Actualité — Un essai contrôlé randomisé publié le 31 août 2026 dans PNAS a suivi 215 femmes enceintes en Équateur à partir de la douzième semaine : le groupe recevant chaque semaine des œufs, du poisson et des fruits et légumes variés, avec un accompagnement encourageant la diversité alimentaire, a nettement plus souvent atteint le seuil minimal de diversité (74,5 % contre 55,8 %, p = 0,004), et les mesures échographiques ont montré une croissance supérieure de certaines structures cérébrales du fœtus (PNAS, 31 août 2026).

La grossesse est l’une des rares périodes où l’alimentation devient un sujet d’angoisse plutôt qu’un plaisir. Entre les listes d’interdits, les avis contradictoires de l’entourage et ce qu’on lit sur internet, beaucoup de femmes finissent par manger avec la peur de mal faire. C’est dommage, et surtout ce n’est pas nécessaire.

Cet article est le repère central que je voulais poser : ce qui change réellement, trimestre par trimestre, et ce qui relève du bruit de fond. Deux sujets voisins ne sont pas traités ici parce qu’ils ont chacun leur propre article : les nausées du premier trimestre, et la liste des plantes à écarter.

Faut-il vraiment « manger pour deux » ?

Non, et c’est probablement l’idée reçue qui fait le plus de dégâts, dans les deux sens. Les besoins énergétiques augmentent, mais modérément, et surtout pas dès le premier jour : ils restent proches de l’habitude au premier trimestre, puis progressent aux deuxième et troisième.

En revanche, les besoins en micronutriments augmentent beaucoup plus vite que les besoins en calories. C’est toute la difficulté de la grossesse sur le plan alimentaire : il ne s’agit pas de manger davantage, mais de manger plus dense en nutriments. Une assiette plus riche en légumes, en protéines de qualité, en bons lipides et en aliments peu transformés répond bien mieux à cette exigence qu’une augmentation des portions.

C’est exactement ce qu’illustre l’essai publié dans PNAS en août 2026 et cité en ouverture. L’intervention ne consistait pas à faire manger plus, mais à livrer chaque semaine des œufs, du poisson, des fruits et des légumes variés, et à encourager la diversité en limitant les produits très transformés. Le résultat mesuré portait sur la diversité alimentaire atteinte et sur la croissance de structures cérébrales du fœtus. Un point mérite d’être mentionné pour être honnête avec cette étude : la longueur du fémur mesurée était légèrement inférieure dans le groupe intervention, ce que les auteurs rapportent sans le masquer. Une étude sérieuse rapporte aussi ce qui ne va pas dans le sens attendu.

Premier trimestre : traverser, plutôt qu’optimiser

C’est le trimestre où les besoins bougent le moins, et où le vécu est souvent le plus difficile. Nausées, dégoûts alimentaires soudains, fatigue majeure, hypersensibilité aux odeurs.

Le seul nutriment vraiment critique à ce stade est l’acide folique, la vitamine B9, dont la supplémentation est recommandée avant la conception et pendant les premières semaines pour réduire le risque de malformations du tube neural. Cette supplémentation est prescrite par un médecin ou une sage-femme, et elle ne se remplace pas par l’alimentation seule.

Pour le reste, mon conseil pour ce trimestre tient en une phrase : ne cherchez pas la perfection. Si vous ne supportez que du riz et des pommes pendant trois semaines, ce n’est pas un drame. La priorité est de rester hydratée et de ne pas rester à jeun trop longtemps, ce qui aggrave presque toujours les nausées.

À lire : nausées de grossesse, ce qui marche vraiment au premier trimestre.

Deuxième trimestre : le moment de reconstruire

L’appétit revient, les nausées s’estompent le plus souvent, et c’est la fenêtre la plus confortable pour installer de bonnes bases. Trois points méritent l’attention.

Le fer. Les besoins augmentent nettement, et c’est la carence la plus fréquente de la grossesse. On le trouve dans la viande, les abats cuits, les légumineuses et les légumes verts. Une astuce simple et efficace : associer une source de vitamine C au repas, un filet de citron ou un fruit frais, améliore l’absorption du fer d’origine végétale. À l’inverse, le thé et le café pris pendant le repas la réduisent nettement, mieux vaut donc les décaler.

Le calcium et la vitamine D. Le squelette du bébé se minéralise activement à partir de ce stade. Produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, amandes, légumes verts. La vitamine D fait souvent l’objet d’une supplémentation prescrite, notamment en fin de grossesse.

Les oméga-3. Le cerveau du fœtus se construit, et ces acides gras y jouent un rôle structurel. Deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras, avec une alternance des espèces afin de limiter l’exposition aux contaminants. Les sardines, maquereaux et harengs sont ici de très bons choix, souvent moins coûteux que le saumon.

L’iode, dont on parle rarement, mérite une mention : il intervient dans le développement du système nerveux du fœtus, et les besoins augmentent pendant la grossesse. Les produits de la mer, les produits laitiers et les œufs en apportent, ainsi que le sel iodé, qui reste le moyen le plus simple d’y contribuer sans y penser. Comme pour le reste, une supplémentation éventuelle relève de la prescription.

Troisième trimestre : s’adapter à un corps qui manque de place

Les besoins sont à leur maximum, mais l’estomac est comprimé. La conséquence pratique est simple : fractionner. Trois repas plus légers et deux collations passent bien mieux que trois gros repas.

C’est aussi le trimestre des inconforts digestifs. Les remontées acides se réduisent en évitant les repas trop copieux le soir, les plats gras et l’acidité, et en ne s’allongeant pas immédiatement après. La constipation, très fréquente, répond surtout aux fibres, à l’hydratation et à la marche.

Les besoins en fer restent élevés, et c’est en général à ce stade qu’une supplémentation est proposée si le bilan la justifie. Elle se décide sur une prise de sang, pas au ressenti.

Alimentation végétarienne ou végétalienne pendant la grossesse

C’est une question qui revient souvent en consultation, et la réponse n’est pas la même dans les deux cas.

Une alimentation végétarienne se conduit très bien pendant la grossesse, à condition de soigner trois points : le fer, en associant systématiquement une source de vitamine C aux légumineuses et aux céréales complètes ; les protéines, en combinant légumineuses et céréales dans la journée ; et l’iode, apporté par les œufs, les produits laitiers et le sel iodé.

Une alimentation végétalienne, elle, impose une supplémentation en vitamine B12, sans exception et sans discussion possible : cette vitamine n’existe pas dans le règne végétal en quantité utilisable, et une carence pendant la grossesse a des conséquences neurologiques pour le bébé. Cette supplémentation se met en place avec le médecin ou la sage-femme, avec un suivi biologique. Si vous êtes végétalienne, dites-le à votre praticien dès la première consultation plutôt qu’au sixième mois.

L’hydratation, le point le plus négligé

Le volume sanguin augmente fortement pendant la grossesse, et les besoins en eau suivent. Une hydratation insuffisante entretient trois inconforts très fréquents : la constipation, les contractions dites de Braxton-Hicks, et la fatigue.

Le repère que je donne est simple, et bien plus fiable qu’un nombre de verres à compter : surveillez la couleur des urines. Claires, tout va bien ; foncées, buvez davantage. En pratique, garder une bouteille ou une gourde visible à portée de main change plus de choses que n’importe quelle résolution. Les eaux minérales riches en calcium ou en magnésium peuvent utilement compléter l’eau du robinet, en alternance.

Quels aliments faut-il réellement écarter ?

La liste des interdits circule souvent sous une forme anxiogène et approximative. Voici les points qui comptent vraiment.

  • La listériose. Écarter les fromages au lait cru et à croûte fleurie, la charcuterie de type rillettes et pâtés, les poissons fumés, les coquillages crus et les graines germées crues. Bien laver les fruits et légumes.
  • La toxoplasmose, si vous n’êtes pas immunisée, ce que la prise de sang du début de grossesse indique. Cela implique d’éviter la viande crue ou saignante et de laver soigneusement les végétaux.
  • L’alcool. Aucune quantité n’est considérée comme sûre pendant la grossesse. C’est le seul point de cette liste sur lequel il n’y a aucune nuance à apporter.
  • Les poissons prédateurs, comme l’espadon ou le marlin, à cause du mercure, et une consommation raisonnée de thon.
  • La caféine, à limiter, en tenant compte du thé et des sodas au cola, souvent oubliés dans le calcul.

Deux sujets voisins sont traités ailleurs sur ce site, et ils méritent chacun leur article.

À lire : les plantes à éviter pendant la grossesse, et les édulcorants et additifs pendant la grossesse.

Ce que je ne fais pas

Je ne prescris pas de complément alimentaire pendant la grossesse, et je considère que c’est une limite importante. Les supplémentations de cette période, acide folique, fer, vitamine D, iode, relèvent d’une prescription et d’un suivi biologique. Un excès est possible, et il n’est pas anodin.

Cet article ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre sage-femme, et il ne diagnostique rien : le suivi de grossesse est médical, et c’est très bien ainsi. Si un symptôme vous inquiète, consultez votre médecin plutôt que de chercher une réponse alimentaire. Je n’établis pas non plus de régime restrictif chez une femme enceinte. Mon rôle est d’aider à construire une assiette dense et agréable, adaptée à ce que vous supportez et à votre budget, et de travailler sur le stress et le sommeil, ce qui relève de la sophrologie.

À lire : l’accompagnement des femmes enceintes à Asnières.

Quand faut-il consulter sans attendre ?

  • des vomissements empêchant de boire, une perte de poids ou des signes de déshydratation ;
  • une prise de poids très rapide, des œdèmes marqués ou des maux de tête persistants ;
  • une fatigue importante avec essoufflement ou pâleur, qui doit faire vérifier le fer ;
  • une soif intense et des envies fréquentes d’uriner, dans le contexte du dépistage du diabète gestationnel ;
  • toute fièvre, qui doit être signalée rapidement pendant la grossesse.

Ce que je retiens

Manger pendant la grossesse, ce n’est pas manger plus, c’est manger plus dense, et surtout plus varié. Les règles d’hygiène alimentaire sont importantes et se retiennent en cinq minutes ; le reste du temps, ce sont la diversité et la régularité qui font le travail. Le suivi médical, lui, reste le cadre : c’est lui qui prescrit les supplémentations et qui surveille ce qui doit l’être. Mon rôle est de rendre tout cela vivable, pas d’ajouter une couche d’inquiétude à une période qui n’en manque pas.

Si vous souhaitez un accompagnement pendant votre grossesse, je reçois en consultation à Asnières.

Sources

  • Pregnancy diet based on ancestral patterns increases growth in subcortical fetal brain regions, PNAS, 31 août 2026. PubMed 42673450
  • Grossesse : suivi médical et accompagnement, Assurance Maladie. ameli.fr
  • Le guide de l’alimentation pour les femmes enceintes ou qui allaitent, Santé publique France. santepubliquefrance.fr
  • Références nutritionnelles en vitamines et minéraux, Anses. anses.fr
  • Recommandations alimentaires pour les adultes, Manger Bouger, Santé publique France. mangerbouger.fr

Actualité — Une revue parapluie publiée le 19 juin 2026 dans Phytotherapy Research a rassemblé 18 revues systématiques consacrées au gingembre contre les nausées et vomissements de la grossesse : aux doses employées, généralement de 450 à 1 950 mg par jour, il réduit significativement la fréquence et l’intensité des nausées par rapport au placebo, sans augmentation du risque de fausse couche ni d’effets indésirables. Les auteurs soulignent toutefois que la qualité méthodologique des revues incluses est globalement faible, avec un score AMSTAR-2 moyen de 11,77 (Phytotherapy Research, 19 juin 2026).

Les nausées du premier trimestre touchent la très grande majorité des femmes enceintes : la revue citée ci-dessus retient une prévalence de l’ordre de 85 % sur cette période. Autrement dit, ce n’est pas un problème rare qu’il faudrait taire, c’est presque la norme. Et pourtant, l’entourage a tendance à les balayer d’un « ça va passer » qui n’aide personne à traverser huit semaines difficiles.

Cet article traite uniquement de ce symptôme, au premier trimestre. Il ne reprend pas le guide alimentaire complet de la grossesse, qui a son propre article et qui répond à une autre question.

Pourquoi a-t-on des nausées en début de grossesse ?

Le mécanisme n’est pas complètement élucidé, mais plusieurs éléments convergents sont bien décrits. Les variations hormonales massives du début de grossesse jouent un rôle central, en particulier l’hormone chorionique gonadotrope, dont le pic coïncide avec celui des symptômes. La sensibilité olfactive augmente, ce qui explique que des odeurs auparavant neutres deviennent insupportables. Enfin, la vidange gastrique ralentit.

Deux conséquences pratiques découlent de ce mécanisme, et elles sont plus utiles que n’importe quelle liste de remèdes.

La première : les nausées de grossesse ne se limitent pas au matin, malgré leur appellation anglaise de morning sickness. Elles peuvent survenir à n’importe quelle heure, et beaucoup de femmes les subissent surtout en fin de journée.

La seconde : l’estomac vide aggrave presque toujours la situation. C’est contre-intuitif quand on a envie de vomir, mais c’est le levier le plus efficace dont vous disposez.

Le rythme des repas, avant tout le reste

Si je ne devais retenir qu’un seul conseil, ce serait celui-là. Manger peu, mais souvent, et ne jamais laisser passer plus de trois heures sans rien.

Concrètement, cela donne un rythme de cinq à six petites prises alimentaires plutôt que trois repas. Un gros repas remplit un estomac déjà ralenti et déclenche souvent la nausée qu’on cherchait à éviter.

Le moment le plus délicat est le réveil, après une nuit de jeûne. Poser quelque chose de sec sur la table de nuit la veille, quelques biscottes, des crackers ou des amandes, puis le manger avant même de se lever change vraiment les choses pour beaucoup de femmes. Le principe est simple : ne pas se mettre debout l’estomac vide.

Deux autres réglages simples aident souvent :

  • Séparer le solide et le liquide. Boire pendant le repas remplit l’estomac et accentue la sensation. Mieux vaut boire entre les prises, par petites gorgées régulières.
  • Préférer le froid ou le tiède au chaud. Un plat chaud dégage beaucoup plus d’odeurs, et c’est souvent l’odeur qui déclenche, pas le goût. Cela explique pourquoi tant de femmes ne supportent plus la cuisine qu’elles préparent elles-mêmes.

Ce qui passe le mieux, et ce qui passe mal

Ce qui est généralement bien toléré : les féculents secs et peu odorants, le riz, les pâtes nature, le pain, les biscottes ; les aliments froids ou à température ambiante ; les préparations acidulées, comme le citron, que beaucoup de femmes réclament spontanément ; les compotes et les fruits frais.

Ce qui déclenche le plus souvent : les plats gras et frits, dont la digestion est lente ; les préparations très épicées ; le café ; et les odeurs fortes de cuisson, en particulier celles du poisson et des choux.

Une remarque qui me paraît importante : les dégoûts alimentaires du premier trimestre sont fluctuants et parfois déroutants. Un aliment très bien toléré une semaine peut devenir impossible la suivante. Ce n’est pas de l’incohérence, c’est le symptôme lui-même. Suivre ce que votre corps accepte sur le moment est une stratégie parfaitement valable pendant ces quelques semaines.

Le gingembre est-il vraiment efficace ?

C’est le remède le plus étudié pour cette indication, et le seul sur lequel il existe un corpus important. La revue parapluie de juin 2026 citée en ouverture en donne une lecture honnête, qu’il vaut la peine de restituer en entier plutôt que par sa seule conclusion favorable.

Le signal est positif et cohérent : le gingembre réduit la fréquence et l’intensité des nausées par rapport au placebo, aux doses employées dans les études, de l’ordre de 450 à 1 950 mg par jour. L’effet est plus net sur les nausées que sur les vomissements. Sur la sécurité, les données rassemblées ne montrent pas d’augmentation du risque de fausse couche ni d’effets indésirables par rapport au placebo ou à la vitamine B6.

La limite est tout aussi réelle : la qualité méthodologique des revues incluses est faible dans l’ensemble, avec un score moyen AMSTAR-2 de 11,77, et seulement une minorité d’entre elles jugées de haute qualité. Un signal cohérent sur des travaux de qualité moyenne reste un signal, mais il n’a pas la solidité d’une preuve établie.

En pratique, le gingembre sous forme alimentaire, frais râpé en infusion, en petits morceaux confits ou dans un plat, relève de l’usage courant. En revanche, dès qu’on parle de gélules et de dosages, on quitte l’alimentation pour la supplémentation : cela se décide avec votre sage-femme ou votre médecin, qui connaissent votre dossier. C’est une règle que j’applique à tous les compléments pendant la grossesse, sans exception.

À lire : les plantes à éviter pendant la grossesse, car toutes les plantes réputées digestives ne sont pas compatibles avec ces neuf mois.

La vitamine B6 et les traitements

La vitamine B6, seule ou associée à un antihistaminique, figure parmi les options que les professionnels de santé proposent couramment dans cette indication. Elle apparaît d’ailleurs comme comparateur dans plusieurs des travaux inclus dans la revue de 2026.

Je ne la conseille pas moi-même, et c’est délibéré : la posologie et l’opportunité d’un traitement relèvent de la prescription. Mon rôle est ailleurs : sur le rythme, la texture, la température des aliments, et sur ce qui rend ces semaines vivables. Si les mesures alimentaires ne suffisent pas, il faut en parler à votre praticien plutôt que d’attendre que ça passe. Il existe des solutions, et souffrir en silence n’est pas une vertu.

Le stress et la fatigue entretiennent le cercle

La fatigue du premier trimestre est massive, et elle aggrave les nausées, qui à leur tour perturbent le sommeil et l’alimentation. Beaucoup de femmes décrivent aussi l’anxiété de ce début de grossesse, l’attente de la première échographie, la peur de mal faire, qui n’arrangent rien.

C’est sur ce versant que la sophrologie a le plus de sens à ce stade : travailler la respiration, relâcher les tensions, et retrouver un peu de prise sur un corps qui semble décider seul. Elle ne fait pas disparaître une nausée d’origine hormonale, et je ne le prétendrai pas. Elle agit sur ce qui l’entretient et sur la façon dont on la traverse.

À lire : l’accompagnement des femmes enceintes à Asnières.

Quand faut-il consulter sans attendre ?

C’est la partie la plus importante de cet article, et la seule sur laquelle il n’y a aucune souplesse. Les nausées banales sont fréquentes ; leur forme sévère, l’hyperémèse gravidique, est une situation médicale qui nécessite une prise en charge et parfois une hospitalisation. Consultez rapidement si :

  • vous ne parvenez plus à garder les liquides et vomissez plusieurs fois par jour ;
  • vous perdez du poids, ou n’en prenez pas du tout sur plusieurs semaines ;
  • vous urinez peu, avec des urines très foncées, ou vous ressentez des vertiges au lever, qui sont des signes de déshydratation ;
  • vous êtes épuisée au point de ne plus pouvoir mener vos activités habituelles ;
  • les nausées apparaissent ou s’aggravent nettement après le premier trimestre ;
  • elles s’accompagnent de fièvre, de douleurs abdominales ou de maux de tête importants.

Rien de ce qui est décrit dans cet article ne remplace un avis médical, et aucun conseil alimentaire ne prend en charge une hyperémèse.

Ce que je retiens

Les nausées du premier trimestre se combattent d’abord par le rythme : peu, souvent, jamais l’estomac vide, du froid plutôt que du chaud, du sec au réveil. Le gingembre alimentaire dispose du meilleur niveau de preuve disponible, tout en restant modeste, et sa forme en gélules relève de votre praticien. Le reste, la fatigue, l’anxiété, la culpabilité de ne pas « profiter » de sa grossesse, se travaille aussi, et mérite d’être dit à voix haute.

Pour la suite de la grossesse, l’assiette se reconstruit progressivement. À lire : les édulcorants et additifs pendant la grossesse.

Si vous traversez un premier trimestre difficile, je reçois en consultation à Asnières.

Sources

  • Treatment of Nausea and Vomiting With Zingiber officinale in Pregnancy: An Umbrella Review of Systematic Reviews With Meta-Synthesis, Phytotherapy Research, 19 juin 2026. PubMed 42322087
  • Grossesse : suivi médical et accompagnement, Assurance Maladie. ameli.fr
  • Le guide de l’alimentation pour les femmes enceintes ou qui allaitent, Santé publique France. santepubliquefrance.fr
  • Références nutritionnelles en vitamines et minéraux, Anses. anses.fr

Que faire en cas de carence en fer ?

Le fer fait partie des oligo-éléments. C’est-à-dire que c’est un minéral présent en petite quantité dans l’organisme. Pourtant, il joue des rôles essentiels pour le fonctionnement de notre corps. Une carence en fer, appelée anémie, ou un excès de fer, a des conséquences plus ou moins fortes sur l’organisme. Or, l’équilibre est difficile à obtenir, particulièrement pour une femme. Son taux de fer est donc à suivre, dès la naissance et ce, tout au long de la vie.

Qu’est-ce que le fer et à quoi sert-il ?

Le fer est un minéral essentiel dans le corps humain. C’est-à-dire que ses fonctions participent au bon fonctionnement de l’organisme et qu’elles sont spécifiques du fer. En clair, aucun autre minéral ne peut le remplacer dans les fonctions qui lui incombe.

Rôle n°1 : oxygéner l’organisme

L’hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges. Son rôle est de transporter l’oxygène en provenance des poumons vers nos cellules. En réalité, l’oxygène ne se fixe pas directement sur l’hémoglobine, mais sur 4 atomes de fer, présents au cœur de sa structure. Sans fer,

Rôle n°2 : stocker l’oxygène dans les muscles

Nos muscles contiennent une protéine proche de l’hémoglobine : la myoglobine. Le fer va, comme pour l’hémoglobine, y fixer l’oxygène. La myoglobine représente donc une réserver d’oxygène dédié aux besoins musculaires. Cette réserve est mobilisée quand les besoins en oxygène sont augmentés, comme dans le cas d’une activité physique intense.

Rôle n°3 : produire de l’énergie

Le fer participe à la respiration cellulaire au cœur des mitochondries. Il est donc impliqué dans la production d’énergie via l’ATP, ce qui explique aussi la fatigue ressentie en cas de carence.

Quels sont les signes d’un manque de fer ?

Les signes physiques d’un manque de fer

Les signes physiques les plus courants d’une insuffisance en fer sont les suivants :

  • Sensation de fatigue persistante
  • Essoufflement rapide et inhabituel lors d’activités modérées (ex : monter un escalier)
  • Pâleur de la peau et des muqueuses 
  • Perte de cheveux, ongles cassants
  • Palpitations
  • Maux de têtes, vertiges
  • Aphtes récurrents
  • Syndrome des jambes sans repos

Si vous ressentez régulièrement l’un de ses symptômes, il peut être pertinent de faire une prise de sang afin d’évaluer les marqueurs biologiques suivants.

Les symptômes d'une carence en fer

Les signes d’un manque de fer

Les marqueurs biologiques d’une carence en fer

  • La ferritine

La ferritine constitue un marqueur de nos réserves en fer. C’est le premier marqueur à demander.

La norme laboratoire est établie de 15 à 150. Un taux de 30 est dans la norme n’est pas un taux santé. Le taux santé à viser tourne autour de 50.

Si votre taux est haut il faut creuser. En effet, la ferritine augmente en cas d’infection et d’inflammation (aiguë ou chronique). Les taux peuvent même s’envoler. Le dosage sanguin est donc à effectuer en dehors d’un contexte infectieux ou inflammatoire.

Les valeurs sanguines de la ferritine
  • Le fer sérique

Le fer sérique constitue le fer circulant dans le sang.

  • La transferrine

Il s’agit du transporteur du fer. Elle sera augmentée en cas de carence en fer.

  • Le coefficient de saturation de la transferrine

Ce coefficient exprime le pourcentage de fer transporté par la transferrine. Il sera diminué en cas de carence. Il est normalement compris entre 25 et 40%.

  • L’hémoglobine

Une hémoglobine basse est à interpréter en lien avec le VGM pour identifier le type d’anémie et donc la cause sous-jacente. L’hémoglobine peut également être normale indépendamment d’une carence en fer.

  • Le VGM (volume globulaire moyen)

Il sera diminué en cas d’anémie microcytaire ou augmenté en cas d’anémie macrocytaire.

Qu’est-ce que l’anémie ?

Il n’existe pas une mais trois types d’anémie : microcytaire, normocytaire et macrocytaire.

Une anémie se caractérise par une baisse du taux d’hémoglobine dans le sang.
L’anémie microcytaire ou anémie ferriprive est liée à un déficit en fer.

L’anémie microcytaire peut être due à :

  • Une insuffisance d’apports alimentaires,
  • Une malabsorption digestive,
  • Des pertes importantes (hémorragies, chirurgie, saignements digestifs, menstruations)           

L’anémie macrocytaire est causée par une carence en vitamine B12 ou en vitamine B9 (folates), en majorité causée par une alimentation déséquilibrée.

Aussi, en cas de VGM augmenté, il est nécessaire de faire doser la B12 et la B9 afin de déterminer la cause exacte de l’anémie.

Où trouver du fer dans l’alimentation ?

Le fer est présent dans l’alimentation sous deux formes différentes.

Le fer héminique se trouve dans les aliments d’origine animale : viande, abats, poisson et fruits de mer uniquement.

Cette forme est intéressante car elle est bien absorbée par l’organisme.

Le fer non héminique est présent dans les végétaux, les céréales, les légumineuses et les graines, dans des proportions très variables. A noter que le fer non héminique est aussi présents dans les œufs et les produits laitiers. Le fer non héminique se retrouve ainsi dans une quantité importante d’aliments mais il est faiblement absorbé. De plus, de nombreux facteurs peuvent impacter son absorption intestinale.

Les facteurs alimentaires diminuant l’absorption du fer

  • Les tanins et les polyphénols

Les tanins sont présents dans le café, le thé, le cacao cru, le chocolat noir, le raisin et le jus de raisin, la grenade et son jus, les boissons à base de Cola et le vin rouge.

  • Le calcium

Le calcium est principalement présent dans le lait d’origine animale, les yaourts, les crèmes desserts et le fromage.

  • Les phytates

Les phytates sont des molécules naturellement présentes dans les végétaux. On les retrouve en quantités importantes dans les céréales complètes, les légumineuses, les fruits à coque et les graines. Le problème des phytates est qu’ils peuvent se lier aux minéraux et en réduire l’absorption. Une consommation élevée d’aliments riche en phytates va donc diminuer l’absorption du fer non héminique mais aussi l’absorption du calcium, du zinc, du magnésium…

Les facteurs non alimentaires diminuant l’absorption du fer non héminique

Tout facteur qui va modifier le pH gastrique ou altérer la muqueuse intestinale conduira à des perturbations dans l’assimilation du fer.

  • L’hypochlorhydrie

La prise d’anti-acides va impacter l’absorption du fer mais pas uniquement. L’assimilation de nombreux micro-nutriments est perturbée par les IPP, j’en parle en détail dans un article dédié au reflux.

Le fer a besoin d’acidité pour être absorbé.

NB : c’est pourquoi leur prise à long terme est totalement déconseillée, comme indiquée sur le site de la HAS.

La gastrite et une infection à Helicobacter pylori auront les mêmes effets défavorables.

  • La maladie cœliaque, la maladie de Crohn

L’atrophie villositaire entraine une malabsorption globale des nutriments.

  • La chirurgie bariatrique

Le site principal d’absorption du fer est le duodénum.

  • Le SIBO

Le fer va être consommé par les bactéries qui prolifèrent dans les intestins.

Comment favoriser l’absorption du fer ?

  • La vitamine C

La première chose à retenir c’est que le fer non héminique a besoin de vitamine c pour être absorbé. Associer un aliment riche en fer à un aliment riche en vitamine C est donc le duo gagnant pour optimiser l’assimilation.

Les aliments riches en vitamine C : pamplemousse, citron, clémentines, oranges, kiwis, fruits rouges, poivrons, mâche, crucifères, épinards, persil.

La vitamine C pour augmenter l'absorption du fer
  • Le trempage et la germination

Le trempage des céréales, légumineuses, graines et fruits à coque permet de neutraliser les phytates. Petite astuce, vous réduirez encore davantage les phytates si l’eau de trempage est tiède et si vous ajoutez une cuillère de jus de citron ou de vinaigre de cidre.

Il faudra ensuite bien rincer avant de faire cuire.

Il existe un temps de trempage recommandé pour chacun d’entre eux.

La germination est le processus biologique qui se produit quand la graine a un contact prolongé avec l’eau. La graine va commencer à se développer et un germe va apparaître.

La germination est intéressante à plusieurs niveaux. Elle va activer les enzymes qui vont dégrader les phytates. C’est donc de loin, le procédé le plus efficace pour les éliminer. Mais ce n’est pas tout. La germination va libérer les minéraux présents dans la graine, et ainsi augmenter leur biodisponibilité et faciliter leur digestion.

Même sans chercher spécifiquement à se débarrasser des phytates, la germination est un procédé naturel qui permet de transformer nos aliments en super aliments, en augmentant leur densité nutritionnelle.

Aliment Trempage (h) Germination (h)
Lentilles 8–12 h 24–48 h
Pois chiches 12–24 h 48–72 h
Haricots secs 12–24 h 48–72 h
Fèves 12–24 h 48–72 h
Pois cassés 8–12 h 24–48 h
Soja 12–24 h 72–96 h
Quinoa 4–8 h 24 h
Sarrasin 4–6 h 24–48 h
Blé / épeautre 12–24 h 48–72 h
Riz complet 8–12 h 24–48 h
Avoine 8–12 h 24 h
Orge / seigle 12–24 h 48–72 h
Amandes 8–12 h 24 h
Noix / noisettes 8–12 h 24 h
Graines (sésame, tournesol) 4–8 h 24–48 h
  • Respecter les associations alimentaires

Si vous êtes anémiée, décalez la consommation de votre café ou de votre thé. Prenez-le 2h après le petit-déjeuner ou le déjeuner.

De la même manière, il sera préférable de consommer les produits laitiers en collation plutôt qu’en fin de déjeuner ou de dîner.

Comment remonter un taux de fer ?

Si vous avez une carence en fer avérée, l’alimentation ne suffira pas. Il faudra passer par une supplémentation en fer.

Une supplémentation peut aussi être conseillée en cas de pertes menstruelles importantes, de fibromes, après une chirurgie, et pour les femmes enceintes.

Comme pour tout minéral, combler une carence prend du temps. Il sera nécessaire de se supplémenter en fer entre 3 et 6 mois en fonction du type de carence. L’idéal est de pouvoir recontrôler les marqueurs biologiques au bout de 3 mois.

En cas d’anémie chronique, une consultation de naturopathie sera nécessaire pour identifier les causes et y répondre de manière efficace et personnalisée.

En savoir plus sur la naturopathie.

Prendre rdv

Quel complément en fer prendre ?

Le médecin prescrit toujours des sels ferreux tels que Tardyferon, Fumafer, Timoferol, Ferograd…

Le problème des sels ferreux c’est qu’ils occasionnent des effets secondaires fréquents. C’est cette forme de fer qui constipe et qui colore les selles en noir, mais qui peut aussi provoquer des douleurs abdominales et même un goût métallique dans la bouche.

Ils doivent être pris en dehors des repas. Leur tolérance digestive est très moyenne.

Les naturopathes et les médecins formés en micronutrition recommandent de prendre des fers chélatés du type gluconate de fer ou bysglicinate de fer car ils sont protégés des facteurs d’inhibitions alimentaires cités plus haut. Son absorption est également indépendante du pH gastrique et est bien supérieure aux sels ferreux, et ceux sans aucun désagrément digestif.

Les compléments de fer chélatés se trouvent en pharmacie ou auprès de laboratoires indépendants sur internet.

Je recommande le fer complexe du laboratoire Herbolistique à base de spiruline et qui associe les vitamine B9 et B12, également à l’origine d’anémies.

Complément en fer doux

La durée de la supplémentation sera aussi d’au moins 3 mois. Ces compléments peuvent être pris en dehors ou pendant les repas.

Le dosage conseillé est celui qui couvre les besoins en fonction de votre âge.

Quels sont les besoins en fer en fonction de l’âge ?

Age Besoins journaliers
0 – 6 mois 0,3 mg/j
6 mois – un an 11 mg/j
1 à 3 ans 5 mg/j
4 à 6 ans 4 mg/j
7 à 10 ans 6 mg/j
11 à 14 ans 11 mg/j
15 à 17 ans 11 mg/j pour les garçons Entre 11 et 16mg pour les filles en fonction des menstruations
Femmes jusqu’à la ménopause 16mg/j

Les groupes de population à risque d’être carencé sont les nourrissons, les enfants, les femmes avant la ménopause et les femmes enceintes.

Sources

Sholzberg M, Hillis C, Crowther M, Selby R. Diagnostic et prise en charge de la carence en fer chez les femmes. CMAJ. 2025 Aug 10;197(27):E819-E827. French. doi: 10.1503/cmaj.240570-f. PMID: 40789601; PMCID: PMC12350412.

Cozon GJ. Carence en fer et troubles digestifs [Iron deficiency and digestive disorders]. Transfus Clin Biol. 2014 Nov;21(4-5):189-92. French. doi: 10.1016/j.tracli.2014.08.135. Epub 2014 Oct 2. PMID: 25282486.

Morris ER. An overview of current information on bioavailability of dietary iron to humans. Fed Proc. 1983 Apr;42(6):1716-20. PMID: 6299808.

Hultén L, Gramatkovski E, Gleerup A, Hallberg L. Iron absorption from the whole diet. Relation to meal composition, iron requirements and iron stores. Eur J Clin Nutr. 1995 Nov;49(11):794-808. PMID: 8557018.

Articles récents

Pourquoi prendre du magnésium ?

Le magnésium est un minéral essentiel, souvent négligé, mais pourtant indispensable à notre santé physique et mentale.

Impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques dans le corps, il joue un rôle clé dans l’équilibre nerveux, dans l’énergie musculaire, dans les fonctions cérébrales, dans le métabolisme et au niveau du sommeil. Pourtant, une grande partie de la population présente une carence ou un déficit, parfois sans le savoir.

Si vous ne savez pas si vous êtes carencé ou non, inutile de faire une prise de sang. Il vous suffit de répondre aux 20 questions de mon article dédié à la carence en magnésium.

Le magnésium participe aussi à l’équilibre du métabolisme osseux, en agissant avec la vitamine D et en interagissant avec le calcium.

Sa carence, même modérée, favorise l’inflammation de bas grade et amplifie toutes les pathologies inflammatoires. Toute supplémentation aura donc un effet anti-inflammatoire.

Alors, dans quels cas peut-on envisager une supplémentation en magnésium ? Tour d’horizon des motifs les plus fréquents.

Et si vous souhaitez aller encore plus loin dans la compréhension de l’ensemble des mécanismes physiologiques associés au magnésium, ils sont particulièrement bien expliqué dans une étude publiée en 2021 et intitulée : « Magnésium : biochimie, nutrition, détection et impact social des maladies liées à sa carence ».


🧘‍♀️ 1. Stress, anxiété et fatigue nerveuse

Le magnésium est surnommé le minéral « anti-stress ». Lorsqu’on est soumis à un stress chronique, le corps consomme davantage de magnésium, jusqu’à épuiser ses réserves. Cela accentue l’irritabilité, les troubles du sommeil et la nervosité car en insuffisance de magnésium, l’organisme est moins résistant face au stress. Ses capacités d’adaptation sont diminuées.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour soutenir le système nerveux, réguler la production de cortisol (l’hormone du stress), améliorer l’humeur et favoriser un sommeil réparateur.


💥 2. Fatigue chronique, brouillard mental, trous de mémoire, difficultés de concentration

Une carence en magnésium peut provoquer une fatigue persistante, sans cause apparente. C’est souvent le signe que les cellules ont du mal à produire de l’énergie.

Au niveau cérébral, le magnésium agit comme un cofacteur de carburant. Quand vous en manquez, c’est toutes vos fonctions cognitives qui ralentissent.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium participe à la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire. Une cure peut booster l’énergie et améliorer la concentration. C’est le magnésium L-thréonate qu’il faut prendre en cas de perturbations de la sphère cérébrale et cognitive car c’est le seul à traverser spécifiquement la barrière hémato-céphalique. Peu de laboratoires le proposent, je recommande celui de chez Copmed en voie sublinguale (j’en parle plus loin) ou celui de Dynveo.

Magnésium L-thréonate Dynveo

💪 3. Crampes, spasmes et douleurs musculaires

Les besoins sont augmentés chez les sportifs, les personnes âgées et les femmes enceintes, qui peuvent être sujets à des crampes nocturnes, des tressaillements musculaires, et à une baisse de performances.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à la relaxation musculaire et à la transmission neuromusculaire, réduisant les tensions et les contractures. Je recommande aussi le magnésium pour prévenir les fausses couches. Mais aussi en cas de risques d’accouchement prématuré et d’utérus contractile.


❤️ 4. Troubles cardiovasculaires

Le magnésium contribue à la régulation du rythme cardiaque, de la tension artérielle et de la santé des vaisseaux sanguins.

👉 Pourquoi en prendre ? Une supplémentation peut être utile en cas d’hypertension légère ou de palpitations liées au stress ou à la fatigue.


🌙 5. Troubles du sommeil

Des difficultés à s’endormir, des réveils nocturnes ou un sommeil non réparateur peuvent être liés à un déficit en magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Il favorise la relaxation, la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et apaise le système nerveux.


🌸 6. Syndrome prémenstruel (SPM)

Chez certaines femmes, le SPM s’accompagne d’irritabilité, de douleurs, de rétention d’eau ou de migraines.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à équilibrer les hormones, détendre les muscles utérins et réduire les douleurs de règles. Le magnésium est un allié majeur pour calmer le syndrome prémenstruel et il est indispensable en cas de trouble dysphorique prémenstruel. Vous saurez tout dans mon ebook sur le SPM.


🍬 7. Diabète et troubles métaboliques

Les personnes souffrant de diabète de type 2 (avec résistance à l’insuline) ou de troubles métaboliques, peuvent présenter des taux de magnésium plus bas.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium joue un rôle dans la régulation de la glycémie et améliore la sensibilité à l’insuline.


🔄 8. Alimentation déséquilibrée ou carencée

Une alimentation pauvre en légumes verts, en oléagineux ou en céréales complètes entraîne souvent une carence en magnésium. Le magnésium est en effet peu présent dans les aliments ultra-transformés.

La présence d’une maladie chronique, la prise quotidienne de médicaments, la consommation régulière d’alcool et l’excès de consommation de caféine sont des facteurs qui contribuent à perturber l’assimilation du magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour combler les apports journaliers recommandés, surtout si l’alimentation n’est pas suffisamment variée et majoritairement basée sur des aliments transformés et ultra transformés (voir ci-dessous).

Quelles sont les différentes formes de magnésium ?

Les magnésiums organiques et inorganiques diffèrent par leur composition chimique, leur biodisponibilité (capacité à être absorbés par l’organisme), et leurs effets secondaires potentiels.

🧾 Tableau comparatif : magnésium organique versus magnésium inorganique

CritèreMagnésium organiqueMagnésium inorganique
Composition chimiqueSel de magnésium lié à un acide organique (ex. citrate, malate)Sel de magnésium lié à un élément non organique (ex. oxyde, chlorure)
Présence de carboneOui (molécule organique)Non (molécule minérale)
BiodisponibilitéÉlevée à très élevéeFaible à modérée
Absorption intestinaleMeilleureMoins bonne
Tolérance digestiveBonne, peu de troubles digestifsRisque de diarrhées ou de ballonnements
Effets secondairesRares, doux pour l’estomacPlus fréquents, surtout effet laxatif (notamment avec l’oxyde)
Utilisation privilégiéeCarences, fatigue, stress, crampes, utilisation à long termeUsage ponctuel, effet laxatif, bains, applications externes
Exemples courantsCitrate, bisglycinate, malate, gluconate, acétyltaurinate, glycérophosphateOxyde, chlorure, sulfate, hydroxyde
PrixEn général plus cherMoins cher

Quel magnésium choisir ?

Pour avoir une bonne absorption et une action douce, les magnésiums organiques sont à privilégier, en particulier les formes amino chélatées comme le bisglycinate de magnésium.

Les formes inorganiques de magnésium tels que le magnésium marin à base d’oxyde et de chlorure de magnésium n’ont que peu d’intérêt. De part leurs effets potentiellement irritants et le risque élevé de diarrhée, ils ne peuvent être pris sur le long terme. Ils sont à utiliser de manière ponctuelle.

comment prendre du magnésium ?

La présence de taurine et de vitamine B6 favorisent l’assimilation du magnésium mais ils ne sont pas indispensables.

Le plus important est de choisir un complément en magnésium qui propose l’une des formes bien assimilée par l’organisme, ou une association de plusieurs de ces formes parmi les suivantes : bysglicinate, malate, citrate, acétyltaurinate, glycérophosphate, gluconate.

En prenant du magnésium pendant un repas, vous l’associez ainsi avec de la vitamine B6, car cette vitamine se trouve dans tout type d’aliments.

Et si vous prenez votre complément de magnésium lors d’un repas où vous consommez une protéine animale, alors vous avez votre apport en taurine.

Pourquoi le magnésium donne la diarrhée ?

Seules les formes inorganiques de magnésium (oxyde, chlorure) ont un effet laxatif. C’est-à-dire qu’elles accélèrent le transit. Les personnes qui n’ont pas de problème de transit et qui ne souffrent pas de constipation sont plus susceptibles d’avoir un épisode de diarrhée après la prise de magnésium marin.

L’eau n’aura pas eu le temps d’être réabsorbée au niveau du côlon, d’où des selles plus ou moins liquides.

A noter que le citrate de magnésium, bien qu’organique, peut également avoir un léger effet laxatif.

Pour éviter tout désagrément digestif, il est important de fractionner les prises et de prendre du magnésium entre 2 et 4 fois par jour en fonction du dosage et de vos besoins.

De plus, l’organisme n’a pas la capacité d’assimiler de grandes quantités de magnésium, il est donc contre-productif de prendre le magnésium nécessaire pour couvrir les besoins journaliers en une prise unique.

Peut-on donner du magnésium aux enfants ?

Le magnésium peut être donné aux enfants, à condition de respecter leur âge et leurs besoins spécifiques.

Le magnésium est tout aussi essentiel pour les enfants que pour les adultes : il participe à la croissance, au bon fonctionnement du système nerveux, du système musculaire et il participe à l’immunité.

Pourquoi donner du magnésium à un enfant ?

Les motifs fréquents de supplémentation chez l’enfant tournent autour de la nervosité, de l’anxiété et des troubles du sommeil.

Voici dans quels cas donner du magnésium à un enfant peut être justifié.

SituationPourquoi le magnésium est utile
Nervosité, irritabilité, stress scolaireLe magnésium apaise le système nerveux et favorise la détente
Difficultés de concentration, agitationIl joue un rôle dans la transmission nerveuse
Troubles du sommeilIl favorise l’endormissement et un sommeil de meilleure qualité
Crampes, douleurs de croissance, fatigue musculaireIl détend les muscles et réduit les contractions involontaires
Alimentation déséquilibrée ou très sucréeLes carences sont fréquentes chez les enfants qui consomment en majorité des produits industriels

Quels sont les besoins en magnésium par âge ?

Âge de l’enfantApport quotidien recommandé
1 à 3 ans80 mg/jour
4 à 6 ans130 mg/jour
7 à 9 ans200 mg/jour
10 à 12 ans240 mg/jour
13 à 15 ans300 mg/jour

Ces apports peuvent être couverts par l’alimentation, mais les enfants stressés, nerveux et très actifs sont plus facilement carencés.

Sous quelle forme donner du magnésium à un enfant ?

Il faut privilégier les formes bien assimilables et bien tolérées au niveau digestif : bisglycinate de magnésium, citrate, malate… Et éviter les formes laxatives comme l’oxyde de magnésium, présent dans le magnésium marin qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed.

Le goût est bon et la forme est idéale puisqu’il n’y a pas de gélule à avaler, ce qui est impossible chez les enfants.

Pour savoir quelle quantité donner, et pour être sûr des apports recommandés au quotidien pour votre enfant, vous pouvez vous baser sur des besoins de 6mg par kilo de poids corporel.

Ainsi, un enfant de 30kg aura besoin de 180mg de magnésium.

Un stick de magnésium de chez Copmed contient 180mg de magnésium. Vous pouvez lui donner la moitié du stick le matin et l’autre moitié le soir. En effet il est préférable de donner le magnésium à 2 reprises pour optimiser son assimilation.

Un stick se composant de 4g de poudre de magnésium, il suffit de mettre 2g dans une cuillère et de la donner à votre enfant. La poudre va fondre toute seule dans sa bouche.

Chez les enfants, une cure dure un mois.

quel magnésium pour les enfants ?

Au bout de combien de temps le magnésium fait-il effet ?

Chez les enfants, le magnésium donnera ses premiers effets au bout de 15 jours de prise.

Comptez 3 semaines à un mois de prise de magnésium pour en ressentir pleinement les effets chez les adultes.

Néanmoins, les effets du magnésium dépendront de la forme prise. Si vous prenez du magnésium marin, il est fort probable que vous ne ressentiez aucun effet, en raison de sa faible biodisponibilité.

Oubliez aussi le Magné b6 et le Boiron mag 300 dont la composition laisse plus qu’à désirer (dioxyde de titane, talc, stéarate de magnésium, nanoparticules…) !

Combien de temps prendre du magnésium ?

Le magnésium peut se prendre en cure de 2 à 3 mois.

Cependant, pour les personnes très stressées, les personnes anxieuses ou nerveuses, le magnésium peut être pris en continu.

En effet, le stress entraine une fuite accrue du magnésium par les voies urinaires. Tant que le stress reste élevé, les besoins en magnésium sont importants car ils sont supérieurs aux recommandations. Tout simplement car la perte de magnésium majore les besoins.

Une pratique sportive intense régulière et une alimentation déséquilibrée, à base de produits industriels, génère les mêmes besoins.

faut-il prendre le magnésium le soir ou le matin ?

Faut-il prendre le magnésium le matin ou le soir ?

Il faut prendre le magnésium le matin ET le soir ! En effet, consommer l’équivalent des besoins quotidiens en magnésium en une seule prise est totalement inutile. Le corps ne pourra l’assimiler que partiellement.

De plus, les minéraux rentrent en compétition entre eux. Il y a donc, dans tous les cas, une déperdition.

C’est pourquoi les compléments en magnésium se prennent entre 2 et 4 fois par jour, en fonction de la forme et du dosage.

La majorité des laboratoires de compléments alimentaires recommandent 3 prises par jour, afin d’atteindre 80% des apports recommandés. Mais ces 80% des apports recommandés ne tiennent pas compte du poids, de la différence homme/femme et des pertes augmentées (stress chronique, maladies, sport intense…).

Faut-il prendre le magnésium pendant les repas ou en dehors ?

Si vous prenez du magnésium marin (ce que je déconseille), il est préférable de prendre le magnésium pendant les repas, afin de limiter les désagréments digestifs.

Sinon, les bonnes formes de magnésium, du type bysglicinate de magnésium, peuvent se prendre indifféremment, pendant ou en dehors des repas.

La seule chose à respecter c’est le fractionner des prises, entre 2 et 4 prises par jour en fonction de la galénique.

Chez les enfants, une seule prise suffit, et plutôt au moment d’un repas pour faciliter la prise.

Magnésium pendant ou en dehors des repas

Les 10 aliments les plus riches en magnésium

Voici les 10 aliments les plus riches en magnésium.

RangAlimentMagnésium (mg / 100 g)
1Graines de courge535 mg
2Cacao en poudre non sucré499 mg
3Graines de sésame ou graines de chia350 mg
4Graines de tournesol340 mg
5Amandes270 mg
6Noisettes160 mg
7Chocolat noir en tablette120 mg
8Tofu100 mg
9Avocat29 mg
10Banane27 mg

Conclusion

Le magnésium est un allié précieux en cas de stress, de fatigue, de douleurs musculaires, de troubles hormonaux ou de déséquilibres métaboliques.

La problématique du magnésium est qu’il est peu présent dans l’alimentation courante. Les sols sont appauvris et le raffinage et l’excès de cuisson diminuent les teneurs en magnésium de nos aliments.

Ce sont principalement les graines et les oléagineux qui sont le plus richement pourvu en magnésium. Mais la majorité de la population n’en consomme pas quotidiennement, voire pas du tout. C’est la même chose pour les enfants.

C’est ce qui explique la carence fréquente, aussi bien chez les adultes que chez les plus jeunes.

Bien que naturel, le magnésium marin est la forme de magnésium la moins bien assimilée par l’organisme. Auquel s’ajoute le fait qu’elle peut occasionner des troubles digestifs comme de la diarrhée.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed, pour sa praticité (2 sticks par jour), avec les 5 meilleures formes de magnésium réunies. Ou le magnésium de chez Herbolistique, qui associe les vitamines du groupes B et de la taurine, pour optimiser l’assimilation.

Chez Herbolistique, vous bénéficiez de la livraison gratuite avec le code F92499.

Articles récents

Peut-on consommer des édulcorants pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, saviez-vous que vos choix alimentaires pouvaient avoir un impact sur la santé de votre bébé ?

Vous doutiez-vous que ce que vous mangez aura une influence sur son poids de naissance, sur ses goûts mais aussi sur sa santé hormonale et sa fertilité ?

Lisez mon article pour comprendre tout ce qui se joue pendant la vie fœtale.

Pourquoi les 1000 premiers jours sont aussi importants pour la santé de son bébé ?

Les femmes enceintes sont généralement alertées sur leur consommation de sucres, qui, en excès, peut favoriser le diabète gestationnel. C’est à ça que sert le test du glucose proposé au 6ème mois de grossesse. En effet, le diabète gestationnel montre que le terrain métabolique est déjà affaibli. C’est pourquoi les femmes enceintes ayant fait du diabète gestationnel ont un risque très élevé de développer ensuite un diabète.

Pendant la grossesse, de nombreuses femmes s’autorisent des écarts et consomment des produits trop gras et trop sucrés – avec une prise de poids excessive à la clé. Cependant, beaucoup de futures mamans essaient au contraire de contrôler leur prise de poids. En effet, les envies de grossesse ne se portent pas toujours sur une barquette de fraises, mais parfois sur de la junk-food ou des produits que l’on s’interdit habituellement. L’une des solutions apparentes est alors de se tournent vers les produits « sans sucre » ou « light ».

Mais ces produits contiennent souvent des édulcorants artificiels, comme l’aspartame ou l’acésulfame K. Bien qu’autorisés dans l’alimentation, leur consommation pendant la grossesse suscite des interrogations légitimes quant à leur innocuité. Alors, faut-il éviter les édulcorants pendant la grossesse ? On fait le point.

Qu’est-ce qu’un édulcorant ?

Un édulcorant est une substance, naturelle ou synthétique, utilisée pour conférer une saveur sucrée à un aliment.

Certains apportent des calories comme le glucose, le fructose et leurs dérivés (sirop de glucose-fructose, sucre inverti…). Tout simplement car ils proviennent de produits naturels et que ce sont les éléments constitutifs des végétaux.

Les édulcorants de synthèse possèdent un pouvoir sucrant très élevé. L’aspartame a ainsi un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre. Utilisés en très petites quantités, les édulcorants synthétiques n’apportent donc pas de calories. Néanmoins de petites quantités ne sont pas pour autant anodines pour la santé pour autant.

C’est pourquoi, chaque édulcorant possède une DJA.

Qu’est-ce que la Dose Journalière Admissible ?

La quantité maximale d’un édulcorant qui peut être consommé au quotidien sans risque pour la santé est définie par la DJA ou Dose Journalière Admissible. Elle varie selon le poids corporel de chaque personnel. Cela signifie que la consommation de produits light chez une femme qui pèse 50kg n’aura pas la même incidence que chez une autre qui pèse 80kg.

Dans quels produits trouve-t-on des édulcorants ?

Les édulcorants sont ajoutés dans de nombreux produits. On en trouve dans :

  • les boissons light ou sans sucre,
  • les desserts 0 %,
  • les yaourts allégés,
  • les chewing-gums,
  • des médicaments,
  • des compléments alimentaires, dont des compléments alimentaires dédiés à la grossesse comme le Gynéfam supra grossesse !!!

Les édulcorants les plus courants dans ces produits sont :

  • L’aspartame (E951)
  • L’acésulfame K (E950)
  • Le sucralose (E955)
  • La stévia (naturel, mais parfois transformé industriellement)
édulcorants et grossesse danger

Aspartame et acésulfame K : de quoi s’agit-il ?

🔹 Aspartame

L’aspartame est un édulcorant artificiel environ 200 fois plus sucré que le sucre. Il est largement utilisé dans les boissons light, les bonbons, les desserts et même certains médicaments.

Particularité : L’aspartame est décomposé dans le corps en trois composants : acide aspartique, phénylalanine et méthanol. Ce sont ces métabolites qui soulèvent des préoccupations.

🔹 Acésulfame K (ou acésulfame de potassium)

C’est un édulcorant artificiel possédant le même pouvoir sucrant élevé. Il est souvent utilisé en combinaison avec d’autres édulcorants pour améliorer le goût.

Caractéristique : L’acésulfame K n’est pas métabolisé par l’organisme. Il est éliminé tel quel dans les urines. Sa stabilité à la chaleur en fait un additif courant dans les produits cuits ou stérilisés.

Ces deux édulcorants sont notamment présents dans le Coca Cola Light et Zéro.

Pourquoi autant de produits déconseillés pendant la grossesse ?

Le principe de base pendant la grossesse est de TOUJOURS appliquer un principe de précaution.

Aussi, c’est ce qui explique que de nombreuses plantes sont déconseillées pendant la grossesse.

A lire : quelles sont les plantes autorisées ou non quand on est enceinte.

Ces plantes sont déconseillées uniquement car les laboratoires n’effectuent pas d’études pour vérifier sur l’innocuité de tel ou tel produit sur les femmes enceintes et le fœtus. Cela coûterait trop cher et la logistique, il est vrai, serait plus compliqué à gérer que pour une population classique.

Comme on manque de données fiables, on part du principe qu’il vaut mieux éviter de consommer des produits qui pourraient avoir des conséquences dommageables pour le fœtus et le futur bébé.

Le problème avec les produits industriels, c’est que l’on sait qu’ils contiennent de nombreux additifs. Et que ces additifs sont mauvais pour la santé. Là les études ne manquent pas.

Les données scientifiques démontrent clairement que des liens existent entre une consommation élevée d’additifs et le diabète, les cancers, les maladies inflammatoires de l’intestin, la dépression, l’anxiété, le surpoids, l’obésité, etc…

Un article récent édité par le magazine Cerveau & Psycho a fait une compilation de différentes études sur les effets des édulcorants. L’article montre que les édulcorants jouent le rôle de perturbateurs décisionnels.

Et pourtant ces additifs sont toujours présents dans notre alimentation, sous couvert de cette fameuse DJA.

Deux problèmes se posent :

  • L’effet cumulatif de la consommation de plusieurs produits contenant des édulcorants et d’autres additifs n’est pas pris en compte, c’est ce que l’on appelle l’effet « cocktail »,
  • Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres aux effets des additifs (enfants, adolescents, femmes enceintes, femmes allaitantes, personnes immunodéprimées, personnes avec des pathologies chroniques, personnes âgées), or aucune alerte de consommation n’est apposée sur les étiquettes de ces produits.

Quelles sont les conséquences des édulcorants sur la grossesse ?

1. Ils peuvent traverser le placenta

Des études ont montré que certains édulcorants, comme l’acésulfame K, passent dans le sang du bébé via le placenta. Le fœtus peut donc directement y être exposé. Or, les effets à long terme de cette exposition précoce sur le développement du bébé ne sont pas connus.

2. Ils pourraient augmenter le risque d’obésité infantile

Une consommation fréquente d’édulcorants artificiels pendant la grossesse pourrait être liée à un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité chez l’enfant. En cause : une possible perturbation du métabolisme ou de la régulation de l’appétit, dès la vie intra-utérine.

3. Le cas particulier de l’aspartame et de la phénylalanine

L’aspartame est transformé dans l’organisme en plusieurs composés, dont la phénylalanine, qui peut être toxique à haute dose, notamment chez les femmes atteintes de phénylcétonurie (une maladie rare mais grave). Même en l’absence de cette maladie, une prudence est recommandée.

4. Risque potentiel de naissance prématurée ou de complications

Des études observationnelles ont mis en évidence un lien possible entre la consommation fréquente de boissons édulcorées (notamment contenant de l’aspartame ou de l’acésulfame K) et une augmentation du risque de naissance prématurée.

Je vous invite à lire l’article du Monde sur l’aspartame et les femmes enceintes. Le journal s’était fait écho d’une vaste étude danoise publiée en 2010 et menée auprès de 60000 femmes enceintes et qui concluait à des risques d’accouchement prématuré considérablement augmenté chez les consommatrices.

5. Les effets à long terme sont encore mal connus

Bien que les agences de sécurité alimentaire (EFSA, FDA) aient validé ces édulcorants à faibles doses, les effets d’une consommation régulière pendant la grossesse restent mal documentés. Par principe de précaution, il est conseillé de les éviter.

Que consommer pendant la grossesse à la place des produits light ?

  • L’eau reste la meilleure boisson pendant la grossesse (plate, pétillante, aromatisée naturellement avec du citron ou de la menthe).
  • Le kombucha et le kéfir de fruits sont deux boissons à privilégier en tant qu’alternatives aux boissons sucrées ou édulcorées. Il existe de nombreux goûts différents. Ces boissons sont naturelles et peu sucrées. De plus, elles contribuent à la bonne santé du microbiote, grâce à la présence de bonnes bactéries.
  • Les fruits frais ou compotes sans sucres ajoutés pour satisfaire les envies sucrées.
  • Le miel ou le sirop d’érable comme sucrant naturel, en se limitant à une cuillère à café par jour.

Recettes de kombucha fait maison

Kombucha fait maison

 

En résumé : les additifs et les édulcorants pendant la grossesse ne font pas bon ménage

Même s’ils sont autorisés, les édulcorants et autres additifs comme l’aspartame et l’acésulfame K sont à éviter pendant la grossesse. Ils peuvent traverser le placenta, perturber le métabolisme du bébé, et leurs effets à long terme sont encore incertains.

Par précaution, mieux vaut opter pour une alimentation la plus naturelle et équilibrée possible, en évitant les produits ultra-transformés.

Moins de produits transformés = plus de sécurité pour vous et votre bébé.

Envie de tout savoir sur les nutriments indispensables pour vous et votre bébé pendant la grossesse ? Voici mon ebook dédié à l’alimentation pendant la grossesse.

Consultez aussi l’ensemble de mes ebooks dédiés à la grossesse.

Articles récents

Avez-vous déjà entendu parlé de la sophrologie pour créer un lien avec son bébé ?

La sophrologie est une magnifique technique à utiliser pendant la grossesse, autant pour soi que pour son bébé.

Créer un lien avec son bébé pendant la grossesse

9 mois de gestation c’est long. Mais pourquoi cette durée ?

Ces mois sont nécessaires au développement de votre bébé. Mais ils constituent également une période de transition entre votre vie d’avant et celle à venir.

Plus cette transition se fera en conscience, plus elle sera douce et facile à vivre après.

La connaissance de votre enfant ne commence pas qu’à la naissance.

Votre bébé perçoit énormément de choses in utero. Hormis la vue, tous les autres sens de votre bébé se mettent en place entre le 3ème et le 5ème mois de grossesse.

C’est à partir du moment où vous sentez les mouvements de votre bébé que la communication mutuelle peut commencer à s’établir. C’est donc le bon moment pour commencer des séances de sophrologie.

Créer un lien avec son bébé avec le toucher

Quand vous apposez vos mains sur votre ventre, bébé perçoit ce contact de 2 manières.

Par la chaleur véhiculée par vos mains et qui arrive jusqu’à lui.

Par la pression sur votre ventre. Plus cette pression est forte plus il la ressentira.

Favoriser la production d’ocytocine

Pendant la grossesse, l’ocytocine a de multiples rôles. D’un point de vue psycho-émotionnel, l’ocytocine est appelée hormone de l’amour et l’attachement.

Quand vous caressez votre ventre, ce contact peut être trop doux pour être perçu par votre bébé. Pourtant votre bébé est capable de sentir votre présence grâce à la sécrétion de cette hormone qui va arriver jusqu’à lui par la circulation sanguine.

Toutes les caresses favorisent la fabrication d’ocytocine. Utiliser le toucher de manière régulière pour ressentir les bienfaits de l’ocytocine est donc un très bon moyen pour favoriser le lien avec votre bébé.

En sophrologie, je vous apprends à développer ce toucher en conscience, qui prend une tout autre dimension.

Grâce à la sophrologie, vous ne caressez pas simplement votre ventre, vous créez du lien avec votre bébé et vous communiquez avec lui. Cela fait toute la différence !

Créer un lien avec son bébé avec ses vibrations

Votre corps émet des vibrations car il est constitué de différentes énergies.

Pendant 9 mois, vous portez une énergie de vie. Votre bébé, comme tout être vivant, ressent vos vibrations, il y est même particulièrement sensible.

Chacun de nous émettons des vibrations qui nous sont propres et qui dépendent de nombreux facteurs.

Pendant une séance de sophrologie, vous élevez votre fréquence vibratoire grâce à la pensée positive dirigée.

Pour favoriser la création du lien avec votre bébé, j’utilise des visualisations mentales et des mantras.

Cela fonctionne très bien car vous serez au préalable plongé dans un état de conscience modifié. Dans un état de relaxation profonde propice au lâcher-prise et au développement de « bonnes » vibrations.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur le déroulement d’une séance et sur ce qu’est la sophrologie, lisez ma présentation « tout savoir sur la sophrologie ».

Toutes les futures mamans que j’ai accompagnées ont eu des bébés « calmes et faciles », alors que certains bébés pleurent beaucoup. Même si cela ne peut être scientifiquement prouvée, vos retours parlent d’eux-mêmes.

La sophrologie pour compenser les effets du stress

Si vous avez vécu un événement douloureux pendant votre grossesse (accident, deuil, rupture…), je ne peux que vous conseiller de pratiquer la sophrologie afin de compenser les effets du stress sur votre bébé.

De même que votre bébé ressent toutes vos émotions positives, il ressent également votre stress, votre douleur et vos peines. Quand vous êtes dans un état de tension, votre corps fabrique du cortisol, appelé l’hormone du stress. Ce cortisol, comme l’ocytocine, arrive jusqu’à votre bébé.

Les effets du stress pendant la grossesse : mon expérience personnelle

Il serait intéressant d’étudier les liens entre les grossesses douloureuses et les comportements des bébés les premiers mois mais aussi les premières années de vie.

Le stress est un poison, pour soi comme pour son bébé.

C’est ce que j’ai vécu pour ma 2ème grossesse.

A l’époque, je n’étais ni naturopathe ni sophrologue, je travaillais encore pour une grande entreprise.

Avec une mise au repos à partir du 4ème mois de grossesse à cause de contractions quotidiennes, je ressentais déjà un stress latent. Surtout que j’avais été alitée de manière stricte lors de ma 1ère grossesse et c’était ma crainte pour la 2ème.

A 6 mois de grossesse, j’ai été renversée par une moto. Et c’est mon ventre qui a été percuté !

A partir de ce moment, mon niveau de stress a atteint 10 sur 10 et n’est plus jamais redescendu.

Les examens ont montré que mon bébé n’avait rien eu mais mon bébé s’est ensuite mis en siège et mon col s’est ouvert… 10 jours après j’étais à nouveau hospitalisée et… alitée.

L’angoisse de découvrir un quelconque problème à mon bébé à la naissance ne m’a plus jamais quittée. Tout comme celle de ne pas pouvoir accoucher en siège (je vous passe les détails de tout ce que j’ai fait pour essayer que ma fille se retourne) et d’avoir une césarienne. Et celle d’accoucher trop tôt évidemment.

Ce bébé tant désiré… je n’y pensais plus qu’avec de la peur.

 

Que s’est-il passé après la naissance de ma fille ?

J’ai accouché d’une petite fille en bonne santé ! Mais…

Elle ne dormait pas la nuit. Elle mettait plus d’une heure à se rendormir entre chaque biberon, son sommeil était haché, pas apaisé. Je dormais 3 à 4h par nuit.

Au bout de quelques mois j’ai décidé de me reconvertir et de changer radicalement de voie professionnelle. 2 mois après ma décision, j’intégrais une école de sophrologie. Les premiers apprentissages m’ont fait comprendre que ma fille exprimait quelque chose. Son angoisse de la nuit était-elle l’expression de l’angoisse que j’ai vécue pendant ma grossesse et dont elle a été elle-aussi victime ?

J’ai commencé à parler à ma fille, à lui exprimer verbalement ce que nous avions traversé mais aussi surmonté ensemble.

Je me suis aussi mise à la masser régulièrement, pour créer ce lien avec le toucher.

Et puis un jour, au bout de 7 mois, 7 mois interminables de nuits blanches, la lumière apparue au bout du tunnel. Ma fille a commencé à dormir !

Il m’aura fallu encore pas mal de temps pour trouver un apaisement face à cette grossesse douloureuse mais la sophrologie m’a été d’une grande aide et ma fille en a bénéficié autant que moi.

Conclusion

La sophrologie est une magnifique pratique pour créer un lien avec son bébé, mais aussi pour mieux se connaître.

Chaque séance est une bulle de douceur et de bien-être pour soi et pour son bébé. Pour construire, un peu chaque jour, le lien indéfectible qui se formalisera à la naissance de son enfant.

Plus tard, vous pourrez continuer à construire et consolider ce lien avec votre bébé grâce aux ateliers de langue des signes. Pour comprendre ce que c’est, découvrez la langue des signes sur le site dédié « moncorpsalaparole« .

Articles récents

La fatigue après l’accouchement est subie par toutes les jeunes mamans. Pourtant aucune prise en charge n’est proposée. Or, cette fatigue peut se transformer en épuisement maternel. Dans certaines cultures comme en Chine ou en Amérique du Sud, la femme qui vient de mettre au monde son enfant se repose pendant 40 jours. Pour reprendre des forces et retrouver son énergie, elle bénéficie de soins adaptés. Découvrez dans cet article certaines solutions naturelles telles que l’alimentation et les pratiques de sophrologie pour gérer la fatigue postnatale.

L’origine de la fatigue post-partum

L’accouchement passé, l’équipe médicale se concentre sur la santé et le bien-être du bébé. Pourtant le corps de la jeune maman a été très sollicité pendant neuf mois et pendant l’accouchement. Le retour à la maison avec son enfant n’est pas synonyme de repos tant physiquement que psychologiquement.

L’énergie déployée pendant l’accouchement

Après l’accouchement, en césarienne ou par voie basse, les organes doivent reprendre leur place et retrouver leur dynamisme. Or la maman a déjà enduré un effort physique comparable à l’intensité d’un marathon. La chute d’hormones qu’elle subit à cette période est aussi déstabilisante et éprouvante. 

Le nouveau rythme de vie

Les besoins de votre bébé définissent votre rythme du jour au lendemain. Les pleurs de votre nouveau-né vous réveillent plusieurs fois par nuit. L’allaitement fatigue également car le bébé puise dans vos réserves énergétiques. Certaines douleurs abdominales, gynécologiques ou provoquées par la lactation durent souvent pendant plusieurs semaines. De plus, les temps de récupération quand on s’occupe à temps complet d’un nourrisson sont quasi inexistants. 

Le stress et l’anxiété

À la fatigue physique, s’ajoute l’anxiété quant à son nouveau rôle de maman. Chaque mère veut être parfaite et s’inquiète du bien-être de son bébé. Que ce soit la prise de poids, l’allaitement, les soins du quotidien, les jeunes mamans se demandent si elles font bien et assez. Le stress de mal faire génère une fatigue nerveuse alors que la fatigue physique liée à l’accouchement peut s’installer pendant plusieurs semaines.

Le baby blues

Fatigue physique, émotionnelle et morale se cumulent. Ces trois aspects amplifient le baby blues. Il survient généralement le troisième jour après l’accouchement. 60% des femmes en souffrent. Le syndrome du troisième jour peut également provoquer des sautes d’humeur, de l’insomnie et une perte d’appétit. La survenance du baby blues retarde la récupération. Et si la maman qui souffre d’épuisement ne trouve pas de moments pour elle, de bienveillance et de soutien, son baby blues peut se transformer en dépression postnatale. 

A lire :  » comment surmonter le baby blues avec des solutions naturelles « 

Gérer la fatigue après l’accouchement avec la naturopathie

Pendant l’accouchement, les pertes importantes de sang entraînent également une perte de nutriments qui assurent le fonctionnement du corps humain. Or deux phénomènes fréquemment rencontrés pendant la grossesse peuvent être amplifiés lors de la naissance du bébé.

La fatigue liée à une carence de fer

Si la carence en fer s’est manifestée pendant la grossesse, poursuivre une cure de fer doux pendant deux mois s’avère indispensable. Le fer doux est le complément alimentaire le mieux absorbé et assimilé par l’organisme.

Pour les femmes souffrant d’une anémie nouvelle due à un manque de fer après l’accouchement, les aliments à privilégier pour pallier cette carence sont la viande rouge, la spiruline et l’ortie. Les légumineuses s’intègrent également dans le régime alimentaire post-accouchement. Elles sont à associer avec une source de vitamine C comme le citron pour une meilleure assimilation.

La fatigue liée à une légère hypothyroïdie

La thyroïde tourne à plein régime pendant la grossesse pour garantir le démarrage et le bon fonctionnement de la thyroïde du bébé. Cette glande ne produit alors plus assez d’hormones pour la femme. Le métabolisme de la maman est ainsi ralenti et une fatigue constante se ressent.

Pour soutenir l’activité de l’organe thyroïdien, la jeune maman a besoin d’iode, de zinc et de sélénium. Ainsi contre une légère hypothyroïdie, il convient de consommer deux portions de poisson blanc par semaine pour l’iode, du germe de blé pour le zinc et des noix du Brésil pour le sélénium. 

A lire :  » 3 solutions naturelles pour lutter contre la fatigue  » 

La fatigue liée au baby blues

Le baby blues accroît encore la sensation de fatigue. La naturopathie aide à soutenir le système nerveux en préconisant des aliments riches en oméga 3 et en magnésium. Elle peut aussi vous soulager avec la prescription d’élixirs floraux. Les fleurs de Bach agissent spécifiquement sur la sphère émotionnelle.

Quels que soient les nutriments dont votre organisme manque, une consultation de naturopathie vous aidera à établir un programme alimentaire personnalisé. Par ailleurs, parce que je suis passée par là, tout comme vous, votre naturopathe est là pour vous offrir une écoute et un soutien qui libère et allège le poids des émotions. 

L'alimentation post-grossesse

La sophrologie contre la fatigue nerveuse et émotionnelle

Le manque de sommeil et les difficultés des débuts avec son bébé amplifient la fatigue nerveuse et émotionnelle. En tant que jeune maman, vous avez besoin de soutien pour réguler vos inquiétudes et votre anxiété. La sophrologie est LA pratique de médecine douce idéale pour apaiser les sentiments d’angoisse et la nervosité. 

La sieste flash

La sieste flash est un sommeil court qui facilite la récupération.  La sophrologie enseigne comment se laisser aller dans ce pré-sommeil. La sieste flash apaise les tensions mentales et physiques. Ainsi, c’est un levier puissant et sans contrainte pour regagner de l’énergie quand bébé dort. 

La relaxation profonde

La relaxation profonde aide à lâcher prise. Elle permet un relâchement physique et mental. Vous accumulez beaucoup de stress et d’anxiété quant aux besoins de votre bébé. Pendant la pratique de relaxation profonde vous retrouvez un état de bien-être et de légèreté que la naissance a occulté. 

La respiration

La sophrologie  apprend également différentes techniques de respiration. Vous serez plus à même de gérer vos émotions négatives comme la peur de rester seule avec son bébé ou la frustration de ne plus avoir de temps pour soi.

La reconnexion à soi

La sophrologie vous enseigne des exercices pour se reconnecter à son corps et dénouer les tensions musculaires. Le port du bébé génère des tensions physiques. Ces exercices se focalisent ainsi sur la détente corporelle.

Conclusion

Se sentir épanouie en tant que maman n’est pas inné, mais des outils existent. Gérer la fatigue après l’accouchement est un défi à relever pour toutes les mamans. Nier cet épuisement qui peut durer plusieurs semaines entretient un sentiment diffus de mal-être, jusqu’à la dépression postnatale et le burn-out maternel. 

Parce que votre bébé ressent toutes vos émotions, prendre soin de vous est aussi important que nourrir votre bébé, pour assurer son bon développement. La naturopathie et la sophrologie vous permettront de retrouver votre dynamisme et votre vitalité. 

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Doit-on subir le baby blues quand il nous envahit ? La période post-partum n’est jamais simple mais attendre que le baby blues passe sans rien faire, c’est prendre le risque qu’il se transforme en dépression post-partum. Découvrez dans cet article toutes les solutions naturelles pour surmonter le baby blues.

Les symptômes du baby blues

Le baby blues ou syndrome du troisième jour intervient généralement 3 jours après l’accouchement. Environ 60% des nouvelles mamans en éprouvent les symptômes. Le baby blues dure quinze jours au maximum. Durant cette période, les femmes affectées ressentent une grande fatigue, un stress élevé, une sensibilité émotionnelle accrue (sautes d’humeur, irritabilité, susceptibilité et pleurs fréquents). Elles souffrent également de difficultés à s’endormir ou de sautes d’humeur incompréhensibles pour votre entourage. La perte d’appétit est également un signe. Cette période délicate disparaît généralement d’elle-même sans avoir recours à un traitement médicamenteux.

Se détendre avec la sophrologie pour surmonter le baby blues

Les symptômes de la dépression post-partum

La dépression post-partum peut survenir tout au long de la première année qui suit l’accouchement, avec un risque accru entre le sixième et le neuvième mois. Ce phénomène n’est pas rare car il concernerait 10 à 15% des femmes. 

Les symptômes ressentis sont plus profonds et plus longs que pour le baby blues. Des pensées très négatives émergent, jusqu’à parfois des idées noires. Les femmes souffrant de cette dépression ont tendance à s’isoler. Elles montrent peu à peu soit un intérêt excessif envers leur enfant soit un désintérêt profond. Dans les deux cas, le développement du bébé peut en être affecté.

Les facteurs favorisant la dépression post-natale

Les carences alimentaires en oméga 3 

Des études démontrent que les femmes manquants d’oméga 3 sont plus sujettes au baby blues après l’accouchement. Le bébé ne peut fabriquer lui-même les acides gras comme les omégas 3 indispensables à son développement. Ainsi il sollicite toutes les réserves de la mère lors de la grossesse. Lors de l’allaitement, les réserves nutritionnelles de la mère en omégas 3 et en magnésium sont également transmises à l’enfant ce qui accroît la fatigue et la sensibilité émotionnelle .

Le manque de sommeil

Toutes les mères connaissent la fatigue intense qui s’accumule lors des premières semaines. Le rythme élevé de la journée, comme de la nuit, laisse peu de temps pour se reposer. Le manque de sommeil génère un stress élevé qui aggrave les troubles de l’humeur et la sensation de déprime.

Cette perturbation du rythme du sommeil dans la durée n’impacte pas uniquement l’humeur et les émotions. Le manque de sommeil impacte l’organisme de manière globale.

Difficultés de concentration, trous de mémoire, étourderies et oublis, appétit coupé ou au contraire envies d’aliments gras et sucrés, prise de poids ou difficultés à perdre ses kilos de grossesse, glycémie augmenté, etc…

Un accouchement traumatique

Les accouchements traumatiques, physiques ou psychologiques, contribuent au déclenchement des dépressions post-partum. Or ces évènements restent peu abordés par le corps médical et l’entourage.

L’intensité des douleurs, physiques ou émotionnelles,  ressenties par la femme est corrélée avec la probabilité de souffrir de dépression. La jeune mère peut se sentir coupable d’avoir mal géré la naissance de son bébé ou être pleine de regrets par rapport à un idéal qui ne s’est pas réalisé.

Découvrez mon accompagnement dédié à la grossesse avec la sophrologie

Les difficultés à établir le lien avec son bébé

L’instinct maternel est valorisé comme une qualité innée. Or devenir mère ne se fait pas instantanément. Cette culpabilité vis-à-vis de son enfant altère la confiance en soi. Ainsi si le lien avec le nouveau-né n’est pas automatique, les nouvelles mamans sont plus enclines à souffrir de déprime.

L’idéal est de commencer à tisser ce lien pendant la grossesse grâce à la sophrologie prénatale.

Les difficultés liées au soin de l’enfant

Prodiguer les soins essentiels à son enfant s’apprend et demande du temps et de pratique. L’allaitement désiré pendant la grossesse peut s’avérer délicat au quotidien. Les pleurs répétés du bébé ou la peur de mal faire sont aussi des sources de stress et de fatigue nerveuse. Ces difficultés liées à la maternité sont perçues comme négativement par les mères elles-mêmes. Elles génèrent alors un effondrement de l’estime de soi propice à la survenance du baby blues, voire à la dépression.

Les solutions naturelles anti baby-blues

Certaines pratiques sont de précieux atouts pour surmonter le baby blues en douceur.

Adopter la sophrologie

La sophrologie est une pratique holistique qui permet de retrouver un équilibre entre sa vie d’avant bébé et sa nouvelle vie de mère en agissant autant sur le mental que sur le physique. 

1. Pour effacer les tensions corporelles 

La sophrologie vous aide à détendre vos muscles. Les différentes postures tenues pour l’allaitement ou le biberon, le port du bébé dans les bras, génèrent des tensions physiques. Certains exercices sont ciblés pour dénouer ces tensions corporelles.

En savoir plus sur les exercices effectués en sophrologie

2. Pour prendre confiance en soi

La perte de repères dans la vie de nouvelle maman entraîne une perte de confiance en soi. Les techniques de visualisation confortent votre estime personnelle et vous rassurent sur vos capacités à vous occuper de votre nouveau-né. 

3. Pour apprendre à se reposer 

La sophrologie vous entraîne à pratiquer la sieste flash. Cette micro-sieste quotidienne vous permet de récupérer de l’énergie en seulement dix minutes. 

4. Pour prendre du temps pour soi

Pratiquer la sophrologie revient également à prendre soin de soi. Votre bébé peut être présent pendant la séance. Vous vous occupez de votre corps et de votre esprit sans avoir à subir la charge mentale de laisser votre enfant à quelqu’un. 

5. Pour favoriser la communication avec son bébé

Votre bébé est une véritable éponge à émotions. Pendant de longs mois encore, votre bébé a l’impression qu’il ne fait qu’un avec vous. Il n’a pas encore conscience de son propre corps. Comme dans votre ventre, il est donc particulièrement sensible à vos états émotionnels. Il ressent vos joies comme vos peines. Si vous allez bien, votre bébé sera plus calme et apaisé. Mais s’il ressent votre stress, vos inquiétudes ou vos peurs, votre bébé peut manifester son inconfort ou son angoisse sous la forme de pleurs ou de difficultés à dormir.

Prendre du temps pour soi, pour se sentir mieux, n’est donc jamais un temps perdu mais un moment bénéfique pour soi comme pour son bébé.

Les solutions naturelles contre le baby blues

La langue des signes pour communiquer avec son bébé

Je me suis formée à la langue des signes adaptée pour les bébés quand je me suis rendue compte de tous ses bienfaits. Elle améliore la communique mutuelle entre les parents et leur bébé. Elle facilite l’apprentissage du langage pour l’enfant. La langue des signes pour les bébés apaise les tensions car elle facilite la compréhension des émotions mutuelles.

C’est un formidable outil pour les parents et pour les enfants.

C’est aussi la seule activité qui peut être effectuée en couple, et ce dès les premiers mois de bébé.

Une session comprend 6 ateliers de 45 minutes, effectués à mon cabinet ou à votre domicile, même le week-end. Les informations concernant les tarifs des ateliers de langue des signes pour bébés sont sur ma page « tarifs« .

Ateliers Bébé signe à Asnières-sur-seine

Utiliser les fleurs de Bach

Les fleurs de Bach agissent sur les émotions négatives persistantes. Le mimulus aide à lutter contre la peur et aide à retrouver de l’assurance. L’élixir d’aspen favorise la confiance en soi et réduit les angoisses. L’olive opère contre l’épuisement physique et mental. Le mélange prêt à l’emploi Rescue s’utilise dans les situations d’urgence émotionnelle. Tous ces élixirs floraux n’entraînent aucune accoutumance.

Recourir à la phytothérapie

La phytothérapie consiste à soigner les maux avec les plantes. Son utilisation s’avère efficace pour lutter contre la dépression périnatale.

Le safran

Le safran est utilisé depuis l’Antiquité pour vaincre la dépression. Les résultats d’une étude de 2017 publiée par Pharmacopsychiatry montrent que le safran a été quasiment aussi efficace dans la guérison de la dépression postnatale que l’antidépresseur classique administré dans ces cas-là.

Le griffonia

Le griffonia est indiqué également pour son effet antidépresseur mais aussi pour son action sédative. La prise de griffonia permet ainsi un sommeil plus long, plus profond et donc plus récupérateur.

La rhodiole

La rhodiole aide à gérer le stress. Elle a aussi un effet “coup de boost” sur l’organisme et améliore votre endurance physique et mentale.

Se renforcer grâce à la naturopathie

La naturopathie vise à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens naturels et biologiques.

L’alimentation a une importance majeure. Une alimentation qui apporte les nutriments essentiels soutient le système nerveux et le moral. Les carences alimentaires engendrées pendant la grossesse et après l’accouchement amplifient la fatigue et rendent moins résistantes au stress.

Accordez-vous une consultation personnalisée, en cabinet ou en visio, pour déterminer les causes de ce baby-blues ou de la dépression post-partum. Puis, pour mettre en place un programme associant plusieurs techniques naturelles. A la clé : retrouver de l’énergie après l’accouchement et reprendre confiance en soi. 

Conclusion

Vous avez le droit de ressentir de la mélancolie, de la tristesse, de la frustration, de la fatigue ou de l’énervement après un accouchement. Les mères parfaites n’existent pas. Plus vous prendrez soin de vous, meilleurs seront les liens que vous tisserez avec votre enfant. Les solutions douces pour résister à la dépression et surmonter le baby blues offrent un formidable panel de traitements naturels. Ces soins et remèdes resteront un soutien sur lequel vous appuyer tout au long de votre vie.

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Pourquoi autant de plantes à éviter pendant la grossesse ?

Parce que la plupart des médicaments sont interdits pendant la grossesse, il est naturel de vouloir se tourner vers d’autres techniques, davantage naturelles. Les tisanes que l’on trouve en supermarché ont participé à faire connaître certaines plantes auprès du plus grand nombre. Donnant aussi l’impression que les plantes, d’une manière générale, sont inoffensives.

En France, 148 plantes sont autorisées en vente libre. Chacune d’entre elles contient de nombreuses molécules actives. Elles sont considérées comme de véritables remèdes naturels par ceux qui les connaissent et les recommandent (herboristes, naturopathes, phytothérapeutes, aromathérapeutes…).

Le recours à la plupart des plantes est déconseillé pendant la grossesse mais aussi pendant l’allaitement. En effet, les études cliniques sont trop peu nombreuses, voire totalement absentes, pour évaluer l’efficacité et la sécurité des centaines de plantes existantes.

Plantes et grossesse, des effets méconnus

Les 148 plantes autorisées en France sont parmi les plus étudiées. Pourtant, rares sont les études qui évaluent leurs effets pendant la grossesse. C’est pourquoi, face à cette méconnaissance et cette absence d’évaluation, le principe de précaution s’impose.

Tout actif naturel non évalué est donc par principe déconseillé pendant la grossesse.

Ce principe de précaution est sans aucun doute parfois excessif.

Néanmoins, en tant que naturopathe, je constate que la phytothérapie est trop souvent utilisée en automédication, sans avoir les connaissances de base nécessaires pour s’assurer d’une totale innocuité.

L’idée selon laquelle ce qui est naturel est sans danger est ancrée, à tort, dans l’imaginaire collectif.

Cette automédication peut conduire à des :

  • Erreurs de dosage : soit par un dosage trop faible pour être efficace, soit par surdosage, entrainant des effets secondaires indésirables,
  • Interactions avec certains médicaments ou avec d’autres plantes utilisées conjointement,
  • Effets négatifs sur le bon développement fœtal ou sur le bon déroulement de la grossesse.

Tour d’horizon des plantes principales à éviter pendant la grossesse.

Les plantes hormonales

Durant la grossesse, les plantes ayant des propriétés hormonales sont déconseillées car les phyto-œstrogènes qu’elles contiennent peuvent interférer avec la production d’œstrogènes et de progestérone, déjà très élevée pendant la grossesse.

Dans la même lignée, les plantes emménagogues, favorisant l’apparition des règles, peuvent entrainer un risque important de fausse couche ou d’accouchement prématuré.

Voici les plantes hormonales les plus courantes à éviter pendant la grossesse et l’allaitement :

  • Le gattilier (Vitex agnus castus),
  • La sauge officinale (Salvia officinalis L.),
  • L’armoise commune (Artemisia vulgaris L.),
  • L’absinthe (Artemisia absinthium L.),
  • Le houblon (Humulus lupulus),
  • L’achillée millefeuille (Achillea millefolium L.)
  • Le framboisier (Rubus idaeus L.).

Les plantes abortives

Les plantes qui contiennent des molécules telles que la thuyone ont des propriétés abortives car elles stimulent les contractions du muscle utérin. L’absinthe (Artemisia absinthium) et le thuya (Thuya occidentalis) en sont les principales.

La papaye verte, à cause de la papaïne qu’elle contient, est également à éviter.

Les plantes antidépressives

Le millepertuis

Le millepertuis est l’une des plantes recommandées en cas de dépression légère à modérée.

Néanmoins, trop peu d’études ont été faites auprès des femmes enceintes pour affirmer qu’il est sans danger pendant la grossesse.

De plus, avec le pamplemousse, le millepertuis est le produit naturel qui comporte le plus d’interactions avec des médicaments. Par sécurité, il est à éviter.

Le safran

La 2ème plante recommandée est le safran, plus précisément le crocus sativus, qui est l’extrait de stigmate du safran. Ses bénéfices sont avérés pour soulager la dépression légère à modérée.

Mais comme pour le millepertuis, en l’absence d’études suffisantes, son usage est déconseillé pendant la grossesse.

Néanmoins, son usage est beaucoup plus sûr que le millepertuis et il ne comporte pas d’effets secondaires connus, contrairement aux anti-dépresseurs ou aux anxiolytiques. En cas de nécessité, parlez-en avec votre médecin.

L’eschscholtzia

Plus connu sous le nom de pavot de Californie, l’eschscholtzia est réputée pour réduire les troubles du sommeil et pour ses propriétés sédatives. Cette plante est également utilisée comme anxiolytique naturel, pour réduire la nervosité et l’anxiété. En raison de la présence d’alcaloïdes, le pavot de Californie ne doit pas être consommé pendant la grossesse et l’allaitement.

Les plantes adaptogènes

Les plantes adaptogènes aident l’organisme à s’adapter à son environnement. Leur périmètre d’action est large. Les plantes adaptogènes ont des bienfaits prouvés aussi bien pour réguler le sommeil, l’appétit, l’humeur, pour booster la forme et l’énergie que pour soulager certains troubles métaboliques.

Les plus courantes sont les suivantes : ginseng coréen (Ginseng rouge), rhodiole (Rhodiola rosea), griffonia (Griffonia Simplicifolia) et ginseng sibérien (Eleuthérocoque).

Cependant elles sont toutes déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement car leurs effets sur le fœtus sont inconnus.

Les plantes stimulantes

On entend par plantes stimulantes toutes les plantes contenant de la caféine. Les plantes à caféine sont la guarana, le kola, le maté, le caféier, ou encore le thé vert (sous forme de théine).

La caféine se trouve également dans certains aliments comme le chocolat (sous forme de théobromine) ou les boissons à base de cola.

La caféine peut être responsable de nervosité, d’anxiété, d’insomnie, d’hypertension artérielle, de troubles du rythme cardiaque et de tremblements. C’est pourquoi toute plante ou aliment en contenant doit être limité pendant la grossesse. Aucun problème si vous buvez 2 cafés ou 2 thés par jour. Il faut plus veiller à l’effet cumulatif sur une journée et être vigilant à d’éventuels symptômes liés à un excès de caféine.

Les autres molécules indésirables pendant la grossesse

Vous ne consommez aucune de ces plantes donc vous pensez être protégée ? 

Le pire pour soi et pour son bébé à naître ce sont les additifs ajoutés par les industriels. Ils sont nocifs et ont des effets délétères avérés sur le déroulement de la grossesse et la santé de son futur bébé.

Pourtant ils sont partout ! Merci les lobbys !

Les additifs les plus problématiques pendant la grossesse sont l’aspartame et l’acésulfame k.

Ne passez pas à côté de l’article que j’ai écrit sur le danger des additifs et des édulcorants quand on est enceinte.

Vous découvrirez que même le GYNEFAM SUPRA GROSSESSE conseillé par les gynécoloques en contient pas moins de 3, un vrai scandale !

Conclusion

Bien que la plupart des plantes soient à éviter pendant la grossesse, certaines sont heureusement autorisées et viennent soulager certains maux de la grossesse. Néanmoins, je déconseille l’automédication. En tant que naturopathe, je me ferais un plaisir de vous recommander les plantes les plus adaptées pour vous, les formes à privilégier et les dosages appropriés.

Vous aimeriez savoir quelles plantes vous pouvez utiliser pendant votre grossesse ?

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Se préparer à l’accouchement avec la sophrologie vous apporte toutes les ressources nécessaires pour aborder sereinement la fin de votre grossesse et vous préparer à la naissance de votre enfant.

Vous souhaitez vivre un accouchement naturel ? Vous voulez gérer la douleur des contractions et peut être vous passer de péridurale ? Vous doutez de vos capacités à mettre au monde votre enfant  ?  Vous souhaitez communiquer avec votre bébé de manière privilégiée ?

Cet article vous explique pourquoi adopter la sophrologie comme méthode de préparation à l’accouchement et ses bienfaits pour vous et votre bébé.

A quoi sert la sophrologie lors de l’accouchement ?

Les femmes enceintes réfléchissent de plus en plus à la manière dont elles souhaitent accoucher. Les futures mamans veulent se sentir actrices de leur accouchement et bénéficier d’une préparation à la naissance qui leur correspond. Elles désirent que cet événement majeur dans leur vie ne soit pas juste un acte médical. 

La sophrologie est une méthode de préparation à l’accouchement qui aide les femmes à mieux vivre leur grossesse et à préparer l’arrivée de leur bébé de manière sereine. 

Cette pratique naturelle et reconnue est recommandée aux femmes enceintes : 

  • qui souhaitent un accouchement physiologique
  • qui éprouvent de la peur face à l’accouchement
  • qui doutent de leurs capacités à gérer la douleur et la fatigue
  • qui ne veulent pas de péridurale
  • qui ont un bébé en siège 
  • qui veulent créer un lien privilégié avec leur bébé avant la naissance.

La préparation à l’accouchement avec la sophrologie est destinée à toutes les femmes qui aspirent à s’y préparer de manière globale.

Les séances de préparation à la naissance avec la sophrologie sont aussi un moment d’échanges, que ce soit pour évacuer vos doutes ou pour trouver des réponses à vos interrogations.

Les bénéfices de la sophrologie pour les femmes enceintes

La sophrologie procure de nombreux bénéfices aux futures mamans.

Pour lutter contre la peur et l’angoisse de l’accouchement, la sophrologie vous permet de :

  • lâcher prise
  • vous relaxer profondément
  • prendre conscience de vos capacités
  • utiliser la respiration pour canaliser vos émotions

Pendant la grossesse, il est fréquent de ressentir des sentiments ambivalents. L’angoisse, la peur, l’anxiété cohabitent avec la joie, l’amour et l’impatience. La sophrologie vous offre un soutien pour rester zen et éviter ces montagnes russes émotionnelles que votre bébé ressent également. De quoi bien vivre votre grossesse jusqu’à sa fin.

Pour  favoriser l’acceptation des changements physiques et psychologiques, la sophrologie vous prépare à : 

  • prendre conscience de votre  corps
  • gagner en confiance en vous 
  • renouer avec votre féminité 
  • vous connecter avec votre bébé 
  • devenir maman

Pour être prête le jour J, les séances de préparation à l’accouchement avec la sophrologie vous aident à :

  • changer la perception de la douleur
  • maîtriser les étapes de l’accouchement
  • gérer la fatigue le jour J
  • savoir vous recharger en énergie et tenir le rythme pendant le travail

A l’approche du terme, la fatigue se fait de plus en plus ressentir. Or un accouchement est considéré comme un marathon en termes de fatigue. La sophrologie vous apprend à mobiliser votre énergie et à récupérer plus rapidement pendant la phase de travail.

La sophrologie est donc LA méthode naturelle la plus adaptée pour vivre un accouchement en pleine conscience et éviter les complications. 

Les bénéfices de la sophrologie pour votre bébé

Les nouveaux-nés dont les mamans ont suivi une préparation avec la sophrologie sont généralement plus calmes. Ils pleurent moins et ont un sommeil plus apaisé.

En effet, dès les premiers jours, les bébés “sophro” sont moins dans l’inconnu et moins angoissés puisqu’ils ont déjà établi avec leur maman des liens affectifs solides durant la grossesse. De plus, le lien  maternel ainsi créé en amont de la naissance reste  le meilleur outil de prévention contre la dépression post-partum.

Depuis 2019, j’ai accompagné des dizaines de femmes enceintes, pendant la grossesse pour établir un lien solide avec son bébé, puis en vue de l’accouchement, pour se sentir totalement prête le jour J, sereine et rassurée, au point souvent d’avoir envie d’y être !

Comment se préparer à l’accouchement avec la sophrologie ?

La bonne période de grossesse pour débuter la préparation 

La sophrologie peut être bénéfique tout au long de la grossesse, il s’agit alors de sophrologie prénatale. La sophrologie prénatale est tournée vers le bien-être de la future maman et de son bébé pendant la grossesse.

Au niveau de la préparation à l’accouchement, les séances débutent habituellement à la fin du deuxième trimestre de grossesse. Vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé et progressif à raison d’une séance par semaine pendant six à huit semaines.

Cette période, assez longue, est la durée nécessaire pour acquérir les différentes techniques qui seront utilisées le jour J, et pour avoir pleinement confiance en vous. La confiance que vous allez progressivement ressentir vous permettra de vous sentir totalement prête à l’approche du terme.

Les différents types d’exercice

Pendant les séances de préparation à l’accouchement, vous évoluez progressivement sur différents types d’exercices axés sur la respiration, la relaxation profonde et la visualisation.

Chaque consultation commence par un échange afin de faire le point sur vos préoccupations, vos doutes, ou tout simplement pour répondre à vos différentes questions concernant le grossesse et l’accouchement.

La respiration

La respiration vous aide à accompagner les contractions et à gérer la douleur lors de l’accouchement. Plusieurs techniques de respiration sont pratiquées et chacune est utilisée le jour J. Les exercices de respiration sont répétés pendant les séances de préparation.

La respiration est la clé d’un accouchement réussi et sans complications.  

La relaxation

La relaxation profonde vous amène dans un état de conscience modifié. Ce demi-sommeil vous permet de relâcher les tensions physiques et mentales. Le sentiment de bien-être que vous atteignez est ressenti par votre bébé. Ce moment hors du temps vous permet d’être en connexion totale avec votre bébé.

Votre capacité, acquise au fur et à mesure des séances, à vous mettre dans votre bulle, sera d’une grande aide le jour de l’accouchement, afin de faire abstraction d’un environnement hospitalier peu accueillant.

La visualisation

La visualisation est une technique à part entière qui favorise le bon déroulement de l’accouchement.   

La visualisation permet de maîtriser un événement, même s’il n’a pas été réellement vécu. Elle permet une anticipation positive du travail et de l’accouchement, en visualisant les étapes que vous vivez réellement en séance.

La maîtrise mentale de l’accouchement permet de l’appréhender avec confiance et sérénité et le jour J et de ne pas être déstabilisée par son déroulement. 

Enfin, il est maintenant démontré que l’état d’esprit positif de la maman favorise la dilatation du col et la descente du bébé.

Comment utiliser la sophrologie pendant l’accouchement ?

La perception de la douleur est différente pour chaque femme. Cependant elle est amplifiée par la peur et le stress. 

Avec l’aide de la sophrologie, vous êtes préparée. Vous êtes confiante en vos aptitudes à donner la vie.

Le jour de l’accouchement, cet état d’esprit positif fait toute la différence. 

La douleur sera bien présente, mais c’est votre perception qui aura changé, grâce à votre préparation. 

Respiration, relaxation et visualisation

Les différentes respirations vous aident à gérer la douleur des contractions et à encourager la dilatation du col. Vous offrez aussi une meilleure oxygénation à votre futur bébé. 

Toute la préparation à l’accouchement effectuée avec la sophrologie vous donne un pouvoir de maîtrise sur la perception de la douleur.

Les visualisations pratiquées pendant la préparation vous permettent de vous imaginer dans un environnement paisible et serein. Vous percevrez d’autant plus le déplacement de votre bébé le long de votre bassin jusqu’au périnée, même sous péridurale.

Les femmes qui se sont entraînées à la respiration poussent plus efficacement pendant la phase d’expulsion.

Les sages-femmes le remarquent immédiatement. Ce qui limite les risques de déchirures, tout comme le recours aux instruments du type forceps ou ventouse.

Gérer les imprévus de l’accouchement

Si un événement imprévu survient, vous saurez faire face sans paniquer grâce à la sophrologie. Avec cette méthode naturelle, vous accepterez mieux l’imprévisible comme par exemple une césarienne et vous saurez ne pas vous laisser dépasser par la peur. Vous resterez sereine pour accueillir l’arrivée de votre nouveau-né.

Pourquoi suivre mes séances de préparation à l’accouchement ?

Ma première grossesse : un long fleuve pas tranquille !

Ma première grossesse a été en tout point opposée aux grossesses de rêve que l’on voit autour de soi, dans les magazines ou sur les réseaux sociaux, avec des femmes enceintes épanouies et fières de leur ventre arrondie.

De par mon physique très mince, j’ai appris pendant ma grossesse que j’avais un utérus contractile. Les premières contractions sont apparues à 5 mois de grossesse et ne sont plus jamais reparties, jusqu’à en avoir une cinquantaine par jour en fin de grossesse.

Alors j’ai eu la totale : séjours aux urgences, col raccourci, hospitalisations, protocoles d’arrêt des contractions, ainsi que de maturation des poumons de mon bébé, mise au repos puis alitement total à 6 mois et demi de grossesse.

NB : mon article dédié à l’alitement est tirée de ma propre expérience.

Comme pour toute grossesse en MAP (menace d’accouchement prématuré), le stress des contractions et l’angoisse d’accoucher bien avant terme, ont été présents jusqu’à l’accouchement. J’ai vécu une grossesse douloureuse psychologiquement, mais aussi physiquement.

D’un point de vue physique, j’ai ressenti des douleurs du début à la fin, avec l’impression de sentir les modifications de mon corps de l’intérieur.

Et puis il y a eu les rdvs médicaux.

Que ce soit aux urgences ou avec les sages-femmes, je n’ai pas ressenti de bienveillance envers moi, je n’ai pas reçu de mots rassurants, moi qui en avait tellement besoin. Je n’ai pas non plus bénéficié de réelles explications quant à ce que je pouvais ressentir physiquement. Hormis toujours la même phrase « c’est votre utérus contractile… ».

Et les phrases maladroites on en parle ?

Je me souviens encore de mon échographie du 2ème trimestre de grossesse. Tout semble bien se passer mais l’échographe lâche une dernière phrase, de manière totalement détachée. « Comme votre bébé est un peu petit, on va programmer une échographie de contrôle. » Et voilà, aurevoir madame.

Pour moi ça a été un choc, le même effet que s’il m’avait annoncé que mon bébé avait un réel problème. J’ai fondu en larmes dès que je suis sortie.

Clairement, les préoccupations médicales étaient tournées vers mon bébé. Certes c’est important.

Mais quand on connaît l’impact du stress sur la santé mentale du futur bébé, sur le déroulé de l’accouchement et sur les risques de dépression port partum, je ne peux pas comprendre que les émotions de la femme enceinte ne soient pas davantage pris en compte.

Ma deuxième grossesse, à l’origine de ma reconversion professionnelle

On reprend la même formule mais en pire ? Et oui… Début des contractions à 4 mois de grossesse, arrêt de travail pour mise en repos car col raccourci. Accident de la route à 6 mois, une moto m’a renversée et a tapé dans mon ventre. Hospitalisation. Traumatisme physique ET psychologique. A l’hôpital, même pas un « comment vous sentez-vous madame ? » Le bébé est sauvé et c’est TOUT ce qui compte.

Début de l’alitement. Après l’accident, mon bébé s’est mis en siège et n’a plus jamais voulu se remettre tête en bas. Je ne vous raconte pas le stress supplémentaire que cela a occasionné. Alors j’ai tout essayé : les positions propices, des séances d’acupuncture, et même ce qui restera comme l’un des pires moments de ma vie, la version par manœuvre externe (VME) qui a évidemment échoué mais qui a contribué à déclencher mon accouchement alors que mon bébé n’était pas prêt…

NB : lisez tous mes conseils si votre bébé est en siège

Pour cette grossesse aussi j’ai eu le protocole de maturation des poumons du bébé lors d’un séjour aux urgences. Connaissant le protocole, je l’ai mieux vécu.

Ce que je n’ai par contre pas réussi à gérer, c’est l’angoisse de découvrir un problème sur mon bébé à la naissance, occasionné par l’accident et non détecté in utero.

Alors une femme enceinte stressée et angoissée cela donne quoi ?

  • Ma première fille n’a pas mangé pendant 2 ans et demi. J’étais à la limite de la dépression post natale.
  • Ma 2ème fille n’a pas dormi pendant 8 mois et a une anxiété marquée.

C’est peut être le hasard ou c’est peut être lié à mes grossesses et à mon vécu émotionnel.

Forte de ce vécu, j’ai décidé de devenir naturopathe et sophrologue spécialisée dans l’accompagnement des femmes enceintes et des couples en désir d’enfant. Je me suis aussi spécialisée sur l’accompagnement des enfants.

Grâce aussi au stage de naturopathie et de sophrologie effectué à l’hôpital Louis Mourier. J’ai en effet assisté à des dizaines de consultation de femmes enceintes aux problématiques très diverses et j’ai énormément appris.

J’ai ainsi conçu un protocole UNIQUE. Je ne vous propose pas qu’un accompagnement. Autour de séances thématiques, je vous donne également toute l’information que j’aurais aimé avoir. Vous aurez tout en main pour que ces mois de grossesse soient vécus le mieux possible, pour vous, et pour votre bébé.

Conclusion 

Pendant la grossesse, la sophrologie prénatale permet d’établir des liens affectifs forts avec votre bébé bien avant sa naissance.

Puis la préparation à l’accouchement avec la sophrologie vous donne les clés pour ne pas subir la douleur pendant l’accouchement mais pour l’accompagner. Différents outils permettent de favoriser le bon déroulement du travail puis de l’expulsion du bébé.

La sophrologie est donc LA méthode qui vous permet de mettre toutes les chances de votre côté pour vivre un moment magique et inoubliable. Bien loin des accouchements souvent douloureux, physiquement et mentalement, que l’on entend trop souvent.

Après l’accouchement, la sophrologie post-natale vous aidera à mieux gérer le baby blues, le stress et les doutes liés aux débuts de votre nouvelle vie de jeune maman. Elle joue aussi un rôle dans le renforcement du lien mère-enfant.

Naturopathie et sophrologie sont ensuite associées pour gérer la fatigue après l’accouchement.

Tout au long de votre vie, la sophrologie restera un outil sur lequel vous pourrez vous appuyer en toutes circonstances.

NB : la sophrologie est souvent en partie prise en charge par les mutuelles, renseignez-vous auprès de la vôtre.