Vivre une grossesse alitée est ce que redoute toutes les femmes enceintes.

A peine le temps d’encaisser la nouvelle, avec parfois la sensation que le ciel vient de nous tomber sur la tête, qu’il faut déjà penser à réorganiser toute sa vie ! Son quotidien, son logement, son travail, sa vie de famille… Si vous n’étiez pas encore arrêtée professionnellement, cette annonce marque le début d’un arrêt qui se prolongera peut être jusqu’à la fin de votre grossesse.

Ayant vécue cette situation pendant de longs mois et lors de mes 2 grossesses, voici mes conseils pour réussir à traverser au mieux cette période souvent très éprouvante.

Pourquoi une grossesse alitée ?

L’alitement est recommandé pour toutes les grossesses à risque. Concrètement, votre grossesse présente des facteurs de risque pour la vie de votre bébé. Facteurs pouvant entraîner soit une fausse couche, soit un accouchement prématuré.

Avec l’alitement, l’équipe médical cherche à stabiliser ces facteurs. Par exemple si vous êtes alitée parce que vous avez des contractions et que votre col s’est raccourci, l’objectif va être de ralentir la fréquence et l’intensité des contractions, afin de minimiser l’impact sur le col.

Il est fréquent de connaître au moins une hospitalisation avant d’être alitée. L’objectif de l’alitement est donc aussi d’éviter de devoir revenir aux urgences.

Voici les causes les plus fréquentes :

  • Un raccourcissement du col, un col court, effacé ou ouvert
  • Des saignements
  • Un retard de croissance du fœtus
  • Une grossesse gémellaire
  • La pré-éclampsie
  • Un décollement du placenta, un placenta praevia ou un placenta accreta

Pour ma part, j’ai un utérus contractile. Les contractions ont commencé à 5 mois de grossesse la première fois et à 4 mois de grossesse la 2ème fois. Les contractions ayant un impact sur le col et ayant une fâcheuse tendance à s’emballer, j’ai connu les hospitalisations, les nuits aux urgences, la mise au repos et l’alitement strict. 

Alitement ou mise au repos ?

Certaines maternités prônent l’alitement strict, alors que pour d’autres la mise au repos procure les mêmes bénéfices.

Comment distinguer les 2 ?

Si vous commencez à avoir des contractions quotidiennes assez tôt dans votre grossesse, vous serez alors mise au repos.

Vous êtes mise en arrêt de travail et vous devez éviter les efforts prolongés pour ne pas favoriser les contractions. Mais en dehors de ces recommandations, votre vie ne change pas. Vous pouvez continuer à aller faire vos courses ou à aller chercher vos enfants à l’école.

Si vous ajoutez à cela un autre facteur de risque, alors ce sera l’alitement, avec visite d’une sage-femme à domicile 1 à 2 fois par semaine.

Dans tous les cas, la décision d’une grossesse alitée est toujours prise par l’hôpital. 

Quels sont les effets de l’alitement sur le corps ?

De manière logique, plus l’alitement est long, plus les effets sur le corps sont importants.

L’effet négatif n°1 est la perte musculaire liée à cette inactivité forcée. Une immobilisation entraîne tout d’abord une perte de masse maigre, puis une perte de masse musculaire. Enfin une réduction de la masse osseuse.

A l’inverse, la masse grasse augmente.

Il y a ensuite la prise de poids qui peut être amplifiée. Forcément, en ne bougeant pas, la dépense énergétique est plus faible. Et les tentations liées au stress ou à l’ennui sont, elles, plus grandes !

Pour d’autres femmes, le stress et l’activité réduite va leur couper l’appétit.

Dans les 2 cas, la courbe de croissance de votre bébé sera particulièrement surveillée.

Mentalement, cette période peut être très difficile à vivre.

Il y a le côté frustrations. Par exemple, lors de mon 2ème alitement, c’était l’été. Du coup non seulement je n’ai pas pu partir en vacances mais en plus j’ai du passer l’été enfermée…

Mais le plus dur reste l’anxiété et les peurs qui accompagnent toute femme enceinte alitée.

Ces sentiments m’ont accompagné jusqu’à l’accouchement. Compter les jours et les semaines, attendre avec impatience et angoisse chaque nouvelle échographie, chaque rdv à la maternité.

Le temps paraît infiniment long. Et je me suis parfois sentie infiniment seule.

Le seul conseil que m’a donné ma sage-femme, c’est de faire de la sophrologie. Mais trouver une sophrologue pour femmes enceintes à Asnières en plein été et qui se déplace à domicile a été impossible à trouver !

Grossesse alitée : les soins du corps

Se faire masser les jambes et le dos, soit en faisant venir un kiné à domicile, soit en sollicitant votre mari. Cela soulagera les douleurs lombaires, mais aussi la rétention d’eau, tout en favorisant le retour veineux.

Changer de position régulièrement pendant la journée. La position allongée peut rapidement devenir inconfortable. Alterner en vous mettant sur le côté gauche puis le côté droit.

Attention aux tisanes, elles vont vous donner envie d’aller faire pipi car comme le thé et le café, ce sont des diurétiques. C’est-à-dire que ce genre de boisson favorisent l’élimination de l’eau. Pas plus d’une tasse par jour.

Maintenez un bon niveau d’hydratation. Pendant la grossesse il faut boire davantage, même en étant alitée. On commence une bouteille d’un litre et demi le matin et on la termine le soir. Mais enceinte il faut viser les 2L d’eau par jour. Une hydratation suffisante limite le phénomène de rétention d’eau et est indispensable au transit souvent ralenti pendant la grossesse. Voici les aliments coups de pouce en cas de constipation.

Pour éviter une prise de poids excessive, mangez suffisamment le midi. Les protéines animales calent bien car elles sont plus longues à digérer. Mangez en une portion le midi. Evitez les grignotages mais accordez-vous un vrai goûter.

Au dîner attention au choix des aliments. Prenez en compte l’index glycémique des aliments (et lisez mon article dédié pour tout comprendre sur le sujet de la glycémie) pour composer votre dîner. En effet, si vous ne consommez que des glucides rapides lors du repas du soir, vous risquez d’être en hypoglycémie pendant la nuit, ce qui favorise les réveils nocturnes et empêche d’aller en sommeil très profond. Dans la même lignée, ne remangez jamais après le dîner.

Ma collation idéale pendant l’alitement

  • Un verre de lait végétal
  • Un ou deux fruits
  • Deux carrés de chocolat accompagnés de quelques noix pour les omega-3 indispensables pour votre bébé

 

collation pour femme enceinte

Grossesse alitée et risque de phlébite

Le fait d’être immobilisée augmente notamment les risques de troubles de la circulation : mauvais retour veineux, œdèmes, sensations d’inconfort, mais aussi phlébite dans les cas les plus graves.

La phlébite est un terme médical qui désigne la formation d’un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot vient boucher une veine, et par conséquent la circulation sanguine. Elle se manifeste par une douleur vive associée à un gonflement de la zone bloquée et à une rougeur.

Heureusement, ce phénomène reste rare, même en cas d’alitement.

Pour prévenir la phlébite lors d’une grossesse alitée, votre gynécologue vous prescrira des bas de contention de niveau 2 ou 3, à porter toute la journée. La plupart du temps les chaussettes de contention sont suffisantes et beaucoup plus supportables.

Vous pouvez aussi aider le retour veineux en surélevant vos jambes pendant la journée.

Que faire grossesse alitée

Comment occuper son mental ?

Profitez de cette inactivité forcée pour faire des choses pour lesquelles vous n’aviez pas le temps avant :

  • S’initier à l’auto-massage du visage
  • Se faire des soins (soins du visage, masque pour les cheveux, etc…)
  • Se lancer dans une activité manuelle => pourquoi ne pas tricoter le bonnet de naissance de votre bébé ?
  • Découvrir de nouveaux artistes
  • Lire la pile de livres mis de côté
  • Commencer une nouvelle série
  • Terminer les achats pour l’arrivée du bébé

Mais surtout, faîtes quelques séances de sophrologie prénatale afin de partager avec quelqu’un vos angoisses, vos peurs, vos doutes… Et aussi pour apprendre des exercices de relaxation que vous pourrez ensuite refaire seule chez vous. C’est ce qui m’a le plus manqué pendant cette période, des outils à utiliser au quotidien pour canaliser mes angoisses et calmer les contractions. Une personne avec qui partager mes peurs, sans être jugée. J’ai subi ma grossesse mais aussi mon accouchement. C’est après ces expériences douloureuses que je suis devenue sophrologue spécialisée dans l’accompagnement de la grossesse.

J’ai conçu un protocole unique de préparation à l’accouchement basée sur la sophrologie.

Je propose ces accompagnements dans le cadre de mes consultations de sophrologie à Asnières-sur-Seine, à domicile ou en visioconférence.

Je me déplace à domicile dans les villes situées à proximité (Asnières, Bois-Colombes, Clichy, Levallois, Neuilly-sur-seine, La Garenne-Colombes, Colombes, Gennevilliers, Courbevoie, Saint-Ouen, Villeneuve-la-Garenne, Argenteuil, Puteaux, Paris). 

Pour lire les témoignages de jeunes mamans que j’ai accompagnées c’est ici.

Enfin rappelez-vous que cette période de repos est dédiée au bien-être de votre bébé. La sophrologie pourra vous aider à tisser un lien plus positif avec votre bébé. Chaque séance vous apportera également de nouvelles techniques pour faire baisser le taux de cortisol, afin de limiter l’impact négatif du stress pendant la grossesse sur votre enfant à naître. 

Conclusion

Les solutions sont nombreuses pour s’occuper pendant une grossesse alitée. Mais l’accompagnement mental est essentiel.

Mes 2 filles sont de grandes anxieuses. Malheureusement, les études ont démontré que le stress vécu pendant la grossesse se transmet au fœtus et qu’il peut entrainer des modifications de l’ADN.

Une étude intéressante a étudié l’impact du stress sur le développement comportemental et cognitif des enfants. 

Voici un extrait : « Plusieurs études prospectives indépendantes ont montré que si la mère est stressée, anxieuse ou déprimée pendant la grossesse, son enfant est plus à risque d’éprouver un certain nombre de problèmes, notamment des problèmes affectifs, un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), des troubles des conduites et un développement cognitif altéré. »

A l’époque je travaillais pour une grande entreprise et les pratiques bien-être m’étaient totalement étrangères. Si j’avais su, j’aurais fait différemment, ne faites pas la même erreur que moi.

Sophrologie prénatale

Vous êtes alitée ?

Le programme MA GROSSESSE ZEN & NATURELLE est fait pour vous !

Et plus particulièrement le module MA GROSSESSE SEREINE.

 



 

Mise en place au début des années 80, la péridurale, technique d’anesthésie supprimant les douleurs des contractions, est devenue une norme bien établie en France. Au point que les femmes sont très fortement incitées à demander la péridurale pendant le travail. Pourtant, ses effets ne sont pas neutre, pour la femme, comme pour le bon déroulement du travail et de la naissance du bébé. Alors faut-il absolument demander la péridurale pour accoucher ? Existe-t-il d’autres alternatives ?

Pourquoi demander la péridurale ?

La péridurale a été créée pour supprimer les douleurs de l’accouchement, c’est-à-dire pour supprimer les douleurs des contractions pendant le travail et pendant l’expulsion du bébé.

A l’origine, quelle belle avancée pour les femmes ! La péridurale offrait enfin le choix aux femmes de ne plus souffrir en accouchant.

Cette technique est donc très vite devenue une pratique phare, proposée à toutes les femmes en France. Trop vite ?

Le nombre d’accouchements sous péridurale a augmenté de manière exponentielle. Cette hausse peut être mise en perspective avec celle du nombre de déclenchements et de césariennes, qui ont chacun doublé entre 1981 et 2010.

Toutes ces techniques illustrent la médicalisation croissante de l’accouchement en France depuis les années 80.

Certains pays ont pourtant une toute autre approche. Ainsi, seules 15% des femmes aux Pays-Bas, et 40% des femmes au Royaume-Uni ont recours à la péridurale. Alors pourquoi de telles différences ?

Qui pose la péridurale ?

La péridurale est posée par un médecin anesthésiste-réanimateur. Une consultation avec l’anesthésiste est obligatoire avant l’accouchement. Ce médecin doit vérifier si des contre-indications médicales sont présentes, notamment des troubles de la coagulation (nombre insuffisant de plaquettes détecté lors d’une prise de sang). Dans ce cas, c’est à lui d’évaluer si ces contre-indications empêchent toute pose de la péridurale le jour de l’accouchement. Lors de ce  rdv, l’anesthésiste doit aussi informer chaque femme des risques encourus pour elle mais aussi pour son bébé. Dans les faits, cette information n’est pas transmise. 

Quand poser la péridurale ?

D’un point de vue médical, la péridurale se pose quand on est sûr que le travail a bien commencé et qu’il n’y a plus de risques de faux travail. Il faut attendre une dilatation de 3 cm. 

Je vous donne maintenant mon point de vue, en tant que naturopathe et sophrologue qui prépare les femmes à l’accouchement. Clairement il faut attendre le plus longtemps possible avant de poser la péridurale. En effet, la péridurale augmente la durée du travail, déjà très long, surtout pour un premier accouchement. De plus, en étant anesthésiée, la péridurale oblige souvent à rester allongée pendant des heures. Elle limite les possibilité de mouvements. Or, pour favoriser la dilatation du col et pour faire descendre son bébé, il faut pouvoir bouger ! La position allongée est la pire des positions, que ce soit pour le travail ou pour l’expulsion du bébé. Elle est anti-physiologique, et ça les sages-femmes et les médecins le savent bien.

Une alternative existe, il s’agit de la péridurale déambulatoire. Moins dosée, elle permet à la future maman de continuer à se déplacer et à être actrice de son accouchement. Mais peu d’hôpitaux la propose pour le moment. C’est dommage car c’est la technique idéale. La sensation de douleur est abaissée de manière à être supportable. Et surtout, les contractions sont encore ressenties. Ce point est essentiel car tout le travail repose sur le ressenti des contractions. Quand on se coupe de cela, on se coupe de tout ce qu’il se passe dans son corps pour arriver jusqu’à la mise au monde de son enfant. D’où des accouchements interminables et l’utilisation d’instruments lors de l’expulsion (ventouses, forceps).

Quels sont les risques de la péridurale ?

La péridurale comporte des risques et n’est pas dénuée d’effets secondaires. Au contraire, les effets secondaires de la péridurale sont extrêmement fréquents. On peut même affirmer que 100% des femmes accouchant sous péridurale auront au moins un effet négatif lié à cette anesthésie.

Voici l’ensemble des risques possibles qui devraient être communiqués par l’anesthésiste avant de poser une péridurale.

Les effets négatifs possibles chez la maman

  • Sensation de paralysie avec incapacité à bouger les jambes, on a donc une immobilité forcée, et la contrainte de devoir rester allongée pendant les heures restantes jusqu’à la phase d’expulsion
  • Effet hypotenseur, c’est pourquoi la tension artérielle de la future maman est surveillée
  • Démangeaisons
  • Tremblements
  • Incapacité à vider sa vessie, elle est donc « vidée » par la sage-femme avant les poussées
  • Somnolence
  • Nausées voire vomissements
  • Migraines
  • Douleurs à la nuque
  • Contractions moins efficaces et ralentissement de la progression du bébé dans le bassin => allongement de la durée du travail
  • Injection d’ocytocine de synthèse pour compenser la baisse des contractions
  • Complications lors de l’expulsion avec davantage de recours aux forceps et aux ventouses
  • Plus de risque d’épisiotomie et de césarienne

Il y a aussi des cas, pas si rares, où la péridurale ne fonctionne que d’un côté et où elle doit donc être reposée.

Les effets négatifs possibles chez le bébé

  • Ralentissement du rythme cardiaque
  • Ralentissement de la descente dans le bassin
  • Baisse des mouvements fœtaux

Est-ce que la péridurale ralentit le travail ?

L’impact de la péridurale sur le travail

Oui la péridurale ralentit le travail. La péridurale allonge la durée de l’accouchement car elle rend les contractions moins efficaces. Comme la future maman ne peut plus accompagner les contractions, que ce soit avec sa respiration ou avec les postures, la dilatation du col se fait moins vite. Pour un premier accouchement, le rythme attendu est d’1 cm de dilatation par heure. Mais cela peut prendre beaucoup plus de temps. Ce temps d’attente, très long, augmente la fatigue, déjà présente.

Les effets de la péridurale sur l’expulsion du bébé

La péridurale n’a pas qu’une incidence sur la durée du travail. Elle impacte aussi le bon déroulé de l’expulsion. Et cet aspect peut être beaucoup plus problématique. En effet, la femme sous péridurale doit se fier aux indications de la sage-femme. C’est la sage-femme qui lui signale qu’une contraction arrive et qu’il va falloir se préparer à pousser. Seulement en ne ressentant rien, en étant coupée des sensations d’une partie de son corps, de nombreuses femmes poussent mal. Parfois, elles ne savent tout simplement pas comment faire, et ne rien ressentir ne les aide pas. Si la dernière étape de l’accouchement dure trop longtemps, le risque est que le cœur du bébé ralentisse. L’accouchement peut alors terminer sur une césarienne en urgence. Où la décision peut être prise d’utiliser des instruments du type ventouses ou forceps afin de faire sortir bébé.

Faut-il demander la péridurale ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut comprendre le sens des douleurs de l’accouchement. La douleur fait peur car elle n’est pas expliquée et donc pas comprise. Et quand la douleur arrive, les femmes ne savent pas comment y faire face.

Les contractions de travail sont provoquées par l’ocytocine. L’ocytocine est fabriquée par le cerveau et libérée en grande quantité le jour J. C’est aussi l’hormone qui favorise l’attachement entre maman et bébé.

La douleur est elle provoquée par l’effort intense fourni par le muscle utérin. La douleur est aussi amplifiée par le stress et la fatigue. 

Chaque individu est sensible à la douleur car le corps possède des récepteurs de la douleur, ce sont les nocicepteurs. Ils sont situés au niveau cutané, musculaire, articulaire et viscérale. Le jour de l’accouchement, la douleur n’est pas utile en soi mais elle fait partie du processus physiologique. 

Pour compenser la douleur, le corps sécrète des endorphines tout au long de l’accouchement. Mais là aussi, le stress et la fatigue peuvent amoindrir leurs effets positifs. 

Que faire si la péridurale ne marche pas ?

Dans certains cas, l’anesthésiste se rend compte le jour de l’accouchement qu’il ne pourra pas poser de péridurale. Comment accoucher alors en étant seule face à sa douleur ? A l’hôpital, les accouchements sont trop nombreux pour qu’une femme puisse être accompagnée par une sage-femme pendant le travail. Chaque femme devrait donc envisager d’accoucher sans péridurale. 

Dans d’autres cas, beaucoup plus nombreux, la péridurale ne fonctionne que d’un côté. Cela m’est arrivé pour mon premier accouchement. Le problème quand la péridurale ne fait effet que d’un côté c’est que la douleur continue à être ressentie comme s’il n’y avait eu aucune péridurale. Concrètement, la péridurale ne fonctionne pas.

L’anesthésiste suggère alors de se tourner pour faire passer le produit de l’autre côté. Autant vous dire que cette technique n’a pas du tout marchée. Entre le temps d’attente pour le faire venir la première fois, puis pour le faire revenir, puis pour faire cette technique, puis pour qu’il veuille bien reposer la péridurale, et bien il s’est passé 3 heures… 3 heures d’attente dans la douleur. Je précise qu’à cette époque je n’étais pas sophrologue et qu’avec une grossesse alitée, je n’avais eu aucune préparation à l’accouchement en amont.

Si la péridurale ne fonctionne pas et que la douleur est insupportable, il ne faut pas tarder à le signaler et redemander à ce qu’elle vous soit reposée.

Comment gérer les douleurs de l’accouchement ?

La peur de souffrir amplifie la douleur. Elle empêche la sécrétion des endorphines. Elle peut aussi retarder le travail. En effet, sous l’effet de la peur, tout le corps se crispe encore plus et la respiration devient chaotique. Les muscles sont mal oxygénés à cause de l’hyperventilation et sont par conséquent moins efficaces dans leurs contractions.

Il existe un moyen très efficace de gérer les douleurs de l’accouchement. C’est de s’y préparer ! Cela paraît trop beau pour être vrai ? Et bien non. Que ce soit les gynécologues obstétriciens ou les sages-femmes, tous ont perçu une différence dans la gestion de la douleur entre les femmes qui avaient suivies une préparation à l’accouchement et celles qui arrivaient totalement dans l’inconnu.

Au cours de mon stage dans une maternité, j’ai fait le même constat. J’ai ensuite conçu un protocole unique, dédiée à la préparation à l’accouchement des femmes enceintes.

Ce protocole repose sur les 2 piliers de la gestion de la douleur. 

  1. Une préparation mentale
  2. Une préparation physique

De manière à être dans une totale maîtrise du déroulé de l’accouchement, étape par étape le jour J. En 6 séances, chaque femme enceinte acquiert les outils nécessaires à la mise au monde de son enfant. 

Comment éviter la péridurale ?

Les techniques apprises lors des séances de sophrologie n’ont pas pour objectif premier de se passer de péridurale. Néanmoins, ces techniques permettent de la demander plus tard. Ce qui est déjà plus physiologique. 

Si par contre vous souhaitez éviter la péridurale et avoir un accouchement naturel, une préparation est indispensable. Le protocole est alors de 8 séances car nous allons plus loin dans la préparation mentale. En effet, la préparation mentale est encore plus importante que la préparation physique pour gérer les douleurs, peu importe le type de douleurs. 

N’imaginez pas pouvoir vous passer d’une préparation en amont car pour l’équipe médicale présente à la maternité le jour où vous accoucherez, la péridurale rend la gestion des accouchements plus facile à gérer. Avec un nombre de sages-femmes insuffisant, et des services parfois débordées par le nombre d’accouchement, impossible pour elles de passer plusieurs heures avec chaque femme. Les sages-femmes sont d’ailleurs les premières à exprimer leur frustration à ce sujet et elles ne cessent de réclamer plus de moyens.

Conclusion

La péridurale est outil de gestion de la douleur mais elle n’est pas la seule technique possible. Pour maximiser ses chances d’avoir un accouchement qui se déroule le mieux, l’idéal est de se préparer en amont et de prendre la décision de la péridurale pendant le travail. La péridurale ne doit pas pallier à un manque d’accompagnement mais être un choix mûrement réfléchi. Depuis toujours, les femmes ont été conçues pour mettre au monde des enfants, en ayant des ressources internes qui leur permettent de supporter la douleur. Ces ressources ont été mises de côté, passées sous silence, au point que les femmes n’en ont pas conscience. 

Mon rôle est de vous accompagner et de vous montrer que, avec ou sans péridurale, VOUS êtes capable de mettre votre enfant au monde et d’avoir l’accouchement que vous souhaitez.

N’hésitez pas à lire les témoignages de certaines jeunes mamans qui ont bénéficié de mon accompagnement.

Vous n’avez pas les moyens ou pas le temps ? J’ai conçu 6 podcasts de sophrologie dédiés à la préparation à l’accouchement.

Un accouchement naturel se pratique en maison de naissance et se caractérise par le caractère non-interventionniste de l’équipe médicale. L’équipe médicale est par ailleurs réduite au minimum. L’accouchement se déroule donc sous la seule surveillance d’une sage-femme.

Depuis 2015, huit maisons de naissance, réparties sur toute la France, sont autorisées à pratiquer des accouchements naturels.

Ces maisons de naissance ont été testées pendant 5 ans, afin de pouvoir évaluer les risques et les bénéfices de ces accouchements, pour les femmes comme pour leurs bébés.

A l’issue de cette période concluante, les députés ont voté en octobre leur reconduction et se sont exprimés en faveur de leur développement. Une très bonne nouvelle donc pour toutes les femmes en recherche d’un accouchement moins médicalisé.

Seule condition exigée, se trouver à proximité immédiate d’une structure partenaire. En cas d’indication médicale ou de complication pendant l’accouchement, la proximité d’une maternité permet ainsi un transfert et une prise en charge médicale rapide.

Un accouchement naturel respecté

Le principe de base d’une maison de naissance est de respecter le processus naturel de l’accouchement. Il n’y a donc pas d’injection d’ocytocine en salle de naissance pour accélérer le travail ou de déclenchement. Ce qui n’empêche pas une surveillance médicale rigoureuse.

A Paris, la seule maison de naissance est le « CALM », pour Comme à la maison, un lieu pensé pour que les futures mères viennent y accoucher comme chez elles. Elle est rattachée à la maternité des Bluets, dans le 12e arrondissement de Paris.

Cependant, toutes les femmes ne peuvent pas accoucher en maison de naissance. La structure étant peu médicalisée, les grossesses à risque y sont d’office exclues, tout comme les grossesses gémellaires, les utérus cicatriciels, ou les bébés en siège.

La sophrologie pour un accouchement naturel

Pour se préparer à un accouchement naturel, c’est-à-dire sans péridurale, il est souvent nécessaire d’aller plus loin que la préparation à l’accouchement classique délivrée par une sage-femme ou par la maternité. Les cours de préparation à l’accouchement sont en effet plus informatifs que préparatoires.

Suite à mes 2 grossesses, je me suis formée à la sophrologie, qui est un formidable outil pour toute femme enceinte. En effet, en sophrologie on agit à la fois sur le corps et sur le mental. Or, pendant l’accouchement, ces 2 aspects sont indissociables. Il s’agit de mobiliser ses capacités mentales et physiques.

C’est votre mental qui vous permettra de gérer la douleur, et de ne pas la vivre comme une souffrance. C’est aussi votre mental qui aidera le bébé à bien se positionner et à vivre cette épreuve sans traumatisme. 

Pendant les séances de préparation à l’accouchement, j’ai recours à différentes techniques :

  • La respiration
  • La relaxation profonde
  • La visualisation

Aucune grossesse n’étant identique, j’adapte mon protocole à chaque femme enceinte que je suis. Chaque séance est différente et suit une progression.

Chaque séance est l’occasion de vivre un moment privilégié avec votre bébé. De partager avec lui un réel moment de détente, un moment où vous êtes toute à lui. Loin des préoccupations de la grossesse.

Combien faut-il de séances de sophrologie pour se préparer à l’accouchement ?

Mon protocole se base sur 6 à 8 séances de préparation à l’accouchement. La dernière séance est enregistrée.

Le nombre de séances dépend ensuite de vous, de vos besoins et du temps que vous avez. Je peux être amenée à effectuer 2 séances par semaine ou voir certaines futures mamans pendant plusieurs mois.

Quels sont les bénéfices de la sophrologie le jour de l’accouchement ?

La préparation à l’accouchement par la sophrologie permet d’appréhender le jour J avec davantage de confiance en soi et de sérénité. Cet aspect est essentiel pour chaque femme car le stress et l’anxiété favorisent les complications de l’accouchement et peuvent bloquer la phase de travail ou d’expulsion. Le recours aux instruments (forceps, ventouses) est par ailleurs plus fréquent.

En tant que future maman, si vous recherchez un accouchement naturel, c’est que vous souhaitez accoucher sans péridurale et rester libre de vos mouvements. En effet, l’anesthésie enlève la douleur mais du coup elle immobilise.

Grâce à l’association de la respiration et de la visualisation, la sophrologie vous permettra d’être véritablement actrice de votre accouchement. 

Maîtriser les différentes respirations de l’accouchement permet également de préserver son périnée.

Enfin, la sophrologie permet de consolider le lien mère-enfant in utero.

En conclusion

Se sentir capable de mettre soi-même son enfant au monde est indispensable pour pouvoir gérer la douleur des contractions et se passer de péridurale. La préparation mentale se fait sur plusieurs semaines afin de maîtriser le déroulement de l’accouchement. Que ce soit pour favoriser la dilatation du col, accompagner l’engagement du bébé dans le bassin ou pour gérer la fatigue pendant le travail, l’acquisition de techniques est rassurante et permet de gérer ce marathon. Sans perdre pied à cause de la douleur et sans complications.

En vous y préparant, vous mettez tout simplement toutes les chances de votre côté pour vivre un bel accouchement. Un accouchement qui correspond à votre projet de naissance. 

D’autres accouchements nécessitent aussi de s’y préparer et d’acquérir cette confiance en soi et en ses capacités. C’est le cas de l’accouchement en siège, un accouchement plus risqué.

Lisez le récit de mon accouchement par le siège .

MA GROSSESSE ZEN & NATURELLE

Les dangers méconnus de la crème solaire

La crème solaire comporte-t-elle des dangers pour notre peau et notre organisme ? Peut-on faire confiance aux crèmes solaires vendues en pharmacie ? Les crèmes solaires pour les bébés et les enfants sont-elles sûres ?

Beaucoup d’entre vous ne se sont peut être jamais posés ce genre de questions. Il est vrai que les dermatologues nous répètent à longueur de temps que se protéger la peau du soleil est indispensable. Et sur ce point ils ont raison. Malgré ces messages de prévention, le nombre de nouveaux cancers de la peau a explosé et la tendance est en constante augmentation. Beaucoup d’erreurs sont faites par méconnaissance des effets du soleil sur la peau. Les produits solaires sont aussi la plupart du temps mal utilisés. 

Bien que les produits solaires soient indispensables pour faire barrière aux rayons UV, il s’agit de ne pas acheter n’importe quoi. En effet, les produits solaires ne sont ni plus ni moins qu’un cocktail de produits chimiques loin d’être anodin pour notre peau. Et trop de marques utilisent encore des ingrédients controversés, sous couvert que les consommateurs qui les achètent n’y comprennent rien !

Alors à la fin de cet article, vous pourrez choisir votre crème solaire en toute connaissance de cause !

Quelle crème solaire choisir ?

La crème solaire permet d’assurer une protection contre les rayons ultraviolets émis par le soleil, les UVA et les UVB. Sa fonction est d’éviter les effets délétères du soleil sur la peau (coups de soleil, vieillissement prématuré, tâches cutanées, carcinomes…). Elle doit néanmoins être bien tolérée par la peau.

Certaines substances chimiques utilisées, mais aussi naturelles comme les allergènes, peuvent être irritantes et créer des allergies cutanées (rougeurs, démangeaisons…). Les peaux les plus réactives et sensibles doivent donc privilégier les protections solaires hypoallergéniques (qui vont minimiser les risques d’allergies), et sans parfum.

Une crème solaire doit aussi être exempte de perturbateurs endocriniens, perturbateurs qui ont la capacité de mimer le fonctionnement de certaines hormones et de se substituer à elles, venant ainsi perturber le bon fonctionnement du système endocrinien. Et alors qu’un nombre incalculable d’études fait le lien entre les perturbateurs endocriniens et leurs effets potentiels sur la santé, ils sont présents dans la majorité des produits solaires, quelles que soient les marques, et aussi, plus inquiétant, dans des produits destinés aux bébés et aux enfants, les plus sensibles aux dommages des perturbateurs endocriniens !

A noter que l’imprégnation excessive de certains enfants aux perturbateurs endocriniens conduit à avancer l’âge de la puberté, parfois de manière complètement anormale. On voit ainsi de plus en plus de petites filles qui commencent à être formées à partir de 8 ans, conséquence directe de cette exposition cumulée aux perturbateurs endocriniens qui sont partout dans notre environnement et dans notre alimentation.

Endométriose, SOPK ou problèmes de fertilité, ces pathologies ont toutes en commun les perturbateurs endocriniens. Ils constituent un véritable problème de santé publique. Les marques sont pourtant bien au courant, ce qui ne les empêchent pas de continuer à les utiliser.

Pour éviter d’acheter une crème qui comporte des perturbateurs endocriniens, vous avez deux options. Soit vous vérifiez dans la liste des ingrédients qu’aucun ingrédient problématique que je vous liste ci-dessous n’est présent. Soit vous vous aidez d’une application pour choisir, car les perturbateurs endocriniens mais aussi les molécules qui posent problème sont normalement pénalisées.

Quelle crème solaire choisir

Quelles crèmes solaires éviter ?

Les filtres solaires sont autorisés par une réglementation européenne. Les parabens les plus dangereux ont été interdits en 2014 mais plusieurs substances très controversées sont encore présentes dans de nombreux produits solaires. 

J’ai choisi de parler ici des molécules chimiques les plus problématiques et qu’il faut mieux éviter. Evitez les crèmes solaires qui comportent :

  • Du phénoxyéthanol

Utilisé comme conservateur pour empêcher le développement bactérien dans les produits de beauté en général. Il est reconnu comme potentiellement dangereux pour les bébés et les enfants, comme allergène pouvant entraîner de l’eczéma et de l’urticaire chez les personnes intolérantes, et toxique pour le foie et la fertilité de l’homme si utilisé en excès. À proscrire chez les personnes allergiques, les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent. 

  • De l’oxybenzone

Ce filtre chimique se trouve aussi sous l’appellation benzophénone-3 ou BP3. Il est suspecté d’être un perturbateur endocrinien, cancérigène et serait allergisant. À proscrire chez les enfants et les femmes enceintes.

  • De l’avobenzone

On le trouve souvent sous l’appellation butyl methoxydibenzoylmethane, il est suspecté d’être un perturbateur endocrinien et est polluant pour l’environnement. On le trouvait par exemple dans la crème solaire « Visage anti-rides » SPF 50 de la marque Caudalie en 2020. La marque a depuis revu toutes ses formules.

  • De l’octocrylène

Ce filtre solaire est allergisant et potentiellement cancérigène. Les marques La Roche-Posay, Lancaster, Mixa et Ambre Solaire y ont recours. L’Oréal se défend ici de continuer à utiliser l’octocrylène dans ses crèmes solaires, tout en admettant qu’il y a mieux…

Mise à jour 2024 : Mixa a revu l’intégralité de sa gamme solaire et a enlevé la majorité des molécules problématiques, dont l’octocrylène, le phénoxyéthanol et le dioxide de titane sous forme nano. Néanmoins les compositions de toutes les références restent très mal notées.

  • Du BHA ou BHT

Perturbateurs endocriniens, utilisés chez Lancaster.

  • Du cyclopentasiloxane

Cet ingrédient utilisé comme émollient perturbe le fonctionnement endocrinien. On le retrouve dans la crème minérale Avène SPF 50+ mais aussi dans les références solaires de Lancaster.

Crème solaire minérale à éviter

  • Du parfum

Sous l’appellation parfum ou fragrance se cachent en fait des phtalates, et donc des perturbateurs endocriniens. Il faut opter pour une crème sans parfum si possible, cela est précisé sur l’emballage. La majorité des crèmes solaires en sont malheureusement dotés.

  • De l’ethylhexyl methoxycinnamate

Perturbateur endocrinien reconnu quand utilisé à haute dose et potentiellement cancérigène. Impact in vivo prouvé sur la fonction thyroïdienne. On en trouve par exemple dans la crème « Sun kids » SPF 50 de Lancaster !

Crème solaire toxique

  • Des filtres minéraux sous forme de nanoparticules

On les trouve mentionnés comme ceci « oxyde de zinc [nano] » et « dioxyde de titane [nano] ». Leur utilisation permet d’éviter l’effet blanc dans les produits solaires utilisant des filtres minéraux. Leur petite taille favorise la pénétration dans l’organisme. Elle devient problématique en cas d’inhalation. Les nanoparticules d’oxyde de zinc et de dioxyde de titane sont par conséquent interdites dans les aérosols et autres produits pulvérisables. Par principe de précaution, je déconseille l’utilisation de crèmes solaires avec nanoparticules.

Les marques Patyka et laboratoires de Biarritz en ont.

  • Du methylene bis-benzotriazolyl tetramethylbutylphenol

Ce filtre chimique anti-UV se trouve sous forme nanoparticulaire. Il est considéré comme sûr par le CSSC (Comité Scientifique européen pour la Sécurité des Consommateurs) mais les études ne portent pas sous sa forme nanoparticulaire. En attendant les preuves formelles de son non-toxicité, je recommande d’éviter les crèmes le proposant sous cette forme précise comme le lait solaire SPF 50+ dédié aux enfants de la marque Avène. On retrouve sur le tube la mention « Peau sensible de l’enfant ». On peut supposer que les enfants avec une peau sensible ont davantage de risques d’avoir des lésions cutanées dues à des irritations par exemple. D’une manière générale les enfants ont fréquemment des plaies. Or les molécules sous la forme nano ne doivent absolument pas être appliquées sur une peau lésée (coupée, brûlée ou irritée) afin d’éviter la pénétration dans l’organisme. 

Voici un exemple qui démontre que les crèmes solaires conçues pour les enfants ne sont pas plus fiables au niveau de leur composition…

  • De l’homosalate

Voici une nouvelle molécule, que je n’avais pas listée en 2020, et pour cause, elle était considérée comme sûre en 2007 par le CSSC, avec un dosage pouvant aller jusqu’à 10%. Mais en 2021 les recommandations ont radicalement changées. Le CSSC reconnaît que l’homosalate représente un danger pour la santé humaine quand il est utilisé aux dosages précédemment autorisés ! Le niveau est abaissé à 0,5%. A noter qu’il pourrait aussi être néfaste pour la faune et la flore.

Faut-il choisir une crème solaire minérale ?

A la différence des filtres chimiques, les filtres minéraux ne sont pas absorbés par la peau mais restent à sa surface. Ils agissent comme une barrière en réfléchissant les rayons UV. Leur protection est immédiate. Les molécules utilisées sont l’oxyde de zinc et/ou le dioxyde de titane qui peuvent l’être sous forme de nanoparticules. Les marques ont l’obligation de le mentionner (mais beaucoup ne le font pas). Comme précisé précédemment, il vaut mieux éviter une crème si vous voyez la mention « nano » et ne pas l’utiliser sur une peau abîmée ou sur un coup de soleil.

Seuls les filtres minéraux peuvent être labellisés « bio ». Ils sont conseillés pour les peaux sensibles et allergiques au soleil. L’avantage est qu’ils ne comportent aucun perturbateur endocrinien. Par contre les crèmes solaires minérales laissent généralement des traces blanches sur la peau, qui s’estompent néanmoins quelques temps après l’application. La question se pose aussi quant à leur efficacité.

Les crèmes solaires protègent-elles contre les rayons UV du soleil ?

La question de savoir si la crème solaire protège la peau contre les rayons du soleil peut paraître étonnante puisque c’est la principale fonction d’une crème solaire. Et pourtant, la protection d’une crème solaire contre les UV va dépendre de son SPF. Il y a peu de différences entre un SPF 30 et un SPF 50. Par contre, une crème solaire avec un spf inférieur à 30 n’est pas assez protectrice. 

Une crème solaire doit ensuite nous défendre contre les UVB mais aussi contre les UVA, qui sont en fait beaucoup plus nocifs pour la peau. Le sigle UVA doit donc être présent sur le tube de crème solaire. Cela signifie sinon que la protection ne concerne que les UVB. 

Les crèmes solaires ont des filtres anti UVB pour empêcher la peau de brûler, et anti UVA pour limiter le vieillissement de la peau. 

Le niveau de protection va également dépendre de la quantité de crème solaire appliquée sur le corps et sur le visage. Et là c’est certain, personne n’en met suffisamment. Tout simplement car les quantités demandées sont très (trop) importantes ! Parce que les produits solaires sont des produits plutôt gras voire très gras mais aussi que les crèmes solaires tachent les vêtements, on a plutôt tendance à en mettre le minimum.

C’est pourquoi, quand vous appliquez une crème solaire avec une protection 50, l’indice est facilement abaissé à 30 par insuffisance de produit appliqué. 

Enfin, il y a aussi une différence entre le SPF indiqué sur l’emballage et la réalité. En 2022, le magazine Que choisir (juillet 2022) avait mis à l’index la crème solaire Cattier car la protection annoncée n’était pas au rdv. 

Mais si la majorité des fabricants respectent la protection indiquée contre les UVB, ce n’est pas le cas concernant les UVA. Le comparatif et test de 8 crèmes solaires par le magazine 60 millions de consommateurs en juin 2025 fait état de résultats décevants contre les UVA.

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La tête plate du bébé, toutes les solutions pour l’éviter

La tête plate du bébé est de plus en plus fréquente. En effet, depuis les années 90, il est recommandé de faire dormir les nourrissons sur le dos afin de limiter le risque de mort subite du nourrisson. En parallèle, le nombre de cas de plagiocéphalie a explosé ces vingt dernières années. Tour d’horizon des solutions pour éviter la tête plate du bébé.

La plagiocéphalie est une déformation crânienne constituée d’un aplatissement d’un côté de la tête.

Dans le cas d’une brachycéphalie, c’est tout l’arrière du crâne qui est aplati.

De quoi provient la déformation du crâne ?

De nombreuses causes sont possibles mais les bébés atteints cumulent au moins deux des éléments suivants :

  • Un engagement long et difficile dans le bassin au moment de l’accouchement,
  • L’utilisation de forceps ou de ventouses,
  • Un torticolis musculaire congénitale, présent dès la naissance ou qui apparaît dans les premières semaines de vie,
  • Un torticolis postural : le nourrisson dort toujours du même côté,

La présence d’un torticolis, couplé au couchage sur le dos, conduit la plupart du temps à une plagiocéphalie. Cela s’explique par la restriction de mouvement qui en résulte, et aussi parce que la prise en charge est souvent trop tardive. De plus, le traitement d’un torticolis prend plusieurs mois, laissant le temps à la plagiocéphalie de s’installer.

Parfois, il n’y a pas de blocage particulier mais le bébé a un côté qu’il préfère. Cela peut être lié à la manière dont il est nourri. C’est pourquoi pour les bébés nourris au biberon, on recommande d’alterner les bras. Cela peut aussi être dû à l’emplacement de son lit. Bébé pourra préférer se tourner vers la porte ou vers sa maman en cas de cododo.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • Une mauvaise position du fœtus dans le ventre de la maman,
  • Les grossesses gémellaires,
  • Les bébés en siège.

Quels sont les facteurs aggravants ?

  • Les cocons ergonomiques comme le Cocoonababy ou le Doomoo,
  • Les transats,
  • Les cosys.

Comment prévenir la tête plate du bébé ?

Il faut savoir qu’elle peut s’installer très rapidement, en quelques semaines, alors qu’il faudra des mois pour que la tête du bébé retrouve sa forme initiale.

N’importe quel nourrisson pouvant être touché, il existe des mesures préventives :

1.     Emmenez votre enfant voir un ostéopathe dans les 15 premiers jours de vie, afin de détecter un éventuel torticolis au plus tôt. Attention de bien consulter un ostéopathe spécialisé.

2.     Surveillez de quel côté dort votre enfant ou de quel côté il se réveille, assurez-vous que cela n’est pas toujours du même côté. Stimulez le côté le moins utilisé : allongez-vous à côté de votre bébé, placez-y des stimulations sonores ou visuelles.

3.     Ne le couchez pas toujours dans le même sens.

4.     Ne donnez pas toujours le biberon avec le même bras mais alternez.

5.     Portez votre petit le plus possible et dans différentes positions.

6.     Quand vous sortez, utilisez une écharpe ou un porte bébé physiologique (ceux où les jambes de l’enfant pendent de chaque côté sont à éviter car non physiologique, les jambes doivent au contraire être repliées contre vous avec les genoux plus hauts que les hanches).

7.     Evitez de laisser votre enfant trop longtemps dans un transat, idéalement pas plus d’une vingtaine de minutes, car un transat limite les mouvements de sa tête.

8.     Evitez les trajets longs dans un cosy ou un siège-auto. Ne faîtes pas dormir votre bébé dans un  cocon ergonomique la nuit, il ne devrait être utilisé qu’une vingtaine de minutes après avoir nourri son bébé pour le faire digérer, car il entrave les mouvements de la tête ; ce genre de matelas pourrait aussi accentuer et même créer un torticolis et donc une plagiocéphalie. Un cocon ergonomique est à usage unique et ne doit pas être utilisé pour un autre enfant.

9.     N’utilisez pas de coussin anti tête plate car ils limitent la rotation de la tête et ils n’ont fait preuve d’aucune efficacité pour prévenir la plagiocéphalie.

10. En journée, mettez régulièrement votre enfant sur le ventre, sur son tapis d’éveil par exemple. Généralement les petits n’aiment pas ça, inutile donc de le forcer à rester dans cette position qu’il n’affectionne pas, c’est la répétition qui l’habituera. Au début, laissez-le une dizaine de secondes, puis augmentez progressivement la durée.

Quelles solutions si mon bébé a la tête plate ?

Vous venez de vous rendre compte que votre bébé présente un aplatissement plus ou moins important d’un côté du crâne. La première chose à faire est d’aller voir un ostéopathe néonatal afin d’évaluer l’existence ou non d’un torticolis. Si cela est confirmé, demandez à votre pédiatre qu’il prescrive une dizaine de séances avec un kinésithérapeute. Ostéopathie et kinésithérapie sont deux techniques complémentaires. Un ostéopathe verra votre enfant en moyenne une fois par mois alors qu’un kinésithérapeute le verra au moins une fois par semaine, et ce pendant plusieurs mois.

A la maison, il faudra pratiquer le repositionnement, il s’agit de faire dormir bébé sur le côté qui n’est pas aplati, en le bloquant bien à l’aide d’un cale bébé pendant la journée car votre enfant est alors sous surveillance. La nuit, vous pourrez continuer à le coucher sur le dos. Dans les cas les plus légers et effectué les premiers mois du bébé, le repositionnement suffit généralement à résorber une plagiocéphalie débutante en quelques mois.

A partir de 6 mois, si le repositionnement s’avère insuffisant et en fonction de la gravité de la déformation crânienne, le port d’un casque orthopédique pourra être nécessaire. Il est recommandé de commencer ce genre de traitement entre 3 et 12 mois pour plus d’efficacité.

Plagiocéphalie et casques pour bébé

Il existe deux types de casques, les passifs, d’ancienne génération, et les actifs.

Les principaux avantages des casques actifs sont les suivants :

  • Traitement sur une période moyenne de 4 mois (de 5 semaines à 6 mois). Pour des enfants âgées de 3 à 6 mois le traitement doit normalement durer de 5 à 12 semaines.
  • L’usage d’un second casque est peu fréquent (environ 20%). Et les problèmes de peau beaucoup plus rares.

Le port d’un casque est impressionnant. Pourtant les bébés s’y adaptent très facilement. Le port du casque se fait 24h sur 24h. Il n’est enlevé qu’au moment du bain.

Le seul désagrément occasionné est qu’il tient chaud et que les petits ont tendance à transpirer au niveau du crâne quand ils le portent durant les mois d’été. Certains peuvent développer des irritations de la peau.

Il existe maintenant plusieurs marques de casque pour bébé (Doc Band, Lagarrigue, Chabloz, Cranioform et Proteor). Les prix tournent autour de 1000€, sauf pour le Doc Band qui est à 4450€ car c’est le seul qui peut être posé à partir d’un an. C’est sûrement le plus efficace, notamment pour un bébé qui allie plagiocéphalie et brachycéphalie.

Pour le Doc Band, il faut aller dans le 93, à Beauvais, Bordeaux, Chavanay ou Barcelone. La sécurité sociale prend plus ou moins en charges, cela dépend des centres, dans tous les cas il faut monter un dossier.

Les adresses des centres Doc Band sont ici.

Chabloz est maintenant présent dans 11 villes de France dont Paris.

Lagarrigue se trouve dans 14 villes de France dont Clichy, centre le plus proche de Paris.

Où aller pour faire mesurer la tête de son bébé ?

A Paris, seul le pédiatre Thierry Marck s’est spécialisé dans ce domaine et a la capacité d’établir toutes les mesures du crâne de votre enfant et de poser un diagnostic. Par contre attention, il renvoie systématiquement vers le centre de Lagarrigue à Clichy ou à Gentilly. Je ne remets nullement en doute ses compétences mais ce n’est pas lui qui vous conseillera de manière objective pour choisir entre un casque Doc Band, Chabloz ou Lagarrigue.

Les conséquences de la plagiocéphalie

Alors que ce phénomène est devenu fréquent, les parents se retrouvent souvent démunis face au discours des professionnels de santé. La phrase « ne vous inquiétez pas cela se remettra tout seul » est trop fréquemment prononcé, généralement par méconnaissance du sujet.

Et effectivement, seul un spécialiste sera capable d’évaluer la gravité de la déformation crânienne, en faisant des mesures précises. Il sera à même de vous dire si vous pourrez vous contenter de séances de rééducation ou si vous devrez envisager un traitement plus lourd.

Il existe encore très peu de spécialistes en France, et aucun service dédié dans les hôpitaux parisiens, contrairement aux autres pays européens.

Et si je ne fais rien ?

Dans les cas les plus sévères, le crâne ne retrouvera jamais sa forme initiale et la déformation persistera, avec des conséquences plus ou moins graves, parfois neurologiques. Ne rien faire c’est donc faire courir un risque pour la santé de son enfant, en plus du facteur esthétique.

Ma 1ère expérience et mon parcours avec la plagiocéphalie

Quand ma fille est née en 2014, je me suis aperçue au bout de quelques semaines que son crâne était aplati sur un côté. Mais aussi que de manière plus globale, elle n’avait pas du tout une jolie tête ronde. Les proportions de son crâne n’étaient pas harmonieuses.

De plus, elle semblait être bloquée pour tourner sa tête d’un côté. Elle a donc commencé un suivi auprès d’un ostéopathe. Bien que l’ostéopathe n’ait pu me conseiller quant à sa tête aplatie, il m’a alerté sur le Cocoonababy. En effet, celui que nous utilisions depuis la naissance de ma fille, m’avait été donné. L’ostéopathe nous a appris que le Cocoonababy était à mémoire de forme et selon lui son usage ne pouvait correspondre qu’à un seul enfant. Je l’ai apporté dans un magasin pour comparer et je me suis rendue compte que le nôtre était complètement enfoncé au niveau de la tête et que c’est sans doute cela qui a crée ou favorisé le torticolis.

J’ai interrogé 3 pédiatres au sujet de son crâne mais tous m’ont répondu que cela allait se remettre tout seul et m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Je n’ai pas obtenu plus de conseils de la part de l’ostéopathe.

Plus les semaines passaient plus sa plagiocéphalie continuait à s’accentuer et il était évident que la forme de son crâne n’était pas “normale”.

Faute de réponse éclairée du milieu médical, j’ai commencé à faire des recherches sur internet. J’ai trouvé le blog d’une maman qui relatait son parcours semé d’embûches et qui s’est résolu par la pose d’un casque pour son fils. J’ai donc investigué de ce côté là. En 2014 il n’existait que 2 endroits pour faire poser un casque : Lyon avec la pose d’un casque passif, et Beauvais, avec la pose d’un casque actif, le Doc Band. Mais avant de prendre cette décision, il me fallait trouver quelqu’un pour poser un diagnostic précis. J’ai été voir une ostéopathe spécialisée dans Paris mais elle n’a pu que me renvoyer vers les centres de Beauvais ou de Lyon… Personne donc à Paris n’était alors capable de prendre les mesures du crâne d’un bébé !

Nous avons perdu plusieurs mois, à tergiverser et à hésiter. Mon mari est très à l’écoute du milieu médical et leur faisait confiance, alors que mon intuition de maman me disait qu’il y avait une grosse probabilité pour que NON cela ne se remette pas tout seul ! Pourrais-je vivre avec cela ? Pourrais-je regarder ma fille droit dans les yeux et assumer le fait de n’avoir rien fait ? J’avais très peur de passer à côté de quelque chose de grave et d’irréversible. J’ai fini par convaincre mon mari d’aller à Beauvais, au moins pour avoir un vrai diagnostic. Ma fille avait déjà 7 mois.

Lors de la consultation, le diagnostic a été sans appel : plagiocéphalie assez légère mais brachycéphalie sévère, d’où l’aspect étrange de son crâne. Malgré le prix (4500€) et les contraintes organisationnelles (une journée par semaine chaque mois dédiée à nous rendre à Beauvais pour effectuer les réglages du casque), nous avons tout de suite accepté la mise en place du casque. Après le moulage, le casque a été envoyé aux Etats-Unis et fut prêt 3 semaines plus tard.

Ma fille, alors âgée de 8 mois, s’est habituée très rapidement au port du casque nuit et jour. La plagiocéphalie s’est entièrement résorbée en un mois. Pour la brachycéphalie, cela a été progressif. Le casque lui a été enlevé 5 mois plus tard. Pour plusieurs raisons. Le casque devenait trop petit, il commençait à faire chaud et il devenait plus dur pour elle de le supporter. Et surtout les résultats étaient très corrects concernant la correction de sa brachycéphalie. Il faut aussi savoir qu’en cas de brachycéphalie, il est quasiment impossible de retrouver une tête parfaitement ronde, ce qui finalement n’est pas l’objectif. Il s’agit bien de redonner au crâne une forme et des proportions “normales”, garantes d’un bon développement physique et cérébral.

Ma 2ème expérience avec la plagiocéphalie

A la naissance de ma 2ème fille, en maman avertie, j’ai cette fois porté une très grande attention aux point suivants :

  • Ma fille tourne-t-elle aussi bien sa tête à droite qu’à gauche ?
  • A-t-elle un côté préféré ?
  • Se réveille-t-elle avec la tête toujours du même côté ?

Des questions toutes simples mais auxquelles il faut prêter attention les premiers mois.

C’est ce qui m’a permis de me rendre compte qu’à partir de l’âge de 3 semaines, ma fille s’est mise à se réveiller du même côté avec un léger début de plagiocéphalie !

Mais cette fois je n’ai pas subi la situation par manque d’information. J’ai démarré des séances d’ostéopathie, au rythme d’une séance toutes les 3 semaines jusqu’à ses 7 mois. J’ai été voir ma pédiatre pour lui demander la prescription de séances de kiné, que ma fille a suivies chaque semaine pendant plusieurs mois. Et j’ai mis en place le repositionnement.

J’ai acheté un super cale bébé et ai installé ma fille dans le salon pour les siestes, afin que je puisse m’assurer qu’elle se ne retrouve pas sur le ventre (ce qui n’est jamais arrivé). Elle a ainsi fait toutes ses siestes pendant plusieurs mois en dormant sur le même côté, de façon à ce que le côté aplati supporte le poids du crâne uniquement la nuit. A noter que le repositionnement peut s’effectuer aussi pendant la nuit. Par sécurité ce n’est pas ce que j’ai choisi.

Grâce au repositionnement, et parce que des mesures ont été prises à temps, sa plagiocéphalie s’est résorbée d’elle-même en quelques mois.

Articles récents

Comment éviter un accouchement par le siège ?

Un accouchement par le siège reste exceptionnel car la majorité des bébés se positionnent tête vers le bas au cours de la grossesse. On estime entre 3 et 5% le nombre de bébés adoptant une autre position, pouvant conduire à un accouchement par le siège.

Les positions possibles sont les suivantes :

  • Le siège décomplété : fesses vers le bas mais jambes relevées au niveau du visage (2/3 des cas),

  • Le siège complet : assis en tailleur,
  • La présentation transversale : position de manière oblique.

La position du bébé va définir le type d’accouchement car elle ne permet pas toujours un accouchement par voie naturelle.

Accouchement par le siège, que va me proposer la maternité ?

La maternité vous proposera, soit un accouchement par césarienne programmé, soit une version pour retourner le bébé en siège.

La version par manœuvre externe est généralement effectuée en fin de 8ème mois car elle est susceptible de provoquer l’accouchement à cause des fortes pressions exercées sur l’abdomen. Le gynécologue ne procède qu’à une à trois tentatives. La version ne dure donc pas plus d’une dizaine de minutes. Il faut savoir que le taux de réussite est d’environ 50% et qu’il n’est pas définitif. Le fœtus peut en effet se remettre dans sa position initiale les jours suivants, même si cela est peu fréquent. Cette manœuvre peut également être extrêmement douloureuse et c’est parfois une épreuve, autant pour la maman que pour le fœtus, dont le rythme cardiaque est surveillé par monitoring pendant la manœuvre, ainsi que plusieurs heures après.

En cas de cicatrice utérine, d’antécédent de saignement vaginal, de grossesse multiple, d’antécédent de césarienne, de retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou d’oligoamnios, la VME ne pourra pas toujours être proposée.

Bébé en siège : que faire pour retourner bébé ?

Si la version échoue ou si vous ne souhaitez pas la réaliser, d’autres techniques peuvent être effectuées.

Les méthodes posturales

Certaines positions pourraient favoriser le retournement du bébé. Ces positions sont néanmoins parfois mal supportées car elles ne sont pas agréables.

L’acupuncture

Cette méthode consiste à stimuler un point à l’extérieur de l’ongle du petit orteil. Elle augmente le nombre de mouvements fœtaux. 2 à 3 séances entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées sont préconisées.

La moxibustion

Cette technique consiste à chauffer l’angle externe du 5ème orteil, là aussi dans le but d’activer les mouvements du bébé. Il faut compter 5 à 10 séances de 30 minutes. Je pratique cette méthode en cabinet. J’associe moxibustion et sophrologie afin d’en amplifier les effets. Chaque séance est facturée 60€.

La sophrologie

la sophrologie L’utilisation de plusieurs techniques (respiration, relaxation dynamique, visualisations), permet à la future mère d’atteindre un niveau de relaxation physique profond et de détente mentale idéal pour communiquer avec son bébé afin de l’inciter à se retourner. Je propose un accompagnement dédié à la préparation à l’accouchement.

Découvrir mes accompagnements de sophrologie à Asnières-sur-Seine.

Jusqu’à quand un bébé peut-il se retourner ?

Un bébé peut se retourner jusqu’au jour de l’accouchement. C’est pourquoi pour ce type d’accouchement, l’incertitude demeure jusqu’au dernier moment. 

Donc jusqu’au dernier moment vous pouvez y croire et continuer à favoriser le retournement de votre bébé.

Comment accoucher par le siège ?

Le fœtus doit être positionné en siège décomplété. En cas de position en siège complet ou transversale, la césarienne est inévitable.

En cas de siège décomplété et si vous souhaitez accoucher par voie basse, l’hôpital évaluera le poids du bébé. Il est souvent préférable qu’il se situe dans la fourchette des 2kg500 / 3kg800 (voir la partie sur les risques pour le bébé). Une pelvimétrie pourra ensuite réalisée. La pelvimétrie permet d’apprécier la forme et les dimensions du bassin. Le résultat de la pelvimétrie, associé à l’estimation des mesures du fœtus, permettra de donner un avis, favorable ou pas, à l’accouchement par voie basse.

Le jour J, une ré évaluation des mesures fœtales ainsi qu’une absence de déflexion de la tête du fœtus (il doit regarder son nombril et non en l’air) permettra d’obtenir l’accord de l’équipe médicale pour ce type d’accouchement.

accouchement par le siège

Accoucher par le siège est-il risqué ?

Cet accouchement est plus risqué car la plus grosse partie du corps du bébé, la tête, passe en dernier dans le canal génital et peut rester coincée. De plus, dans un accouchement par le siège, le cordon ombilical peut se comprimer et couper l’oxygène. L’expérience de l’équipe médicale est donc capitale. Tout comme la motivation de la future maman qui doit être informée des risques encourus. La majeure partie des efforts expulsifs sont effectués par la patiente car le gynécologue obstétricien ne pourra pas intervenir avant que le bébé ne soit sorti jusqu’au nombril.

Les maternités de niveau I (ou les cliniques privées) seront plus enclines à programmer une césarienne. Alors que les maternités de niveau III vous inciteront plus fortement à tenter la VME dans le but d’éviter une césarienne. Néanmoins, peu importe la maternité, cela dépendre surtout de l’expérience de l’équipe médicale concernant ce type d’accouchement.

Accouchement par le siège, les risques pour le bébé

L’accouchement par le siège comporte des risques plus importants pour le bébé.

Il y a un risque de :

  • Compression ou procidence du cordon ombilical : le cordon ombilical peut glisser dans le vagin avant ou en même temps que les fesses du bébé. Lorsque le corps du bébé descend, il peut comprimer le cordon contre les parois du bassin de la maman. Cette compression interrompt ou diminue l’apport de sang et d’oxygène vers le bébé, ce qui nécessite une extraction fœtale très rapide comme une césarienne en urgence. Ce risque est un peu moins élevé en cas de siège décomplété.
  • Difficulté à faire passer la tête : les fesses étant plus petites que la tête, il y a un risque que la tête reste coincée si le col de l’utérus n’est pas assez dilaté.
  • Manque d’oxygène (hypoxie) : l’expulsion de la tête est souvent plus longue, avec un risque d’hypoxie fœtale. 
  • Traumatismes à la naissance : bien souvent, le médecin gynécologue doit effectuer des manœuvres pour faciliter la sortie des épaules, des bras ou de la tête avec un risque de fracture de la clavicule ou de l’humérus, de lésions nerveuses ou cervicales.

L’accouchement par le siège est donc plus adapté aux petits bébés si on souhaite limiter les risques.

Mon expérience 

Ma fille n’a rien eu de tout ça mais elle a eu autre chose !

Elle est née avec un énorme hématome, étendu sur sa fesse, sa cuisse et son mollet droit. Dans un accouchement par le siège ce sont les fesses et le haut des cuisses qui font pression sur le col de l’utérus. Par rapport à sa position, c’est le côté droit qui a été plus actif et qui a pris cher ! D’ailleurs je sentais ses fesses taper / pousser contre les os de mon bassin tellement elle voulait sortir ! Je m’en veux d’avoir attendu, par peur de la douleur (voir plus bas). Si j’avais accouché dès que ma fille l’avait décidé, elle n’aurait peut être pas eu cet hématome.

Mon accouchement par le siège

Ma 2ème grossesse a été difficile, physiquement et psychologiquement. J’espérais qu’elle le soit moins que la première mais ce fut pire. Les contractions ont commencé encore plus tôt et dès le 4ème mois de grossesse j’ai été mise au repos.

A 6 mois, j’ai été renversée par une moto et mon ventre a été percuté de plein fouet. Même si ma fille a survécu, l’angoisse de découvrir une malformation ou une autre séquelle de l’accident ne m’a plus quittée jusqu’à l’accouchement.

Après l’accident, ma fille s’est mise en siège. Et j’ai tout essayé pour qu’elle se retourne : les positions, l’acupuncture et le moxa.

Mais ce qui m’a angoissé pendant des semaines ce n’était pas d’accoucher par le siège. C’était le risque important d’avoir une césarienne, que je ne voulais absolument pas. Avec la grossesse éprouvante que je vivais, je me raccrochais à l’espoir de vivre un bel accouchement et de terminer par un vrai moment de bonheur.

Alors j’ai même consenti à la version par manœuvres externes. Clairement je ne conseille cette pratique à personne, j’ai trouvé cela totalement barbare et la douleur a été aussi intense que celle de l’accouchement ! Et comme dans 50% des cas, ce fut un échec total. 

Mais comme souvent, cela favorise le déclenchement de l’accouchement.

C’est aussi ce qui s’est produit pour moi. J’ai donc accouché au tout début du 9ème mois alors que clairement ce n’était pas prévu. Cela faisait 2 jours que je commençais à peine à respirer à nouveau, à me dire que j’allais enfin pouvoir profiter de ma grossesse, ayant le poids de l’accouchement prématuré en moins. Autant dire que quand j’ai perdu les eaux, il m’a fallu plusieurs secondes pour réaliser ce qu’il se passait. Je crois qu’à ce moment-là j’étais dans un espace temps indéfini tellement une part de moi ne voulait pas conscientiser ce qui se passait.

Quand je suis arrivée à la maternité c’était l’effervescence. On m’avait prévenu qu’un accouchement par le siège était toujours un petit événement et que tout le monde voulait y participer. Autant pour mon premier accouchement je voulais qu’il y ait le moins de monde possible dans la salle de naissance, autant pour ce deuxième accouchement cela m’était complètement égal. 

De mon côté, après le choc passé, j’étais hyper motivée par accoucher par le siège, rassurée aussi par le fait que c’était mon 2ème accouchement. Et tout s’est très bien passé, tout le service était présent (!) et ma petite crevette de 2kg500 est née sans difficultés. Moi aussi j’étais bien présente pour vivre cet accouchement. Alors que pour mon premier accouchement j’étais dans un état particulier, comme shootée par les hormones et les émotions. J’étais là sans être là.

Ma fille est néanmoins née avec un important hématome sur toute la jambe droite, conséquence du passage en siège. Il s’est résorbé progressivement sans laisser de séquelles.

Mon seul regret : parce que je n’ai pas été préparée par une méthode naturelle comme la sophrologie, j’ai demandé la péridurale alors que mon bébé était prêt à sortir ! Je ne savais pas comment gérer la douleur. J’ai eu peur, je ne me suis pas sentie capable d’accoucher sans alors qu’un simple encouragement de l’équipe médicale aurait suffi.

Quel dommage d’avoir supporté 1h30 de contractions douloureuses (oui mon accouchement a été express !) pour finir avec une péridurale alors que ma fille poussait depuis déjà un moment. La dilatation a été tellement rapide que je n’ai pas réalisé que ce que je ressentais c’était ma fille qui voulait sortir ! Du coup je n’ai rien dit et je suis restée à me retenir de pousser pendant une bonne trentaine de minutes ! Mais que d’erreurs qui pourraient être évitées quand on n’est pas préparé !!!

Pour toutes ces raisons, cette grossesse a été le déclencheur de ma réorientation professionnelle.

Aujourd’hui, je mets à votre disposition toutes mes compétences et mon expérience pour vous aider à vivre au mieux ce moment, mais aussi votre grossesse d’une manière plus globale.

Une préparation à l’accouchement avec la sophrologie, complémentaire à la préparation effectuée par une sage-femme, est indispensable si vous souhaitez accoucher sans péridurale ou tout simplement de manière physiologique. Au fur et à mesure des séances, vous prendrez confiance en vous et vos capacités à mettre au monde votre enfant. La sophrologie apprend à gérer la douleur mais pas seulement. 

Vous aurez à votre disposition un ensemble de techniques que vous saurez utiliser le jour J. Les témoignages des jeunes mamans que j’ai accompagnées (et parfois réconciliées avec l’accouchement) le prouve : un accouchement préparé n’a rien à voir ! Les complications sont rares et les accouchements plus rapides.

Je serais donc ravie de vous accompagner vous aussi, que ce soit en rdv ou par visio, pour vous permettre de vivre un accouchement par le siège ou par la tête tout simplement inoubliable !

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MA GROSSESSE ZEN & NATURELLE

Grossesse naturelle

Le premier programme en ligne dédié au

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