et personnalisé qui offre de très bons résultats.

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Il existe différentes méthodes de contraception non hormonale. L’avantage est que ces méthodes n’interfèrent pas avec le cycle menstruel et qu’elles n’impactent pas la fertilité, contrairement aux méthodes de contraception hormonale. Ce qui peut être vu comme un avantage ou un inconvénient en fonction de ce que l’on recherche en les utilisant.

L’intérêt majeur de la contraception non hormonale est qu’elle préserve la santé de la femme sur le long terme. Ni la santé cardiovasculaire, ni la santé osseuse de la femme ne sont altérées. La sphère psycho-émotionnelle est préservée.

Par contre, adopter une contraception naturelle oblige à connaître le fonctionnement du cycle menstruel. J’ai rédigé plusieurs articles à ce sujet pour vous y aider. Le cycle menstruel féminin constitue un baromètre majeur de l’état de santé de la femme, j’en parle d’un autre article.

Choisir sa méthode de contraception non hormonale

La symptothermie

Cette méthode se base sur l’observation de 2 éléments qui se modifient en fonction du cycle.

Ces critères sont :  

  • La température corporelle au réveil,
  • La glaire cervicale.

Les premiers cycles, la température corporelle doit être mesurée chaque matin. Au bout de 3 cycles, l’antériorité sera suffisante pour définir les 10 jours les plus à risque. Il faut en effet savoir que la date de l’ovulation n’est pas fixe, même avec un cycle régulier. D’où la nécessite de prendre sa température pendant 10 jours sur un cycle d’un mois. Pendant cette période à risque, il y aura abstinence ou utilisation de préservatif.

La présence de glaire ou non, puis son aspect, constituent des indicateurs supplémentaires.

Ces critères peuvent être consignés dans une application (Sympto) ou sur un cyclogramme. Vous pourrez identifier grâce à cela votre fenêtre de fertilité.

Le stérilet au cuivre

Le nom médical est Dispositif Intra Utérin (DIU). Ici pas d’hormones. C’est le cuivre, par un effet cytotoxique, qui rend les spermatozoïdes inactifs. Le stérilet au cuivre agit également en provoquant une inflammation locale de l’endomètre qui empêche l’implantation dans l’utérus de l’ovocyte fécondé.

Sa pose n’est pas toujours aisée et peut être douloureuse. Il peut être conservé pendant 5 ans. 

Les effets secondaires du stérilet au cuivre

Les saignements peuvent être irréguliers et les règles plus abondantes et plus longues.

Certaines femmes ne le supportent pas du tout, soit par allergie au cuivre soit par rejet du corps contre un corps étranger. Dans tous les cas, si au bout de 2 à 3 mois les effets secondaires sont toujours présents, il faut le faire enlever. 

Le retrait

Dans cette méthode, l’homme doit se retirer du vagin de sa partenaire avant que n’arrive l’éjaculation.

C’est celle qui rencontre le plus d’échecs. En effet l’homme doit tout d’abord réussir à contrôler son éjaculation. De plus des spermatozoïdes sont déjà présents dans le liquide pré-séminal, sécrété avant l’éjaculation. Un frottement du sexe de l’homme contre le vagin pendant les préliminaires est suffisant pour tomber enceinte.

Le préservatif

Le préservatif masculin empêche les spermatozoïdes de rentrer dans le vagin. Il est fabriqué en latex ou en polyuréthane. 

Le préservatif est une méthode efficace, le seul risque réside dans son percement. Si cela se produit pendant la période ovulatoire, il nécessite de prendre une contraception en urgence du type pilule du lendemain à base de Levonorgestrel ou pilule du surlendemain à base d’Acétate d’ulipristal. Ces contraceptions d’urgence sont en vente libre en pharmacie.

Les contre-indications du préservatif

Les préservatifs au latex ne peuvent être utilisés par les personnes qui y sont allergiques.

L’abstinence périodique

La méthode Ogino consiste, pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter d’avoir des rapports sexuels pendant les jours qui précèdent et suivent l’ovulation, ou d’utiliser un préservatif.

Néanmoins, même avec un cycle parfaitement régulier, le jour de l’ovulation diffère d’un cycle à l’autre. Avec un risque que la fenêtre de fertilité prise en compte soit erronée.

C’est la méthode qui comporte le plus d’échec. Elle nécessite de bien se connaître, de repérer les signes de l’ovulation, encore faut-il en avoir, et de l’associer au suivi de la glaire cervicale. Là encore toutes les femmes ne maîtrisent pas cet aspect et certaines n’en sécrètent quasiment pas.

Le moniteur de contraception

Il s’agit d’un boitier avec lequel on prend sa température chaque matin. Les variations de température étant directement enregistrées, ce moniteur de contraception indique la période de fertilité à l’aide d’un code couleur. Les 2 marques présentes étaient jusqu’à maintenant Lady Comp et Clearblue. Lady Comp propose 2 modèles, l’un à 375€ et l’autre, avec des fonctionnalités plus évoluées, à 475€. Le moniteur de contraception Clearblue n’est plus commercialisé.

Les test d’ovulation

Ils sont généralement utilisés par les femmes enceintes pour déterminer la période fertile. Ils peuvent donc l’être de la même manière, pour éviter d’avoir un rapport pendant les jours d’ovulation détectés. Une boite de tests d’ovulation Clearblue comprend 10 tests. Ils peuvent donc être commencés à J+10 du cycle pour les cycles inférieurs à 30 jours, où à partir du moment où la glaire cervicale commence à être sécrétée. Je conseille l’utilisation du Clearblue digital, avec lecture de 2 hormones, qui est extrêmement précis et qui détecte 4 jours de fertilité.

L’application pour calculer son ovulation

Pour vous aider à suivre son cycle, certaines applications sont très utiles. Je recommande l’application Flo pour calculer son ovulation. On y rentre les règles en détail comme le niveau de flux mais aussi les symptômes associés. Même chose pendant la durée du cycle. En fonction des informations et de l’antériorité de nos cycles, l’application nous indique le jour d’ovulation estimé. Même si je ne conseille pas de ne se baser que sur l’application, elle n’en reste pas moins un outil appréciable et complémentaire.

Pourquoi adopter une méthode de contraception non hormonale ?

Mon avis de naturopathe sur la contraception non hormonale

Choisir une méthode de contraception non hormonale implique d’écouter son corps et de connaître le fonctionnement du cycle féminin. Mieux comprendre ce qui fait de nous des femmes. Ne plus vouloir être dépendante de molécules chimiques et ne plus vouloir en subir les effets oblige à observer son corps et à s’y adapter. Il faut savoir que cela ne sera pas moins contraignant que de prendre la pilule. C’est une autre charge mentale mais une charge mentale quand même.

Néanmoins, le fait d’avoir des cycles naturels a un autre atout. Chacune des 4 phases du cycle féminin (phase pré-ovulatoire, ovulation, phase prémenstruelle, menstruation) correspond à une énergie différente. Connaître son cycle offre donc la possibilité d’adapter ses activités en fonction de la phase de son cycle.

La phase pré-ovulatoire est une phase de dynamisme, où les performances intellectuelles et physiques sont les plus importantes. La phase prémenstruelle est une phase où la créativité est favorisée. Certaines femmes peuvent par contre la vivre de manière plus négative : colère, déprime, intolérance, hypersensibilité… La période des règles devrait être un moment de recentrage sur soi. L’énergie est moins présente, le corps a besoin de repos et de calme. A l’inverse, l’ovulation peut être vécue comme une période d’énergie débordante, avec une envie d’aller vers les autres.

Il n’est pas évident de réussir à caler ses impératifs personnels et professionnels en fonction de son cycle mais quand on vous demande de fixer la date d’un événement important, un rdv, une présentation orale, un week-end en famille ou autre, pensez à votre cycle !

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Le sujet de la contraception concerne ou concernera toutes les femmes à un moment de leur vie. Ce sujet est d’autant plus important que le choix d’une contraception influence la vie d’une femme, bien plus qu’imaginé. Contrôler son cycle menstruel par le biais de la chimie ce n’est pas neutre. La contraception hormonale a été, à la fois, une avancée majeure pour les femmes, tout en les coupant de leur cycle menstruel et de ce qui fait d’elles des femmes.

Cet article a pour objectif de vous aider à choisir en vous donnant une information objective sur chaque dispositif contraceptif.

Et si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement de votre cycle menstruel, j’ai plusieurs articles dédiés à leur compréhension.

La contraception hormonale se divise en 2 grandes catégories :

  • Les oestroprogestatifs,
  • Les progestatifs.

Contraception hormonale : les oestroprogestatifs

Ils associent deux hormones, un œstrogène et un progestatif. Ils agissent sur 3 niveaux :

  • L’ovulation est supprimée car les sécrétions de LH et de FSH sont minimales,
  • La muqueuse utérine est inapte à la nidation,
  • La glaire cervicale est plus dense et devient imperméable aux spermatozoïdes.

La pilule combinée

Les pilules diffèrent en fonction des progestatifs utilisés. On les distingue en les nommant pilule de 1ère, 2ème, 3ème ou 4ème génération.

Les pilules de 1ère génération ne sont presque plus prescrites car certaines femmes pouvaient voir se développer des signes de masculinisation.

Les pilules de 3ème et 4ème génération sont données en dernière intention. En effet elles exposent à des risques cardiovasculaires et de thrombose veineuse (formation d’un caillot de sang bloqué dans une veine) 2 fois plus élevés.

Regardez bien sur la notice de quelle génération est votre pilule.  

Sous pilule oestro-progestative, le cycle menstruel n’existe plus. Des règles apparaissent pendant la semaine de pause mais ce sont de fausses règles, qui n’ont rien à voir avec celles que vous auriez sans pilule.

Les contre-indications de la pilule combinée

  • Avoir eu un AVC, un infarctus, une embolie pulmonaire,
    une pancréatite ou une phlébite   
  • Avoir des anomalies de la coagulation sanguine
  • Avoir du diabète, de l’hypertension, du
    cholestérol et des triglycérides élevés         
  • Avoir une tumeur au foie
  • Avoir une insuffisance rénale
  • Avoir eu un cancer du sein ou de l’utérus
  • Avoir des migraines accompagnées de signes
    neurologiques  
  • Fumer et avoir plus de 35 ans
  • Être obèse

Les effets secondaires de la pilule combinée

  • Dépression
  • Prise
    de poids
  • Résistance
    à l’insuline (qui favorise la prise de poids et le diabète)
  • Hausse
    de la glycémie
  • Hausse
    du cholestérol
  • Maux
    de tête et migraines
  • Nausées
  • Acné
  • Hyperpilosité
  • Douleurs
    et gonflement des seins
  • Libido
    en berne
  • Troubles
    de la coagulation sanguine
  • Troubles
    thyroïdiens
  • Trous
    de mémoire
  • Problèmes
    d’assimilation de vitamines
  • Etc…

L’anneau vaginal

L’anneau vaginal est un anneau flexible qui est inséré au fond du vagin. Il libère ses hormones pendant 3 semaines puis l’anneau est enlevé. Comme pour la pilule, son enlèvement déclenche de fausses règles.

L’anneau peut provoquer les mêmes effets secondaires qu’une pilule combinée (nausées, gonflement douloureux des seins, saignements…). Il peut parfois être ressenti pendant les rapports.

Le patch contraceptif

Il est collé sur la peau et conservé 3 semaines par mois.

Les effets indésirables possibles sont les mêmes qu’avec une pilule oestroprogestative.

Contraception hormonale : les progestatifs

La pilule

On trouve des pilules de 1ère, 2ème, 3ème et 4ème génération. On distingue les microprogestatifs et les macroprogestatifs.

Les pilules progestatives ne sont composées que d’une seule hormone, un progestatif. Le progestatif peut aussi agir sur la glaire cervicale et l’endomètre. La glaire cervicale devient imperméable aux spermatozoïdes. L’endomètre devient peu favorable à la nidation.

La contrainte principale réside dans sa prise quotidienne à heure fixe, gage de son efficacité. 

Les effets secondaires de la pilule progestative

Les effets secondaires sont moindres car elles ne contiennent pas d’œstrogènes. Néanmoins certaines femmes ressentent les suivants :

  • Acné
  • Prise
    de poids
  • Saignements
    entre les règles
  • Règles
    irrégulières

L’implant contraceptif

L’implant est un petit bâtonnet en plastique de 4 cm de long. Il peut être conservé pendant 3 ans.

Les contre-indications de l’implant contraceptif

Elles sont similaires à celles de la pilule oestroprogestative.

Les effets indésirables de l’implant contraceptif

Ils sont similaires à ceux de la pilule progestative. Certaines femmes ont également des saignements prolongés, avec un risque élevé d’anémie et de fatigue associée.

Le stérilet hormonal

Inséré au fond de l’utérus, il diffuse un progestatif. Il en existe 2 : MIRENA et JAYDESS. Tout comme la pilule, la diffusion d’hormones dans le corps inhibe l’ovulation.

Le stérilet Mirena est parfois donné aux femmes qui souffrent de ménorragies, règles supérieures à 7 jours et très abondantes dont il peut complètement supprimer les règles. Il se garde 5 ans. Le stérilet Jaydess se conserve 3 ans.

Le stérilet hormonal n’est normalement jamais proposé aux femmes n’ayant pas eu d’enfant.

Les gynécologues le proposent facilement car selon eux l’effet hormonal n’est que local. Je ne suis pas d’accord avec ce point. L’utérus n’est pas une cavité fermée qui ne communique pas avec le reste du corps. D’ailleurs certaines femmes peuvent ressentir des effets secondaires au niveau mental, signe que les hormones, même si diffusées plus localement que celles d’une pilule, circulent quand même.

Les carences induites par la contraception hormonale

Ce point n’est jamais abordé. Pourtant de nombreuses études soutiennent cette affirmation. De nombreux contraceptifs oraux génèrent des carences nutritionnelles.

Voici les carences pouvant subvenir en cas de prise d’oestroprogestatifs :

  • Vitamine B6,
  • Vitamine B9,
  • Vitamine B12,
  • Vitamine E,
  • Magnésium,
  • Sélénium,
  • Coenzyme Q10 (ubiquinol),
  • Glutathion.

Chaque femme qui prend un oestroprogestatif de manière prolongée devrait réaliser un bilan nutritionnel complet.

Mon avis de naturopathe sur la contraception hormonale

En tant que naturopathe, que ce soit en consultation ou par l’intermédiaire de mon blog, mon rôle est de transmettre mes connaissances et de partager des informations qui devraient normalement l’être par le corps médical. En effet les médecins, en l’occurrence les gynécologues, doivent informer leurs patientes. Les informer des risques encourus par la prise de n’importe quelle contraception hormonale et surtout de ses effets secondaires. Malheureusement cet aspect-là est souvent omis. Or il est essentiel de choisir en toute connaissance de cause. 

En naturopathie, nous recherchons toujours les causes des troubles que l’on peut avoir, et nous essayons de faire des liens entre les troubles et le mode de vie de chacun. Combien de femmes ne font justement pas le lien entre des symptômes tels que l’irritabilité, la dépression, les sautes d’humeur, l’acné, la prise de poids…, et la pilule ? Combien de femmes pensent avoir un réel problème de santé alors que leur corps rejette simplement ces molécules chimiques ?

Même quand on « supporte » très bien sa contraception hormonale, aucune n’est anodine. Elles ont toutes des effets néfastes sur le corps, même si ces effets ne sont pas ressentis.

La contraception hormonale va à l’encontre du fonctionnement normal du corps de la femme. Elle y diffuse de manière permanente des hormones. Ces hormones, les œstrogènes et la progestérone, suivent normalement un cycle naturel. Or quand on prend une contraception hormonale, ce sont des hormones de synthèse qui vont se fixer sur les récepteurs des cellules des différents organes cibles des hormones naturelles, et qui vont en modifier le fonctionnement.

A son apparition, la pilule a été vu comme un énorme progrès, synonyme d’indépendance, de liberté sexuelle et de maîtrise de la fécondation. Au vu des risques pour la santé et de ses effets sur le corps, la contraception hormonale ressemble plutôt à une castration chimique que l’on fait endosser aux femmes seules quand elles sont en couple alors que la contraception masculine existe.

De plus en plus de femmes cherchent à se débarrasser d’une contraception hormonale qui ne leur réussit pas ou qui ne leur convient plus. Lisez mon article qui vous indique les avantages et les inconvénients de chaque méthode de contraception non hormonale

Vous avez peur d’avoir de l’acné à l’arrêt de la pilule ? Oui cet effet existe, mais ce n’est pas une fatalité. C’est pourquoi j’ai conçu un protocole de transition pour accompagner l’arrêt de la pilule, jusqu’à l’arrivée du premier cycle naturel. Un rdv en naturopathie suffit. 

Quant à donner une contraception hormonale à des jeunes filles qui sortent tout juste de la puberté, cela est un non sens total. Le cycle menstruel pouvant mettre plusieurs années à se stabiliser à l’adolescence, aucune hormone chimique ne devrait venir interférer avec sa mise en route naturelle.

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