Actualité : Le cinquième Programme national nutrition santé (PNNS 2026-2030) a été officiellement lancé le 8 avril 2026, avec la nutrition de la femme enceinte parmi ses priorités affichées. Dans son sillage, Santé publique France diffuse un nouveau guide de référence, « De la grossesse à l’arrivée de bébé, avec sérénité », qui tient un message simple à retenir : manger de tout, sans se priver ni « manger pour deux », couvre l’essentiel des besoins, à condition de veiller à quelques nutriments clés comme la vitamine B9 (Santé publique France, 2026).

La grossesse est l’un des rares moments où ce que vous mettez dans votre assiette nourrit deux personnes à la fois. De quoi se poser mille questions, souvent au pire moment : quand les nausées coupent l’appétit, quand la fatigue prend le dessus, quand une amie vous glisse qu’il « ne faut surtout pas » manger ceci ou cela. Je rassemble ici, trimestre par trimestre, ce qui compte vraiment, pour vous et pour votre bébé. Voici des repères concrets pour bien vous nourrir à chaque étape de votre grossesse.

Au sommaire

L’essentiel en 30 secondes

  • Le principe est simple : manger de tout, varié, sans se priver ni doubler les portions.
  • Quelques nutriments méritent une attention particulière : la vitamine B9 (les folates) dès le désir d’enfant, puis le fer, l’iode, le calcium et la vitamine D tout au long de la grossesse.
  • Chaque trimestre a ses propres caractéristiques : accent sur les folates au premier, besoins nutritionnels augmentés au deuxième, repas fractionnés et recherche de confort digestif au troisième.
  • Certains aliments sont à écarter le temps de la grossesse pour éviter la listériose, la toxoplasmose et la salmonellose. L’alcool, lui, est à supprimer complètement.
  • La prise de poids conseillée dépend de votre corpulence de départ : l’Assurance Maladie retient en moyenne 12 kg, dans une fourchette large de 9 à 15 kg.

Que faut-il manger enceinte, et faut-il vraiment manger pour deux ?

C’est la première idée à défaire, parce qu’elle mène tout droit à une prise de poids excessive : non, il ne s’agit pas de « manger pour deux ». Le futur bébé ne mesure que quelques centimètres pendant une bonne partie de la grossesse, et les besoins en énergie augmentent modérément, et surtout dans les derniers mois. L’Assurance Maladie rappelle d’ailleurs que l’apport quotidien ne doit pas descendre en dessous de 1 600 kcal par jour, ce qui montre bien que la question n’est pas d’en manger beaucoup plus, mais de manger mieux et à sa faim.

La bonne nouvelle, c’est que les recommandations pour une femme enceinte ressemblent beaucoup à celles d’une alimentation équilibrée valable pour tout le monde. Concrètement, cela veut dire : un à deux fruits par jour, des légumes à chaque repas, des céréales ou des féculents si possible non raffinés, des protéines animales et végétales, des produits laitiers, un peu de matières grasses, et de l’eau à volonté.

Là où la grossesse se distingue vraiment, c’est sur une poignée de micronutriments qui deviennent stratégiques. Les folates, ou vitamine B9, participent à la fabrication des cellules et à la fermeture du tube neural, la structure qui donnera le cerveau et la moelle épinière du bébé dans les toutes premières semaines. Le fer, qui sert à transporter l’oxygène dans le sang, voit ses besoins grimper pour suivre l’augmentation du volume sanguin. L’iode est indispensable à la thyroïde, qui règle le métabolisme et intervient dans le développement du cerveau. Le calcium et la vitamine D, enfin, construisent le squelette.

Les gynécologues recommandent souvent aux femmes enceintes de prendre un complément de grossesse comprenant ces nutriments stratégiques pour le développement du bébé. Ceci est une sécurité. Néanmoins, les nutriments apportés par l’alimentation sont mieux assimilés et tous les compléments de grossesse ne se valent pas.

Besoins réels, qualité des nutriments, assimilation, présence d’excipients, une consultation dédiée à l’alimentation de la grossesse permet d’évaluer les compléments alimentaires que vous prenez.

Comment bien manger au premier trimestre (semaines 1 à 13) ?

Le premier trimestre est paradoxal : c’est la période où le bébé se construit le plus vite, et souvent celle où manger devient le plus difficile. Entre la fatigue, les dégoûts soudains et les nausées, beaucoup de femmes se demandent si elles nourrissent correctement leur bébé. Rassurez-vous : à ce stade, les besoins énergétiques n’augmentent quasiment pas. Ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité et, surtout, un nutriment précis.

Assiette avec mandarine pelée, amandes et pain, verre d'eau, silhouette enceinte assise en arrière-plan.
Au premier trimestre, de petites prises légères et faciles à digérer aident à traverser les débuts parfois difficiles.

Ce nutriment, c’est la vitamine B9. Sa priorité au premier trimestre est telle qu’elle doit être prise avant même la conception, dès que l’envie de faire un enfant se précise. Ce projet bébé sera plus facile à concrétiser quand vous comprenez le fonctionnement de votre cycle féminin. L’Assurance Maladie recommande une supplémentation en folates démarrée au moins quatre semaines avant le début de la grossesse et poursuivie jusqu’à la douzième semaine, ce qui correspond au moment où le tube neural se referme. La dose habituelle est de 0,4 mg par jour, prescrite par votre médecin ou votre sage-femme. Si vous découvrez votre grossesse sans avoir commencé, démarrez sans attendre. Au niveau alimentaire, la vitamine B9 est principalement présente dans les légumes verts à feuilles (épinards, mâche, brocoli), les légumineuses (lentilles, pois chiches), les agrumes et les œufs. C’est ce qui explique que la carence est assez fréquente en cas d’alimentation pauvre en végétaux.

La prise alimentaire au premier trimestre peut être perturbée par les nausées, les dégoûts soudains et la fatigue. Vous trouverez les moyens qui soulagent les nausées dans mon guide sur les nausées du premier trimestre.

La fatigue est souvent particulièrement importante les premières semaines de grossesse. Elle peut être amplifiée par une carence en fer. Parlez-en à votre médecin pour vérifier si vous ne souffrez pas d’anémie, qui justifie la prise d’un complément à base de fer. Au niveau alimentaire, le fer est présent dans les produits animaux et végétaux. La différence a lieu en termes d’assimilation. Le fer des végétaux est peu assimilé. Accompagnez vos végétaux d’un aliment riche en vitamine C, comme un fruit ou un filet de citron, car cette vitamine améliore nettement l’absorption du fer d’origine végétale. Décalez la prise de café ou de thé car tous deux bloquent l’assimilation du fer alimentaire.

Que privilégier au deuxième trimestre (semaines 14 à 27) ?

Le deuxième trimestre est souvent le mieux vécu. Si les nausées étaient présentes, elles disparaissent la plupart du temps. L’énergie revient, l’appétit aussi. C’est le moment d’adopter une alimentation qui couvre vos besoins en nutriments. Ceux-ci commencent réellement à augmenter, à mesure que le bébé grandit et que votre corps se transforme.

La couverture des besoins en fer est essentielle. Le volume sanguin augmente fortement pour irriguer le placenta et le bébé, ce qui accroît d’autant les besoins en fer. Une carence se traduit par une fatigue persistante, un essoufflement, une pâleur, et elle est fréquente à partir de ce stade. Pour la prévenir, misez sur la variété : viandes, poissons, œufs, mais aussi lentilles, pois chiches, haricots et légumes verts, toujours en compagnie d’un aliment riche en vitamine C. Le thé et le café, eux, freinent l’absorption du fer : mieux vaut les décaler d’une heure ou deux après le repas. Si cela n’a pas été fait, c’est au 2ème trimestre que votre taux de fer sera évalué lors d’une prise de sang.

Le calcium et la vitamine D sont tout aussi importants, car c’est au deuxième et au troisième trimestre que le squelette du bébé se minéralise. Les produits laitiers y contribuent, complétés par des eaux minérales riches en calcium, des légumes et des fruits à coque. La vitamine D est essentielle à l’assimilation du calcium. Mais elle est peu présente dans l’alimentation. Elle se synthétise principalement sous l’action des rayons UV. N’hésitez pas à demander à évaluer votre taux de vitamine D lors d’une prise de sang. La carence est fréquente et peut être présente, même en été.

Côté iode, indispensable au développement du cerveau et de la thyroïde du bébé, pensez aux produits laitiers, aux œufs, aux poissons et au sel iodé.

Ce trimestre plus serein est aussi le bon moment pour prendre soin de vous autrement. La sophrologie prénatale a toute sa place pour vivre une grossesse épanouie. Découvrez mon accompagnement en sophrologie pour les femmes enceintes à Asnières et pourquoi la santé de votre bébé passe par une préparation à la naissance.

Comment adapter ses repas au troisième trimestre (semaines 28 à terme) ?

Au dernier trimestre, le bébé prend l’essentiel de son poids et occupe de plus en plus de place. Votre estomac, comprimé, se remplit vite ; les remontées acides et les sensations de lourdeur sont courantes. La stratégie alimentaire évolue : les mêmes bons aliments, mais répartis autrement.

Le maître mot est le fractionnement, non plus à cause des nausées, mais par manque de place. Trois repas plus légers complétés par une ou deux collations valent mieux que des gros repas. La collation idéale : un fruit et une poignée d’amandes, un yaourt, une tartine de pain complet avec un peu de fromage. L’objectif est de couvrir ses besoins en énergie sans surcharger la digestion.

Les besoins en fer, en calcium et en vitamine D restent élevés jusqu’à l’accouchement : ne relâchez pas les bonnes habitudes prises au deuxième trimestre. Continuez à soigner votre hydratation, d’autant que la constipation, fréquente en fin de grossesse, se limite en augmentant l’eau de boisson, les fibres et en maintenant une activité physique. L’énergie supplémentaire nécessaire est estimée autour de 500 kcal. Elle est réelle mais reste modérée. Si votre poids s’emballe ou si un diabète gestationnel a été détecté, faites-vous accompagner, soit en prenant rendez-vous pour une consultation de naturopathie, soit en suivant l’ensemble de mes conseils alimentaires présents dans mes ebooks « l’alimentation de la grossesse », dont l’un est dédié à l’alimentation en cas de diabète gestationnel.

Quels aliments faut-il éviter pendant la grossesse ?

C’est la question qui inquiète le plus. Certains aliments ne peuvent plus être consommés pendant toute la durée de la grossesse parce qu’ils peuvent porter des microbes dangereux pour le bébé, alors que les défenses immunitaires de la mère sont naturellement abaissées. Trois infections peuvent être critiques pour le bébé.

Bols de fruits rouges au yaourt, chou vert, poisson cuit et carafe d'eau, silhouette enceinte en arrière-plan.
En fin de grossesse, fractionner les repas soulage l’estomac comprimé et facilite la digestion.

La listériose est due à une bactérie qui résiste au froid du réfrigérateur. Pour l’éviter, mettez de côté le temps de la grossesse les fromages au lait cru et les fromages à croûte fleurie ou lavée (brie, camembert, saint-marcellin, munster, époisses, maroilles), même fabriqués à partir de lait pasteurisé. Mais la charcuterie à la coupe et les produits en gelée, les poissons fumés, les rillettes et les graines germées crues sont aussi à éviter. Retirez aussi la croûte des fromages, nettoyez souvent le réfrigérateur et consommez rapidement les restes alimentaires en les faisant bien réchauffer.

La toxoplasmose est un parasite transmis par la viande peu cuite, les crudités mal lavées et le contact avec la terre ou les chats. Si votre prise de sang de début de grossesse montre que vous n’êtes pas immunisée, cuisez bien toutes les viandes à cœur, lavez soigneusement fruits, légumes et herbes, et lavez-vous les mains après avoir cuisiné ou jardiné.

A titre personnel, n’étant pas immunisée contre la toxoplasmose, je ne consommais plus de salades et autres crudités dans les restaurants par principe de précaution quand j’étais enceinte.

La salmonellose, elle, s’évite en écartant les œufs crus et les préparations qui en contiennent (mayonnaise maison, mousse au chocolat, certaines crèmes).

Peut-on consommer du poisson enceinte ?

L’ANSES recommande deux portions par semaine, et surtout deux portions différentes : un poisson gras, et un poisson blanc. Leur consommation répond à deux besoins essentiels de la grossesse pour la santé du bébé et de la future maman : les oméga-3 et l’iode.

Les oméga-3 de type EPA et DHA viennent des poissons gras, et pratiquement d’eux seuls. La sardine, le maquereau, le hareng, le saumon et la truite en apportent de 1 à 2,7 g pour 100 g, quand le cabillaud, la sole ou le colin en contiennent dix à quarante fois moins. Une semaine entière de filets de poisson blanc ne serait même pas suffisante pour répondre aux besoins en oméga-3, précieux pour le développement du cerveau du bébé. Dans le même registre, le thon en conserve n’est pas la source d’oméga-3 qu’on imagine souvent : les mesures officielles le situent à environ 0,1 g pour 100 g.

Pourquoi les oméga-3 sont-ils aussi importants quand on est enceinte ?

  • Pour la maman, les oméga-3 aident à réguler la tension artérielle et protègent son équilibre émotionnel en prévenant le « baby blues » et la dépression du postpartum.
  • Pour le bébé, ils sont indispensables au développement de son cerveau, de son système nerveux et à la maturation de sa vision.

Les poissons marins constituent de bonnes sources d’iode, mais leur teneur varie beaucoup selon les espèces. Le cabillaud, le lieu noir ou encore certains autres poissons de mer en sont particulièrement riches. Le cabillaud en contient environ 100 microgrammes pour 100 grammes et le lieu noir près de 143, quand le saumon plafonne à 8. Or l’iode est le constituant des hormones thyroïdiennes, et l’ANSES qualifie de « crucial » son rôle dans le développement cérébral du fœtus au cours des premiers mois. Les besoins passent d’ailleurs de 150 microgrammes par jour à 200 pendant la grossesse et l’allaitement.

Ce point est d’autant moins anodin que le manque est fréquent. Les données françaises disponibles sont régionales et déjà anciennes, mais elles concordent : à Nice comme à Lyon, 74 à 86 % des femmes enceintes étudiées présentaient un apport en iode insuffisant. Or, une carence sévère en iode pendant la grossesse peut compromettre le développement neurologique du fœtus et provoquer des atteintes irréversibles. Une étude britannique publiée dans The Lancet en 2013, qui a suivi 1 040 couples mère-enfant, a observé que les enfants des mères dont le statut en iode était bas au premier trimestre avaient davantage de risque de se situer dans le quart le plus faible aux tests de langage à 8 ans et de lecture à 9 ans. 

Concrètement, si vous ne mangez pas de poisson du tout, parlez-en à un professionnel.

Malgré ce que l’on pourrait penser, les algues ne sont pas la solution. L’ANSES les déconseille aux femmes enceintes et allaitantes sans avis médical et juge leur usage non pertinent pour corriger un manque d’iode, parce que leur teneur varie énormément et que l’écart est étroit entre l’apport recherché, 200 microgrammes, et la limite de sécurité, 600.

Restent les poissons à limiter en fréquence. Évitez pendant la grossesse l’espadon, le marlin, le siki, le requin et la lamproie, à cause de leur teneur en méthylmercure. Ne dépassez pas une fois tous les deux mois pour les poissons d’eau douce qui en accumulent le plus, anguille, barbeau, brème, carpe et silure. Les autres prédateurs sauvages, dont le thon, sont à limiter, sans fréquence chiffrée par l’ANSES. Écartez enfin les poissons crus et fumés, pour la listériose.

Quelles sont les boissons à limiter pendant la grossesse ?

L’alcool n’est pas à limiter mais à supprimer totalement. En effet, l’alcool passe directement au bébé et aucune quantité n’est considérée comme acceptable. Les médecins prônent la tolérance zéro, du début à la fin de la grossesse.

La caféine, elle, se limite sans se supprimer : l’Assurance Maladie évoque un plafond de l’ordre de 300 mg par jour, soit environ deux à trois tasses de café, en pensant à compter aussi le thé et certains sodas.

Mais d’autres boissons pourraient être à limiter. Consultez mon guide : les plantes à éviter pendant la grossesse, car toutes les tisanes ne sont pas anodines, ainsi que mon article sur les dangers des édulcorants et des additifs, présents notamment dans certaines boissons pour y voir clair sur les produits « allégés » et transformés.

Comment limiter les petits maux digestifs par l’assiette ?

Au-delà des nausées du début, la grossesse s’accompagne souvent de deux inconforts que l’alimentation aide beaucoup à apaiser : les remontées acides et la constipation. Comprendre pourquoi ils surviennent aide à choisir les bons gestes plutôt que de subir.

Les remontées acides, ou reflux, s’expliquent par les hormones de la grossesse qui détendent les muscles, et par l’utérus qui appuie sur l’estomac. Pour les calmer, fractionnez les repas, mangez lentement, évitez de vous allonger juste après avoir mangé et repérez vos déclencheurs personnels, souvent les plats gras, épicés ou très acides. Un dîner plus léger et pris un peu tôt le soir fait souvent une vraie différence sur la qualité des nuits.

La constipation, elle, vient du ralentissement du transit et parfois des compléments de fer. Consommer suffisamment de fibres (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes), boire plus d’eau, tout au long de la journée, et introduire de l’activité physique douce sont les premières recommandations. Ces ajustements, sans être spectaculaires, suffisent le plus souvent à retrouver un confort digestif correct sans recourir à quoi que ce soit d’autre.

J’ai rassemblé l’ensemble des gestes de prévention et les solutions naturelles pour soulager l’ensemble des inconforts les plus courants rencontrés pendant la grossesse dans l’ebook consacré aux maux de la grossesse (nausées, remontées acides, constipation, tensions mammaires, problèmes veineux, démangeaisons, infections urinaires). 

Combien de poids peut-on prendre pendant la grossesse ?

Il n’existe pas un chiffre unique valable pour toutes. La prise de poids conseillée dépend d’abord de votre corpulence avant la grossesse, mesurée par l’indice de masse corporelle (l’IMC, qui rapporte le poids à la taille). L’Assurance Maladie retient une prise de poids moyenne d’environ 12 kg, dans une fourchette large de 9 à 15 kg, et la module selon le point de départ.

Corpulence avant la grossesse Prise de poids conseillée
Maigreur (IMC inférieur à 18,5) 12,5 à 18 kg
Corpulence normale (IMC de 18,5 à 24,9) 11,5 à 16 kg
Surpoids (IMC de 25 à 29,9) 7 à 11,5 kg
Obésité (IMC de 30 ou plus) 5 à 9 kg

Pour une grossesse gémellaire, comptez en général 3 à 4 kg de plus. Le rythme compte autant que le total : la prise de poids est quasi nulle au premier trimestre, puis se répartit sur les deux suivants. Une prise trop faible peut favoriser un accouchement prématuré ou un petit poids de naissance ; une prise excessive augmente le risque de bébé de gros poids (macrosomie) et complique parfois la fin de grossesse. Ces fourchettes servent avant tout de repères.

Questions fréquentes

Faut-il vraiment manger pour deux pendant la grossesse ?

Non, et c’est même une idée à écarter. Le bébé est très petit une grande partie de la grossesse, et les besoins en énergie de la mère n’augmentent que modérément. L’enjeu n’est pas la quantité mais la qualité : manger varié, à sa faim, en veillant aux apports en nutriments essentiels. Certaines femmes ont plus faim que d’autres. Écouter sa faim, plutôt que ses envies, assure une prise de poids régulière et harmonieuse.

Quand commencer la vitamine B9 (acide folique) et pourquoi ?

La vitamine B9, ou folates, participe à la fermeture du tube neural du bébé dans les toutes premières semaines, avant même que la grossesse ne soit parfois connue. C’est pourquoi l’Assurance Maladie recommande de commencer une supplémentation environ quatre semaines avant la conception, quand la grossesse est planifiée, et de la poursuivre jusqu’à la douzième semaine, à la dose de 0,4 mg par jour prescrite par un professionnel de santé. Si vous n’avez pas pu la commencer avant, parlez-en dès que possible pour la débuter sans attendre.

Quels poissons peut-on manger enceinte ?

Deux portions par semaine, et surtout deux portions différentes. Un poisson gras, sardine, maquereau, hareng, saumon ou truite, pour les oméga-3. Et un poisson blanc, cabillaud, lieu noir ou sole, pour l’iode, dont le rôle est crucial dans le développement cérébral du bébé. Côté restrictions, évitez les plus gros poissons tels que l’espadon, le marlin, le siki, le requin et la lamproie ; tenez-vous à une fois tous les deux mois pour l’anguille, le barbeau, la brème, la carpe et le silure ; limitez les autres prédateurs sauvages, dont le thon. Tous doivent être consommés bien cuits à cause du risque de listériose et de la présence possible du parasite Anisakis dans les poissons crus.

Peut-on être végétarienne ou végétalienne pendant la grossesse ?

Une alimentation végétarienne bien construite est compatible avec la grossesse, à condition de soigner les apports en fer, en protéines, en calcium et en iode, faciles à couvrir avec des légumineuses, des œufs, des produits laitiers et une bonne variété. L’alimentation végétalienne, plus stricte, demande impérativement un suivi médical et des compléments, en particulier en vitamine B12, en fer, en vitamine D, en iode et en calcium. Dans les deux cas, l’accompagnement d’un professionnel de santé est vivement conseillé pour ajuster les apports.

Combien de café puis-je boire enceinte ?

Il n’est pas nécessaire de supprimer totalement la caféine, mais il faut la limiter. L’Assurance Maladie évoque un plafond de l’ordre de 300 mg par jour, ce qui correspond à environ deux à trois tasses de café. Pensez à compter l’ensemble des sources : thé, certains sodas et boissons énergisantes contiennent aussi de la caféine. Ces dernières, ultra-transformées, sont d’ailleurs à éviter. En cas de doute, réduire est toujours un bon réflexe.

Quels aliments présentent un risque de listériose ou de toxoplasmose ?

Pour la listériose, écartez le temps de la grossesse les fromages au lait cru, les fromages à croûte fleurie ou lavée, la charcuterie à la coupe, les produits en gelée, les poissons fumés, les rillettes et les graines germées crues, et retirez la croûte des fromages. Pour la toxoplasmose, si vous n’êtes pas immunisée, cuisez bien toutes les viandes, lavez soigneusement fruits, légumes et herbes, et lavez-vous les mains après avoir jardiné ou approché un chat. Une bonne hygiène en cuisine et une cuisson à cœur règlent l’essentiel du risque.

Faut-il surveiller sa thyroïde après l’accouchement ?

C’est un point encore trop peu connu. La thyroïdite du post-partum touche environ 5 à 8 % des femmes dans l’année qui suit l’accouchement : c’est le trouble hormonal le plus fréquent associé à la grossesse. Elle se manifeste le plus souvent autour du troisième ou quatrième mois après la naissance, c’est-à-dire après la visite postnatale. Ses signes, fatigue, frilosité, humeur en berne, perte de cheveux, prise de poids, peuvent facilement être pris pour autre chose car ils sont fréquents les premiers mois après l’accouchement. Il n’existe pas de dépistage systématique en France. Si ces signes s’installent et vous inquiètent, un simple dosage de TSH prescrit par votre médecin permet d’y voir clair, d’autant qu’une partie de ces thyroïdites évolue vers une hypothyroïdie durable.

À retenir

Bien manger enceinte repose avant tout sur une alimentation variée et équilibrée, à sa faim, sans « manger pour deux ». Certains nutriments sont prioritaires : la vitamine B9 dès le désir d’enfant, puis le fer, le calcium et la vitamine D mais aussi l’iode. La prévention de la listériose, de la toxoplasmose et de la salmonellose oblige à mettre de côté certains aliments, tandis que l’alcool passe à zéro et la caféine se modère. La prise de poids recommandée dépend de votre corpulence de départ, autour de 12 kg en moyenne.

Pour aller plus loin

Pour approfondir avec des repères officiels et fiables, plusieurs ressources font autorité. Santé publique France propose le guide complet « De la grossesse à l’arrivée de bébé, avec sérénité », entièrement dédié à l’alimentation, à l’activité physique et au bien-être de la femme enceinte. L’Assurance Maladie détaille de son côté comment adapter son alimentation pendant la grossesse et précise les repères de prise de poids selon la corpulence. L’ANSES publie les références nutritionnelles en vitamines et minéraux, utiles pour comprendre les besoins en fer, iode, folates et calcium. Enfin, la Haute Autorité de Santé rassemble ses recommandations sur la grossesse, l’accouchement et le suivi postnatal. Sur le poisson précisément, l’ANSES explique pourquoi et comment en manger et rappelle les espèces à limiter pendant la grossesse, tandis que son avis de 2018 sur les algues et l’iode déconseille ces produits aux femmes enceintes et allaitantes sans avis médical. Le lien entre statut en iode de la mère et développement de l’enfant a été étudié par Bath et coll. dans The Lancet en 2013, sur 1 040 couples mère-enfant britanniques. Enfin, l’Assurance Maladie décrit la thyroïde pendant et après la grossesse.

De mon côté, en tant que naturopathe spécialisée dans l’accompagnement des femmes enceintes, j’ai rédigé un ebook complet sur l’alimentation de la femme enceinte qui détaille :

  • Les nutriments essentiels (fer, magnésium, iode, vitamine D, B9, oméga-3),
  • Les super aliments de la grossesse (rôles, bénéfices, manière de les consommer, bons dosages),
  • Les compléments naturels autorisés pendant la grossesse (rôles, bénéfices, manière de les consommer, dosages),
  • Les aliments à limiter quand on est enceinte (excitants, prévention des maladies infectieuses, pour protéger le fœtus).

Actualité : la plus vaste étude génétique jamais menée sur les nausées et vomissements sévères de la grossesse, publiée le 14 avril 2026 dans Nature Genetics et portant sur près de 11 000 femmes concernées comparées à plus de 460 000 autres, confirme qu’une hormone produite pendant la grossesse, le GDF15, en est la cause principale. Les femmes les moins exposées à cette hormone avant la grossesse développent les symptômes les plus intenses. Une preuve de plus que les nausées sont bien un phénomène biologique (Keck School of Medicine of USC, 14 avril 2026).

Le cœur qui se soulève dès le réveil, une odeur de café qui devient insupportable, une sensation d’inconfort au moment même de passer à table : au premier trimestre, les nausées s’invitent chez la plupart des femmes enceintes. Bonne nouvelle, des gestes simples les rendent plus supportables. Je suis sophrologue et naturopathe, et dans cet article je vous explique pourquoi ces nausées surviennent, ce qui les apaise concrètement au fil de la journée, et à quel moment il faut en parler à un professionnel de santé.

Au sommaire

  1. Pourquoi a-t-on des nausées au début de la grossesse ?
  2. Que manger quand les nausées arrivent le matin ?
  3. Quels gestes du quotidien soulagent les nausées ?
  4. Le gingembre et les remèdes naturels sont-ils efficaces et sans danger ?
  5. Quand faut-il consulter pour des nausées de grossesse ?
  6. Questions fréquentes

L’essentiel en 30 secondes

  • Les nausées du premier trimestre sont provoquées par une hormone de la grossesse, le GDF15, produite par le placenta : elles sont biologiques, pas psychologiques.
  • Elles commencent vers la cinquième ou sixième semaine, culminent autour de la neuvième, et s’apaisent le plus souvent à la fin du premier trimestre.
  • Ce qui aide vraiment : fractionner les repas, grignoter dès le réveil, s’hydrater par petites gorgées, fuir les odeurs déclenchantes, se reposer et relâcher les tensions par la respiration.
  • Le gingembre est le remède naturel le mieux étudié ; comme toute plante pendant la grossesse, il se teste avec prudence et avis d’un professionnel.
  • Des vomissements importants, qui empêchent de boire et de manger, une perte de poids ou de la déshydratation doivent amener à consulter car ce sont les signes d’une hyperémèse gravidique.

Pourquoi a-t-on des nausées au début de la grossesse ?

Les nausées sont extrêmement fréquentes au premier trimestre et concernent la majorité des femmes enceintes. Longtemps attribuées en partie au stress ou à des facteurs psychologiques, elles sont aujourd’hui considérées comme un phénomène essentiellement physiologique, lié notamment aux importantes modifications hormonales du début de grossesse. Les recherches récentes mettent également en évidence le rôle de l’hormone GDF15, produite en grande partie par le placenta et le fœtus.

Au centre du mécanisme, il y a une hormone au nom un peu technique, le GDF15, c’est-à-dire un messager chimique fabriqué en grande quantité par le placenta dès les premières semaines. Ce messager agit sur une zone du cerveau qui déclenche la nausée et coupe l’appétit. Son taux grimpe fortement au premier trimestre, exactement au moment où les nausées sont les plus vives, puis il redescend, ce qui explique que la gêne s’atténue le plus souvent au fil des semaines. L’étude génétique publiée en avril 2026 va plus loin : les femmes qui étaient peu exposées à cette hormone avant la grossesse, et dont le corps n’y est donc pas habitué, réagissent plus fortement quand le placenta se met à en produire beaucoup. À l’inverse, une exposition plus élevée avant la conception s’accompagne de symptômes plus légers.

Avoir beaucoup, peu ou pas du tout de nausées ne permet pas, à lui seul, de juger du bon déroulement d’une grossesse. Si vous vivez des matinées difficiles, vous n’y êtes pour rien et vous n’êtes pas plus fragile qu’une autre : votre corps répond simplement de façon marquée à un phénomène tout à fait normal de la grossesse. Ce changement hormonal fait partie de la même mécanique fine qui rythme le corps féminin tout au long de la vie ; pour en comprendre les grands principes, je détaille ailleurs comment fonctionne le cycle féminin et son équilibre hormonal.

Concrètement, les nausées débutent en général vers la cinquième ou la sixième semaine d’aménorrhée, c’est-à-dire environ trois à quatre semaines après le début de la grossesse. Elles atteignent leur pic autour de la neuvième semaine, puis s’apaisent le plus souvent entre la douzième et la seizième semaine, à la fin du premier trimestre. Ce calendrier est une moyenne : certaines femmes n’ont presque rien, d’autres restent gênées plus longtemps, et les deux situations sont normales. Les nausées peuvent survenir à n’importe quel moment, le matin comme le soir, et parfois durer toute la journée.

Que manger quand les nausées arrivent le matin ?

L’idée n’est pas de « bien manger » au sens habituel, mais d’adapter sa façon de manger à un estomac qui supporte mal le vide comme le trop-plein. Trois principes reviennent dans les repères des autorités de santé : des petites quantités, souvent, et des aliments simples.

Petite assiette avec crackers, banane, amandes et yaourt, accompagnée d'un verre d'eau citronnée
Fractionner les repas et privilégier des aliments simples aide à limiter les nausées, du matin comme du reste de la journée.

Fractionner les repas est le geste qui aide le plus. Plutôt que trois repas complets, visez cinq à six petites prises réparties dans la journée, toutes les deux à trois heures. Le passage le plus délicat est souvent le réveil, quand l’estomac est resté vide toute la nuit : garder à portée de main quelques biscuits secs et les grignoter avant même de se lever, permet à beaucoup de femmes de désamorcer la nausée du matin. Levez-vous alors doucement, sans vous précipiter.

Côté choix des aliments, privilégiez ce qui passe facilement : féculents simples comme le pain, les biscottes, le riz ou les pâtes, aliments plutôt secs et peu odorants. Les plats froids ou tièdes dégagent moins d’odeurs que les plats chauds, et les odeurs de cuisson sont un déclencheur fréquent. Le gras, les fritures, les plats très épicés et les aliments très sucrés se digèrent plus lentement et réveillent souvent une nausée : mettez-les de côté le temps que ça passe. Enfin, dissocier le solide et le liquide aide : boire entre les repas plutôt que pendant évite de trop remplir l’estomac d’un coup.

L’hydratation mérite une attention particulière, car les vomissements font perdre de l’eau. Buvez par petites gorgées tout au long de la journée, de l’eau plate fraîche, éventuellement additionnée d’un peu de citron, ou des boissons froides souvent mieux tolérées. Une eau glacée, un glaçon à sucer, une eau gazeuse légère : chacune trouve ce qui lui convient. L’objectif est de ne jamais laisser la soif s’installer.

Ce chapitre ne couvre volontairement que la question des nausées. Pour tout ce qui concerne l’équilibre alimentaire de la grossesse au sens large, les besoins qui évoluent trimestre après trimestre et les aliments à surveiller, je vous renvoie au guide de l’alimentation de la grossesse, trimestre par trimestre, qui traite le sujet en profondeur.

Quels gestes du quotidien soulagent les nausées ?

Au-delà de l’assiette, une série de petits ajustements de la journée changent le vécu des nausées. Aucun n’est spectaculaire pris isolément, mais mis bout à bout ils font une vraie différence, et surtout ils ne coûtent rien.

Le repos d’abord. La fatigue accentue les nausées, et le premier trimestre est justement une période où elle se fait particulièrement ressentir. Se coucher plus tôt, s’accorder une sieste quand c’est possible, lever le pied sur les journées surchargées sont de vrais alliés.

De même que l’air frais aide beaucoup. Aérer la pièce, sortir marcher quelques minutes, éviter les endroits confinés et chauds où les odeurs stagnent : l’oxygène et la fraîcheur apaisent la sensation de cœur au bord des lèvres.

Les odeurs sont un déclencheur majeur pendant cette période. L’odorat devient plus sensible, et un parfum, une odeur de cuisine ou de tabac peuvent suffire à retourner l’estomac. Repérer vos déclencheurs personnels et les éviter autant que possible est une stratégie très efficace. À l’inverse, certaines odeurs fraîches comme le citron ou la menthe sont souvent bien tolérées et peuvent aider à couper une montée de nausée.

L’acupression est un autre moyen, cité par les autorités de santé parmi les mesures non médicamenteuses. Le point appelé P6 se situe sur la face interne de l’avant-bras, à environ trois travers de doigt sous le pli du poignet, entre les deux tendons. Une pression douce et régulière à cet endroit, ou le port d’un bracelet d’acupression vendu en pharmacie, soulage certaines femmes. Ce n’est pas systématique, mais c’est sans danger et facile à essayer.

Enfin, le stress et l’anxiété entretiennent le cercle des nausées : plus la prochaine est redoutée, plus le corps se crispe. C’est ici que la respiration et la sophrologie ont leur place. Apprendre à ralentir le souffle, à relâcher les tensions du ventre et des épaules en quelques minutes, aide le corps à revenir au calme au moment où la nausée monte. Ces techniques ne suppriment pas l’hormone en cause, mais elles réduisent la charge émotionnelle qui l’amplifie, et elles s’apprennent progressivement. J’explique cette approche dans ma page dédiée à la sophrologie prénatale pendant la grossesse, et je reçois pour cela les femmes enceintes à Asnières.

Le gingembre et les remèdes naturels sont-ils efficaces et sans danger ?

Parmi les approches naturelles, une seule fait aujourd’hui l’objet d’un vrai consensus : le gingembre. C’est le remède le plus étudié contre les nausées de grossesse, et il figure parmi les mesures proposées par l’Assurance Maladie. Les travaux disponibles montrent qu’il réduit l’intensité des nausées chez une bonne partie des femmes qui l’essaient, pour les formes légères à modérées. Il ne s’agit pas d’un remède infaillible, mais d’un coup de pouce réel et facile à tester.

Théière en verre remplie d'infusion claire, entourée de rondelles de gingembre frais et d'une feuille de menthe
Le gingembre et les infusions douces font partie des repères naturels à tester en première intention.

Côté pratique, l’Assurance Maladie mentionne des gélules de gingembre de 250 milligrammes, à raison de quatre par jour, sur une durée d’environ quatre jours pour juger de l’effet. Vous pouvez aussi le consommer sous des formes plus douces : une infusion de gingembre frais, quelques fines lamelles à laisser infuser dans de l’eau chaude, ou un peu de gingembre râpé dans un plat. La menthe poivrée, en infusion ou par son odeur, est un autre repère souvent bien toléré. L’important est de commencer par de petites quantités et de voir comment votre corps réagit.

Un point de vigilance mérite d’être posé : naturel ne veut pas dire anodin pendant la grossesse. Beaucoup de plantes contiennent des molécules actives, et certaines sont déconseillées pendant la grossesse, parce qu’elles agissent sur les hormones ou sur l’utérus. Une tisane « de grand-mère » ou un complément acheté sans conseil n’est pas neutre. Avant d’utiliser une plante, demandez l’avis d’un professionnel : j’ai d’ailleurs consacré un article entier aux plantes à éviter pendant la grossesse, et un autre, plus général, à celles qui peuvent soutenir l’équilibre hormonal en dehors de la grossesse. La règle de prudence prime toujours : dans le doute, abstenez-vous et demandez conseil.

Les nausées ne sont pas le seul désagrément digestif du début de grossesse, et les remèdes naturels ne s’arrêtent pas au gingembre. J’ai rassemblé les gestes de prévention et les solutions naturelles pour les maux de grossesse les plus fréquents dans un ebook qui leur est consacré, que vous retrouverez avec mes autres ebooks grossesse.

La vitamine B6, ou pyridoxine, est également citée parmi les options non médicamenteuses. Là aussi, c’est un professionnel de santé qui juge de son intérêt et de la dose adaptée à votre situation. De façon générale, aucune de ces approches ne remplace un avis médical si les nausées deviennent envahissantes, et c’est le sujet du chapitre suivant.

Quand faut-il consulter pour des nausées de grossesse ?

Dans leur immense majorité, les nausées du premier trimestre sont bénignes et n’ont aucune conséquence sur le bébé, même quand elles gâchent le quotidien. Elles ne demandent pas de traitement particulier, seulement les repères vus plus haut et un peu de patience. Mais il existe des situations où il ne faut pas rester seule.

Le premier motif de consultation, c’est l’intensité. Quand les vomissements sont si fréquents que plus rien ne reste, que vous ne parvenez plus à boire ni à manger, il faut consulter sans attendre. Cette forme sévère porte un nom, l’hyperémèse gravidique, c’est-à-dire des vomissements incoercibles qui empêchent de s’alimenter et de s’hydrater normalement. Elle concerne une petite minorité de femmes, mais elle se prend au sérieux, car elle peut entraîner une déshydratation et une perte de poids importante. C’est cette forme sévère que l’étude génétique d’avril 2026 a permis de mieux comprendre.

Les médecins et sages-femmes évaluent la gravité avec un score simple, appelé PUQE, qui tient compte de la fréquence des nausées et des vomissements. Certains signaux doivent vous amener à consulter rapidement, en particulier une perte de poids d’environ cinq pour cent de votre poids habituel ou plus, une incapacité à garder les liquides pendant plus de vingt-quatre heures, des urines rares et très foncées, une bouche sèche, des vertiges ou une grande fatigue qui signent la déshydratation. Dans ces cas, une prise en charge, parfois une courte hospitalisation pour réhydratation, permet de passer le cap sereinement.

Sachez aussi qu’il existe des traitements médicaux quand les mesures simples ne suffisent pas. Le traitement de première intention le plus souvent prescrit associe la doxylamine, un antihistaminique, et la vitamine B6. D’autres médicaments existent selon les situations. Ces traitements se prennent uniquement sur prescription : c’est votre médecin ou votre sage-femme qui décide de leur intérêt et de leur sécurité dans votre cas. L’automédication n’a pas sa place ici, d’autant que certains médicaments contre les nausées ne conviennent pas au premier trimestre.

Enfin, consultez si un doute s’installe, par exemple si les nausées apparaissent brutalement après le premier trimestre alors qu’elles avaient disparu, ou si elles s’accompagnent de fièvre, de douleurs au ventre ou de maux de tête inhabituels. Ces signes ne sont pas typiques des simples nausées de grossesse et méritent un avis.

Questions fréquentes

À quel moment de la grossesse les nausées commencent-elles et quand s’arrêtent-elles ?

Les nausées débutent en général vers la cinquième ou la sixième semaine d’aménorrhée, soit environ trois à quatre semaines après le début de la grossesse. Elles atteignent leur maximum autour de la neuvième semaine, puis s’atténuent le plus souvent entre la douzième et la seizième semaine, à la fin du premier trimestre. Ce calendrier est une moyenne : certaines femmes sont peu gênées, d’autres le restent plus longtemps.

Les nausées de grossesse sont-elles dangereuses pour le bébé ?

Dans leur forme habituelle, non. Les nausées et vomissements modérés du premier trimestre, même quand ils sont pénibles, n’ont pas de conséquence sur le développement du bébé. Le seul cas qui demande une prise en charge est la forme sévère, l’hyperémèse gravidique, où les vomissements empêchent de s’alimenter et de s’hydrater et entraînent une perte de poids et une déshydratation. Cette situation se soigne, à condition de consulter sans tarder. Si vous ne parvenez plus à boire ni à manger, contactez votre médecin ou votre sage-femme.

Le gingembre est-il efficace contre les nausées de grossesse et à quelle dose ?

Le gingembre est le remède naturel le mieux étudié contre les nausées de grossesse, et il figure parmi les mesures proposées par l’Assurance Maladie pour les formes légères à modérées. Celle-ci mentionne la prise de gélules de 250 mg, à raison de quatre par jour, sur environ quatre jours pour juger de l’effet. Vous pouvez aussi le prendre en infusion de gingembre ou râpé dans un plat. Commencez par de petites quantités. En cas de doute, ou si vous prenez d’autres compléments, demandez conseil à un professionnel.

Existe-t-il un médicament contre les nausées de grossesse ?

Oui, quand les mesures d’hygiène de vie ne suffisent pas. Le traitement de première intention le plus souvent prescrit associe la doxylamine, un antihistaminique, et la vitamine B6 (pyridoxine). D’autres options existent selon les situations. Ces médicaments se prennent uniquement sur prescription : c’est votre médecin ou votre sage-femme qui juge de leur intérêt et de leur sécurité dans votre cas. La règle est d’éviter l’automédication.

Pourquoi ai-je des nausées toute la journée et pas seulement le matin ?

Parce que l’expression « nausées matinales » est trompeuse. La cause principale des nausées est une hormone de la grossesse, le GDF15, produite en continu par le placenta, dont le taux est élevé tout au long du premier trimestre. Les nausées peuvent donc survenir à n’importe quelle heure, le matin comme le soir, et durer une partie ou la totalité de la journée.

Quand des nausées de grossesse doivent-elles amener à consulter en urgence ?

Consultez rapidement si vous ne parvenez plus à garder les liquides pendant plus de vingt-quatre heures, si vous perdez du poids, environ 5% de votre poids habituel ou plus, ou si vous présentez des signes de déshydratation : urines rares et foncées, bouche sèche, vertiges, grande fatigue. Consultez également en cas de fièvre, de douleurs abdominales ou de nausées qui apparaissent brutalement après le premier trimestre. Ces situations sortent du cadre des nausées ordinaires et justifient un avis médical.

À retenir

Les nausées du premier trimestre traduisent la réponse du corps à une hormone de la grossesse. Elles s’apaisent en fractionnant les repas, en gardant des aliments simples à portée de main dès le réveil, en s’hydratant par petites gorgées, en fuyant les odeurs qui les déclenchent, en se reposant et en apprenant à relâcher les tensions par la respiration. Le gingembre est le repère naturel le plus fiable, à essayer néanmoins avec prudence, comme toute plante pendant la grossesse. Ces gestes suffisent dans la grande majorité des cas, et les nausées s’estompent le plus souvent à la fin du premier trimestre.

Pour aller plus loin

Pour approfondir avec des sources fiables, l’Assurance Maladie détaille la conduite à tenir face aux nausées et vomissements de la grossesse et l’Agence nationale de sécurité du médicament présente le traitement des nausées durant la grossesse. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français a publié un consensus d’experts sur la prise en charge des nausées, vomissements et de l’hyperémèse gravidiques, et le Centre de référence sur les agents tératogènes récapitule les antiémétiques utilisables pendant la grossesse. Enfin, pour comprendre l’origine biologique des formes sévères, la Keck School of Medicine de l’université de Californie du Sud rend compte de la plus vaste étude génétique menée sur les nausées de grossesse, publiée dans Nature Genetics en avril 2026.

Que faire en cas de carence en fer ?

Le fer fait partie des oligo-éléments. C’est-à-dire que c’est un minéral présent en petite quantité dans l’organisme. Pourtant, il joue des rôles essentiels pour le fonctionnement de notre corps. Une carence en fer, appelée anémie, ou un excès de fer, a des conséquences plus ou moins fortes sur l’organisme. Or, l’équilibre est difficile à obtenir, particulièrement pour une femme. Son taux de fer est donc à suivre, dès la naissance et ce, tout au long de la vie.

Qu’est-ce que le fer et à quoi sert-il ?

Le fer est un minéral essentiel dans le corps humain. C’est-à-dire que ses fonctions participent au bon fonctionnement de l’organisme et qu’elles sont spécifiques du fer. En clair, aucun autre minéral ne peut le remplacer dans les fonctions qui lui incombe.

Rôle n°1 : oxygéner l’organisme

L’hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges. Son rôle est de transporter l’oxygène en provenance des poumons vers nos cellules. En réalité, l’oxygène ne se fixe pas directement sur l’hémoglobine, mais sur 4 atomes de fer, présents au cœur de sa structure. Sans fer,

Rôle n°2 : stocker l’oxygène dans les muscles

Nos muscles contiennent une protéine proche de l’hémoglobine : la myoglobine. Le fer va, comme pour l’hémoglobine, y fixer l’oxygène. La myoglobine représente donc une réserver d’oxygène dédié aux besoins musculaires. Cette réserve est mobilisée quand les besoins en oxygène sont augmentés, comme dans le cas d’une activité physique intense.

Rôle n°3 : produire de l’énergie

Le fer participe à la respiration cellulaire au cœur des mitochondries. Il est donc impliqué dans la production d’énergie via l’ATP, ce qui explique aussi la fatigue ressentie en cas de carence.

Quels sont les signes d’un manque de fer ?

Les signes physiques d’un manque de fer

Les signes physiques les plus courants d’une insuffisance en fer sont les suivants :

  • Sensation de fatigue persistante
  • Essoufflement rapide et inhabituel lors d’activités modérées (ex : monter un escalier)
  • Pâleur de la peau et des muqueuses 
  • Perte de cheveux, ongles cassants
  • Palpitations
  • Maux de têtes, vertiges
  • Aphtes récurrents
  • Syndrome des jambes sans repos

Si vous ressentez régulièrement l’un de ses symptômes, il peut être pertinent de faire une prise de sang afin d’évaluer les marqueurs biologiques suivants.

Les symptômes d'une carence en fer

Les signes d’un manque de fer

Les marqueurs biologiques d’une carence en fer

  • La ferritine

La ferritine constitue un marqueur de nos réserves en fer. C’est le premier marqueur à demander.

La norme laboratoire est établie de 15 à 150. Un taux de 30 est dans la norme n’est pas un taux santé. Le taux santé à viser tourne autour de 50.

Si votre taux est haut il faut creuser. En effet, la ferritine augmente en cas d’infection et d’inflammation (aiguë ou chronique). Les taux peuvent même s’envoler. Le dosage sanguin est donc à effectuer en dehors d’un contexte infectieux ou inflammatoire.

Les valeurs sanguines de la ferritine
  • Le fer sérique

Le fer sérique constitue le fer circulant dans le sang.

  • La transferrine

Il s’agit du transporteur du fer. Elle sera augmentée en cas de carence en fer.

  • Le coefficient de saturation de la transferrine

Ce coefficient exprime le pourcentage de fer transporté par la transferrine. Il sera diminué en cas de carence. Il est normalement compris entre 25 et 40%.

  • L’hémoglobine

Une hémoglobine basse est à interpréter en lien avec le VGM pour identifier le type d’anémie et donc la cause sous-jacente. L’hémoglobine peut également être normale indépendamment d’une carence en fer.

  • Le VGM (volume globulaire moyen)

Il sera diminué en cas d’anémie microcytaire ou augmenté en cas d’anémie macrocytaire.

Qu’est-ce que l’anémie ?

Il n’existe pas une mais trois types d’anémie : microcytaire, normocytaire et macrocytaire.

Une anémie se caractérise par une baisse du taux d’hémoglobine dans le sang.
L’anémie microcytaire ou anémie ferriprive est liée à un déficit en fer.

L’anémie microcytaire peut être due à :

  • Une insuffisance d’apports alimentaires,
  • Une malabsorption digestive,
  • Des pertes importantes (hémorragies, chirurgie, saignements digestifs, menstruations)           

L’anémie macrocytaire est causée par une carence en vitamine B12 ou en vitamine B9 (folates), en majorité causée par une alimentation déséquilibrée.

Aussi, en cas de VGM augmenté, il est nécessaire de faire doser la B12 et la B9 afin de déterminer la cause exacte de l’anémie.

Où trouver du fer dans l’alimentation ?

Le fer est présent dans l’alimentation sous deux formes différentes.

Le fer héminique se trouve dans les aliments d’origine animale : viande, abats, poisson et fruits de mer uniquement.

Cette forme est intéressante car elle est bien absorbée par l’organisme.

Le fer non héminique est présent dans les végétaux, les céréales, les légumineuses et les graines, dans des proportions très variables. A noter que le fer non héminique est aussi présents dans les œufs et les produits laitiers. Le fer non héminique se retrouve ainsi dans une quantité importante d’aliments mais il est faiblement absorbé. De plus, de nombreux facteurs peuvent impacter son absorption intestinale.

Les facteurs alimentaires diminuant l’absorption du fer

  • Les tanins et les polyphénols

Les tanins sont présents dans le café, le thé, le cacao cru, le chocolat noir, le raisin et le jus de raisin, la grenade et son jus, les boissons à base de Cola et le vin rouge.

  • Le calcium

Le calcium est principalement présent dans le lait d’origine animale, les yaourts, les crèmes desserts et le fromage.

  • Les phytates

Les phytates sont des molécules naturellement présentes dans les végétaux. On les retrouve en quantités importantes dans les céréales complètes, les légumineuses, les fruits à coque et les graines. Le problème des phytates est qu’ils peuvent se lier aux minéraux et en réduire l’absorption. Une consommation élevée d’aliments riche en phytates va donc diminuer l’absorption du fer non héminique mais aussi l’absorption du calcium, du zinc, du magnésium…

Les facteurs non alimentaires diminuant l’absorption du fer non héminique

Tout facteur qui va modifier le pH gastrique ou altérer la muqueuse intestinale conduira à des perturbations dans l’assimilation du fer.

  • L’hypochlorhydrie

La prise d’anti-acides va impacter l’absorption du fer mais pas uniquement. L’assimilation de nombreux micro-nutriments est perturbée par les IPP, j’en parle en détail dans un article dédié au reflux.

Le fer a besoin d’acidité pour être absorbé.

NB : c’est pourquoi leur prise à long terme est totalement déconseillée, comme indiquée sur le site de la HAS.

La gastrite et une infection à Helicobacter pylori auront les mêmes effets défavorables.

  • La maladie cœliaque, la maladie de Crohn

L’atrophie villositaire entraine une malabsorption globale des nutriments.

  • La chirurgie bariatrique

Le site principal d’absorption du fer est le duodénum.

  • Le SIBO

Le fer va être consommé par les bactéries qui prolifèrent dans les intestins.

Comment favoriser l’absorption du fer ?

  • La vitamine C

La première chose à retenir c’est que le fer non héminique a besoin de vitamine c pour être absorbé. Associer un aliment riche en fer à un aliment riche en vitamine C est donc le duo gagnant pour optimiser l’assimilation.

Les aliments riches en vitamine C : pamplemousse, citron, clémentines, oranges, kiwis, fruits rouges, poivrons, mâche, crucifères, épinards, persil.

La vitamine C pour augmenter l'absorption du fer
  • Le trempage et la germination

Le trempage des céréales, légumineuses, graines et fruits à coque permet de neutraliser les phytates. Petite astuce, vous réduirez encore davantage les phytates si l’eau de trempage est tiède et si vous ajoutez une cuillère de jus de citron ou de vinaigre de cidre.

Il faudra ensuite bien rincer avant de faire cuire.

Il existe un temps de trempage recommandé pour chacun d’entre eux.

La germination est le processus biologique qui se produit quand la graine a un contact prolongé avec l’eau. La graine va commencer à se développer et un germe va apparaître.

La germination est intéressante à plusieurs niveaux. Elle va activer les enzymes qui vont dégrader les phytates. C’est donc de loin, le procédé le plus efficace pour les éliminer. Mais ce n’est pas tout. La germination va libérer les minéraux présents dans la graine, et ainsi augmenter leur biodisponibilité et faciliter leur digestion.

Même sans chercher spécifiquement à se débarrasser des phytates, la germination est un procédé naturel qui permet de transformer nos aliments en super aliments, en augmentant leur densité nutritionnelle.

Aliment Trempage (h) Germination (h)
Lentilles 8–12 h 24–48 h
Pois chiches 12–24 h 48–72 h
Haricots secs 12–24 h 48–72 h
Fèves 12–24 h 48–72 h
Pois cassés 8–12 h 24–48 h
Soja 12–24 h 72–96 h
Quinoa 4–8 h 24 h
Sarrasin 4–6 h 24–48 h
Blé / épeautre 12–24 h 48–72 h
Riz complet 8–12 h 24–48 h
Avoine 8–12 h 24 h
Orge / seigle 12–24 h 48–72 h
Amandes 8–12 h 24 h
Noix / noisettes 8–12 h 24 h
Graines (sésame, tournesol) 4–8 h 24–48 h
  • Respecter les associations alimentaires

Si vous êtes anémiée, décalez la consommation de votre café ou de votre thé. Prenez-le 2h après le petit-déjeuner ou le déjeuner.

De la même manière, il sera préférable de consommer les produits laitiers en collation plutôt qu’en fin de déjeuner ou de dîner.

Comment remonter un taux de fer ?

Si vous avez une carence en fer avérée, l’alimentation ne suffira pas. Il faudra passer par une supplémentation en fer.

Une supplémentation peut aussi être conseillée en cas de pertes menstruelles importantes, de fibromes, après une chirurgie, et pour les femmes enceintes.

Comme pour tout minéral, combler une carence prend du temps. Il sera nécessaire de se supplémenter en fer entre 3 et 6 mois en fonction du type de carence. L’idéal est de pouvoir recontrôler les marqueurs biologiques au bout de 3 mois.

En cas d’anémie chronique, une consultation de naturopathie sera nécessaire pour identifier les causes et y répondre de manière efficace et personnalisée.

Prendre rdv

Quel complément en fer prendre ?

Le médecin prescrit toujours des sels ferreux tels que Tardyferon, Fumafer, Timoferol, Ferograd…

Le problème des sels ferreux c’est qu’ils occasionnent des effets secondaires fréquents. C’est cette forme de fer qui constipe et qui colore les selles en noir, mais qui peut aussi provoquer des douleurs abdominales et même un goût métallique dans la bouche.

Ils doivent être pris en dehors des repas. Leur tolérance digestive est très moyenne.

Les naturopathes et les médecins formés en micronutrition recommandent de prendre des fers chélatés du type gluconate de fer ou bysglicinate de fer car ils sont protégés des facteurs d’inhibitions alimentaires cités plus haut. Son absorption est également indépendante du pH gastrique et est bien supérieure aux sels ferreux, et ceux sans aucun désagrément digestif.

Les compléments de fer chélatés se trouvent en pharmacie ou auprès de laboratoires indépendants sur internet.

Je recommande le fer complexe du laboratoire Herbolistique à base de spiruline et qui associe les vitamine B9 et B12, également à l’origine d’anémies.

Complément en fer doux

La durée de la supplémentation sera aussi d’au moins 3 mois. Ces compléments peuvent être pris en dehors ou pendant les repas.

Le dosage conseillé est celui qui couvre les besoins en fonction de votre âge.

Quels sont les besoins en fer en fonction de l’âge ?

Age Besoins journaliers
0 – 6 mois 0,3 mg/j
6 mois – un an 11 mg/j
1 à 3 ans 5 mg/j
4 à 6 ans 4 mg/j
7 à 10 ans 6 mg/j
11 à 14 ans 11 mg/j
15 à 17 ans 11 mg/j pour les garçons Entre 11 et 16mg pour les filles en fonction des menstruations
Femmes jusqu’à la ménopause 16mg/j

Les groupes de population à risque d’être carencé sont les nourrissons, les enfants, les femmes avant la ménopause et les femmes enceintes.

Sources

Sholzberg M, Hillis C, Crowther M, Selby R. Diagnostic et prise en charge de la carence en fer chez les femmes. CMAJ. 2025 Aug 10;197(27):E819-E827. French. doi: 10.1503/cmaj.240570-f. PMID: 40789601; PMCID: PMC12350412.

Cozon GJ. Carence en fer et troubles digestifs [Iron deficiency and digestive disorders]. Transfus Clin Biol. 2014 Nov;21(4-5):189-92. French. doi: 10.1016/j.tracli.2014.08.135. Epub 2014 Oct 2. PMID: 25282486.

Morris ER. An overview of current information on bioavailability of dietary iron to humans. Fed Proc. 1983 Apr;42(6):1716-20. PMID: 6299808.

Hultén L, Gramatkovski E, Gleerup A, Hallberg L. Iron absorption from the whole diet. Relation to meal composition, iron requirements and iron stores. Eur J Clin Nutr. 1995 Nov;49(11):794-808. PMID: 8557018.

Articles récents

Pourquoi prendre du magnésium ?

Le magnésium est un minéral essentiel, souvent négligé, mais pourtant indispensable à notre santé physique et mentale.

Impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques dans le corps, il joue un rôle clé dans l’équilibre nerveux, dans l’énergie musculaire, dans les fonctions cérébrales, dans le métabolisme et au niveau du sommeil. Pourtant, une grande partie de la population présente une carence ou un déficit, parfois sans le savoir.

Si vous ne savez pas si vous êtes carencé ou non, inutile de faire une prise de sang. Il vous suffit de répondre aux 20 questions de mon article dédié à la carence en magnésium.

Le magnésium participe aussi à l’équilibre du métabolisme osseux, en agissant avec la vitamine D et en interagissant avec le calcium.

Sa carence, même modérée, favorise l’inflammation de bas grade et amplifie toutes les pathologies inflammatoires. Toute supplémentation aura donc un effet anti-inflammatoire.

Alors, dans quels cas peut-on envisager une supplémentation en magnésium ? Tour d’horizon des motifs les plus fréquents.

Et si vous souhaitez aller encore plus loin dans la compréhension de l’ensemble des mécanismes physiologiques associés au magnésium, ils sont particulièrement bien expliqué dans une étude publiée en 2021 et intitulée : « Magnésium : biochimie, nutrition, détection et impact social des maladies liées à sa carence ».


🧘‍♀️ 1. Stress, anxiété et fatigue nerveuse

Le magnésium est surnommé le minéral « anti-stress ». Lorsqu’on est soumis à un stress chronique, le corps consomme davantage de magnésium, jusqu’à épuiser ses réserves. Cela accentue l’irritabilité, les troubles du sommeil et la nervosité car en insuffisance de magnésium, l’organisme est moins résistant face au stress. Ses capacités d’adaptation sont diminuées.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour soutenir le système nerveux, réguler la production de cortisol (l’hormone du stress), améliorer l’humeur et favoriser un sommeil réparateur.


💥 2. Fatigue chronique, brouillard mental, trous de mémoire, difficultés de concentration

Une carence en magnésium peut provoquer une fatigue persistante, sans cause apparente. C’est souvent le signe que les cellules ont du mal à produire de l’énergie.

Au niveau cérébral, le magnésium agit comme un cofacteur de carburant. Quand vous en manquez, c’est toutes vos fonctions cognitives qui ralentissent.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium participe à la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire. Une cure peut booster l’énergie et améliorer la concentration. C’est le magnésium L-thréonate qu’il faut prendre en cas de perturbations de la sphère cérébrale et cognitive car c’est le seul à traverser spécifiquement la barrière hémato-céphalique. Peu de laboratoires le proposent, je recommande celui de chez Copmed en voie sublinguale (j’en parle plus loin) ou celui de Dynveo.

Magnésium L-thréonate Dynveo

💪 3. Crampes, spasmes et douleurs musculaires

Les besoins sont augmentés chez les sportifs, les personnes âgées et les femmes enceintes, qui peuvent être sujets à des crampes nocturnes, des tressaillements musculaires, et à une baisse de performances.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à la relaxation musculaire et à la transmission neuromusculaire, réduisant les tensions et les contractures. Je recommande aussi le magnésium pour prévenir les fausses couches. Mais aussi en cas de risques d’accouchement prématuré et d’utérus contractile.


❤️ 4. Troubles cardiovasculaires

Le magnésium contribue à la régulation du rythme cardiaque, de la tension artérielle et de la santé des vaisseaux sanguins.

👉 Pourquoi en prendre ? Une supplémentation peut être utile en cas d’hypertension légère ou de palpitations liées au stress ou à la fatigue.


🌙 5. Troubles du sommeil

Des difficultés à s’endormir, des réveils nocturnes ou un sommeil non réparateur peuvent être liés à un déficit en magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Il favorise la relaxation, la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et apaise le système nerveux.


🌸 6. Syndrome prémenstruel (SPM)

Chez certaines femmes, le SPM s’accompagne d’irritabilité, de douleurs, de rétention d’eau ou de migraines.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à équilibrer les hormones, détendre les muscles utérins et réduire les douleurs de règles. Le magnésium est un allié majeur pour calmer le syndrome prémenstruel et il est indispensable en cas de trouble dysphorique prémenstruel. Vous saurez tout dans mon ebook sur le SPM.


🍬 7. Diabète et troubles métaboliques

Les personnes souffrant de diabète de type 2 (avec résistance à l’insuline) ou de troubles métaboliques, peuvent présenter des taux de magnésium plus bas.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium joue un rôle dans la régulation de la glycémie et améliore la sensibilité à l’insuline.


🔄 8. Alimentation déséquilibrée ou carencée

Une alimentation pauvre en légumes verts, en oléagineux ou en céréales complètes entraîne souvent une carence en magnésium. Le magnésium est en effet peu présent dans les aliments ultra-transformés.

La présence d’une maladie chronique, la prise quotidienne de médicaments, la consommation régulière d’alcool et l’excès de consommation de caféine sont des facteurs qui contribuent à perturber l’assimilation du magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour combler les apports journaliers recommandés, surtout si l’alimentation n’est pas suffisamment variée et majoritairement basée sur des aliments transformés et ultra transformés (voir ci-dessous).

Quelles sont les différentes formes de magnésium ?

Les magnésiums organiques et inorganiques diffèrent par leur composition chimique, leur biodisponibilité (capacité à être absorbés par l’organisme), et leurs effets secondaires potentiels.

🧾 Tableau comparatif : magnésium organique versus magnésium inorganique

CritèreMagnésium organiqueMagnésium inorganique
Composition chimiqueSel de magnésium lié à un acide organique (ex. citrate, malate)Sel de magnésium lié à un élément non organique (ex. oxyde, chlorure)
Présence de carboneOui (molécule organique)Non (molécule minérale)
BiodisponibilitéÉlevée à très élevéeFaible à modérée
Absorption intestinaleMeilleureMoins bonne
Tolérance digestiveBonne, peu de troubles digestifsRisque de diarrhées ou de ballonnements
Effets secondairesRares, doux pour l’estomacPlus fréquents, surtout effet laxatif (notamment avec l’oxyde)
Utilisation privilégiéeCarences, fatigue, stress, crampes, utilisation à long termeUsage ponctuel, effet laxatif, bains, applications externes
Exemples courantsCitrate, bisglycinate, malate, gluconate, acétyltaurinate, glycérophosphateOxyde, chlorure, sulfate, hydroxyde
PrixEn général plus cherMoins cher

Quel magnésium choisir ?

Pour avoir une bonne absorption et une action douce, les magnésiums organiques sont à privilégier, en particulier les formes amino chélatées comme le bisglycinate de magnésium.

Les formes inorganiques de magnésium tels que le magnésium marin à base d’oxyde et de chlorure de magnésium n’ont que peu d’intérêt. De part leurs effets potentiellement irritants et le risque élevé de diarrhée, ils ne peuvent être pris sur le long terme. Ils sont à utiliser de manière ponctuelle.

comment prendre du magnésium ?

La présence de taurine et de vitamine B6 favorisent l’assimilation du magnésium mais ils ne sont pas indispensables.

Le plus important est de choisir un complément en magnésium qui propose l’une des formes bien assimilée par l’organisme, ou une association de plusieurs de ces formes parmi les suivantes : bysglicinate, malate, citrate, acétyltaurinate, glycérophosphate, gluconate.

En prenant du magnésium pendant un repas, vous l’associez ainsi avec de la vitamine B6, car cette vitamine se trouve dans tout type d’aliments.

Et si vous prenez votre complément de magnésium lors d’un repas où vous consommez une protéine animale, alors vous avez votre apport en taurine.

Pourquoi le magnésium donne la diarrhée ?

Seules les formes inorganiques de magnésium (oxyde, chlorure) ont un effet laxatif. C’est-à-dire qu’elles accélèrent le transit. Les personnes qui n’ont pas de problème de transit et qui ne souffrent pas de constipation sont plus susceptibles d’avoir un épisode de diarrhée après la prise de magnésium marin.

L’eau n’aura pas eu le temps d’être réabsorbée au niveau du côlon, d’où des selles plus ou moins liquides.

A noter que le citrate de magnésium, bien qu’organique, peut également avoir un léger effet laxatif.

Pour éviter tout désagrément digestif, il est important de fractionner les prises et de prendre du magnésium entre 2 et 4 fois par jour en fonction du dosage et de vos besoins.

De plus, l’organisme n’a pas la capacité d’assimiler de grandes quantités de magnésium, il est donc contre-productif de prendre le magnésium nécessaire pour couvrir les besoins journaliers en une prise unique.

Peut-on donner du magnésium aux enfants ?

Le magnésium peut être donné aux enfants, à condition de respecter leur âge et leurs besoins spécifiques.

Le magnésium est tout aussi essentiel pour les enfants que pour les adultes : il participe à la croissance, au bon fonctionnement du système nerveux, du système musculaire et il participe à l’immunité.

Pourquoi donner du magnésium à un enfant ?

Les motifs fréquents de supplémentation chez l’enfant tournent autour de la nervosité, de l’anxiété et des troubles du sommeil.

Voici dans quels cas donner du magnésium à un enfant peut être justifié.

SituationPourquoi le magnésium est utile
Nervosité, irritabilité, stress scolaireLe magnésium apaise le système nerveux et favorise la détente
Difficultés de concentration, agitationIl joue un rôle dans la transmission nerveuse
Troubles du sommeilIl favorise l’endormissement et un sommeil de meilleure qualité
Crampes, douleurs de croissance, fatigue musculaireIl détend les muscles et réduit les contractions involontaires
Alimentation déséquilibrée ou très sucréeLes carences sont fréquentes chez les enfants qui consomment en majorité des produits industriels

Quels sont les besoins en magnésium par âge ?

Âge de l’enfantApport quotidien recommandé
1 à 3 ans80 mg/jour
4 à 6 ans130 mg/jour
7 à 9 ans200 mg/jour
10 à 12 ans240 mg/jour
13 à 15 ans300 mg/jour

Ces apports peuvent être couverts par l’alimentation, mais les enfants stressés, nerveux et très actifs sont plus facilement carencés.

Sous quelle forme donner du magnésium à un enfant ?

Il faut privilégier les formes bien assimilables et bien tolérées au niveau digestif : bisglycinate de magnésium, citrate, malate… Et éviter les formes laxatives comme l’oxyde de magnésium, présent dans le magnésium marin qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed.

Le goût est bon et la forme est idéale puisqu’il n’y a pas de gélule à avaler, ce qui est impossible chez les enfants.

Pour savoir quelle quantité donner, et pour être sûr des apports recommandés au quotidien pour votre enfant, vous pouvez vous baser sur des besoins de 6mg par kilo de poids corporel.

Ainsi, un enfant de 30kg aura besoin de 180mg de magnésium.

Un stick de magnésium de chez Copmed contient 180mg de magnésium. Vous pouvez lui donner la moitié du stick le matin et l’autre moitié le soir. En effet il est préférable de donner le magnésium à 2 reprises pour optimiser son assimilation.

Un stick se composant de 4g de poudre de magnésium, il suffit de mettre 2g dans une cuillère et de la donner à votre enfant. La poudre va fondre toute seule dans sa bouche.

Chez les enfants, une cure dure un mois.

quel magnésium pour les enfants ?

Au bout de combien de temps le magnésium fait-il effet ?

Chez les enfants, le magnésium donnera ses premiers effets au bout de 15 jours de prise.

Comptez 3 semaines à un mois de prise de magnésium pour en ressentir pleinement les effets chez les adultes.

Néanmoins, les effets du magnésium dépendront de la forme prise. Si vous prenez du magnésium marin, il est fort probable que vous ne ressentiez aucun effet, en raison de sa faible biodisponibilité.

Oubliez aussi le Magné b6 et le Boiron mag 300 dont la composition laisse plus qu’à désirer (dioxyde de titane, talc, stéarate de magnésium, nanoparticules…) !

Combien de temps prendre du magnésium ?

Le magnésium peut se prendre en cure de 2 à 3 mois.

Cependant, pour les personnes très stressées, les personnes anxieuses ou nerveuses, le magnésium peut être pris en continu.

En effet, le stress entraine une fuite accrue du magnésium par les voies urinaires. Tant que le stress reste élevé, les besoins en magnésium sont importants car ils sont supérieurs aux recommandations. Tout simplement car la perte de magnésium majore les besoins.

Une pratique sportive intense régulière et une alimentation déséquilibrée, à base de produits industriels, génère les mêmes besoins.

faut-il prendre le magnésium le soir ou le matin ?

Faut-il prendre le magnésium le matin ou le soir ?

Il faut prendre le magnésium le matin ET le soir ! En effet, consommer l’équivalent des besoins quotidiens en magnésium en une seule prise est totalement inutile. Le corps ne pourra l’assimiler que partiellement.

De plus, les minéraux rentrent en compétition entre eux. Il y a donc, dans tous les cas, une déperdition.

C’est pourquoi les compléments en magnésium se prennent entre 2 et 4 fois par jour, en fonction de la forme et du dosage.

La majorité des laboratoires de compléments alimentaires recommandent 3 prises par jour, afin d’atteindre 80% des apports recommandés. Mais ces 80% des apports recommandés ne tiennent pas compte du poids, de la différence homme/femme et des pertes augmentées (stress chronique, maladies, sport intense…).

Faut-il prendre le magnésium pendant les repas ou en dehors ?

Si vous prenez du magnésium marin (ce que je déconseille), il est préférable de prendre le magnésium pendant les repas, afin de limiter les désagréments digestifs.

Sinon, les bonnes formes de magnésium, du type bysglicinate de magnésium, peuvent se prendre indifféremment, pendant ou en dehors des repas.

La seule chose à respecter c’est le fractionner des prises, entre 2 et 4 prises par jour en fonction de la galénique.

Chez les enfants, une seule prise suffit, et plutôt au moment d’un repas pour faciliter la prise.

Magnésium pendant ou en dehors des repas

Les 10 aliments les plus riches en magnésium

Voici les 10 aliments les plus riches en magnésium.

RangAlimentMagnésium (mg / 100 g)
1Graines de courge535 mg
2Cacao en poudre non sucré499 mg
3Graines de sésame ou graines de chia350 mg
4Graines de tournesol340 mg
5Amandes270 mg
6Noisettes160 mg
7Chocolat noir en tablette120 mg
8Tofu100 mg
9Avocat29 mg
10Banane27 mg

Conclusion

Le magnésium est un allié précieux en cas de stress, de fatigue, de douleurs musculaires, de troubles hormonaux ou de déséquilibres métaboliques.

La problématique du magnésium est qu’il est peu présent dans l’alimentation courante. Les sols sont appauvris et le raffinage et l’excès de cuisson diminuent les teneurs en magnésium de nos aliments.

Ce sont principalement les graines et les oléagineux qui sont le plus richement pourvu en magnésium. Mais la majorité de la population n’en consomme pas quotidiennement, voire pas du tout. C’est la même chose pour les enfants.

C’est ce qui explique la carence fréquente, aussi bien chez les adultes que chez les plus jeunes.

Bien que naturel, le magnésium marin est la forme de magnésium la moins bien assimilée par l’organisme. Auquel s’ajoute le fait qu’elle peut occasionner des troubles digestifs comme de la diarrhée.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed, pour sa praticité (2 sticks par jour), avec les 5 meilleures formes de magnésium réunies. Ou le magnésium de chez Herbolistique, qui associe les vitamines du groupes B et de la taurine, pour optimiser l’assimilation.

Chez Herbolistique, vous bénéficiez de la livraison gratuite avec le code F92499.

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Peut-on consommer des édulcorants pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, saviez-vous que vos choix alimentaires pouvaient avoir un impact sur la santé de votre bébé ?

Vous doutiez-vous que ce que vous mangez aura une influence sur son poids de naissance, sur ses goûts mais aussi sur sa santé hormonale et sa fertilité ?

Lisez mon article pour comprendre tout ce qui se joue pendant la vie fœtale.

Pourquoi les 1000 premiers jours sont aussi importants pour la santé de son bébé ?

Les femmes enceintes sont généralement alertées sur leur consommation de sucres, qui, en excès, peut favoriser le diabète gestationnel. C’est à ça que sert le test du glucose proposé au 6ème mois de grossesse. En effet, le diabète gestationnel montre que le terrain métabolique est déjà affaibli. C’est pourquoi les femmes enceintes ayant fait du diabète gestationnel ont un risque très élevé de développer ensuite un diabète.

Pendant la grossesse, de nombreuses femmes s’autorisent des écarts et consomment des produits trop gras et trop sucrés – avec une prise de poids excessive à la clé. Cependant, beaucoup de futures mamans essaient au contraire de contrôler leur prise de poids. En effet, les envies de grossesse ne se portent pas toujours sur une barquette de fraises, mais parfois sur de la junk-food ou des produits que l’on s’interdit habituellement. L’une des solutions apparentes est alors de se tournent vers les produits « sans sucre » ou « light ».

Mais ces produits contiennent souvent des édulcorants artificiels, comme l’aspartame ou l’acésulfame K. Bien qu’autorisés dans l’alimentation, leur consommation pendant la grossesse suscite des interrogations légitimes quant à leur innocuité. Alors, faut-il éviter les édulcorants pendant la grossesse ? On fait le point.

Qu’est-ce qu’un édulcorant ?

Un édulcorant est une substance, naturelle ou synthétique, utilisée pour conférer une saveur sucrée à un aliment.

Certains apportent des calories comme le glucose, le fructose et leurs dérivés (sirop de glucose-fructose, sucre inverti…). Tout simplement car ils proviennent de produits naturels et que ce sont les éléments constitutifs des végétaux.

Les édulcorants de synthèse possèdent un pouvoir sucrant très élevé. L’aspartame a ainsi un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre. Utilisés en très petites quantités, les édulcorants synthétiques n’apportent donc pas de calories. Néanmoins de petites quantités ne sont pas pour autant anodines pour la santé pour autant.

C’est pourquoi, chaque édulcorant possède une DJA.

Qu’est-ce que la Dose Journalière Admissible ?

La quantité maximale d’un édulcorant qui peut être consommé au quotidien sans risque pour la santé est définie par la DJA ou Dose Journalière Admissible. Elle varie selon le poids corporel de chaque personnel. Cela signifie que la consommation de produits light chez une femme qui pèse 50kg n’aura pas la même incidence que chez une autre qui pèse 80kg.

Dans quels produits trouve-t-on des édulcorants ?

Les édulcorants sont ajoutés dans de nombreux produits. On en trouve dans :

  • les boissons light ou sans sucre,
  • les desserts 0 %,
  • les yaourts allégés,
  • les chewing-gums,
  • des médicaments,
  • des compléments alimentaires, dont des compléments alimentaires dédiés à la grossesse comme le Gynéfam supra grossesse !!!

Les édulcorants les plus courants dans ces produits sont :

  • L’aspartame (E951)
  • L’acésulfame K (E950)
  • Le sucralose (E955)
  • La stévia (naturel, mais parfois transformé industriellement)
édulcorants et grossesse danger

Aspartame et acésulfame K : de quoi s’agit-il ?

🔹 Aspartame

L’aspartame est un édulcorant artificiel environ 200 fois plus sucré que le sucre. Il est largement utilisé dans les boissons light, les bonbons, les desserts et même certains médicaments.

Particularité : L’aspartame est décomposé dans le corps en trois composants : acide aspartique, phénylalanine et méthanol. Ce sont ces métabolites qui soulèvent des préoccupations.

🔹 Acésulfame K (ou acésulfame de potassium)

C’est un édulcorant artificiel possédant le même pouvoir sucrant élevé. Il est souvent utilisé en combinaison avec d’autres édulcorants pour améliorer le goût.

Caractéristique : L’acésulfame K n’est pas métabolisé par l’organisme. Il est éliminé tel quel dans les urines. Sa stabilité à la chaleur en fait un additif courant dans les produits cuits ou stérilisés.

Ces deux édulcorants sont notamment présents dans le Coca Cola Light et Zéro.

Pourquoi autant de produits déconseillés pendant la grossesse ?

Le principe de base pendant la grossesse est de TOUJOURS appliquer un principe de précaution.

Aussi, c’est ce qui explique que de nombreuses plantes sont déconseillées pendant la grossesse.

A lire : quelles sont les plantes autorisées ou non quand on est enceinte.

Ces plantes sont déconseillées uniquement car les laboratoires n’effectuent pas d’études pour vérifier sur l’innocuité de tel ou tel produit sur les femmes enceintes et le fœtus. Cela coûterait trop cher et la logistique, il est vrai, serait plus compliqué à gérer que pour une population classique.

Comme on manque de données fiables, on part du principe qu’il vaut mieux éviter de consommer des produits qui pourraient avoir des conséquences dommageables pour le fœtus et le futur bébé.

Le problème avec les produits industriels, c’est que l’on sait qu’ils contiennent de nombreux additifs. Et que ces additifs sont mauvais pour la santé. Là les études ne manquent pas.

Les données scientifiques démontrent clairement que des liens existent entre une consommation élevée d’additifs et le diabète, les cancers, les maladies inflammatoires de l’intestin, la dépression, l’anxiété, le surpoids, l’obésité, etc…

Un article récent édité par le magazine Cerveau & Psycho a fait une compilation de différentes études sur les effets des édulcorants. L’article montre que les édulcorants jouent le rôle de perturbateurs décisionnels.

Et pourtant ces additifs sont toujours présents dans notre alimentation, sous couvert de cette fameuse DJA.

Deux problèmes se posent :

  • L’effet cumulatif de la consommation de plusieurs produits contenant des édulcorants et d’autres additifs n’est pas pris en compte, c’est ce que l’on appelle l’effet « cocktail »,
  • Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres aux effets des additifs (enfants, adolescents, femmes enceintes, femmes allaitantes, personnes immunodéprimées, personnes avec des pathologies chroniques, personnes âgées), or aucune alerte de consommation n’est apposée sur les étiquettes de ces produits.

Quelles sont les conséquences des édulcorants sur la grossesse ?

1. Ils peuvent traverser le placenta

Des études ont montré que certains édulcorants, comme l’acésulfame K, passent dans le sang du bébé via le placenta. Le fœtus peut donc directement y être exposé. Or, les effets à long terme de cette exposition précoce sur le développement du bébé ne sont pas connus.

2. Ils pourraient augmenter le risque d’obésité infantile

Une consommation fréquente d’édulcorants artificiels pendant la grossesse pourrait être liée à un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité chez l’enfant. En cause : une possible perturbation du métabolisme ou de la régulation de l’appétit, dès la vie intra-utérine.

3. Le cas particulier de l’aspartame et de la phénylalanine

L’aspartame est transformé dans l’organisme en plusieurs composés, dont la phénylalanine, qui peut être toxique à haute dose, notamment chez les femmes atteintes de phénylcétonurie (une maladie rare mais grave). Même en l’absence de cette maladie, une prudence est recommandée.

4. Risque potentiel de naissance prématurée ou de complications

Des études observationnelles ont mis en évidence un lien possible entre la consommation fréquente de boissons édulcorées (notamment contenant de l’aspartame ou de l’acésulfame K) et une augmentation du risque de naissance prématurée.

Je vous invite à lire l’article du Monde sur l’aspartame et les femmes enceintes. Le journal s’était fait écho d’une vaste étude danoise publiée en 2010 et menée auprès de 60000 femmes enceintes et qui concluait à des risques d’accouchement prématuré considérablement augmenté chez les consommatrices.

5. Les effets à long terme sont encore mal connus

Bien que les agences de sécurité alimentaire (EFSA, FDA) aient validé ces édulcorants à faibles doses, les effets d’une consommation régulière pendant la grossesse restent mal documentés. Par principe de précaution, il est conseillé de les éviter.

Que consommer pendant la grossesse à la place des produits light ?

  • L’eau reste la meilleure boisson pendant la grossesse (plate, pétillante, aromatisée naturellement avec du citron ou de la menthe).
  • Le kombucha et le kéfir de fruits sont deux boissons à privilégier en tant qu’alternatives aux boissons sucrées ou édulcorées. Il existe de nombreux goûts différents. Ces boissons sont naturelles et peu sucrées. De plus, elles contribuent à la bonne santé du microbiote, grâce à la présence de bonnes bactéries.
  • Les fruits frais ou compotes sans sucres ajoutés pour satisfaire les envies sucrées.
  • Le miel ou le sirop d’érable comme sucrant naturel, en se limitant à une cuillère à café par jour.

Recettes de kombucha fait maison

Kombucha fait maison

 

En résumé : les additifs et les édulcorants pendant la grossesse ne font pas bon ménage

Même s’ils sont autorisés, les édulcorants et autres additifs comme l’aspartame et l’acésulfame K sont à éviter pendant la grossesse. Ils peuvent traverser le placenta, perturber le métabolisme du bébé, et leurs effets à long terme sont encore incertains.

Par précaution, mieux vaut opter pour une alimentation la plus naturelle et équilibrée possible, en évitant les produits ultra-transformés.

Moins de produits transformés = plus de sécurité pour vous et votre bébé.

Envie de tout savoir sur les nutriments indispensables pour vous et votre bébé pendant la grossesse ? Voici mon ebook dédié à l’alimentation pendant la grossesse.

Consultez aussi l’ensemble de mes ebooks dédiés à la grossesse.

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Avez-vous déjà entendu parlé de la sophrologie pour créer un lien avec son bébé ?

La sophrologie est une magnifique technique à utiliser pendant la grossesse, autant pour soi que pour son bébé.

Créer un lien avec son bébé pendant la grossesse

9 mois de gestation c’est long. Mais pourquoi cette durée ?

Ces mois sont nécessaires au développement de votre bébé. Mais ils constituent également une période de transition entre votre vie d’avant et celle à venir.

Plus cette transition se fera en conscience, plus elle sera douce et facile à vivre après.

La connaissance de votre enfant ne commence pas qu’à la naissance.

Votre bébé perçoit énormément de choses in utero. Hormis la vue, tous les autres sens de votre bébé se mettent en place entre le 3ème et le 5ème mois de grossesse.

C’est à partir du moment où vous sentez les mouvements de votre bébé que la communication mutuelle peut commencer à s’établir. C’est donc le bon moment pour commencer des séances de sophrologie.

Créer un lien avec son bébé avec le toucher

Quand vous apposez vos mains sur votre ventre, bébé perçoit ce contact de 2 manières.

Par la chaleur véhiculée par vos mains et qui arrive jusqu’à lui.

Par la pression sur votre ventre. Plus cette pression est forte plus il la ressentira.

Favoriser la production d’ocytocine

Pendant la grossesse, l’ocytocine a de multiples rôles. D’un point de vue psycho-émotionnel, l’ocytocine est appelée hormone de l’amour et l’attachement.

Quand vous caressez votre ventre, ce contact peut être trop doux pour être perçu par votre bébé. Pourtant votre bébé est capable de sentir votre présence grâce à la sécrétion de cette hormone qui va arriver jusqu’à lui par la circulation sanguine.

Toutes les caresses favorisent la fabrication d’ocytocine. Utiliser le toucher de manière régulière pour ressentir les bienfaits de l’ocytocine est donc un très bon moyen pour favoriser le lien avec votre bébé.

En sophrologie, je vous apprends à développer ce toucher en conscience, qui prend une tout autre dimension.

Grâce à la sophrologie, vous ne caressez pas simplement votre ventre, vous créez du lien avec votre bébé et vous communiquez avec lui. Cela fait toute la différence !

Créer un lien avec son bébé avec ses vibrations

Votre corps émet des vibrations car il est constitué de différentes énergies.

Pendant 9 mois, vous portez une énergie de vie. Votre bébé, comme tout être vivant, ressent vos vibrations, il y est même particulièrement sensible.

Chacun de nous émettons des vibrations qui nous sont propres et qui dépendent de nombreux facteurs.

Pendant une séance de sophrologie, vous élevez votre fréquence vibratoire grâce à la pensée positive dirigée.

Pour favoriser la création du lien avec votre bébé, j’utilise des visualisations mentales et des mantras.

Cela fonctionne très bien car vous serez au préalable plongé dans un état de conscience modifié. Dans un état de relaxation profonde propice au lâcher-prise et au développement de « bonnes » vibrations.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur le déroulement d’une séance et sur ce qu’est la sophrologie, lisez ma présentation « tout savoir sur la sophrologie ».

Toutes les futures mamans que j’ai accompagnées ont eu des bébés « calmes et faciles », alors que certains bébés pleurent beaucoup. Même si cela ne peut être scientifiquement prouvée, vos retours parlent d’eux-mêmes.

La sophrologie pour compenser les effets du stress

Si vous avez vécu un événement douloureux pendant votre grossesse (accident, deuil, rupture…), je ne peux que vous conseiller de pratiquer la sophrologie afin de compenser les effets du stress sur votre bébé.

De même que votre bébé ressent toutes vos émotions positives, il ressent également votre stress, votre douleur et vos peines. Quand vous êtes dans un état de tension, votre corps fabrique du cortisol, appelé l’hormone du stress. Ce cortisol, comme l’ocytocine, arrive jusqu’à votre bébé.

Les effets du stress pendant la grossesse : mon expérience personnelle

Il serait intéressant d’étudier les liens entre les grossesses douloureuses et les comportements des bébés les premiers mois mais aussi les premières années de vie.

Le stress est un poison, pour soi comme pour son bébé.

C’est ce que j’ai vécu pour ma 2ème grossesse.

A l’époque, je n’étais ni naturopathe ni sophrologue, je travaillais encore pour une grande entreprise.

Avec une mise au repos à partir du 4ème mois de grossesse à cause de contractions quotidiennes, je ressentais déjà un stress latent. Surtout que j’avais été alitée de manière stricte lors de ma 1ère grossesse et c’était ma crainte pour la 2ème.

A 6 mois de grossesse, j’ai été renversée par une moto. Et c’est mon ventre qui a été percuté !

A partir de ce moment, mon niveau de stress a atteint 10 sur 10 et n’est plus jamais redescendu.

Les examens ont montré que mon bébé n’avait rien eu mais mon bébé s’est ensuite mis en siège et mon col s’est ouvert… 10 jours après j’étais à nouveau hospitalisée et… alitée.

L’angoisse de découvrir un quelconque problème à mon bébé à la naissance ne m’a plus jamais quittée. Tout comme celle de ne pas pouvoir accoucher en siège (je vous passe les détails de tout ce que j’ai fait pour essayer que ma fille se retourne) et d’avoir une césarienne. Et celle d’accoucher trop tôt évidemment.

Ce bébé tant désiré… je n’y pensais plus qu’avec de la peur.

 

Que s’est-il passé après la naissance de ma fille ?

J’ai accouché d’une petite fille en bonne santé ! Mais…

Elle ne dormait pas la nuit. Elle mettait plus d’une heure à se rendormir entre chaque biberon, son sommeil était haché, pas apaisé. Je dormais 3 à 4h par nuit.

Au bout de quelques mois j’ai décidé de me reconvertir et de changer radicalement de voie professionnelle. 2 mois après ma décision, j’intégrais une école de sophrologie. Les premiers apprentissages m’ont fait comprendre que ma fille exprimait quelque chose. Son angoisse de la nuit était-elle l’expression de l’angoisse que j’ai vécue pendant ma grossesse et dont elle a été elle-aussi victime ?

J’ai commencé à parler à ma fille, à lui exprimer verbalement ce que nous avions traversé mais aussi surmonté ensemble.

Je me suis aussi mise à la masser régulièrement, pour créer ce lien avec le toucher.

Et puis un jour, au bout de 7 mois, 7 mois interminables de nuits blanches, la lumière apparue au bout du tunnel. Ma fille a commencé à dormir !

Il m’aura fallu encore pas mal de temps pour trouver un apaisement face à cette grossesse douloureuse mais la sophrologie m’a été d’une grande aide et ma fille en a bénéficié autant que moi.

Conclusion

La sophrologie est une magnifique pratique pour créer un lien avec son bébé, mais aussi pour mieux se connaître.

Chaque séance est une bulle de douceur et de bien-être pour soi et pour son bébé. Pour construire, un peu chaque jour, le lien indéfectible qui se formalisera à la naissance de son enfant.

Plus tard, vous pourrez continuer à construire et consolider ce lien avec votre bébé grâce aux ateliers de langue des signes. Pour comprendre ce que c’est, découvrez la langue des signes sur le site dédié « moncorpsalaparole« .

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Pourquoi autant de plantes à éviter pendant la grossesse ?

Parce que la plupart des médicaments sont interdits pendant la grossesse, il est naturel de vouloir se tourner vers d’autres techniques, davantage naturelles. Les tisanes que l’on trouve en supermarché ont participé à faire connaître certaines plantes auprès du plus grand nombre. Donnant aussi l’impression que les plantes, d’une manière générale, sont inoffensives.

En France, 148 plantes sont autorisées en vente libre. Chacune d’entre elles contient de nombreuses molécules actives. Elles sont considérées comme de véritables remèdes naturels par ceux qui les connaissent et les recommandent (herboristes, naturopathes, phytothérapeutes, aromathérapeutes…).

Le recours à la plupart des plantes est déconseillé pendant la grossesse mais aussi pendant l’allaitement. En effet, les études cliniques sont trop peu nombreuses, voire totalement absentes, pour évaluer l’efficacité et la sécurité des centaines de plantes existantes.

Plantes et grossesse, des effets méconnus

Les 148 plantes autorisées en France sont parmi les plus étudiées. Pourtant, rares sont les études qui évaluent leurs effets pendant la grossesse. C’est pourquoi, face à cette méconnaissance et cette absence d’évaluation, le principe de précaution s’impose.

Tout actif naturel non évalué est donc par principe déconseillé pendant la grossesse.

Ce principe de précaution est sans aucun doute parfois excessif.

Néanmoins, en tant que naturopathe, je constate que la phytothérapie est trop souvent utilisée en automédication, sans avoir les connaissances de base nécessaires pour s’assurer d’une totale innocuité.

L’idée selon laquelle ce qui est naturel est sans danger est ancrée, à tort, dans l’imaginaire collectif.

Cette automédication peut conduire à des :

  • Erreurs de dosage : soit par un dosage trop faible pour être efficace, soit par surdosage, entrainant des effets secondaires indésirables,
  • Interactions avec certains médicaments ou avec d’autres plantes utilisées conjointement,
  • Effets négatifs sur le bon développement fœtal ou sur le bon déroulement de la grossesse.

Tour d’horizon des plantes principales à éviter pendant la grossesse.

Les plantes hormonales

Durant la grossesse, les plantes ayant des propriétés hormonales sont déconseillées car les phyto-œstrogènes qu’elles contiennent peuvent interférer avec la production d’œstrogènes et de progestérone, déjà très élevée pendant la grossesse.

Dans la même lignée, les plantes emménagogues, favorisant l’apparition des règles, peuvent entrainer un risque important de fausse couche ou d’accouchement prématuré.

Voici les plantes hormonales les plus courantes à éviter pendant la grossesse et l’allaitement :

  • Le gattilier (Vitex agnus castus),
  • La sauge officinale (Salvia officinalis L.),
  • L’armoise commune (Artemisia vulgaris L.),
  • L’absinthe (Artemisia absinthium L.),
  • Le houblon (Humulus lupulus),
  • L’achillée millefeuille (Achillea millefolium L.)
  • Le framboisier (Rubus idaeus L.).

Les plantes abortives

Les plantes qui contiennent des molécules telles que la thuyone ont des propriétés abortives car elles stimulent les contractions du muscle utérin. L’absinthe (Artemisia absinthium) et le thuya (Thuya occidentalis) en sont les principales.

La papaye verte, à cause de la papaïne qu’elle contient, est également à éviter.

Les plantes antidépressives

Le millepertuis

Le millepertuis est l’une des plantes recommandées en cas de dépression légère à modérée.

Néanmoins, trop peu d’études ont été faites auprès des femmes enceintes pour affirmer qu’il est sans danger pendant la grossesse.

De plus, avec le pamplemousse, le millepertuis est le produit naturel qui comporte le plus d’interactions avec des médicaments. Par sécurité, il est à éviter.

Le safran

La 2ème plante recommandée est le safran, plus précisément le crocus sativus, qui est l’extrait de stigmate du safran. Ses bénéfices sont avérés pour soulager la dépression légère à modérée.

Mais comme pour le millepertuis, en l’absence d’études suffisantes, son usage est déconseillé pendant la grossesse.

Néanmoins, son usage est beaucoup plus sûr que le millepertuis et il ne comporte pas d’effets secondaires connus, contrairement aux anti-dépresseurs ou aux anxiolytiques. En cas de nécessité, parlez-en avec votre médecin.

L’eschscholtzia

Plus connu sous le nom de pavot de Californie, l’eschscholtzia est réputée pour réduire les troubles du sommeil et pour ses propriétés sédatives. Cette plante est également utilisée comme anxiolytique naturel, pour réduire la nervosité et l’anxiété. En raison de la présence d’alcaloïdes, le pavot de Californie ne doit pas être consommé pendant la grossesse et l’allaitement.

Les plantes adaptogènes

Les plantes adaptogènes aident l’organisme à s’adapter à son environnement. Leur périmètre d’action est large. Les plantes adaptogènes ont des bienfaits prouvés aussi bien pour réguler le sommeil, l’appétit, l’humeur, pour booster la forme et l’énergie que pour soulager certains troubles métaboliques.

Les plus courantes sont les suivantes : ginseng coréen (Ginseng rouge), rhodiole (Rhodiola rosea), griffonia (Griffonia Simplicifolia) et ginseng sibérien (Eleuthérocoque).

Cependant elles sont toutes déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement car leurs effets sur le fœtus sont inconnus.

Les plantes stimulantes

On entend par plantes stimulantes toutes les plantes contenant de la caféine. Les plantes à caféine sont la guarana, le kola, le maté, le caféier, ou encore le thé vert (sous forme de théine).

La caféine se trouve également dans certains aliments comme le chocolat (sous forme de théobromine) ou les boissons à base de cola.

La caféine peut être responsable de nervosité, d’anxiété, d’insomnie, d’hypertension artérielle, de troubles du rythme cardiaque et de tremblements. C’est pourquoi toute plante ou aliment en contenant doit être limité pendant la grossesse. Aucun problème si vous buvez 2 cafés ou 2 thés par jour. Il faut plus veiller à l’effet cumulatif sur une journée et être vigilant à d’éventuels symptômes liés à un excès de caféine.

Les autres molécules indésirables pendant la grossesse

Vous ne consommez aucune de ces plantes donc vous pensez être protégée ? 

Le pire pour soi et pour son bébé à naître ce sont les additifs ajoutés par les industriels. Ils sont nocifs et ont des effets délétères avérés sur le déroulement de la grossesse et la santé de son futur bébé.

Pourtant ils sont partout ! Merci les lobbys !

Les additifs les plus problématiques pendant la grossesse sont l’aspartame et l’acésulfame k.

Ne passez pas à côté de l’article que j’ai écrit sur le danger des additifs et des édulcorants quand on est enceinte.

Vous découvrirez que même le GYNEFAM SUPRA GROSSESSE conseillé par les gynécoloques en contient pas moins de 3, un vrai scandale !

Conclusion

Bien que la plupart des plantes soient à éviter pendant la grossesse, certaines sont heureusement autorisées et viennent soulager certains maux de la grossesse. Néanmoins, je déconseille l’automédication. En tant que naturopathe, je me ferais un plaisir de vous recommander les plantes les plus adaptées pour vous, les formes à privilégier et les dosages appropriés.

Vous aimeriez savoir quelles plantes vous pouvez utiliser pendant votre grossesse ?

Articles récents

Se préparer à l’accouchement avec la sophrologie vous apporte toutes les ressources nécessaires pour aborder sereinement la fin de votre grossesse et vous préparer à la naissance de votre enfant.

Vous souhaitez vivre un accouchement naturel ? Vous voulez gérer la douleur des contractions et peut être vous passer de péridurale ? Vous doutez de vos capacités à mettre au monde votre enfant  ?  Vous souhaitez communiquer avec votre bébé de manière privilégiée ?

Cet article vous explique pourquoi adopter la sophrologie comme méthode de préparation à l’accouchement et ses bienfaits pour vous et votre bébé.

A quoi sert la sophrologie lors de l’accouchement ?

Les femmes enceintes réfléchissent de plus en plus à la manière dont elles souhaitent accoucher. Les futures mamans veulent se sentir actrices de leur accouchement et bénéficier d’une préparation à la naissance qui leur correspond. Elles désirent que cet événement majeur dans leur vie ne soit pas juste un acte médical. 

La sophrologie est une méthode de préparation à l’accouchement qui aide les femmes à mieux vivre leur grossesse et à préparer l’arrivée de leur bébé de manière sereine. 

Cette pratique naturelle et reconnue est recommandée aux femmes enceintes : 

  • qui souhaitent un accouchement physiologique
  • qui éprouvent de la peur face à l’accouchement
  • qui doutent de leurs capacités à gérer la douleur et la fatigue
  • qui ne veulent pas de péridurale
  • qui ont un bébé en siège 
  • qui veulent créer un lien privilégié avec leur bébé avant la naissance.

La préparation à l’accouchement avec la sophrologie est destinée à toutes les femmes qui aspirent à s’y préparer de manière globale.

Les séances de préparation à la naissance avec la sophrologie sont aussi un moment d’échanges, que ce soit pour évacuer vos doutes ou pour trouver des réponses à vos interrogations.

Les bénéfices de la sophrologie pour les femmes enceintes

La sophrologie procure de nombreux bénéfices aux futures mamans.

Pour lutter contre la peur et l’angoisse de l’accouchement, la sophrologie vous permet de :

  • lâcher prise
  • vous relaxer profondément
  • prendre conscience de vos capacités
  • utiliser la respiration pour canaliser vos émotions

Pendant la grossesse, il est fréquent de ressentir des sentiments ambivalents. L’angoisse, la peur, l’anxiété cohabitent avec la joie, l’amour et l’impatience. La sophrologie vous offre un soutien pour rester zen et éviter ces montagnes russes émotionnelles que votre bébé ressent également. De quoi bien vivre votre grossesse jusqu’à sa fin.

Pour  favoriser l’acceptation des changements physiques et psychologiques, la sophrologie vous prépare à : 

  • prendre conscience de votre  corps
  • gagner en confiance en vous 
  • renouer avec votre féminité 
  • vous connecter avec votre bébé 
  • devenir maman

Pour être prête le jour J, les séances de préparation à l’accouchement avec la sophrologie vous aident à :

  • changer la perception de la douleur
  • maîtriser les étapes de l’accouchement
  • gérer la fatigue le jour J
  • savoir vous recharger en énergie et tenir le rythme pendant le travail

A l’approche du terme, la fatigue se fait de plus en plus ressentir. Or un accouchement est considéré comme un marathon en termes de fatigue. La sophrologie vous apprend à mobiliser votre énergie et à récupérer plus rapidement pendant la phase de travail.

La sophrologie est donc LA méthode naturelle la plus adaptée pour vivre un accouchement en pleine conscience et éviter les complications. 

Les bénéfices de la sophrologie pour votre bébé

Les nouveaux-nés dont les mamans ont suivi une préparation avec la sophrologie sont généralement plus calmes. Ils pleurent moins et ont un sommeil plus apaisé.

En effet, dès les premiers jours, les bébés “sophro” sont moins dans l’inconnu et moins angoissés puisqu’ils ont déjà établi avec leur maman des liens affectifs solides durant la grossesse. De plus, le lien  maternel ainsi créé en amont de la naissance reste  le meilleur outil de prévention contre la dépression post-partum.

Depuis 2019, j’ai accompagné des dizaines de femmes enceintes, pendant la grossesse pour établir un lien solide avec son bébé, puis en vue de l’accouchement, pour se sentir totalement prête le jour J, sereine et rassurée, au point souvent d’avoir envie d’y être !

Comment se préparer à l’accouchement avec la sophrologie ?

La bonne période de grossesse pour débuter la préparation 

La sophrologie peut être bénéfique tout au long de la grossesse, il s’agit alors de sophrologie prénatale. La sophrologie prénatale est tournée vers le bien-être de la future maman et de son bébé pendant la grossesse.

Au niveau de la préparation à l’accouchement, les séances débutent habituellement à la fin du deuxième trimestre de grossesse. Vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé et progressif à raison d’une séance par semaine pendant six à huit semaines.

Cette période, assez longue, est la durée nécessaire pour acquérir les différentes techniques qui seront utilisées le jour J, et pour avoir pleinement confiance en vous. La confiance que vous allez progressivement ressentir vous permettra de vous sentir totalement prête à l’approche du terme.

Les différents types d’exercice

Pendant les séances de préparation à l’accouchement, vous évoluez progressivement sur différents types d’exercices axés sur la respiration, la relaxation profonde et la visualisation.

Chaque consultation commence par un échange afin de faire le point sur vos préoccupations, vos doutes, ou tout simplement pour répondre à vos différentes questions concernant le grossesse et l’accouchement.

La respiration

La respiration vous aide à accompagner les contractions et à gérer la douleur lors de l’accouchement. Plusieurs techniques de respiration sont pratiquées et chacune est utilisée le jour J. Les exercices de respiration sont répétés pendant les séances de préparation.

La respiration est la clé d’un accouchement réussi et sans complications.  

La relaxation

La relaxation profonde vous amène dans un état de conscience modifié. Ce demi-sommeil vous permet de relâcher les tensions physiques et mentales. Le sentiment de bien-être que vous atteignez est ressenti par votre bébé. Ce moment hors du temps vous permet d’être en connexion totale avec votre bébé.

Votre capacité, acquise au fur et à mesure des séances, à vous mettre dans votre bulle, sera d’une grande aide le jour de l’accouchement, afin de faire abstraction d’un environnement hospitalier peu accueillant.

La visualisation

La visualisation est une technique à part entière qui favorise le bon déroulement de l’accouchement.   

La visualisation permet de maîtriser un événement, même s’il n’a pas été réellement vécu. Elle permet une anticipation positive du travail et de l’accouchement, en visualisant les étapes que vous vivez réellement en séance.

La maîtrise mentale de l’accouchement permet de l’appréhender avec confiance et sérénité et le jour J et de ne pas être déstabilisée par son déroulement. 

Enfin, il est maintenant démontré que l’état d’esprit positif de la maman favorise la dilatation du col et la descente du bébé.

Comment utiliser la sophrologie pendant l’accouchement ?

La perception de la douleur est différente pour chaque femme. Cependant elle est amplifiée par la peur et le stress. 

Avec l’aide de la sophrologie, vous êtes préparée. Vous êtes confiante en vos aptitudes à donner la vie.

Le jour de l’accouchement, cet état d’esprit positif fait toute la différence. 

La douleur sera bien présente, mais c’est votre perception qui aura changé, grâce à votre préparation. 

Respiration, relaxation et visualisation

Les différentes respirations vous aident à gérer la douleur des contractions et à encourager la dilatation du col. Vous offrez aussi une meilleure oxygénation à votre futur bébé. 

Toute la préparation à l’accouchement effectuée avec la sophrologie vous donne un pouvoir de maîtrise sur la perception de la douleur.

Les visualisations pratiquées pendant la préparation vous permettent de vous imaginer dans un environnement paisible et serein. Vous percevrez d’autant plus le déplacement de votre bébé le long de votre bassin jusqu’au périnée, même sous péridurale.

Les femmes qui se sont entraînées à la respiration poussent plus efficacement pendant la phase d’expulsion.

Les sages-femmes le remarquent immédiatement. Ce qui limite les risques de déchirures, tout comme le recours aux instruments du type forceps ou ventouse.

Gérer les imprévus de l’accouchement

Si un événement imprévu survient, vous saurez faire face sans paniquer grâce à la sophrologie. Avec cette méthode naturelle, vous accepterez mieux l’imprévisible comme par exemple une césarienne et vous saurez ne pas vous laisser dépasser par la peur. Vous resterez sereine pour accueillir l’arrivée de votre nouveau-né.

Pourquoi suivre mes séances de préparation à l’accouchement ?

Ma première grossesse : un long fleuve pas tranquille !

Ma première grossesse a été en tout point opposée aux grossesses de rêve que l’on voit autour de soi, dans les magazines ou sur les réseaux sociaux, avec des femmes enceintes épanouies et fières de leur ventre arrondie.

De par mon physique très mince, j’ai appris pendant ma grossesse que j’avais un utérus contractile. Les premières contractions sont apparues à 5 mois de grossesse et ne sont plus jamais reparties, jusqu’à en avoir une cinquantaine par jour en fin de grossesse.

Alors j’ai eu la totale : séjours aux urgences, col raccourci, hospitalisations, protocoles d’arrêt des contractions, ainsi que de maturation des poumons de mon bébé, mise au repos puis alitement total à 6 mois et demi de grossesse.

NB : mon article dédié à l’alitement est tirée de ma propre expérience.

Comme pour toute grossesse en MAP (menace d’accouchement prématuré), le stress des contractions et l’angoisse d’accoucher bien avant terme, ont été présents jusqu’à l’accouchement. J’ai vécu une grossesse douloureuse psychologiquement, mais aussi physiquement.

D’un point de vue physique, j’ai ressenti des douleurs du début à la fin, avec l’impression de sentir les modifications de mon corps de l’intérieur.

Et puis il y a eu les rdvs médicaux.

Que ce soit aux urgences ou avec les sages-femmes, je n’ai pas ressenti de bienveillance envers moi, je n’ai pas reçu de mots rassurants, moi qui en avait tellement besoin. Je n’ai pas non plus bénéficié de réelles explications quant à ce que je pouvais ressentir physiquement. Hormis toujours la même phrase « c’est votre utérus contractile… ».

Et les phrases maladroites on en parle ?

Je me souviens encore de mon échographie du 2ème trimestre de grossesse. Tout semble bien se passer mais l’échographe lâche une dernière phrase, de manière totalement détachée. « Comme votre bébé est un peu petit, on va programmer une échographie de contrôle. » Et voilà, aurevoir madame.

Pour moi ça a été un choc, le même effet que s’il m’avait annoncé que mon bébé avait un réel problème. J’ai fondu en larmes dès que je suis sortie.

Clairement, les préoccupations médicales étaient tournées vers mon bébé. Certes c’est important.

Mais quand on connaît l’impact du stress sur la santé mentale du futur bébé, sur le déroulé de l’accouchement et sur les risques de dépression port partum, je ne peux pas comprendre que les émotions de la femme enceinte ne soient pas davantage pris en compte.

Ma deuxième grossesse, à l’origine de ma reconversion professionnelle

On reprend la même formule mais en pire ? Et oui… Début des contractions à 4 mois de grossesse, arrêt de travail pour mise en repos car col raccourci. Accident de la route à 6 mois, une moto m’a renversée et a tapé dans mon ventre. Hospitalisation. Traumatisme physique ET psychologique. A l’hôpital, même pas un « comment vous sentez-vous madame ? » Le bébé est sauvé et c’est TOUT ce qui compte.

Début de l’alitement. Après l’accident, mon bébé s’est mis en siège et n’a plus jamais voulu se remettre tête en bas. Je ne vous raconte pas le stress supplémentaire que cela a occasionné. Alors j’ai tout essayé : les positions propices, des séances d’acupuncture, et même ce qui restera comme l’un des pires moments de ma vie, la version par manœuvre externe (VME) qui a évidemment échoué mais qui a contribué à déclencher mon accouchement alors que mon bébé n’était pas prêt…

NB : lisez tous mes conseils si votre bébé est en siège

Pour cette grossesse aussi j’ai eu le protocole de maturation des poumons du bébé lors d’un séjour aux urgences. Connaissant le protocole, je l’ai mieux vécu.

Ce que je n’ai par contre pas réussi à gérer, c’est l’angoisse de découvrir un problème sur mon bébé à la naissance, occasionné par l’accident et non détecté in utero.

Alors une femme enceinte stressée et angoissée cela donne quoi ?

  • Ma première fille n’a pas mangé pendant 2 ans et demi. J’étais à la limite de la dépression post natale.
  • Ma 2ème fille n’a pas dormi pendant 8 mois et a une anxiété marquée.

C’est peut être le hasard ou c’est peut être lié à mes grossesses et à mon vécu émotionnel.

Forte de ce vécu, j’ai décidé de devenir naturopathe et sophrologue spécialisée dans l’accompagnement des femmes enceintes et des couples en désir d’enfant. Je me suis aussi spécialisée sur l’accompagnement des enfants.

Grâce aussi au stage de naturopathie et de sophrologie effectué à l’hôpital Louis Mourier. J’ai en effet assisté à des dizaines de consultation de femmes enceintes aux problématiques très diverses et j’ai énormément appris.

J’ai ainsi conçu un protocole UNIQUE. Je ne vous propose pas qu’un accompagnement. Autour de séances thématiques, je vous donne également toute l’information que j’aurais aimé avoir. Vous aurez tout en main pour que ces mois de grossesse soient vécus le mieux possible, pour vous, et pour votre bébé.

Conclusion 

Pendant la grossesse, la sophrologie prénatale permet d’établir des liens affectifs forts avec votre bébé bien avant sa naissance.

Puis la préparation à l’accouchement avec la sophrologie vous donne les clés pour ne pas subir la douleur pendant l’accouchement mais pour l’accompagner. Différents outils permettent de favoriser le bon déroulement du travail puis de l’expulsion du bébé.

La sophrologie est donc LA méthode qui vous permet de mettre toutes les chances de votre côté pour vivre un moment magique et inoubliable. Bien loin des accouchements souvent douloureux, physiquement et mentalement, que l’on entend trop souvent.

Après l’accouchement, la sophrologie post-natale vous aidera à mieux gérer le baby blues, le stress et les doutes liés aux débuts de votre nouvelle vie de jeune maman. Elle joue aussi un rôle dans le renforcement du lien mère-enfant.

Naturopathie et sophrologie sont ensuite associées pour gérer la fatigue après l’accouchement.

Tout au long de votre vie, la sophrologie restera un outil sur lequel vous pourrez vous appuyer en toutes circonstances.

NB : la sophrologie est souvent en partie prise en charge par les mutuelles, renseignez-vous auprès de la vôtre.

Vivre une grossesse alitée est ce que redoute toutes les femmes enceintes.

A peine le temps d’encaisser la nouvelle, avec parfois la sensation que le ciel vient de nous tomber sur la tête, qu’il faut déjà penser à réorganiser toute sa vie ! Son quotidien, son logement, son travail, sa vie de famille… Si vous n’étiez pas encore arrêtée professionnellement, cette annonce marque le début d’un arrêt qui se prolongera peut être jusqu’à la fin de votre grossesse.

Ayant vécue cette situation pendant de longs mois et lors de mes 2 grossesses, voici mes conseils pour réussir à traverser au mieux cette période souvent très éprouvante.

Pourquoi une grossesse alitée ?

L’alitement est recommandé pour toutes les grossesses à risque. Concrètement, votre grossesse présente des facteurs de risque pour la vie de votre bébé. Facteurs pouvant entraîner soit une fausse couche, soit un accouchement prématuré.

Avec l’alitement, l’équipe médical cherche à stabiliser ces facteurs. Par exemple si vous êtes alitée parce que vous avez des contractions et que votre col s’est raccourci, l’objectif va être de ralentir la fréquence et l’intensité des contractions, afin de minimiser l’impact sur le col.

Il est fréquent de connaître au moins une hospitalisation avant d’être alitée. L’objectif de l’alitement est donc aussi d’éviter de devoir revenir aux urgences.

Voici les causes les plus fréquentes :

  • Un raccourcissement du col, un col court, effacé ou ouvert
  • Des saignements
  • Un retard de croissance du fœtus
  • Une grossesse gémellaire
  • La pré-éclampsie
  • Un décollement du placenta, un placenta praevia ou un placenta accreta

Pour ma part, j’ai un utérus contractile. Les contractions ont commencé à 5 mois de grossesse la première fois et à 4 mois de grossesse la 2ème fois. Les contractions ayant un impact sur le col et ayant une fâcheuse tendance à s’emballer, j’ai connu les hospitalisations, les nuits aux urgences, la mise au repos et l’alitement strict. 

Alitement ou mise au repos ?

Certaines maternités prônent l’alitement strict, alors que pour d’autres la mise au repos procure les mêmes bénéfices.

Comment distinguer les 2 ?

Si vous commencez à avoir des contractions quotidiennes assez tôt dans votre grossesse, vous serez alors mise au repos.

Vous êtes mise en arrêt de travail et vous devez éviter les efforts prolongés pour ne pas favoriser les contractions. Mais en dehors de ces recommandations, votre vie ne change pas. Vous pouvez continuer à aller faire vos courses ou à aller chercher vos enfants à l’école.

Si vous ajoutez à cela un autre facteur de risque, alors ce sera l’alitement, avec visite d’une sage-femme à domicile 1 à 2 fois par semaine.

Dans tous les cas, la décision d’une grossesse alitée est toujours prise par l’hôpital. 

Quels sont les effets de l’alitement sur le corps ?

De manière logique, plus l’alitement est long, plus les effets sur le corps sont importants.

L’effet négatif n°1 est la perte musculaire liée à cette inactivité forcée. Une immobilisation entraîne tout d’abord une perte de masse maigre, puis une perte de masse musculaire. Enfin une réduction de la masse osseuse.

A l’inverse, la masse grasse augmente.

Il y a ensuite la prise de poids qui peut être amplifiée. Forcément, en ne bougeant pas, la dépense énergétique est plus faible. Et les tentations liées au stress ou à l’ennui sont, elles, plus grandes !

Pour d’autres femmes, le stress et l’activité réduite va leur couper l’appétit.

Dans les 2 cas, la courbe de croissance de votre bébé sera particulièrement surveillée.

Mentalement, cette période peut être très difficile à vivre.

Il y a le côté frustrations. Par exemple, lors de mon 2ème alitement, c’était l’été. Du coup non seulement je n’ai pas pu partir en vacances mais en plus j’ai du passer l’été enfermée…

Mais le plus dur reste l’anxiété et les peurs qui accompagnent toute femme enceinte alitée.

Ces sentiments m’ont accompagné jusqu’à l’accouchement. Compter les jours et les semaines, attendre avec impatience et angoisse chaque nouvelle échographie, chaque rdv à la maternité.

Le temps paraît infiniment long. Et je me suis parfois sentie infiniment seule.

Le seul conseil que m’a donné ma sage-femme, c’est de faire de la sophrologie. Mais trouver une sophrologue pour femmes enceintes à Asnières en plein été et qui se déplace à domicile a été impossible à trouver !

Grossesse alitée : les soins du corps

Se faire masser les jambes et le dos, soit en faisant venir un kiné à domicile, soit en sollicitant votre mari. Cela soulagera les douleurs lombaires, mais aussi la rétention d’eau, tout en favorisant le retour veineux.

Changer de position régulièrement pendant la journée. La position allongée peut rapidement devenir inconfortable. Alterner en vous mettant sur le côté gauche puis le côté droit.

Attention aux tisanes, elles vont vous donner envie d’aller faire pipi car comme le thé et le café, ce sont des diurétiques. C’est-à-dire que ce genre de boisson favorisent l’élimination de l’eau. Pas plus d’une tasse par jour.

Maintenez un bon niveau d’hydratation. Pendant la grossesse il faut boire davantage, même en étant alitée. On commence une bouteille d’un litre et demi le matin et on la termine le soir. Mais enceinte il faut viser les 2L d’eau par jour. Une hydratation suffisante limite le phénomène de rétention d’eau et est indispensable au transit souvent ralenti pendant la grossesse. Voici les aliments coups de pouce en cas de constipation.

Pour éviter une prise de poids excessive, mangez suffisamment le midi. Les protéines animales calent bien car elles sont plus longues à digérer. Mangez en une portion le midi. Evitez les grignotages mais accordez-vous un vrai goûter.

Au dîner attention au choix des aliments. Prenez en compte l’index glycémique des aliments (et lisez mon article dédié pour tout comprendre sur le sujet de la glycémie) pour composer votre dîner. En effet, si vous ne consommez que des glucides rapides lors du repas du soir, vous risquez d’être en hypoglycémie pendant la nuit, ce qui favorise les réveils nocturnes et empêche d’aller en sommeil très profond. Dans la même lignée, ne remangez jamais après le dîner.

Ma collation idéale pendant l’alitement

  • Un verre de lait végétal
  • Un ou deux fruits
  • Deux carrés de chocolat accompagnés de quelques noix pour les omega-3 indispensables pour votre bébé

 

collation pour femme enceinte

Grossesse alitée et risque de phlébite

Le fait d’être immobilisée augmente notamment les risques de troubles de la circulation : mauvais retour veineux, œdèmes, sensations d’inconfort, mais aussi phlébite dans les cas les plus graves.

La phlébite est un terme médical qui désigne la formation d’un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot vient boucher une veine, et par conséquent la circulation sanguine. Elle se manifeste par une douleur vive associée à un gonflement de la zone bloquée et à une rougeur.

Heureusement, ce phénomène reste rare, même en cas d’alitement.

Pour prévenir la phlébite lors d’une grossesse alitée, votre gynécologue vous prescrira des bas de contention de niveau 2 ou 3, à porter toute la journée. La plupart du temps les chaussettes de contention sont suffisantes et beaucoup plus supportables.

Vous pouvez aussi aider le retour veineux en surélevant vos jambes pendant la journée.

Que faire grossesse alitée

Comment occuper son mental ?

Profitez de cette inactivité forcée pour faire des choses pour lesquelles vous n’aviez pas le temps avant :

  • S’initier à l’auto-massage du visage
  • Se faire des soins (soins du visage, masque pour les cheveux, etc…)
  • Se lancer dans une activité manuelle => pourquoi ne pas tricoter le bonnet de naissance de votre bébé ?
  • Découvrir de nouveaux artistes
  • Lire la pile de livres mis de côté
  • Commencer une nouvelle série
  • Terminer les achats pour l’arrivée du bébé

Mais surtout, faîtes quelques séances de sophrologie prénatale afin de partager avec quelqu’un vos angoisses, vos peurs, vos doutes… Et aussi pour apprendre des exercices de relaxation que vous pourrez ensuite refaire seule chez vous. C’est ce qui m’a le plus manqué pendant cette période, des outils à utiliser au quotidien pour canaliser mes angoisses et calmer les contractions. Une personne avec qui partager mes peurs, sans être jugée. J’ai subi ma grossesse mais aussi mon accouchement. C’est après ces expériences douloureuses que je suis devenue sophrologue spécialisée dans l’accompagnement de la grossesse.

J’ai conçu un protocole unique de préparation à l’accouchement basée sur la sophrologie.

Je propose ces accompagnements dans le cadre de mes consultations de sophrologie à Asnières-sur-Seine, à domicile ou en visioconférence.

Je me déplace à domicile dans les villes situées à proximité (Asnières, Bois-Colombes, Clichy, Levallois, Neuilly-sur-seine, La Garenne-Colombes, Colombes, Gennevilliers, Courbevoie, Saint-Ouen, Villeneuve-la-Garenne, Argenteuil, Puteaux, Paris). 

Pour lire les témoignages de jeunes mamans que j’ai accompagnées c’est ici.

Enfin rappelez-vous que cette période de repos est dédiée au bien-être de votre bébé. La sophrologie pourra vous aider à tisser un lien plus positif avec votre bébé. Chaque séance vous apportera également de nouvelles techniques pour faire baisser le taux de cortisol, afin de limiter l’impact négatif du stress pendant la grossesse sur votre enfant à naître. 

Conclusion

Les solutions sont nombreuses pour s’occuper pendant une grossesse alitée. Mais l’accompagnement mental est essentiel.

Mes 2 filles sont de grandes anxieuses. Malheureusement, les études ont démontré que le stress vécu pendant la grossesse se transmet au fœtus et qu’il peut entrainer des modifications de l’ADN.

Une étude intéressante a étudié l’impact du stress sur le développement comportemental et cognitif des enfants. 

Voici un extrait : « Plusieurs études prospectives indépendantes ont montré que si la mère est stressée, anxieuse ou déprimée pendant la grossesse, son enfant est plus à risque d’éprouver un certain nombre de problèmes, notamment des problèmes affectifs, un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), des troubles des conduites et un développement cognitif altéré. »

A l’époque je travaillais pour une grande entreprise et les pratiques bien-être m’étaient totalement étrangères. Si j’avais su, j’aurais fait différemment, ne faites pas la même erreur que moi.

Sophrologie prénatale

Vous êtes alitée ?

Le programme MA GROSSESSE ZEN & NATURELLE est fait pour vous !

Et plus particulièrement le module MA GROSSESSE SEREINE.

 



 

Mise en place au début des années 80, la péridurale, technique d’anesthésie supprimant les douleurs des contractions, est devenue une norme bien établie en France. Au point que les femmes sont très fortement incitées à demander la péridurale pendant le travail. Pourtant, ses effets ne sont pas neutre, pour la femme, comme pour le bon déroulement du travail et de la naissance du bébé. Alors faut-il absolument demander la péridurale pour accoucher ? Existe-t-il d’autres alternatives ?

Pourquoi demander la péridurale ?

La péridurale a été créée pour supprimer les douleurs de l’accouchement, c’est-à-dire pour supprimer les douleurs des contractions pendant le travail et pendant l’expulsion du bébé.

A l’origine, quelle belle avancée pour les femmes ! La péridurale offrait enfin le choix aux femmes de ne plus souffrir en accouchant.

Cette technique est donc très vite devenue une pratique phare, proposée à toutes les femmes en France. Trop vite ?

Le nombre d’accouchements sous péridurale a augmenté de manière exponentielle. Cette hausse peut être mise en perspective avec celle du nombre de déclenchements et de césariennes, qui ont chacun doublé entre 1981 et 2010.

Toutes ces techniques illustrent la médicalisation croissante de l’accouchement en France depuis les années 80.

Certains pays ont pourtant une toute autre approche. Ainsi, seules 15% des femmes aux Pays-Bas, et 40% des femmes au Royaume-Uni ont recours à la péridurale. Alors pourquoi de telles différences ?

Qui pose la péridurale ?

La péridurale est posée par un médecin anesthésiste-réanimateur. Une consultation avec l’anesthésiste est obligatoire avant l’accouchement. Ce médecin doit vérifier si des contre-indications médicales sont présentes, notamment des troubles de la coagulation (nombre insuffisant de plaquettes détecté lors d’une prise de sang). Dans ce cas, c’est à lui d’évaluer si ces contre-indications empêchent toute pose de la péridurale le jour de l’accouchement. Lors de ce  rdv, l’anesthésiste doit aussi informer chaque femme des risques encourus pour elle mais aussi pour son bébé. Dans les faits, cette information n’est pas transmise. 

Quand poser la péridurale ?

D’un point de vue médical, la péridurale se pose quand on est sûr que le travail a bien commencé et qu’il n’y a plus de risques de faux travail. Il faut attendre une dilatation de 3 cm. 

Je vous donne maintenant mon point de vue, en tant que naturopathe et sophrologue qui prépare les femmes à l’accouchement. Clairement il faut attendre le plus longtemps possible avant de poser la péridurale. En effet, la péridurale augmente la durée du travail, déjà très long, surtout pour un premier accouchement. De plus, en étant anesthésiée, la péridurale oblige souvent à rester allongée pendant des heures. Elle limite les possibilité de mouvements. Or, pour favoriser la dilatation du col et pour faire descendre son bébé, il faut pouvoir bouger ! La position allongée est la pire des positions, que ce soit pour le travail ou pour l’expulsion du bébé. Elle est anti-physiologique, et ça les sages-femmes et les médecins le savent bien.

Une alternative existe, il s’agit de la péridurale déambulatoire. Moins dosée, elle permet à la future maman de continuer à se déplacer et à être actrice de son accouchement. Mais peu d’hôpitaux la propose pour le moment. C’est dommage car c’est la technique idéale. La sensation de douleur est abaissée de manière à être supportable. Et surtout, les contractions sont encore ressenties. Ce point est essentiel car tout le travail repose sur le ressenti des contractions. Quand on se coupe de cela, on se coupe de tout ce qu’il se passe dans son corps pour arriver jusqu’à la mise au monde de son enfant. D’où des accouchements interminables et l’utilisation d’instruments lors de l’expulsion (ventouses, forceps).

Quels sont les risques de la péridurale ?

La péridurale comporte des risques et n’est pas dénuée d’effets secondaires. Au contraire, les effets secondaires de la péridurale sont extrêmement fréquents. On peut même affirmer que 100% des femmes accouchant sous péridurale auront au moins un effet négatif lié à cette anesthésie.

Voici l’ensemble des risques possibles qui devraient être communiqués par l’anesthésiste avant de poser une péridurale.

Les effets négatifs possibles chez la maman

  • Sensation de paralysie avec incapacité à bouger les jambes, on a donc une immobilité forcée, et la contrainte de devoir rester allongée pendant les heures restantes jusqu’à la phase d’expulsion
  • Effet hypotenseur, c’est pourquoi la tension artérielle de la future maman est surveillée
  • Démangeaisons
  • Tremblements
  • Incapacité à vider sa vessie, elle est donc « vidée » par la sage-femme avant les poussées
  • Somnolence
  • Nausées voire vomissements
  • Migraines
  • Douleurs à la nuque
  • Contractions moins efficaces et ralentissement de la progression du bébé dans le bassin => allongement de la durée du travail
  • Injection d’ocytocine de synthèse pour compenser la baisse des contractions
  • Complications lors de l’expulsion avec davantage de recours aux forceps et aux ventouses
  • Plus de risque d’épisiotomie et de césarienne

Il y a aussi des cas, pas si rares, où la péridurale ne fonctionne que d’un côté et où elle doit donc être reposée.

Les effets négatifs possibles chez le bébé

  • Ralentissement du rythme cardiaque
  • Ralentissement de la descente dans le bassin
  • Baisse des mouvements fœtaux

Est-ce que la péridurale ralentit le travail ?

L’impact de la péridurale sur le travail

Oui la péridurale ralentit le travail. La péridurale allonge la durée de l’accouchement car elle rend les contractions moins efficaces. Comme la future maman ne peut plus accompagner les contractions, que ce soit avec sa respiration ou avec les postures, la dilatation du col se fait moins vite. Pour un premier accouchement, le rythme attendu est d’1 cm de dilatation par heure. Mais cela peut prendre beaucoup plus de temps. Ce temps d’attente, très long, augmente la fatigue, déjà présente.

Les effets de la péridurale sur l’expulsion du bébé

La péridurale n’a pas qu’une incidence sur la durée du travail. Elle impacte aussi le bon déroulé de l’expulsion. Et cet aspect peut être beaucoup plus problématique. En effet, la femme sous péridurale doit se fier aux indications de la sage-femme. C’est la sage-femme qui lui signale qu’une contraction arrive et qu’il va falloir se préparer à pousser. Seulement en ne ressentant rien, en étant coupée des sensations d’une partie de son corps, de nombreuses femmes poussent mal. Parfois, elles ne savent tout simplement pas comment faire, et ne rien ressentir ne les aide pas. Si la dernière étape de l’accouchement dure trop longtemps, le risque est que le cœur du bébé ralentisse. L’accouchement peut alors terminer sur une césarienne en urgence. Où la décision peut être prise d’utiliser des instruments du type ventouses ou forceps afin de faire sortir bébé.

Faut-il demander la péridurale ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut comprendre le sens des douleurs de l’accouchement. La douleur fait peur car elle n’est pas expliquée et donc pas comprise. Et quand la douleur arrive, les femmes ne savent pas comment y faire face.

Les contractions de travail sont provoquées par l’ocytocine. L’ocytocine est fabriquée par le cerveau et libérée en grande quantité le jour J. C’est aussi l’hormone qui favorise l’attachement entre maman et bébé.

La douleur est elle provoquée par l’effort intense fourni par le muscle utérin. La douleur est aussi amplifiée par le stress et la fatigue. 

Chaque individu est sensible à la douleur car le corps possède des récepteurs de la douleur, ce sont les nocicepteurs. Ils sont situés au niveau cutané, musculaire, articulaire et viscérale. Le jour de l’accouchement, la douleur n’est pas utile en soi mais elle fait partie du processus physiologique. 

Pour compenser la douleur, le corps sécrète des endorphines tout au long de l’accouchement. Mais là aussi, le stress et la fatigue peuvent amoindrir leurs effets positifs. 

Que faire si la péridurale ne marche pas ?

Dans certains cas, l’anesthésiste se rend compte le jour de l’accouchement qu’il ne pourra pas poser de péridurale. Comment accoucher alors en étant seule face à sa douleur ? A l’hôpital, les accouchements sont trop nombreux pour qu’une femme puisse être accompagnée par une sage-femme pendant le travail. Chaque femme devrait donc envisager d’accoucher sans péridurale. 

Dans d’autres cas, beaucoup plus nombreux, la péridurale ne fonctionne que d’un côté. Cela m’est arrivé pour mon premier accouchement. Le problème quand la péridurale ne fait effet que d’un côté c’est que la douleur continue à être ressentie comme s’il n’y avait eu aucune péridurale. Concrètement, la péridurale ne fonctionne pas.

L’anesthésiste suggère alors de se tourner pour faire passer le produit de l’autre côté. Autant vous dire que cette technique n’a pas du tout marchée. Entre le temps d’attente pour le faire venir la première fois, puis pour le faire revenir, puis pour faire cette technique, puis pour qu’il veuille bien reposer la péridurale, et bien il s’est passé 3 heures… 3 heures d’attente dans la douleur. Je précise qu’à cette époque je n’étais pas sophrologue et qu’avec une grossesse alitée, je n’avais eu aucune préparation à l’accouchement en amont.

Si la péridurale ne fonctionne pas et que la douleur est insupportable, il ne faut pas tarder à le signaler et redemander à ce qu’elle vous soit reposée.

Comment gérer les douleurs de l’accouchement ?

La peur de souffrir amplifie la douleur. Elle empêche la sécrétion des endorphines. Elle peut aussi retarder le travail. En effet, sous l’effet de la peur, tout le corps se crispe encore plus et la respiration devient chaotique. Les muscles sont mal oxygénés à cause de l’hyperventilation et sont par conséquent moins efficaces dans leurs contractions.

Il existe un moyen très efficace de gérer les douleurs de l’accouchement. C’est de s’y préparer ! Cela paraît trop beau pour être vrai ? Et bien non. Que ce soit les gynécologues obstétriciens ou les sages-femmes, tous ont perçu une différence dans la gestion de la douleur entre les femmes qui avaient suivies une préparation à l’accouchement et celles qui arrivaient totalement dans l’inconnu.

Au cours de mon stage dans une maternité, j’ai fait le même constat. J’ai ensuite conçu un protocole unique, dédiée à la préparation à l’accouchement des femmes enceintes.

Ce protocole repose sur les 2 piliers de la gestion de la douleur. 

  1. Une préparation mentale
  2. Une préparation physique

De manière à être dans une totale maîtrise du déroulé de l’accouchement, étape par étape le jour J. En 6 séances, chaque femme enceinte acquiert les outils nécessaires à la mise au monde de son enfant. 

Comment éviter la péridurale ?

Les techniques apprises lors des séances de sophrologie n’ont pas pour objectif premier de se passer de péridurale. Néanmoins, ces techniques permettent de la demander plus tard. Ce qui est déjà plus physiologique. 

Si par contre vous souhaitez éviter la péridurale et avoir un accouchement naturel, une préparation est indispensable. Le protocole est alors de 8 séances car nous allons plus loin dans la préparation mentale. En effet, la préparation mentale est encore plus importante que la préparation physique pour gérer les douleurs, peu importe le type de douleurs. 

N’imaginez pas pouvoir vous passer d’une préparation en amont car pour l’équipe médicale présente à la maternité le jour où vous accoucherez, la péridurale rend la gestion des accouchements plus facile à gérer. Avec un nombre de sages-femmes insuffisant, et des services parfois débordées par le nombre d’accouchement, impossible pour elles de passer plusieurs heures avec chaque femme. Les sages-femmes sont d’ailleurs les premières à exprimer leur frustration à ce sujet et elles ne cessent de réclamer plus de moyens.

Conclusion

La péridurale est outil de gestion de la douleur mais elle n’est pas la seule technique possible. Pour maximiser ses chances d’avoir un accouchement qui se déroule le mieux, l’idéal est de se préparer en amont et de prendre la décision de la péridurale pendant le travail. La péridurale ne doit pas pallier à un manque d’accompagnement mais être un choix mûrement réfléchi. Depuis toujours, les femmes ont été conçues pour mettre au monde des enfants, en ayant des ressources internes qui leur permettent de supporter la douleur. Ces ressources ont été mises de côté, passées sous silence, au point que les femmes n’en ont pas conscience. 

Mon rôle est de vous accompagner et de vous montrer que, avec ou sans péridurale, VOUS êtes capable de mettre votre enfant au monde et d’avoir l’accouchement que vous souhaitez.

N’hésitez pas à lire les témoignages de certaines jeunes mamans qui ont bénéficié de mon accompagnement.

Vous n’avez pas les moyens ou pas le temps ? J’ai conçu 6 podcasts de sophrologie dédiés à la préparation à l’accouchement.