Le fer fait partie des oligo-éléments. C’est-à-dire que c’est un minéral présent en petite quantité dans l’organisme. Pourtant, il joue des rôles essentiels pour le fonctionnement de notre corps. Une carence en fer, appelée anémie, ou un excès de fer, a des conséquences plus ou moins fortes sur l’organisme. Or, l’équilibre est difficile à obtenir, particulièrement pour une femme. Son taux de fer est donc à suivre, dès la naissance et ce, tout au long de la vie.

Qu’est-ce que le fer et à quoi sert-il ?

Le fer est un minéral essentiel dans le corps humain. C’est-à-dire que ses fonctions participent au bon fonctionnement de l’organisme et qu’elles sont spécifiques du fer. En clair, aucun autre minéral ne peut le remplacer dans les fonctions qui lui incombe.

Rôle n°1 : oxygéner l’organisme

L’hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges. Son rôle est de transporter l’oxygène en provenance des poumons vers nos cellules. En réalité, l’oxygène ne se fixe pas directement sur l’hémoglobine, mais sur 4 atomes de fer, présents au cœur de sa structure. Sans fer,

Rôle n°2 : stocker l’oxygène dans les muscles

Nos muscles contiennent une protéine proche de l’hémoglobine : la myoglobine. Le fer va, comme pour l’hémoglobine, y fixer l’oxygène. La myoglobine représente donc une réserver d’oxygène dédié aux besoins musculaires. Cette réserve est mobilisée quand les besoins en oxygène sont augmentés, comme dans le cas d’une activité physique intense.

Rôle n°3 : produire de l’énergie

Le fer participe à la respiration cellulaire au cœur des mitochondries. Il est donc impliqué dans la production d’énergie via l’ATP, ce qui explique aussi la fatigue ressentie en cas de carence.

Quels sont les signes d’un manque de fer ?

Les signes physiques d’un manque de fer

Les signes physiques les plus courants d’une insuffisance en fer sont les suivants :

  • Sensation de fatigue persistante
  • Essoufflement rapide et inhabituel lors d’activités modérées (ex : monter un escalier)
  • Pâleur de la peau et des muqueuses 
  • Perte de cheveux, ongles cassants
  • Palpitations
  • Maux de têtes, vertiges
  • Aphtes récurrents
  • Syndrome des jambes sans repos

Si vous ressentez régulièrement l’un de ses symptômes, il peut être pertinent de faire une prise de sang afin d’évaluer les marqueurs biologiques suivants.

Carence en fer symptômes

Les marqueurs biologiques d’une carence en fer

  • La ferritine

La ferritine constitue un marqueur de nos réserves en fer. C’est le premier marqueur à demander.

La norme laboratoire est établie de 15 à 150. Un taux de 30 est dans la norme n’est pas un taux santé. Le taux santé à viser tourne autour de 50.

Si votre taux est haut il faut creuser. En effet, la ferritine augmente en cas d’infection et d’inflammation (aiguë ou chronique). Les taux peuvent même s’envoler. Le dosage sanguin est donc à effectuer en dehors d’un contexte infectieux ou inflammatoire.

Les valeurs sanguines de la ferritine
  • Le fer sérique

Le fer sérique constitue le fer circulant dans le sang.

  • La transferrine

Il s’agit du transporteur du fer. Elle sera augmentée en cas de carence en fer.

  • Le coefficient de saturation de la transferrine

Ce coefficient exprime le pourcentage de fer transporté par la transferrine. Il sera diminué en cas de carence. Il est normalement compris entre 25 et 40%.

  • L’hémoglobine

Une hémoglobine basse est à interpréter en lien avec le VGM pour identifier le type d’anémie et donc la cause sous-jacente. L’hémoglobine peut également être normale indépendamment d’une carence en fer.

  • Le VGM (volume globulaire moyen)

Il sera diminué en cas d’anémie microcytaire ou augmenté en cas d’anémie macrocytaire.

Qu’est-ce que l’anémie ?

Il n’existe pas une mais trois types d’anémie : microcytaire, normocytaire et macrocytaire.

Une anémie se caractérise par une baisse du taux d’hémoglobine dans le sang.
L’anémie microcytaire ou anémie ferriprive est liée à un déficit en fer.

L’anémie microcytaire peut être due à :

  • Une insuffisance d’apports alimentaires,
  • Une malabsorption digestive,
  • Des pertes importantes (hémorragies, chirurgie, saignements digestifs, menstruations)           

L’anémie macrocytaire est causée par une carence en vitamine B12 ou en vitamine B9 (folates), en majorité causée par une alimentation déséquilibrée.

Aussi, en cas de VGM augmenté, il est nécessaire de faire doser la B12 et la B9 afin de déterminer la cause exacte de l’anémie.

Où trouver du fer dans l’alimentation ?

Le fer est présent dans l’alimentation sous deux formes différentes.

Le fer héminique se trouve dans les aliments d’origine animale : viande, abats, poisson et fruits de mer uniquement.

Cette forme est intéressante car elle est bien absorbée par l’organisme.

Le fer non héminique est présent dans les végétaux, les céréales, les légumineuses et les graines, dans des proportions très variables. A noter que le fer non héminique est aussi présents dans les œufs et les produits laitiers. Le fer non héminique se retrouve ainsi dans une quantité importante d’aliments mais il est faiblement absorbé. De plus, de nombreux facteurs peuvent impacter son absorption intestinale.

Les facteurs alimentaires diminuant l’absorption du fer

  • Les tanins et les polyphénols

Les tanins sont présents dans le café, le thé, le cacao cru, le chocolat noir, le raisin et le jus de raisin, la grenade et son jus, les boissons à base de Cola et le vin rouge.

  • Le calcium

Le calcium est principalement présent dans le lait d’origine animale, les yaourts, les crèmes desserts et le fromage.

  • Les phytates

Les phytates sont des molécules naturellement présentes dans les végétaux. On les retrouve en quantités importantes dans les céréales complètes, les légumineuses, les fruits à coque et les graines. Le problème des phytates est qu’ils peuvent se lier aux minéraux et en réduire l’absorption. Une consommation élevée d’aliments riche en phytates va donc diminuer l’absorption du fer non héminique mais aussi l’absorption du calcium, du zinc, du magnésium…

Les facteurs non alimentaires diminuant l’absorption du fer non héminique

Tout facteur qui va modifier le pH gastrique ou altérer la muqueuse intestinale conduira à des perturbations dans l’assimilation du fer.

  • L’hypochlorhydrie

La prise d’anti-acides va impacter l’absorption du fer mais pas uniquement. L’assimilation de nombreux micro-nutriments est perturbée par les IPP, j’en parle en détail dans un article dédié au reflux.

Le fer a besoin d’acidité pour être absorbé.

NB : c’est pourquoi leur prise à long terme est totalement déconseillée, comme indiquée sur le site de la HAS.

La gastrite et une infection à Helicobacter pylori auront les mêmes effets défavorables.

  • La maladie cœliaque, la maladie de Crohn

L’atrophie villositaire entraine une malabsorption globale des nutriments.

  • La chirurgie bariatrique

Le site principal d’absorption du fer est le duodénum.

  • Le SIBO

Le fer va être consommé par les bactéries qui prolifèrent dans les intestins.

Comment favoriser l’absorption du fer ?

  • La vitamine C

La première chose à retenir c’est que le fer non héminique a besoin de vitamine c pour être absorbé. Associer un aliment riche en fer à un aliment riche en vitamine C est donc le duo gagnant pour optimiser l’assimilation.

Les aliments riches en vitamine C : pamplemousse, citron, clémentines, oranges, kiwis, fruits rouges, poivrons, mâche, crucifères, épinards, persil.

Comment augmenter l'absorption du fer
  • Le trempage et la germination

Le trempage des céréales, légumineuses, graines et fruits à coque permet de neutraliser les phytates. Petite astuce, vous réduirez encore davantage les phytates si l’eau de trempage est tiède et si vous ajoutez une cuillère de jus de citron ou de vinaigre de cidre.

Il faudra ensuite bien rincer avant de faire cuire.

Il existe un temps de trempage recommandé pour chacun d’entre eux.

La germination est le processus biologique qui se produit quand la graine a un contact prolongé avec l’eau. La graine va commencer à se développer et un germe va apparaître.

La germination est intéressante à plusieurs niveaux. Elle va activer les enzymes qui vont dégrader les phytates. C’est donc de loin, le procédé le plus efficace pour les éliminer. Mais ce n’est pas tout. La germination va libérer les minéraux présents dans la graine, et ainsi augmenter leur biodisponibilité et faciliter leur digestion.

Même sans chercher spécifiquement à se débarrasser des phytates, la germination est un procédé naturel qui permet de transformer nos aliments en super aliments, en augmentant leur densité nutritionnelle.

AlimentTrempage (h)Germination (h)
Lentilles8–12 h24–48 h
Pois chiches12–24 h48–72 h
Haricots secs12–24 h48–72 h
Fèves12–24 h48–72 h
Pois cassés8–12 h24–48 h
Soja12–24 h72–96 h
Quinoa4–8 h24 h
Sarrasin4–6 h24–48 h
Blé / épeautre12–24 h48–72 h
Riz complet8–12 h24–48 h
Avoine8–12 h24 h
Orge / seigle12–24 h48–72 h
Amandes8–12 h24 h
Noix / noisettes8–12 h24 h
Graines (sésame, tournesol)4–8 h24–48 h
  • Respecter les associations alimentaires

Si vous êtes anémiée, décalez la consommation de votre café ou de votre thé. Prenez-le 2h après le petit-déjeuner ou le déjeuner.

De la même manière, il sera préférable de consommer les produits laitiers en collation plutôt qu’en fin de déjeuner ou de dîner.

Comment remonter un taux de fer ?

Si vous avez une carence en fer avérée, l’alimentation ne suffira pas. Il faudra passer par une supplémentation en fer.

Une supplémentation peut aussi être conseillée en cas de pertes menstruelles importantes, de fibromes, après une chirurgie, et pour les femmes enceintes.

Comme pour tout minéral, combler une carence prend du temps. Il sera nécessaire de se supplémenter en fer entre 3 et 6 mois en fonction du type de carence. L’idéal est de pouvoir recontrôler les marqueurs biologiques au bout de 3 mois.

Quel complément en fer prendre ?

Le médecin prescrit toujours des sels ferreux tels que Tardyferon, Fumafer, Timoferol, Ferograd…

Le problème des sels ferreux c’est qu’ils occasionnent des effets secondaires fréquents. C’est cette forme de fer qui constipe et qui colore les selles en noir, mais qui peut aussi provoquer des douleurs abdominales et même un goût métallique dans la bouche.

Ils doivent être pris en dehors des repas. Leur tolérance digestive est très moyenne.

Les naturopathes et les médecins formés en micronutrition recommandent de prendre des fers chélatés du type gluconate de fer ou bysglicinate de fer car ils sont protégés des facteurs d’inhibitions alimentaires cités plus haut. Son absorption est également indépendante du pH gastrique et est bien supérieure aux sels ferreux, et ceux sans aucun désagrément digestif.

Les compléments de fer chélatés se trouvent en pharmacie ou auprès de laboratoires indépendants sur internet.

Je recommande le fer complexe du laboratoire Herbolistique à base de spiruline et qui associe les vitamine B9 et B12, également à l’origine d’anémies.

Complément en fer

La durée de la supplémentation sera aussi d’au moins 3 mois. Ces compléments peuvent être pris en dehors ou pendant les repas.

Le dosage conseillé est celui qui couvre les besoins en fonction de votre âge.

Quels sont les besoins en fer en fonction de l’âge ?

AgeBesoins journaliers
0 – 6 mois0,3 mg/j
6 mois – un an11 mg/j
1 à 3 ans5 mg/j
4 à 6 ans4 mg/j
7 à 10 ans6 mg/j
11 à 14 ans11 mg/j
15 à 17 ans11 mg/j pour les garçons Entre 11 et 16mg pour les filles en fonction des menstruations
Femmes jusqu’à la ménopause16mg/j

Les groupes de population à risque d’être carencé sont les nourrissons, les enfants, les femmes avant la ménopause et les femmes enceintes.

Sources

Sholzberg M, Hillis C, Crowther M, Selby R. Diagnostic et prise en charge de la carence en fer chez les femmes. CMAJ. 2025 Aug 10;197(27):E819-E827. French. doi: 10.1503/cmaj.240570-f. PMID: 40789601; PMCID: PMC12350412.

Cozon GJ. Carence en fer et troubles digestifs [Iron deficiency and digestive disorders]. Transfus Clin Biol. 2014 Nov;21(4-5):189-92. French. doi: 10.1016/j.tracli.2014.08.135. Epub 2014 Oct 2. PMID: 25282486.

Morris ER. An overview of current information on bioavailability of dietary iron to humans. Fed Proc. 1983 Apr;42(6):1716-20. PMID: 6299808.

Hultén L, Gramatkovski E, Gleerup A, Hallberg L. Iron absorption from the whole diet. Relation to meal composition, iron requirements and iron stores. Eur J Clin Nutr. 1995 Nov;49(11):794-808. PMID: 8557018.

Articles récents

Pourquoi prendre du magnésium ?

Le magnésium est un minéral essentiel, souvent négligé, mais pourtant indispensable à notre santé physique et mentale.

Impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques dans le corps, il joue un rôle clé dans l’équilibre nerveux, dans l’énergie musculaire, dans les fonctions cérébrales, dans le métabolisme et au niveau du sommeil. Pourtant, une grande partie de la population présente une carence ou un déficit, parfois sans le savoir.

Si vous ne savez pas si vous êtes carencé ou non, inutile de faire une prise de sang. Il vous suffit de répondre aux 20 questions de mon article dédié à la carence en magnésium.

Le magnésium participe aussi à l’équilibre du métabolisme osseux, en agissant avec la vitamine D et en interagissant avec le calcium.

Sa carence, même modérée, favorise l’inflammation de bas grade et amplifie toutes les pathologies inflammatoires. Toute supplémentation aura donc un effet anti-inflammatoire.

Alors, dans quels cas peut-on envisager une supplémentation en magnésium ? Tour d’horizon des motifs les plus fréquents.

Et si vous souhaitez aller encore plus loin dans la compréhension de l’ensemble des mécanismes physiologiques associés au magnésium, ils sont particulièrement bien expliqué dans une étude publiée en 2021 et intitulée : « Magnésium : biochimie, nutrition, détection et impact social des maladies liées à sa carence ».


🧘‍♀️ 1. Stress, anxiété et fatigue nerveuse

Le magnésium est surnommé le minéral « anti-stress ». Lorsqu’on est soumis à un stress chronique, le corps consomme davantage de magnésium, jusqu’à épuiser ses réserves. Cela accentue l’irritabilité, les troubles du sommeil et la nervosité car en insuffisance de magnésium, l’organisme est moins résistant face au stress. Ses capacités d’adaptation sont diminuées.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour soutenir le système nerveux, réguler la production de cortisol (l’hormone du stress), améliorer l’humeur et favoriser un sommeil réparateur.


💥 2. Fatigue chronique, brouillard mental, trous de mémoire, difficultés de concentration

Une carence en magnésium peut provoquer une fatigue persistante, sans cause apparente. C’est souvent le signe que les cellules ont du mal à produire de l’énergie.

Au niveau cérébral, le magnésium agit comme un cofacteur de carburant. Quand vous en manquez, c’est toutes vos fonctions cognitives qui ralentissent.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium participe à la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire. Une cure peut booster l’énergie et améliorer la concentration. C’est le magnésium L-thréonate qu’il faut prendre en cas de perturbations de la sphère cérébrale et cognitive car c’est le seul à traverser spécifiquement la barrière hémato-céphalique. Peu de laboratoires le proposent, je recommande celui de chez Copmed en voie sublinguale (j’en parle plus loin) ou celui de Dynveo.

Magnésium L-thréonate Dynveo

💪 3. Crampes, spasmes et douleurs musculaires

Les besoins sont augmentés chez les sportifs, les personnes âgées et les femmes enceintes, qui peuvent être sujets à des crampes nocturnes, des tressaillements musculaires, et à une baisse de performances.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à la relaxation musculaire et à la transmission neuromusculaire, réduisant les tensions et les contractures. Je recommande aussi le magnésium pour prévenir les fausses couches. Mais aussi en cas de risques d’accouchement prématuré et d’utérus contractile.


❤️ 4. Troubles cardiovasculaires

Le magnésium contribue à la régulation du rythme cardiaque, de la tension artérielle et de la santé des vaisseaux sanguins.

👉 Pourquoi en prendre ? Une supplémentation peut être utile en cas d’hypertension légère ou de palpitations liées au stress ou à la fatigue.


🌙 5. Troubles du sommeil

Des difficultés à s’endormir, des réveils nocturnes ou un sommeil non réparateur peuvent être liés à un déficit en magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Il favorise la relaxation, la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et apaise le système nerveux.


🌸 6. Syndrome prémenstruel (SPM)

Chez certaines femmes, le SPM s’accompagne d’irritabilité, de douleurs, de rétention d’eau ou de migraines.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium aide à équilibrer les hormones, détendre les muscles utérins et réduire les douleurs de règles. Le magnésium est un allié majeur pour calmer le syndrome prémenstruel et il est indispensable en cas de trouble dysphorique prémenstruel. Vous saurez tout dans mon ebook sur le SPM.


🍬 7. Diabète et troubles métaboliques

Les personnes souffrant de diabète de type 2 (avec résistance à l’insuline) ou de troubles métaboliques, peuvent présenter des taux de magnésium plus bas.

👉 Pourquoi en prendre ? Le magnésium joue un rôle dans la régulation de la glycémie et améliore la sensibilité à l’insuline.


🔄 8. Alimentation déséquilibrée ou carencée

Une alimentation pauvre en légumes verts, en oléagineux ou en céréales complètes entraîne souvent une carence en magnésium. Le magnésium est en effet peu présent dans les aliments ultra-transformés.

La présence d’une maladie chronique, la prise quotidienne de médicaments, la consommation régulière d’alcool et l’excès de consommation de caféine sont des facteurs qui contribuent à perturber l’assimilation du magnésium.

👉 Pourquoi en prendre ? Pour combler les apports journaliers recommandés, surtout si l’alimentation n’est pas suffisamment variée et majoritairement basée sur des aliments transformés et ultra transformés (voir ci-dessous).

Quelles sont les différentes formes de magnésium ?

Les magnésiums organiques et inorganiques diffèrent par leur composition chimique, leur biodisponibilité (capacité à être absorbés par l’organisme), et leurs effets secondaires potentiels.

🧾 Tableau comparatif : magnésium organique versus magnésium inorganique

CritèreMagnésium organiqueMagnésium inorganique
Composition chimiqueSel de magnésium lié à un acide organique (ex. citrate, malate)Sel de magnésium lié à un élément non organique (ex. oxyde, chlorure)
Présence de carboneOui (molécule organique)Non (molécule minérale)
BiodisponibilitéÉlevée à très élevéeFaible à modérée
Absorption intestinaleMeilleureMoins bonne
Tolérance digestiveBonne, peu de troubles digestifsRisque de diarrhées ou de ballonnements
Effets secondairesRares, doux pour l’estomacPlus fréquents, surtout effet laxatif (notamment avec l’oxyde)
Utilisation privilégiéeCarences, fatigue, stress, crampes, utilisation à long termeUsage ponctuel, effet laxatif, bains, applications externes
Exemples courantsCitrate, bisglycinate, malate, gluconate, acétyltaurinate, glycérophosphateOxyde, chlorure, sulfate, hydroxyde
PrixEn général plus cherMoins cher

Quel magnésium choisir ?

Pour avoir une bonne absorption et une action douce, les magnésiums organiques sont à privilégier, en particulier les formes amino chélatées comme le bisglycinate de magnésium.

Les formes inorganiques de magnésium tels que le magnésium marin à base d’oxyde et de chlorure de magnésium n’ont que peu d’intérêt. De part leurs effets potentiellement irritants et le risque élevé de diarrhée, ils ne peuvent être pris sur le long terme. Ils sont à utiliser de manière ponctuelle.

comment prendre du magnésium ?

La présence de taurine et de vitamine B6 favorisent l’assimilation du magnésium mais ils ne sont pas indispensables.

Le plus important est de choisir un complément en magnésium qui propose l’une des formes bien assimilée par l’organisme, ou une association de plusieurs de ces formes parmi les suivantes : bysglicinate, malate, citrate, acétyltaurinate, glycérophosphate, gluconate.

En prenant du magnésium pendant un repas, vous l’associez ainsi avec de la vitamine B6, car cette vitamine se trouve dans tout type d’aliments.

Et si vous prenez votre complément de magnésium lors d’un repas où vous consommez une protéine animale, alors vous avez votre apport en taurine.

Pourquoi le magnésium donne la diarrhée ?

Seules les formes inorganiques de magnésium (oxyde, chlorure) ont un effet laxatif. C’est-à-dire qu’elles accélèrent le transit. Les personnes qui n’ont pas de problème de transit et qui ne souffrent pas de constipation sont plus susceptibles d’avoir un épisode de diarrhée après la prise de magnésium marin.

L’eau n’aura pas eu le temps d’être réabsorbée au niveau du côlon, d’où des selles plus ou moins liquides.

A noter que le citrate de magnésium, bien qu’organique, peut également avoir un léger effet laxatif.

Pour éviter tout désagrément digestif, il est important de fractionner les prises et de prendre du magnésium entre 2 et 4 fois par jour en fonction du dosage et de vos besoins.

De plus, l’organisme n’a pas la capacité d’assimiler de grandes quantités de magnésium, il est donc contre-productif de prendre le magnésium nécessaire pour couvrir les besoins journaliers en une prise unique.

Peut-on donner du magnésium aux enfants ?

Le magnésium peut être donné aux enfants, à condition de respecter leur âge et leurs besoins spécifiques.

Le magnésium est tout aussi essentiel pour les enfants que pour les adultes : il participe à la croissance, au bon fonctionnement du système nerveux, du système musculaire et il participe à l’immunité.

Pourquoi donner du magnésium à un enfant ?

Les motifs fréquents de supplémentation chez l’enfant tournent autour de la nervosité, de l’anxiété et des troubles du sommeil.

Voici dans quels cas donner du magnésium à un enfant peut être justifié.

SituationPourquoi le magnésium est utile
Nervosité, irritabilité, stress scolaireLe magnésium apaise le système nerveux et favorise la détente
Difficultés de concentration, agitationIl joue un rôle dans la transmission nerveuse
Troubles du sommeilIl favorise l’endormissement et un sommeil de meilleure qualité
Crampes, douleurs de croissance, fatigue musculaireIl détend les muscles et réduit les contractions involontaires
Alimentation déséquilibrée ou très sucréeLes carences sont fréquentes chez les enfants qui consomment en majorité des produits industriels

Quels sont les besoins en magnésium par âge ?

Âge de l’enfantApport quotidien recommandé
1 à 3 ans80 mg/jour
4 à 6 ans130 mg/jour
7 à 9 ans200 mg/jour
10 à 12 ans240 mg/jour
13 à 15 ans300 mg/jour

Ces apports peuvent être couverts par l’alimentation, mais les enfants stressés, nerveux et très actifs sont plus facilement carencés.

Sous quelle forme donner du magnésium à un enfant ?

Il faut privilégier les formes bien assimilables et bien tolérées au niveau digestif : bisglycinate de magnésium, citrate, malate… Et éviter les formes laxatives comme l’oxyde de magnésium, présent dans le magnésium marin qui peuvent provoquer des troubles digestifs.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed.

Le goût est bon et la forme est idéale puisqu’il n’y a pas de gélule à avaler, ce qui est impossible chez les enfants.

Pour savoir quelle quantité donner, et pour être sûr des apports recommandés au quotidien pour votre enfant, vous pouvez vous baser sur des besoins de 6mg par kilo de poids corporel.

Ainsi, un enfant de 30kg aura besoin de 180mg de magnésium.

Un stick de magnésium de chez Copmed contient 180mg de magnésium. Vous pouvez lui donner la moitié du stick le matin et l’autre moitié le soir. En effet il est préférable de donner le magnésium à 2 reprises pour optimiser son assimilation.

Un stick se composant de 4g de poudre de magnésium, il suffit de mettre 2g dans une cuillère et de la donner à votre enfant. La poudre va fondre toute seule dans sa bouche.

Chez les enfants, une cure dure un mois.

quel magnésium pour les enfants ?

Au bout de combien de temps le magnésium fait-il effet ?

Chez les enfants, le magnésium donnera ses premiers effets au bout de 15 jours de prise.

Comptez 3 semaines à un mois de prise de magnésium pour en ressentir pleinement les effets chez les adultes.

Néanmoins, les effets du magnésium dépendront de la forme prise. Si vous prenez du magnésium marin, il est fort probable que vous ne ressentiez aucun effet, en raison de sa faible biodisponibilité.

Oubliez aussi le Magné b6 et le Boiron mag 300 dont la composition laisse plus qu’à désirer (dioxyde de titane, talc, stéarate de magnésium, nanoparticules…) !

Combien de temps prendre du magnésium ?

Le magnésium peut se prendre en cure de 2 à 3 mois.

Cependant, pour les personnes très stressées, les personnes anxieuses ou nerveuses, le magnésium peut être pris en continu.

En effet, le stress entraine une fuite accrue du magnésium par les voies urinaires. Tant que le stress reste élevé, les besoins en magnésium sont importants car ils sont supérieurs aux recommandations. Tout simplement car la perte de magnésium majore les besoins.

Une pratique sportive intense régulière et une alimentation déséquilibrée, à base de produits industriels, génère les mêmes besoins.

faut-il prendre le magnésium le soir ou le matin ?

Faut-il prendre le magnésium le matin ou le soir ?

Il faut prendre le magnésium le matin ET le soir ! En effet, consommer l’équivalent des besoins quotidiens en magnésium en une seule prise est totalement inutile. Le corps ne pourra l’assimiler que partiellement.

De plus, les minéraux rentrent en compétition entre eux. Il y a donc, dans tous les cas, une déperdition.

C’est pourquoi les compléments en magnésium se prennent entre 2 et 4 fois par jour, en fonction de la forme et du dosage.

La majorité des laboratoires de compléments alimentaires recommandent 3 prises par jour, afin d’atteindre 80% des apports recommandés. Mais ces 80% des apports recommandés ne tiennent pas compte du poids, de la différence homme/femme et des pertes augmentées (stress chronique, maladies, sport intense…).

Faut-il prendre le magnésium pendant les repas ou en dehors ?

Si vous prenez du magnésium marin (ce que je déconseille), il est préférable de prendre le magnésium pendant les repas, afin de limiter les désagréments digestifs.

Sinon, les bonnes formes de magnésium, du type bysglicinate de magnésium, peuvent se prendre indifféremment, pendant ou en dehors des repas.

La seule chose à respecter c’est le fractionner des prises, entre 2 et 4 prises par jour en fonction de la galénique.

Chez les enfants, une seule prise suffit, et plutôt au moment d’un repas pour faciliter la prise.

Magnésium pendant ou en dehors des repas

Les 10 aliments les plus riches en magnésium

Voici les 10 aliments les plus riches en magnésium.

RangAlimentMagnésium (mg / 100 g)
1Graines de courge535 mg
2Cacao en poudre non sucré499 mg
3Graines de sésame ou graines de chia350 mg
4Graines de tournesol340 mg
5Amandes270 mg
6Noisettes160 mg
7Chocolat noir en tablette120 mg
8Tofu100 mg
9Avocat29 mg
10Banane27 mg

Conclusion

Le magnésium est un allié précieux en cas de stress, de fatigue, de douleurs musculaires, de troubles hormonaux ou de déséquilibres métaboliques.

La problématique du magnésium est qu’il est peu présent dans l’alimentation courante. Les sols sont appauvris et le raffinage et l’excès de cuisson diminuent les teneurs en magnésium de nos aliments.

Ce sont principalement les graines et les oléagineux qui sont le plus richement pourvu en magnésium. Mais la majorité de la population n’en consomme pas quotidiennement, voire pas du tout. C’est la même chose pour les enfants.

C’est ce qui explique la carence fréquente, aussi bien chez les adultes que chez les plus jeunes.

Bien que naturel, le magnésium marin est la forme de magnésium la moins bien assimilée par l’organisme. Auquel s’ajoute le fait qu’elle peut occasionner des troubles digestifs comme de la diarrhée.

Je recommande le magnésium sublingual de chez Copmed, pour sa praticité (2 sticks par jour), avec les 5 meilleures formes de magnésium réunies. Ou le magnésium de chez Herbolistique, qui associe les vitamines du groupes B et de la taurine, pour optimiser l’assimilation.

Chez Herbolistique, vous bénéficiez de la livraison gratuite avec le code F92499.

Articles récents

Peut-on consommer des édulcorants pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, saviez-vous que vos choix alimentaires pouvaient avoir un impact sur la santé de votre bébé ?

Vous doutiez-vous que ce que vous mangez aura une influence sur son poids de naissance, sur ses goûts mais aussi sur sa santé hormonale et sa fertilité ?

Lisez mon article pour comprendre tout ce qui se joue pendant la vie fœtale.

Pourquoi les 1000 premiers jours sont aussi importants pour la santé de son bébé ?

Les femmes enceintes sont généralement alertées sur leur consommation de sucres, qui, en excès, peut favoriser le diabète gestationnel. C’est à ça que sert le test du glucose proposé au 6ème mois de grossesse. En effet, le diabète gestationnel montre que le terrain métabolique est déjà affaibli. C’est pourquoi les femmes enceintes ayant fait du diabète gestationnel ont un risque très élevé de développer ensuite un diabète.

Pendant la grossesse, de nombreuses femmes s’autorisent des écarts et consomment des produits trop gras et trop sucrés – avec une prise de poids excessive à la clé. Cependant, beaucoup de futures mamans essaient au contraire de contrôler leur prise de poids. En effet, les envies de grossesse ne se portent pas toujours sur une barquette de fraises, mais parfois sur de la junk-food ou des produits que l’on s’interdit habituellement. L’une des solutions apparentes est alors de se tournent vers les produits « sans sucre » ou « light ».

Mais ces produits contiennent souvent des édulcorants artificiels, comme l’aspartame ou l’acésulfame K. Bien qu’autorisés dans l’alimentation, leur consommation pendant la grossesse suscite des interrogations légitimes quant à leur innocuité. Alors, faut-il éviter les édulcorants pendant la grossesse ? On fait le point.

Qu’est-ce qu’un édulcorant ?

Un édulcorant est une substance, naturelle ou synthétique, utilisée pour conférer une saveur sucrée à un aliment.

Certains apportent des calories comme le glucose, le fructose et leurs dérivés (sirop de glucose-fructose, sucre inverti…). Tout simplement car ils proviennent de produits naturels et que ce sont les éléments constitutifs des végétaux.

Les édulcorants de synthèse possèdent un pouvoir sucrant très élevé. L’aspartame a ainsi un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre. Utilisés en très petites quantités, les édulcorants synthétiques n’apportent donc pas de calories. Néanmoins de petites quantités ne sont pas pour autant anodines pour la santé pour autant.

C’est pourquoi, chaque édulcorant possède une DJA.

Qu’est-ce que la Dose Journalière Admissible ?

La quantité maximale d’un édulcorant qui peut être consommé au quotidien sans risque pour la santé est définie par la DJA ou Dose Journalière Admissible. Elle varie selon le poids corporel de chaque personnel. Cela signifie que la consommation de produits light chez une femme qui pèse 50kg n’aura pas la même incidence que chez une autre qui pèse 80kg.

Dans quels produits trouve-t-on des édulcorants ?

Les édulcorants sont ajoutés dans de nombreux produits. On en trouve dans :

  • les boissons light ou sans sucre,
  • les desserts 0 %,
  • les yaourts allégés,
  • les chewing-gums,
  • des médicaments,
  • des compléments alimentaires, dont des compléments alimentaires dédiés à la grossesse comme le Gynéfam supra grossesse !!!

Les édulcorants les plus courants dans ces produits sont :

  • L’aspartame (E951)
  • L’acésulfame K (E950)
  • Le sucralose (E955)
  • La stévia (naturel, mais parfois transformé industriellement)
édulcorants et grossesse danger

Aspartame et acésulfame K : de quoi s’agit-il ?

🔹 Aspartame

L’aspartame est un édulcorant artificiel environ 200 fois plus sucré que le sucre. Il est largement utilisé dans les boissons light, les bonbons, les desserts et même certains médicaments.

Particularité : L’aspartame est décomposé dans le corps en trois composants : acide aspartique, phénylalanine et méthanol. Ce sont ces métabolites qui soulèvent des préoccupations.

🔹 Acésulfame K (ou acésulfame de potassium)

C’est un édulcorant artificiel possédant le même pouvoir sucrant élevé. Il est souvent utilisé en combinaison avec d’autres édulcorants pour améliorer le goût.

Caractéristique : L’acésulfame K n’est pas métabolisé par l’organisme. Il est éliminé tel quel dans les urines. Sa stabilité à la chaleur en fait un additif courant dans les produits cuits ou stérilisés.

Ces deux édulcorants sont notamment présents dans le Coca Cola Light et Zéro.

Pourquoi de nombreux produits sont-ils déconseillés pendant la grossesse ?

Le principe de base pendant la grossesse est de TOUJOURS appliquer un principe de précaution.

Aussi, c’est ce qui explique que de nombreuses plantes sont déconseillées pendant la grossesse.

Je vous invite à lire mon article dédié aux plantes autorisées ou non quand on est enceinte.

Ces plantes sont déconseillées uniquement car les laboratoires n’effectuent pas d’études pour vérifier sur l’innocuité de tel ou tel produit sur les femmes enceintes et le fœtus. Cela coûterait trop cher et la logistique, il est vrai, serait plus compliqué à gérer que pour une population classique.

Bref, comme on manque de données fiables, on part du principe qu’il vaut mieux éviter de consommer des produits qui pourraient avoir des conséquences dommageables pour le fœtus et le futur bébé.

Le problème avec les produits industriels, c’est que l’on sait qu’ils contiennent de nombreux additifs. Et que ces additifs sont mauvais pour la santé. Là les études ne manquent pas.

Les données scientifiques démontrent clairement que des liens existent entre une consommation élevée d’additifs et le diabète, les cancers, les maladies inflammatoires de l’intestin, la dépression, l’anxiété, le surpoids, l’obésité, etc…

Un article récent édité par le magazine Cerveau & Psycho a fait une compilation de différentes études sur les effets des édulcorants. L’article montre que les édulcorants jouent le rôle de perturbateurs décisionnels.

Et pourtant ces additifs sont toujours présents dans notre alimentation, sous couvert de cette fameuse DJA.

Deux problèmes se posent :

  • L’effet cumulatif de la consommation de plusieurs produits contenant des édulcorants et d’autres additifs n’est pas pris en compte, c’est ce que l’on appelle l’effet « cocktail »,
  • Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres aux effets des additifs (enfants, adolescents, femmes enceintes, femmes allaitantes, personnes immunodéprimées, personnes avec des pathologies chroniques, personnes âgées), or aucune alerte de consommation n’est apposée sur les étiquettes de ces produits.

Quelles sont les conséquences des édulcorants sur la grossesse ?

1. Ils peuvent traverser le placenta

Des études ont montré que certains édulcorants, comme l’acésulfame K, passent dans le sang du bébé via le placenta. Le fœtus peut donc directement y être exposé. Or, les effets à long terme de cette exposition précoce sur le développement du bébé ne sont pas connus.

2. Ils pourraient augmenter le risque d’obésité infantile

Une consommation fréquente d’édulcorants artificiels pendant la grossesse pourrait être liée à un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité chez l’enfant. En cause : une possible perturbation du métabolisme ou de la régulation de l’appétit, dès la vie intra-utérine.

3. Le cas particulier de l’aspartame et de la phénylalanine

L’aspartame est transformé dans l’organisme en plusieurs composés, dont la phénylalanine, qui peut être toxique à haute dose, notamment chez les femmes atteintes de phénylcétonurie (une maladie rare mais grave). Même en l’absence de cette maladie, une prudence est recommandée.

4. Risque potentiel de naissance prématurée ou de complications

Des études observationnelles ont mis en évidence un lien possible entre la consommation fréquente de boissons édulcorées (notamment contenant de l’aspartame ou de l’acésulfame K) et une augmentation du risque de naissance prématurée.

Je vous invite à lire l’article du Monde sur l’aspartame et les femmes enceintes. Le journal s’était fait écho d’une vaste étude danoise publiée en 2010 et menée auprès de 60000 femmes enceintes et qui concluait à des risques d’accouchement prématuré considérablement augmenté chez les consommatrices.

5. Les effets à long terme sont encore mal connus

Bien que les agences de sécurité alimentaire (EFSA, FDA) aient validé ces édulcorants à faibles doses, les effets d’une consommation régulière pendant la grossesse restent mal documentés. Par principe de précaution, il est conseillé de les éviter.

Que consommer pendant la grossesse à la place des produits light ?

  • L’eau reste la meilleure boisson pendant la grossesse (plate, pétillante, aromatisée naturellement avec du citron ou de la menthe).
  • Le kombucha et le kéfir de fruits sont deux boissons à privilégier en tant qu’alternatives aux boissons sucrées ou édulcorées. Il existe de nombreux goûts différents. Ces boissons sont naturelles et peu sucrées. De plus, elles contribuent à la bonne santé du microbiote, grâce à la présence de bonnes bactéries.
  • Les fruits frais ou compotes sans sucres ajoutés pour satisfaire les envies sucrées.
  • Le miel ou le sirop d’érable comme sucrant naturel, en se limitant à une cuillère à café par jour.

En résumé : les additifs et les édulcorants pendant la grossesse ne font pas bon ménage

Même s’ils sont autorisés, les édulcorants et autres additifs comme l’aspartame et l’acésulfame K sont à éviter pendant la grossesse. Ils peuvent traverser le placenta, perturber le métabolisme du bébé, et leurs effets à long terme sont encore incertains.

Par précaution, mieux vaut opter pour une alimentation la plus naturelle et équilibrée possible, en évitant les produits ultra-transformés.

Moins de produits transformés = plus de sécurité pour vous et votre bébé.

Envie de tout savoir sur les nutriments indispensables pour vous et votre bébé pendant la grossesse ? Voici mon ebook dédié à l’alimentation pendant la grossesse.

Articles récents

Avez-vous déjà entendu parlé de la sophrologie pour créer un lien avec son bébé ?

La sophrologie est une magnifique technique à utiliser pendant la grossesse, autant pour soi que pour son bébé.

Créer un lien avec son bébé pendant la grossesse

9 mois de gestation c’est long. Mais pourquoi cette durée ?

Ces mois sont nécessaires au développement de votre bébé. Mais ils constituent également une période de transition entre votre vie d’avant et celle à venir.

Plus cette transition se fera en conscience, plus elle sera douce et facile à vivre après.

La connaissance de votre enfant ne commence pas qu’à la naissance.

Votre bébé perçoit énormément de choses in utero. Hormis la vue, tous les autres sens de votre bébé se mettent en place entre le 3ème et le 5ème mois de grossesse.

C’est à partir du moment où vous sentez les mouvements de votre bébé que la communication mutuelle peut commencer à s’établir. C’est donc le bon moment pour commencer des séances de sophrologie.

Créer un lien avec son bébé avec le toucher

Quand vous apposez vos mains sur votre ventre, bébé perçoit ce contact de 2 manières.

Par la chaleur véhiculée par vos mains et qui arrive jusqu’à lui.

Par la pression sur votre ventre. Plus cette pression est forte plus il la ressentira.

Favoriser la production d’ocytocine

Pendant la grossesse, l’ocytocine a de multiples rôles. D’un point de vue psycho-émotionnel, l’ocytocine est appelée hormone de l’amour et l’attachement.

Quand vous caressez votre ventre, ce contact peut être trop doux pour être perçu par votre bébé. Pourtant votre bébé est capable de sentir votre présence grâce à la sécrétion de cette hormone qui va arriver jusqu’à lui par la circulation sanguine.

Toutes les caresses favorisent la fabrication d’ocytocine. Utiliser le toucher de manière régulière pour ressentir les bienfaits de l’ocytocine est donc un très bon moyen pour favoriser le lien avec votre bébé.

En sophrologie, je vous apprends à développer ce toucher en conscience, qui prend une tout autre dimension.

Grâce à la sophrologie, vous ne caressez pas simplement votre ventre, vous créez du lien avec votre bébé et vous communiquez avec lui. Cela fait toute la différence !

Créer un lien avec son bébé avec ses vibrations

Votre corps émet des vibrations car il est constitué de différentes énergies.

Pendant 9 mois, vous portez une énergie de vie. Votre bébé, comme tout être vivant, ressent vos vibrations, il y est même particulièrement sensible.

Chacun de nous émettons des vibrations qui nous sont propres et qui dépendent de nombreux facteurs.

Pendant une séance de sophrologie, vous élevez votre fréquence vibratoire grâce à la pensée positive dirigée.

Pour favoriser la création du lien avec votre bébé, j’utilise des visualisations mentales et des mantras.

Cela fonctionne très bien car vous serez au préalable plongé dans un état de conscience modifié. Dans un état de relaxation profonde propice au lâcher-prise et au développement de « bonnes » vibrations.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur le déroulement d’une séance et sur ce qu’est la sophrologie, lisez ma présentation « tout savoir sur la sophrologie ».

Toutes les futures mamans que j’ai accompagnées ont eu des bébés « calmes et faciles », alors que certains bébés pleurent beaucoup. Même si cela ne peut être scientifiquement prouvée, vos retours parlent d’eux-mêmes.

La sophrologie pour compenser les effets du stress

Si vous avez vécu un événement douloureux pendant votre grossesse (accident, deuil, rupture…), je ne peux que vous conseiller de pratiquer la sophrologie afin de compenser les effets du stress sur votre bébé.

De même que votre bébé ressent toutes vos émotions positives, il ressent également votre stress, votre douleur et vos peines. Quand vous êtes dans un état de tension, votre corps fabrique du cortisol, appelé l’hormone du stress. Ce cortisol, comme l’ocytocine, arrive jusqu’à votre bébé.

Les effets du stress pendant la grossesse : mon expérience personnelle

Il serait intéressant d’étudier les liens entre les grossesses douloureuses et les comportements des bébés les premiers mois mais aussi les premières années de vie.

Le stress est un poison, pour soi comme pour son bébé.

C’est ce que j’ai vécu pour ma 2ème grossesse.

A l’époque, je n’étais ni naturopathe ni sophrologue, je travaillais encore pour une grande entreprise.

Avec une mise au repos à partir du 4ème mois de grossesse à cause de contractions quotidiennes, je ressentais déjà un stress latent. Surtout que j’avais été alitée de manière stricte lors de ma 1ère grossesse et c’était ma crainte pour la 2ème.

A 6 mois de grossesse, j’ai été renversée par une moto. Et c’est mon ventre qui a été percuté !

A partir de ce moment, mon niveau de stress a atteint 10 sur 10 et n’est plus jamais redescendu.

Les examens ont montré que mon bébé n’avait rien eu mais mon bébé s’est ensuite mis en siège et mon col s’est ouvert… 10 jours après j’étais à nouveau hospitalisée et… alitée.

L’angoisse de découvrir un quelconque problème à mon bébé à la naissance ne m’a plus jamais quittée. Tout comme celle de ne pas pouvoir accoucher en siège (je vous passe les détails de tout ce que j’ai fait pour essayer que ma fille se retourne) et d’avoir une césarienne. Et celle d’accoucher trop tôt évidemment.

Ce bébé tant désiré… je n’y pensais plus qu’avec de la peur.

 

Que s’est-il passé après la naissance de ma fille ?

J’ai accouché d’une petite fille en bonne santé ! Mais…

Elle ne dormait pas la nuit. Elle mettait plus d’une heure à se rendormir entre chaque biberon, son sommeil était haché, pas apaisé. Je dormais 3 à 4h par nuit.

Au bout de quelques mois j’ai décidé de me reconvertir et de changer radicalement de voie professionnelle. 2 mois après ma décision, j’intégrais une école de sophrologie. Les premiers apprentissages m’ont fait comprendre que ma fille exprimait quelque chose. Son angoisse de la nuit était-elle l’expression de l’angoisse que j’ai vécue pendant ma grossesse et dont elle a été elle-aussi victime ?

J’ai commencé à parler à ma fille, à lui exprimer verbalement ce que nous avions traversé mais aussi surmonté ensemble.

Je me suis aussi mise à la masser régulièrement, pour créer ce lien avec le toucher.

Et puis un jour, au bout de 7 mois, 7 mois interminables de nuits blanches, la lumière apparue au bout du tunnel. Ma fille a commencé à dormir !

Il m’aura fallu encore pas mal de temps pour trouver un apaisement face à cette grossesse douloureuse mais la sophrologie m’a été d’une grande aide et ma fille en a bénéficié autant que moi.

Conclusion

La sophrologie est une magnifique pratique pour créer un lien avec son bébé, mais aussi pour mieux se connaître.

Chaque séance est une bulle de douceur et de bien-être pour soi et pour son bébé. Pour construire, un peu chaque jour, le lien indéfectible qui se formalisera à la naissance de son enfant.

Plus tard, vous pourrez continuer à construire et consolider ce lien avec votre bébé grâce aux ateliers de langue des signes. Pour comprendre ce que c’est, découvrez la langue des signes sur le site dédié « moncorpsalaparole« .

Articles récents

La fatigue après l’accouchement est subie par toutes les jeunes mamans. Pourtant aucune prise en charge n’est proposée. Or, cette fatigue peut se transformer en épuisement maternel. Dans certaines cultures comme en Chine ou en Amérique du Sud, la femme qui vient de mettre au monde son enfant se repose pendant 40 jours. Pour reprendre des forces et retrouver son énergie, elle bénéficie de soins adaptés. Découvrez dans cet article certaines solutions naturelles telles que l’alimentation et les pratiques de sophrologie pour gérer la fatigue postnatale.

L’origine de la fatigue post-partum

L’accouchement passé, l’équipe médicale se concentre sur la santé et le bien-être du bébé. Pourtant le corps de la jeune maman a été très sollicité pendant neuf mois et pendant l’accouchement. Le retour à la maison avec son enfant n’est pas synonyme de repos tant physiquement que psychologiquement.

L’énergie déployée pendant l’accouchement

Après l’accouchement, en césarienne ou par voie basse, les organes doivent reprendre leur place et retrouver leur dynamisme. Or la maman a déjà enduré un effort physique comparable à l’intensité d’un marathon. La chute d’hormones qu’elle subit à cette période est aussi déstabilisante et éprouvante. 

Le nouveau rythme de vie

Les besoins de votre bébé définissent votre rythme du jour au lendemain. Les pleurs de votre nouveau-né vous réveillent plusieurs fois par nuit. L’allaitement fatigue également car le bébé puise dans vos réserves énergétiques. Certaines douleurs abdominales, gynécologiques ou provoquées par la lactation durent souvent pendant plusieurs semaines. De plus, les temps de récupération quand on s’occupe à temps complet d’un nourrisson sont quasi inexistants. 

Le stress et l’anxiété

À la fatigue physique, s’ajoute l’anxiété quant à son nouveau rôle de maman. Chaque mère veut être parfaite et s’inquiète du bien-être de son bébé. Que ce soit la prise de poids, l’allaitement, les soins du quotidien, les jeunes mamans se demandent si elles font bien et assez. Le stress de mal faire génère une fatigue nerveuse alors que la fatigue physique liée à l’accouchement peut s’installer pendant plusieurs semaines.

Le baby blues

Fatigue physique, émotionnelle et morale se cumulent. Ces trois aspects amplifient le baby blues. Il survient généralement le troisième jour après l’accouchement. 60% des femmes en souffrent. Le syndrome du troisième jour peut également provoquer des sautes d’humeur, de l’insomnie et une perte d’appétit. La survenance du baby blues retarde la récupération. Et si la maman qui souffre d’épuisement ne trouve pas de moments pour elle, de bienveillance et de soutien, son baby blues peut se transformer en dépression postnatale. 

A lire :  » comment surmonter le baby blues avec des solutions naturelles « 

Gérer la fatigue après l’accouchement avec la naturopathie

Pendant l’accouchement, les pertes importantes de sang entraînent également une perte de nutriments qui assurent le fonctionnement du corps humain. Or deux phénomènes fréquemment rencontrés pendant la grossesse peuvent être amplifiés lors de la naissance du bébé.

La fatigue liée à une carence de fer

Si la carence en fer s’est manifestée pendant la grossesse, poursuivre une cure de fer doux pendant deux mois s’avère indispensable. Le fer doux est le complément alimentaire le mieux absorbé et assimilé par l’organisme.

Pour les femmes souffrant d’une anémie nouvelle due à un manque de fer après l’accouchement, les aliments à privilégier pour pallier cette carence sont la viande rouge, la spiruline et l’ortie. Les légumineuses s’intègrent également dans le régime alimentaire post-accouchement. Elles sont à associer avec une source de vitamine C comme le citron pour une meilleure assimilation.

La fatigue liée à une légère hypothyroïdie

La thyroïde tourne à plein régime pendant la grossesse pour garantir le démarrage et le bon fonctionnement de la thyroïde du bébé. Cette glande ne produit alors plus assez d’hormones pour la femme. Le métabolisme de la maman est ainsi ralenti et une fatigue constante se ressent.

Pour soutenir l’activité de l’organe thyroïdien, la jeune maman a besoin d’iode, de zinc et de sélénium. Ainsi contre une légère hypothyroïdie, il convient de consommer deux portions de poisson blanc par semaine pour l’iode, du germe de blé pour le zinc et des noix du Brésil pour le sélénium. 

A lire :  » 3 solutions naturelles pour lutter contre la fatigue  » 

La fatigue liée au baby blues

Le baby blues accroît encore la sensation de fatigue. La naturopathie aide à soutenir le système nerveux en préconisant des aliments riches en oméga 3 et en magnésium. Elle peut aussi vous soulager avec la prescription d’élixirs floraux. Les fleurs de Bach agissent spécifiquement sur la sphère émotionnelle.

Quels que soient les nutriments dont votre organisme manque, une consultation de naturopathie vous aidera à établir un programme alimentaire personnalisé. Par ailleurs, parce que je suis passée par là, tout comme vous, votre naturopathe est là pour vous offrir une écoute et un soutien qui libère et allège le poids des émotions. 

L'alimentation post-grossesse

La sophrologie contre la fatigue nerveuse et émotionnelle

Le manque de sommeil et les difficultés des débuts avec son bébé amplifient la fatigue nerveuse et émotionnelle. En tant que jeune maman, vous avez besoin de soutien pour réguler vos inquiétudes et votre anxiété. La sophrologie est LA pratique de médecine douce idéale pour apaiser les sentiments d’angoisse et la nervosité. 

La sieste flash

La sieste flash est un sommeil court qui facilite la récupération.  La sophrologie enseigne comment se laisser aller dans ce pré-sommeil. La sieste flash apaise les tensions mentales et physiques. Ainsi, c’est un levier puissant et sans contrainte pour regagner de l’énergie quand bébé dort. 

La relaxation profonde

La relaxation profonde aide à lâcher prise. Elle permet un relâchement physique et mental. Vous accumulez beaucoup de stress et d’anxiété quant aux besoins de votre bébé. Pendant la pratique de relaxation profonde vous retrouvez un état de bien-être et de légèreté que la naissance a occulté. 

La respiration

La sophrologie  apprend également différentes techniques de respiration. Vous serez plus à même de gérer vos émotions négatives comme la peur de rester seule avec son bébé ou la frustration de ne plus avoir de temps pour soi.

La reconnexion à soi

La sophrologie vous enseigne des exercices pour se reconnecter à son corps et dénouer les tensions musculaires. Le port du bébé génère des tensions physiques. Ces exercices se focalisent ainsi sur la détente corporelle.

Conclusion

Se sentir épanouie en tant que maman n’est pas inné, mais des outils existent. Gérer la fatigue après l’accouchement est un défi à relever pour toutes les mamans. Nier cet épuisement qui peut durer plusieurs semaines entretient un sentiment diffus de mal-être, jusqu’à la dépression postnatale et le burn-out maternel. 

Parce que votre bébé ressent toutes vos émotions, prendre soin de vous est aussi important que nourrir votre bébé, pour assurer son bon développement. La naturopathie et la sophrologie vous permettront de retrouver votre dynamisme et votre vitalité. 

Articles récents

Le baby blues vous envahit. La fatigue s’amplifie chaque jour. A certains moments, la déprime vous guette. La période post-partum n’est jamais simple. Pour sortir de cet état, prenez le temps d’échanger avec des professionnels et d’autres jeunes mamans sur vos difficultés. Et découvrez dans cet article toutes les solutions naturelles pour surmonter le baby blues sans recourir aux médicaments.

Les symptômes du baby blues

Le baby blues ou syndrome du troisième jour intervient généralement 3 jours après l’accouchement. Environ 60% des nouvelles mamans en éprouvent les symptômes. Le baby blues dure quinze jours au maximum. Durant cette période, les femmes affectées ressentent une grande fatigue, un stress élevé, une sensibilité émotionnelle accrue (sautes d’humeur, irritabilité, susceptibilité et pleurs fréquents). Elles souffrent également de difficultés à s’endormir ou de sautes d’humeur incompréhensibles pour votre entourage. La perte d’appétit est également un signe. Cette période délicate disparaît généralement d’elle-même sans avoir recours à un traitement médicamenteux.

Les symptômes de la dépression post-partum

La dépression post-partum peut survenir tout au long de la première année qui suit l’accouchement, avec un risque accru entre le sixième et le neuvième mois. Ce phénomène n’est pas rare car il concernerait 10 à 15% des femmes. 

Les symptômes ressentis sont plus profonds et plus longs que pour le baby blues. Des pensées très négatives émergent, jusqu’à parfois des idées noires. Les femmes souffrant de cette dépression ont tendance à s’isoler. Elles montrent peu à peu soit un intérêt excessif envers leur enfant soit un désintérêt profond. Dans les deux cas, le développement du bébé peut en être affecté.

Les facteurs favorisant la dépression post-natale

Les carences alimentaires en oméga 3 

Des études démontrent que les femmes manquants d’oméga 3 sont plus sujettes au baby blues après l’accouchement. Le bébé ne peut fabriquer lui-même les acides gras comme les omégas 3 indispensables à son développement. Ainsi il sollicite toutes les réserves de la mère lors de la grossesse. Lors de l’allaitement, les réserves nutritionnelles de la mère en omégas 3 et en magnésium sont également transmises à l’enfant ce qui accroît la fatigue et la sensibilité émotionnelle .

Le manque de sommeil

Toutes les mères connaissent la fatigue intense qui s’accumule lors des premières semaines. Le rythme élevé de la journée, comme de la nuit, laisse peu de temps pour se reposer. Le manque de sommeil génère un stress élevé qui aggrave les troubles de l’humeur et la sensation de déprime.

Cette perturbation du rythme du sommeil dans la durée n’impacte pas uniquement l’humeur et les émotions. Le manque de sommeil impacte l’organisme de manière globale.

Difficultés de concentration, trous de mémoire, étourderies et oublis, appétit coupé ou au contraire envies d’aliments gras et sucrés, prise de poids ou difficultés à perdre ses kilos de grossesse, glycémie augmenté, etc…

Un accouchement traumatique

Les accouchements traumatiques, physiques ou psychologiques, contribuent au déclenchement des dépressions post-partum. Or ces évènements restent peu abordés par le corps médical et l’entourage.

L’intensité des douleurs, physiques ou émotionnelles,  ressenties par la femme est corrélée avec la probabilité de souffrir de dépression. La jeune mère peut se sentir coupable d’avoir mal géré la naissance de son bébé ou être pleine de regrets par rapport à un idéal qui ne s’est pas réalisé.

Les difficultés à établir le lien avec son bébé

L’instinct maternel est valorisé comme une qualité innée. Or devenir mère ne se fait pas instantanément. Cette culpabilité vis-à-vis de son enfant altère la confiance en soi. Ainsi si le lien avec le nouveau-né n’est pas automatique, les nouvelles mamans sont plus enclines à souffrir de déprime.

Les difficultés liées au soin de l’enfant

Prodiguer les soins essentiels à son enfant s’apprend et demande du temps et de pratique. L’allaitement désiré pendant la grossesse peut s’avérer délicat au quotidien. Les pleurs répétés du bébé ou la peur de mal faire sont aussi des sources de stress et de fatigue nerveuse. Ces difficultés liées à la maternité sont perçues comme négativement par les mères elles-mêmes. Elles génèrent alors un effondrement de l’estime de soi propice à la survenance du baby blues, voire à la dépression.

Les solutions naturelles anti baby-blues

En complément des groupes de soutien, certains traitements naturels sont de précieux atouts pour sortir de cet état de trouble ou de dépression.

Adopter la sophrologie

La sophrologie est une pratique holistique qui permet de retrouver un équilibre entre sa vie d’avant bébé et sa nouvelle vie de mère en agissant autant sur le mental que sur le physique. 

1. Pour effacer les tensions corporelles 

La sophrologie vous aide à détendre vos muscles. Les différentes postures tenues pour l’allaitement ou le biberon, le port du bébé dans les bras, génèrent des tensions physiques. Certains exercices sont ciblés pour dénouer ces tensions corporelles.

2. Pour prendre confiance en soi

La perte de repères dans la vie de nouvelle maman entraîne une perte de confiance en soi. Les techniques de visualisation confortent votre estime personnelle et vous rassurent sur vos capacités à vous occuper de votre nouveau-né. 

3. Pour apprendre à se reposer 

La sophrologie vous entraîne à pratiquer la sieste flash. Cette micro-sieste quotidienne vous permet de récupérer de l’énergie en seulement dix minutes. 

4. Pour prendre du temps pour soi

Pratiquer la sophrologie revient également à prendre soin de soi. Votre bébé peut être présent pendant la séance. Vous vous occupez de votre corps et de votre esprit sans avoir à subir la charge mentale de laisser votre enfant à quelqu’un. 

5. Pour favoriser la communication avec son bébé

Votre bébé est une véritable éponge à émotions. Pendant de longs mois encore, votre bébé a l’impression qu’il ne fait qu’un avec vous. Il n’a pas encore conscience de son propre corps. Comme dans votre ventre, il est donc particulièrement sensible à vos états émotionnels. Il ressent vos joies comme vos peines. Si vous allez bien, votre bébé sera plus calme et apaisé. Mais s’il ressent votre stress, vos inquiétudes ou vos peurs, votre bébé peut manifester son inconfort ou son angoisse sous la forme de pleurs ou de difficultés à dormir.

Prendre du temps pour soi, pour se sentir mieux, n’est donc jamais un temps perdu mais un moment bénéfique pour soi comme pour son bébé.

Les solutions naturelles contre le baby blues

La langue des signes pour communiquer avec son bébé

Je me suis formée à la langue des signes adaptée pour les bébés quand je me suis rendue compte de tous ses bienfaits. Elle améliore la communique mutuelle entre les parents et leur bébé. Elle facilite l’apprentissage du langage pour l’enfant. La langue des signes pour les bébés apaise les tensions car elle facilite la compréhension des émotions mutuelles.

C’est un formidable outil pour les parents et pour les enfants.

C’est aussi la seule activité qui peut être effectuée en couple, et ce dès les premiers mois de bébé.

Une session comprend 6 ateliers de 45 minutes, effectués à mon cabinet ou à votre domicile, même le week-end. Les informations concernant les tarifs des ateliers de langue des signes pour bébés sont sur ma page « tarifs« .

Ateliers Bébé signe à Asnières-sur-seine

Utiliser les fleurs de Bach

Les fleurs de Bach agissent sur les émotions négatives persistantes. Le mimulus aide à lutter contre la peur et aide à retrouver de l’assurance. L’élixir d’aspen favorise la confiance en soi et réduit les angoisses. L’olive opère contre l’épuisement physique et mental. Le mélange prêt à l’emploi Rescue s’utilise dans les situations d’urgence émotionnelle. Tous ces élixirs floraux n’entraînent aucune accoutumance.

Recourir à la phytothérapie

La phytothérapie consiste à soigner les maux avec les plantes. Son utilisation s’avère efficace pour lutter contre la dépression périnatale.

Le safran

Le safran est utilisé depuis l’Antiquité pour vaincre la dépression. Les résultats d’une étude de 2017 publiée par Pharmacopsychiatry montrent que le safran a été quasiment aussi efficace dans la guérison de la dépression postnatale que l’antidépresseur classique administré dans ces cas-là.

Le griffonia

Le griffonia est indiqué également pour son effet antidépresseur mais aussi pour son action sédative. La prise de griffonia permet ainsi un sommeil plus long, plus profond et donc plus récupérateur.

La rhodiole

La rhodiole aide à gérer le stress. Elle a aussi un effet “coup de boost” sur l’organisme et améliore votre endurance physique et mentale.

Se renforcer grâce à la naturopathie

La naturopathie vise à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens naturels et biologiques.

L’alimentation a une importance majeure. Une alimentation qui apporte les nutriments essentiels soutient le système nerveux et le moral. Les carences alimentaires engendrées pendant la grossesse et après l’accouchement amplifient la fatigue et rendent moins résistantes au stress.

Accordez-vous une consultation personnalisée, en cabinet ou en visio, pour déterminer les causes de ce baby-blues ou de la dépression post-partum. Puis, pour mettre en place un programme associant plusieurs techniques naturelles. A la clé : retrouver de l’énergie après l’accouchement et reprendre confiance en soi. 

Conclusion

Vous avez le droit de ressentir de la mélancolie, de la tristesse, de la frustration, de la fatigue ou de l’énervement après un accouchement. Les mères parfaites n’existent pas. Plus vous prendrez soin de vous, meilleurs seront les liens que vous tisserez avec votre enfant. Les solutions douces pour résister à la dépression et surmonter le baby blues offrent un formidable panel de traitements naturels. Ces soins et remèdes resteront un soutien sur lequel vous appuyer tout au long de votre vie.

Articles récents

Pourquoi autant de plantes à éviter pendant la grossesse ?

Parce que la plupart des médicaments sont interdits pendant la grossesse, il est naturel de vouloir se tourner vers d’autres techniques, davantage naturelles. Les tisanes que l’on trouve en supermarché ont participé à faire connaître certaines plantes auprès du plus grand nombre. Donnant aussi l’impression que les plantes, d’une manière générale, sont inoffensives.

En France, 148 plantes sont autorisées en vente libre. Chacune d’entre elles contient de nombreuses molécules actives. Elles sont considérées comme de véritables remèdes naturels par ceux qui les connaissent et les recommandent (herboristes, naturopathes, phytothérapeutes, aromathérapeutes…).

Le recours à la plupart des plantes est déconseillé pendant la grossesse mais aussi pendant l’allaitement. En effet, les études cliniques sont trop peu nombreuses, voire totalement absentes, pour évaluer l’efficacité et la sécurité des centaines de plantes existantes.

Plantes et grossesse, des effets méconnus

Les 148 plantes autorisées en France sont parmi les plus étudiées. Pourtant, rares sont les études qui évaluent leurs effets pendant la grossesse. C’est pourquoi, face à cette méconnaissance et cette absence d’évaluation, le principe de précaution s’impose.

Tout actif naturel non évalué est donc par principe déconseillé pendant la grossesse.

Ce principe de précaution est sans aucun doute parfois excessif.

Néanmoins, en tant que naturopathe, je constate que la phytothérapie est trop souvent utilisée en automédication, sans avoir les connaissances de base nécessaires pour s’assurer d’une totale innocuité.

L’idée selon laquelle ce qui est naturel est sans danger est ancrée, à tort, dans l’imaginaire collectif.

Cette automédication peut conduire à des :

  • Erreurs de dosage : soit par un dosage trop faible pour être efficace, soit par surdosage, entrainant des effets secondaires indésirables,
  • Interactions avec certains médicaments ou avec d’autres plantes utilisées conjointement,
  • Effets négatifs sur le bon développement fœtal ou sur le bon déroulement de la grossesse.

Tour d’horizon des plantes principales à éviter pendant la grossesse.

Les plantes hormonales

Durant la grossesse, les plantes ayant des propriétés hormonales sont déconseillées car les phyto-œstrogènes qu’elles contiennent peuvent interférer avec la production d’œstrogènes et de progestérone, déjà très élevée pendant la grossesse.

Dans la même lignée, les plantes emménagogues, favorisant l’apparition des règles, peuvent entrainer un risque important de fausse couche ou d’accouchement prématuré.

Voici les plantes hormonales les plus courantes à éviter pendant la grossesse et l’allaitement :

  • Le gattilier (Vitex agnus castus),
  • La sauge officinale (Salvia officinalis L.),
  • L’armoise commune (Artemisia vulgaris L.),
  • L’absinthe (Artemisia absinthium L.),
  • Le houblon (Humulus lupulus),
  • L’achillée millefeuille (Achillea millefolium L.)
  • Le framboisier (Rubus idaeus L.).

Les plantes abortives

Les plantes qui contiennent des molécules telles que la thuyone ont des propriétés abortives car elles stimulent les contractions du muscle utérin. L’absinthe (Artemisia absinthium) et le thuya (Thuya occidentalis) en sont les principales.

La papaye verte, à cause de la papaïne qu’elle contient, est également à éviter.

Les plantes antidépressives

Le millepertuis

Le millepertuis est l’une des plantes recommandées en cas de dépression légère à modérée.

Néanmoins, trop peu d’études ont été faites auprès des femmes enceintes pour affirmer qu’il est sans danger pendant la grossesse.

De plus, avec le pamplemousse, le millepertuis est le produit naturel qui comporte le plus d’interactions avec des médicaments. Par sécurité, il est à éviter.

Le safran

La 2ème plante recommandée est le safran, plus précisément le crocus sativus, qui est l’extrait de stigmate du safran. Ses bénéfices sont avérés pour soulager la dépression légère à modérée.

Mais comme pour le millepertuis, en l’absence d’études suffisantes, son usage est déconseillé pendant la grossesse.

Néanmoins, son usage est beaucoup plus sûr que le millepertuis et il ne comporte pas d’effets secondaires connus, contrairement aux anti-dépresseurs ou aux anxiolytiques. En cas de nécessité, parlez-en avec votre médecin.

L’eschscholtzia

Plus connu sous le nom de pavot de Californie, l’eschscholtzia est réputée pour réduire les troubles du sommeil et pour ses propriétés sédatives. Cette plante est également utilisée comme anxiolytique naturel, pour réduire la nervosité et l’anxiété. En raison de la présence d’alcaloïdes, le pavot de Californie ne doit pas être consommé pendant la grossesse et l’allaitement.

Les plantes adaptogènes

Les plantes adaptogènes aident l’organisme à s’adapter à son environnement. Leur périmètre d’action est large. Les plantes adaptogènes ont des bienfaits prouvés aussi bien pour réguler le sommeil, l’appétit, l’humeur, pour booster la forme et l’énergie que pour soulager certains troubles métaboliques.

Les plus courantes sont les suivantes : ginseng coréen (Ginseng rouge), rhodiole (Rhodiola rosea), griffonia (Griffonia Simplicifolia) et ginseng sibérien (Eleuthérocoque).

Cependant elles sont toutes déconseillées pendant la grossesse et l’allaitement car leurs effets sur le fœtus sont inconnus.

Les plantes stimulantes

On entend par plantes stimulantes toutes les plantes contenant de la caféine. Les plantes à caféine sont la guarana, le kola, le maté, le caféier, ou encore le thé vert (sous forme de théine).

La caféine se trouve également dans certains aliments comme le chocolat (sous forme de théobromine) ou les boissons à base de cola.

La caféine peut être responsable de nervosité, d’anxiété, d’insomnie, d’hypertension artérielle, de troubles du rythme cardiaque et de tremblements. C’est pourquoi toute plante ou aliment en contenant doit être limité pendant la grossesse. Aucun problème si vous buvez 2 cafés ou 2 thés par jour. Il faut plus veiller à l’effet cumulatif sur une journée et être vigilant à d’éventuels symptômes liés à un excès de caféine.

Les autres molécules indésirables pendant la grossesse

Vous ne consommez aucune de ces plantes donc vous pensez être protégée ? 

Le pire pour soi et pour son bébé à naître ce sont les additifs ajoutés par les industriels. Ils sont nocifs et ont des effets délétères avérés sur le déroulement de la grossesse et la santé de son futur bébé.

Pourtant ils sont partout ! Merci les lobbys !

Les additifs les plus problématiques pendant la grossesse sont l’aspartame et l’acésulfame k.

Ne passez pas à côté de l’article que j’ai écrit sur le danger des additifs et des édulcorants quand on est enceinte.

Vous découvrirez que même le GYNEFAM SUPRA GROSSESSE conseillé par les gynécoloques en contient pas moins de 3, un vrai scandale !

Conclusion

Bien que la plupart des plantes soient à éviter pendant la grossesse, certaines sont heureusement autorisées et viennent soulager certains maux de la grossesse. Néanmoins, je déconseille l’automédication. En tant que naturopathe, je me ferais un plaisir de vous recommander les plantes les plus adaptées pour vous, les formes à privilégier et les dosages appropriés.

Vous aimeriez savoir quelles plantes vous pouvez utiliser pendant votre grossesse ?

Articles récents

Se préparer à l’accouchement avec la sophrologie vous apporte toutes les ressources nécessaires pour aborder sereinement la fin de votre grossesse et vous préparer à la naissance de votre enfant.

Vous souhaitez vivre un accouchement naturel ? Vous voulez gérer la douleur des contractions et peut être vous passer de péridurale ? Vous doutez de vos capacités à mettre au monde votre enfant  ?  Vous souhaitez communiquer avec votre bébé de manière privilégiée ?

Cet article vous explique pourquoi adopter la sophrologie comme méthode de préparation à l’accouchement et ses bienfaits pour vous et votre bébé.

A quoi sert la sophrologie lors de l’accouchement ?

Les femmes enceintes réfléchissent de plus en plus à la manière dont elles souhaitent accoucher. Les futures mamans veulent se sentir actrices de leur accouchement et bénéficier d’une préparation à la naissance qui leur correspond. Elles désirent que cet événement majeur dans leur vie ne soit pas juste un acte médical. 

La sophrologie est une méthode de préparation à l’accouchement qui aide les femmes à mieux vivre leur grossesse et à préparer l’arrivée de leur bébé de manière sereine. 

Cette pratique naturelle et reconnue est recommandée aux femmes enceintes : 

  • qui souhaitent un accouchement physiologique
  • qui éprouvent de la peur face à l’accouchement
  • qui doutent de leurs capacités à gérer la douleur et la fatigue
  • qui ne veulent pas de péridurale
  • qui ont un bébé en siège 
  • qui veulent créer un lien privilégié avec leur bébé avant la naissance.

La préparation à l’accouchement avec la sophrologie est destinée à toutes les femmes qui aspirent à s’y préparer de manière globale.

Les séances de préparation à la naissance avec la sophrologie sont aussi un moment d’échanges, que ce soit pour évacuer vos doutes ou pour trouver des réponses à vos interrogations.

Les bénéfices de la sophrologie pour les femmes enceintes

La sophrologie procure de nombreux bénéfices aux futures mamans.

Pour lutter contre la peur et l’angoisse de l’accouchement, la sophrologie vous permet de :

  • lâcher prise
  • vous relaxer profondément
  • prendre conscience de vos capacités
  • utiliser la respiration pour canaliser vos émotions

Pendant la grossesse, il est fréquent de ressentir des sentiments ambivalents. L’angoisse, la peur, l’anxiété cohabitent avec la joie, l’amour et l’impatience. La sophrologie vous offre un soutien pour rester zen et éviter ces montagnes russes émotionnelles que votre bébé ressent également. De quoi bien vivre votre grossesse jusqu’à sa fin.

Pour  favoriser l’acceptation des changements physiques et psychologiques, la sophrologie vous prépare à : 

  • prendre conscience de votre  corps
  • gagner en confiance en vous 
  • renouer avec votre féminité 
  • vous connecter avec votre bébé 
  • devenir maman

Pour être prête le jour J, les séances de préparation à l’accouchement avec la sophrologie vous aident à :

  • changer la perception de la douleur
  • maîtriser les étapes de l’accouchement
  • gérer la fatigue le jour J
  • savoir vous recharger en énergie et tenir le rythme pendant le travail

A l’approche du terme, la fatigue se fait de plus en plus ressentir. Or un accouchement est considéré comme un marathon en termes de fatigue. La sophrologie vous apprend à mobiliser votre énergie et à récupérer plus rapidement pendant la phase de travail.

La sophrologie est donc LA méthode naturelle la plus adaptée pour vivre un accouchement en pleine conscience et éviter les complications. 

Les bénéfices de la sophrologie pour votre bébé

Les nouveaux-nés dont les mamans ont suivi une préparation avec la sophrologie sont généralement plus calmes. Ils pleurent moins et ont un sommeil plus apaisé.

En effet, dès les premiers jours, les bébés “sophro” sont moins dans l’inconnu et moins angoissés puisqu’ils ont déjà établi avec leur maman des liens affectifs solides durant la grossesse. De plus, le lien  maternel ainsi créé en amont de la naissance reste  le meilleur outil de prévention contre la dépression post-partum.

Depuis 2019, j’ai accompagné des dizaines de femmes enceintes, pendant la grossesse pour établir un lien solide avec son bébé, puis en vue de l’accouchement, pour se sentir totalement prête le jour J, sereine et rassurée, au point souvent d’avoir envie d’y être !

Comment se préparer à l’accouchement avec la sophrologie ?

La bonne période de grossesse pour débuter la préparation 

La sophrologie peut être bénéfique tout au long de la grossesse, il s’agit alors de sophrologie prénatale. La sophrologie prénatale est tournée vers le bien-être de la future maman et de son bébé pendant la grossesse.

Au niveau de la préparation à l’accouchement, les séances débutent habituellement à la fin du deuxième trimestre de grossesse. Vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé et progressif à raison d’une séance par semaine pendant six à huit semaines.

Cette période, assez longue, est la durée nécessaire pour acquérir les différentes techniques qui seront utilisées le jour J, et pour avoir pleinement confiance en vous. La confiance que vous allez progressivement ressentir vous permettra de vous sentir totalement prête à l’approche du terme.

Les différents types d’exercice

Pendant les séances de préparation à l’accouchement, vous évoluez progressivement sur différents types d’exercices axés sur la respiration, la relaxation profonde et la visualisation.

Chaque consultation commence par un échange afin de faire le point sur vos préoccupations, vos doutes, ou tout simplement pour répondre à vos différentes questions concernant le grossesse et l’accouchement.

La respiration

La respiration vous aide à accompagner les contractions et à gérer la douleur lors de l’accouchement. Plusieurs techniques de respiration sont pratiquées et chacune est utilisée le jour J. Les exercices de respiration sont répétés pendant les séances de préparation.

La respiration est la clé d’un accouchement réussi et sans complications.  

La relaxation

La relaxation profonde vous amène dans un état de conscience modifié. Ce demi-sommeil vous permet de relâcher les tensions physiques et mentales. Le sentiment de bien-être que vous atteignez est ressenti par votre bébé. Ce moment hors du temps vous permet d’être en connexion totale avec votre bébé.

Votre capacité, acquise au fur et à mesure des séances, à vous mettre dans votre bulle, sera d’une grande aide le jour de l’accouchement, afin de faire abstraction d’un environnement hospitalier peu accueillant.

La visualisation

La visualisation est une technique à part entière qui favorise le bon déroulement de l’accouchement.   

La visualisation permet de maîtriser un événement, même s’il n’a pas été réellement vécu. Elle permet une anticipation positive du travail et de l’accouchement, en visualisant les étapes que vous vivez réellement en séance.

La maîtrise mentale de l’accouchement permet de l’appréhender avec confiance et sérénité et le jour J et de ne pas être déstabilisée par son déroulement. 

Enfin, il est maintenant démontré que l’état d’esprit positif de la maman favorise la dilatation du col et la descente du bébé.

Comment utiliser la sophrologie pendant l’accouchement ?

La perception de la douleur est différente pour chaque femme. Cependant elle est amplifiée par la peur et le stress. 

Avec l’aide de la sophrologie, vous êtes préparée. Vous êtes confiante en vos aptitudes à donner la vie.

Le jour de l’accouchement, cet état d’esprit positif fait toute la différence. 

La douleur sera bien présente, mais c’est votre perception qui aura changé, grâce à votre préparation. 

Respiration, relaxation et visualisation

Les différentes respirations vous aident à gérer la douleur des contractions et à encourager la dilatation du col. Vous offrez aussi une meilleure oxygénation à votre futur bébé. 

Toute la préparation à l’accouchement effectuée avec la sophrologie vous donne un pouvoir de maîtrise sur la perception de la douleur.

Les visualisations pratiquées pendant la préparation vous permettent de vous imaginer dans un environnement paisible et serein. Vous percevrez d’autant plus le déplacement de votre bébé le long de votre bassin jusqu’au périnée, même sous péridurale.

Les femmes qui se sont entraînées à la respiration poussent plus efficacement pendant la phase d’expulsion.

Les sages-femmes le remarquent immédiatement. Ce qui limite les risques de déchirures, tout comme le recours aux instruments du type forceps ou ventouse.

Gérer les imprévus de l’accouchement

Si un événement imprévu survient, vous saurez faire face sans paniquer grâce à la sophrologie. Avec cette méthode naturelle, vous accepterez mieux l’imprévisible comme par exemple une césarienne et vous saurez ne pas vous laisser dépasser par la peur. Vous resterez sereine pour accueillir l’arrivée de votre nouveau-né.

Pourquoi suivre mes séances de préparation à l’accouchement ?

Ma première grossesse : un long fleuve pas tranquille !

Ma première grossesse a été en tout point opposée aux grossesses de rêve que l’on voit autour de soi, dans les magazines ou sur les réseaux sociaux, avec des femmes enceintes épanouies et fières de leur ventre arrondie.

De par mon physique très mince, j’ai appris pendant ma grossesse que j’avais un utérus contractile. Les premières contractions sont apparues à 5 mois de grossesse et ne sont plus jamais reparties, jusqu’à en avoir une cinquantaine par jour en fin de grossesse.

Alors j’ai eu la totale : séjours aux urgences, col raccourci, hospitalisations, protocoles d’arrêt des contractions, ainsi que de maturation des poumons de mon bébé, mise au repos puis alitement total à 6 mois et demi de grossesse.

NB : mon article dédié à l’alitement est tirée de ma propre expérience.

Comme pour toute grossesse en MAP (menace d’accouchement prématuré), le stress des contractions et l’angoisse d’accoucher bien avant terme, ont été présents jusqu’à l’accouchement. J’ai vécu une grossesse douloureuse psychologiquement, mais aussi physiquement.

D’un point de vue physique, j’ai ressenti des douleurs du début à la fin, avec l’impression de sentir les modifications de mon corps de l’intérieur.

Et puis il y a eu les rdvs médicaux.

Que ce soit aux urgences ou avec les sages-femmes, je n’ai pas ressenti de bienveillance envers moi, je n’ai pas reçu de mots rassurants, moi qui en avait tellement besoin. Je n’ai pas non plus bénéficié de réelles explications quant à ce que je pouvais ressentir physiquement. Hormis toujours la même phrase « c’est votre utérus contractile… ».

Et les phrases maladroites on en parle ?

Je me souviens encore de mon échographie du 2ème trimestre de grossesse. Tout semble bien se passer mais l’échographe lâche une dernière phrase, de manière totalement détachée. « Comme votre bébé est un peu petit, on va programmer une échographie de contrôle. » Et voilà, aurevoir madame.

Pour moi ça a été un choc, le même effet que s’il m’avait annoncé que mon bébé avait un réel problème. J’ai fondu en larmes dès que je suis sortie.

Clairement, les préoccupations médicales étaient tournées vers mon bébé. Certes c’est important.

Mais quand on connaît l’impact du stress sur la santé mentale du futur bébé, sur le déroulé de l’accouchement et sur les risques de dépression port partum, je ne peux pas comprendre que les émotions de la femme enceinte ne soient pas davantage pris en compte.

Ma deuxième grossesse, à l’origine de ma reconversion professionnelle

On reprend la même formule mais en pire ? Et oui… Début des contractions à 4 mois de grossesse, arrêt de travail pour mise en repos car col raccourci. Accident de la route à 6 mois, une moto m’a renversée et a tapé dans mon ventre. Hospitalisation. Traumatisme physique ET psychologique. A l’hôpital, même pas un « comment vous sentez-vous madame ? » Le bébé est sauvé et c’est TOUT ce qui compte.

Début de l’alitement. Après l’accident, mon bébé s’est mis en siège et n’a plus jamais voulu se remettre tête en bas. Je ne vous raconte pas le stress supplémentaire que cela a occasionné. Alors j’ai tout essayé : les positions propices, des séances d’acupuncture, et même ce qui restera comme l’un des pires moments de ma vie, la version par manœuvre externe (VME) qui a évidemment échoué mais qui a contribué à déclencher mon accouchement alors que mon bébé n’était pas prêt…

NB : lisez tous mes conseils si votre bébé est en siège

Pour cette grossesse aussi j’ai eu le protocole de maturation des poumons du bébé lors d’un séjour aux urgences. Connaissant le protocole, je l’ai mieux vécu.

Ce que je n’ai par contre pas réussi à gérer, c’est l’angoisse de découvrir un problème sur mon bébé à la naissance, occasionné par l’accident et non détecté in utero.

Alors une femme enceinte stressée et angoissée cela donne quoi ?

  • Ma première fille n’a pas mangé pendant 2 ans et demi. J’étais à la limite de la dépression post natale.
  • Ma 2ème fille n’a pas dormi pendant 8 mois et a une anxiété marquée.

C’est peut être le hasard ou c’est peut être lié à mes grossesses et à mon vécu émotionnel.

Forte de ce vécu, j’ai décidé de devenir naturopathe et sophrologue spécialisée dans l’accompagnement des femmes enceintes et des couples en désir d’enfant. Je me suis aussi spécialisée sur l’accompagnement des enfants.

Grâce aussi au stage de naturopathie et de sophrologie effectué à l’hôpital Louis Mourier. J’ai en effet assisté à des dizaines de consultation de femmes enceintes aux problématiques très diverses et j’ai énormément appris.

J’ai ainsi conçu un protocole UNIQUE. Je ne vous propose pas qu’un accompagnement. Autour de séances thématiques, je vous donne également toute l’information que j’aurais aimé avoir. Vous aurez tout en main pour que ces mois de grossesse soient vécus le mieux possible, pour vous, et pour votre bébé.

Conclusion 

Pendant la grossesse, la sophrologie prénatale permet d’établir des liens affectifs forts avec votre bébé bien avant sa naissance.

Puis la préparation à l’accouchement avec la sophrologie vous donne les clés pour ne pas subir la douleur pendant l’accouchement mais pour l’accompagner. Différents outils permettent de favoriser le bon déroulement du travail puis de l’expulsion du bébé.

La sophrologie est donc LA méthode qui vous permet de mettre toutes les chances de votre côté pour vivre un moment magique et inoubliable. Bien loin des accouchements souvent douloureux, physiquement et mentalement, que l’on entend trop souvent.

Après l’accouchement, la sophrologie post-natale vous aidera à mieux gérer le baby blues, le stress et les doutes liés aux débuts de votre nouvelle vie de jeune maman. Elle joue aussi un rôle dans le renforcement du lien mère-enfant.

Naturopathie et sophrologie sont ensuite associées pour gérer la fatigue après l’accouchement.

Tout au long de votre vie, la sophrologie restera un outil sur lequel vous pourrez vous appuyer en toutes circonstances.

NB : la sophrologie est souvent en partie prise en charge par les mutuelles, renseignez-vous auprès de la vôtre.

Vous êtes enceinte et vous venez d’apprendre que vous allez devoir vivre une grossesse alitée ?

A peine le temps d’encaisser la nouvelle, avec parfois la sensation que le ciel vient de nous tomber sur la tête, qu’il faut déjà penser à réorganiser toute sa vie ! Son quotidien, son logement, son travail, sa vie de famille… Si vous n’étiez pas encore arrêtée professionnellement, cette annonce marque le début d’un arrêt qui se prolongera peut être jusqu’à la fin de votre grossesse.

Ayant vécue cette situation pendant de longs mois et lors de mes 2 grossesses, voici mes conseils pour réussir à traverser au mieux cette période souvent très éprouvante.

Pourquoi une grossesse alitée ?

L’alitement est recommandé pour toutes les grossesses à risque. Concrètement, votre grossesse présente des facteurs de risque pour la vie de votre bébé. Facteurs pouvant entraîner soit une fausse couche, soit un accouchement prématuré.

Avec l’alitement, l’équipe médical cherche à stabiliser ces facteurs. Par exemple si vous êtes alitée parce que vous avez des contractions et que votre col s’est raccourci, l’objectif va être de ralentir la fréquence et l’intensité des contractions, afin de minimiser l’impact sur le col.

Il est fréquent de connaître au moins une hospitalisation avant d’être alitée. L’objectif de l’alitement est donc aussi d’éviter de devoir revenir aux urgences.

Voici les causes les plus fréquentes :

  • Un raccourcissement du col, un col court, effacé ou ouvert
  • Des saignements
  • Un retard de croissance du fœtus
  • Une grossesse gémellaire
  • La pré-éclampsie
  • Un décollement du placenta, un placenta praevia ou un placenta accreta

Pour ma part, j’ai un utérus contractile. Les contractions ont commencé à 5 mois de grossesse la première fois et à 4 mois de grossesse la 2ème fois. Les contractions ayant un impact sur le col et ayant une fâcheuse tendance à s’emballer, j’ai connu les hospitalisations, les nuits aux urgences, la mise au repos et l’alitement strict. 

Alitement ou mise au repos ?

Certaines maternités prônent l’alitement strict, alors que pour d’autres la mise au repos procure les mêmes bénéfices.

Comment distinguer les 2 ?

Si vous commencez à avoir des contractions quotidiennes assez tôt dans votre grossesse, vous serez alors mise au repos.

Vous êtes mise en arrêt de travail et vous devez éviter les efforts prolongés pour ne pas favoriser les contractions. Mais en dehors de ces recommandations, votre vie ne change pas. Vous pouvez continuer à aller faire vos courses ou à aller chercher vos enfants à l’école.

Si vous ajoutez à cela un autre facteur de risque, alors ce sera l’alitement, avec visite d’une sage-femme à domicile 1 à 2 fois par semaine.

Quels sont les effets de l’alitement sur le corps ?

De manière logique, plus l’alitement est long, plus les effets sur le corps sont importants.

L’effet négatif n°1 est la perte musculaire liée à cette inactivité forcée. Une immobilisation entraîne tout d’abord une perte de masse maigre, puis une perte de masse musculaire. Enfin une réduction de la masse osseuse.

A l’inverse, la masse grasse augmente.

Il y a ensuite la prise de poids qui peut être amplifiée. Forcément, en ne bougeant pas, la dépense énergétique est plus faible. Et les tentations liées au stress ou à l’ennui sont, elles, plus grandes !

Pour d’autres femmes, le stress et l’activité réduite va leur couper l’appétit.

Dans les 2 cas, la courbe de croissance de votre bébé sera particulièrement surveillée.

Mentalement, cette période peut être très difficile à vivre.

Il y a le côté frustrations. Par exemple, lors de mon 2ème alitement, c’était l’été. Du coup non seulement je n’ai pas pu partir en vacances mais en plus j’ai du passer l’été enfermée…

Mais le plus dur reste l’anxiété et les peurs qui accompagnent toute femme enceinte alitée.

Ces sentiments m’ont accompagné jusqu’à l’accouchement. Compter les jours et les semaines, attendre avec impatience et angoisse chaque nouvelle échographie, chaque rdv à la maternité.

Le temps paraît infiniment long. Et je me suis parfois sentie infiniment seule.

Mes conseils pour mieux vivre une grossesse alitée

Soins du corps alitée

Se faire masser les jambes et le dos, soit en faisant venir un kiné à domicile, soit en sollicitant votre mari. Cela soulagera les douleurs lombaires, mais aussi la rétention d’eau, tout en favorisant le retour veineux.

Surélever ses pieds, pendant la journée et la nuit. L’idéal est de surélever le sommier de 10 à 15 cm ou sinon de mettre une grosse serviette sous le matelas. Pendant la journée, posez toujours vos jambes sur un gros coussin.

Se faire prescrire des bas de contention. Ils sont ensuite à choisir en pharmacie. On parle toujours de bas de contention mais le plus facile à porter au quotidien ce sont plutôt les chaussettes de contention, qui arrivent sous le genou. En hiver j’ai trouvé les collants de contention agréables à porter. 

Changer de position régulièrement pendant la journée. La position allongée peut rapidement devenir inconfortable. Alterner en vous mettant sur le côté gauche puis le côté droit.

Attention aux tisanes, elles vont vous donner envie d’aller faire pipi car comme le thé et le café, ce sont des diurétiques. C’est-à-dire que ce genre de boisson favorisent l’élimination de l’eau. Pas plus d’une tasse par jour.

Maintenez un bon niveau d’hydratation. Pendant la grossesse il faut boire davantage, même en étant alitée. On commence une bouteille d’un litre et demi le matin et on la termine le soir. Je conseille de viser les 2L d’eau par jour. Une hydratation suffisante limite le phénomène de rétention d’eau et est indispensable au transit souvent ralenti pendant la grossesse. Voici les aliments coups de pouce en cas de constipation.

Pour éviter une prise de poids excessive, mangez suffisamment le midi. Les protéines animales calent bien car elles sont plus longues à digérer. Mangez en une portion le midi. Evitez les grignotages mais accordez-vous un vrai goûter.

Au dîner attention au choix des aliments. Prenez en compte l’index glycémique des aliments (et lisez mon article dédié pour tout comprendre sur le sujet de la glycémie) pour composer votre dîner. En effet, si vous ne consommez que des glucides rapides lors du repas du soir, vous risquez d’être en hypoglycémie pendant la nuit, ce qui favorise les réveils nocturnes et empêche d’aller en sommeil très profond. Dans la même lignée, ne remangez jamais après le dîner.

Ma collation idéale pendant l’alitement

  • Un verre de lait végétal
  • Un ou deux fruits
  • Deux carrés de chocolat accompagnés de quelques noix pour les omega-3 indispensables pour votre bébé

 

collation pour femme enceinte

Soins du mental alitée

Profitez de cette inactivité forcée pour faire des choses pour lesquelles vous n’aviez pas le temps avant :

  • S’initier à l’auto-massage du visage
  • Se faire des soins (soins du visage, masque pour les cheveux, etc…)
  • Se lancer dans une activité manuelle => pourquoi ne pas tricoter le bonnet de naissance de votre bébé ?
  • Découvrir de nouveaux artistes
  • Lire la pile de livres mis de côté
  • Commencer une nouvelle série
  • Terminer les achats pour l’arrivée du bébé

Faîtes quelques séances de sophrologie prénatale afin de partager avec quelqu’un vos angoisses, vos peurs, vos doutes… Et aussi pour apprendre des exercices de relaxation que vous pourrez ensuite refaire seule chez vous. 

Vous pouvez aussi en profiter pour démarrer une préparation à l’accouchement basée sur la sophrologie.

Pour lire les témoignages de certaines jeunes mamans que j’ai accompagnées c’est ici.

Enfin rappelez-vous que cette période de repos est dédiée au bien-être de votre bébé. Profitez-en pour lui parler, lui faire écouter de la musique…

Sophrologie prénatale

Vous êtes alitée ?

Le programme MA GROSSESSE ZEN & NATURELLE est fait pour vous !

Et plus particulièrement le module MA GROSSESSE SEREINE.

 



 

Mise en place au début des années 80, la péridurale, technique d’anesthésie supprimant les douleurs des contractions, est devenue une norme bien établie en France. Au point que les femmes sont très fortement incitées à demander la péridurale pendant le travail. Pourtant, ses effets ne sont pas neutre, pour la femme, comme pour le bon déroulement du travail et de la naissance du bébé. Alors faut-il absolument demander la péridurale pour accoucher ? Existe-t-il d’autres alternatives ?

Pourquoi demander la péridurale ?

La péridurale a été créée pour supprimer les douleurs de l’accouchement, c’est-à-dire pour supprimer les douleurs des contractions pendant le travail et pendant l’expulsion du bébé.

A l’origine, quelle belle avancée pour les femmes ! La péridurale offrait enfin le choix aux femmes de ne plus souffrir en accouchant.

Cette technique est donc très vite devenue une pratique phare, proposée à toutes les femmes en France. Trop vite ?

Le nombre d’accouchements sous péridurale a augmenté de manière exponentielle. Cette hausse peut être mise en perspective avec celle du nombre de déclenchements et de césariennes, qui ont chacun doublé entre 1981 et 2010.

Toutes ces techniques illustrent la médicalisation croissante de l’accouchement en France depuis les années 80.

Certains pays ont pourtant une toute autre approche. Ainsi, seules 15% des femmes aux Pays-Bas, et 40% des femmes au Royaume-Uni ont recours à la péridurale. Alors pourquoi de telles différences ?

Qui pose la péridurale ?

La péridurale est posée par un médecin anesthésiste-réanimateur. Une consultation avec l’anesthésiste est obligatoire avant l’accouchement. Ce médecin doit vérifier si des contre-indications médicales sont présentes, notamment des troubles de la coagulation (nombre insuffisant de plaquettes détecté lors d’une prise de sang). Dans ce cas, c’est à lui d’évaluer si ces contre-indications empêchent toute pose de la péridurale le jour de l’accouchement. Lors de ce  rdv, l’anesthésiste doit aussi informer chaque femme des risques encourus pour elle mais aussi pour son bébé. Dans les faits, cette information n’est pas transmise. 

Quand poser la péridurale ?

D’un point de vue médical, la péridurale se pose quand on est sûr que le travail a bien commencé et qu’il n’y a plus de risques de faux travail. Il faut attendre une dilatation de 3 cm. 

Je vous donne maintenant mon point de vue, en tant que naturopathe et sophrologue qui prépare les femmes à l’accouchement. Clairement il faut attendre le plus longtemps possible avant de poser la péridurale. En effet, la péridurale augmente la durée du travail, déjà très long, surtout pour un premier accouchement. De plus, en étant anesthésiée, la péridurale oblige souvent à rester allongée pendant des heures. Elle limite les possibilité de mouvements. Or, pour favoriser la dilatation du col et pour faire descendre son bébé, il faut pouvoir bouger ! La position allongée est la pire des positions, que ce soit pour le travail ou pour l’expulsion du bébé. Elle est anti-physiologique, et ça les sages-femmes et les médecins le savent bien.

Une alternative existe, il s’agit de la péridurale déambulatoire. Moins dosée, elle permet à la future maman de continuer à se déplacer et à être actrice de son accouchement. Mais peu d’hôpitaux la propose pour le moment. C’est dommage car c’est la technique idéale. La sensation de douleur est abaissée de manière à être supportable. Et surtout, les contractions sont encore ressenties. Ce point est essentiel car tout le travail repose sur le ressenti des contractions. Quand on se coupe de cela, on se coupe de tout ce qu’il se passe dans son corps pour arriver jusqu’à la mise au monde de son enfant. D’où des accouchements interminables et l’utilisation d’instruments lors de l’expulsion (ventouses, forceps).

Quels sont les risques de la péridurale ?

La péridurale comporte des risques et n’est pas dénuée d’effets secondaires. Au contraire, les effets secondaires de la péridurale sont extrêmement fréquents. On peut même affirmer que 100% des femmes accouchant sous péridurale auront au moins un effet négatif lié à cette anesthésie.

Voici l’ensemble des risques possibles qui devraient être communiqués par l’anesthésiste avant de poser une péridurale.

Les effets négatifs possibles chez la maman

  • Sensation de paralysie avec incapacité à bouger les jambes, on a donc une immobilité forcée, et la contrainte de devoir rester allongée pendant les heures restantes jusqu’à la phase d’expulsion
  • Effet hypotenseur, c’est pourquoi la tension artérielle de la future maman est surveillée
  • Démangeaisons
  • Tremblements
  • Incapacité à vider sa vessie, elle est donc « vidée » par la sage-femme avant les poussées
  • Somnolence
  • Nausées voire vomissements
  • Migraines
  • Douleurs à la nuque
  • Contractions moins efficaces et ralentissement de la progression du bébé dans le bassin => allongement de la durée du travail
  • Injection d’ocytocine de synthèse pour compenser la baisse des contractions
  • Complications lors de l’expulsion avec davantage de recours aux forceps et aux ventouses
  • Plus de risque d’épisiotomie et de césarienne

Il y a aussi des cas, pas si rares, où la péridurale ne fonctionne que d’un côté et où elle doit donc être reposée.

Les effets négatifs possibles chez le bébé

  • Ralentissement du rythme cardiaque
  • Ralentissement de la descente dans le bassin
  • Baisse des mouvements fœtaux

Est-ce que la péridurale ralentit le travail ?

L’impact de la péridurale sur le travail

Oui la péridurale ralentit le travail. La péridurale allonge la durée de l’accouchement car elle rend les contractions moins efficaces. Comme la future maman ne peut plus accompagner les contractions, que ce soit avec sa respiration ou avec les postures, la dilatation du col se fait moins vite. Pour un premier accouchement, le rythme attendu est d’1 cm de dilatation par heure. Mais cela peut prendre beaucoup plus de temps. Ce temps d’attente, très long, augmente la fatigue, déjà présente.

Les effets de la péridurale sur l’expulsion du bébé

La péridurale n’a pas qu’une incidence sur la durée du travail. Elle impacte aussi le bon déroulé de l’expulsion. Et cet aspect peut être beaucoup plus problématique. En effet, la femme sous péridurale doit se fier aux indications de la sage-femme. C’est la sage-femme qui lui signale qu’une contraction arrive et qu’il va falloir se préparer à pousser. Seulement en ne ressentant rien, en étant coupée des sensations d’une partie de son corps, de nombreuses femmes poussent mal. Parfois, elles ne savent tout simplement pas comment faire, et ne rien ressentir ne les aide pas. Si la dernière étape de l’accouchement dure trop longtemps, le risque est que le cœur du bébé ralentisse. L’accouchement peut alors terminer sur une césarienne en urgence. Où la décision peut être prise d’utiliser des instruments du type ventouses ou forceps afin de faire sortir bébé.

Faut-il demander la péridurale ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut comprendre le sens des douleurs de l’accouchement. La douleur fait peur car elle n’est pas expliquée et donc pas comprise. Et quand la douleur arrive, les femmes ne savent pas comment y faire face.

Les contractions de travail sont provoquées par l’ocytocine. L’ocytocine est fabriquée par le cerveau et libérée en grande quantité le jour J. C’est aussi l’hormone qui favorise l’attachement entre maman et bébé.

La douleur est elle provoquée par l’effort intense fourni par le muscle utérin. La douleur est aussi amplifiée par le stress et la fatigue. 

Chaque individu est sensible à la douleur car le corps possède des récepteurs de la douleur, ce sont les nocicepteurs. Ils sont situés au niveau cutané, musculaire, articulaire et viscérale. Le jour de l’accouchement, la douleur n’est pas utile en soi mais elle fait partie du processus physiologique. 

Pour compenser la douleur, le corps sécrète des endorphines tout au long de l’accouchement. Mais là aussi, le stress et la fatigue peuvent amoindrir leurs effets positifs. 

Que faire si la péridurale ne marche pas ?

Dans certains cas, l’anesthésiste se rend compte le jour de l’accouchement qu’il ne pourra pas poser de péridurale. Comment accoucher alors en étant seule face à sa douleur ? A l’hôpital, les accouchements sont trop nombreux pour qu’une femme puisse être accompagnée par une sage-femme pendant le travail. Chaque femme devrait donc envisager d’accoucher sans péridurale. 

Dans d’autres cas, beaucoup plus nombreux, la péridurale ne fonctionne que d’un côté. Cela m’est arrivé pour mon premier accouchement. Le problème quand la péridurale ne fait effet que d’un côté c’est que la douleur continue à être ressentie comme s’il n’y avait eu aucune péridurale. Concrètement, la péridurale ne fonctionne pas.

L’anesthésiste suggère alors de se tourner pour faire passer le produit de l’autre côté. Autant vous dire que cette technique n’a pas du tout marchée. Entre le temps d’attente pour le faire venir la première fois, puis pour le faire revenir, puis pour faire cette technique, puis pour qu’il veuille bien reposer la péridurale, et bien il s’est passé 3 heures… 3 heures d’attente dans la douleur. Je précise qu’à cette époque je n’étais pas sophrologue et qu’avec une grossesse alitée, je n’avais eu aucune préparation à l’accouchement en amont.

Si la péridurale ne fonctionne pas et que la douleur est insupportable, il ne faut pas tarder à le signaler et redemander à ce qu’elle vous soit reposée.

Comment gérer les douleurs de l’accouchement ?

La peur de souffrir amplifie la douleur. Elle empêche la sécrétion des endorphines. Elle peut aussi retarder le travail. En effet, sous l’effet de la peur, tout le corps se crispe encore plus et la respiration devient chaotique. Les muscles sont mal oxygénés à cause de l’hyperventilation et sont par conséquent moins efficaces dans leurs contractions.

Il existe un moyen très efficace de gérer les douleurs de l’accouchement. C’est de s’y préparer ! Cela paraît trop beau pour être vrai ? Et bien non. Que ce soit les gynécologues obstétriciens ou les sages-femmes, tous ont perçu une différence dans la gestion de la douleur entre les femmes qui avaient suivies une préparation à l’accouchement et celles qui arrivaient totalement dans l’inconnu.

Au cours de mon stage dans une maternité, j’ai fait le même constat. J’ai ensuite conçu un protocole unique, dédiée à la préparation à l’accouchement des femmes enceintes.

Ce protocole repose sur les 2 piliers de la gestion de la douleur

  1. Une préparation mentale
  2. Une préparation physique

De manière à être dans une totale maîtrise du déroulé de l’accouchement, étape par étape le jour J. En 6 séances, chaque femme enceinte acquiert les outils nécessaires à la mise au monde de son enfant. 

Comment éviter la péridurale ?

Les techniques apprises lors des séances de sophrologie n’ont pas pour objectif premier de se passer de péridurale. Néanmoins, ces techniques permettent de la demander plus tard. Ce qui est déjà plus physiologique. 

Si par contre vous souhaitez éviter la péridurale et avoir un accouchement naturel, une préparation est indispensable. Le protocole est alors de 8 séances car nous allons plus loin dans la préparation mentale. En effet, la préparation mentale est encore plus importante que la préparation physique pour gérer les douleurs, peu importe le type de douleurs. 

N’imaginez pas pouvoir vous passer d’une préparation en amont car pour l’équipe médicale présente à la maternité le jour où vous accoucherez, la péridurale rend la gestion des accouchements plus facile à gérer. Avec un nombre de sages-femmes insuffisant, et des services parfois débordées par le nombre d’accouchement, impossible pour elles de passer plusieurs heures avec chaque femme. Les sages-femmes sont d’ailleurs les premières à exprimer leur frustration à ce sujet et elles ne cessent de réclamer plus de moyens.

Conclusion

La péridurale est outil de gestion de la douleur mais elle n’est pas la seule technique possible. Pour maximiser ses chances d’avoir un accouchement qui se déroule le mieux, l’idéal est de se préparer en amont et de prendre la décision de la péridurale pendant le travail. La péridurale ne doit pas pallier à un manque d’accompagnement mais être un choix mûrement réfléchi. Depuis toujours, les femmes ont été conçues pour mettre au monde des enfants, en ayant des ressources internes qui leur permettent de supporter la douleur. Ces ressources ont été mises de côté, passées sous silence, au point que les femmes n’en ont pas conscience. 

Mon rôle est de vous accompagner et de vous montrer que, avec ou sans péridurale, VOUS êtes capable de mettre votre enfant au monde et d’avoir l’accouchement que vous souhaitez.

N’hésitez pas à lire les témoignages de certaines jeunes mamans qui ont bénéficié de mon accompagnement.

Vous n’avez pas les moyens ou pas le temps ? J’ai conçu 6 podcasts de sophrologie dédiés à la préparation à l’accouchement.

Un accouchement naturel se pratique en maison de naissance et se caractérise par le caractère non-interventionniste de l’équipe médicale. L’équipe médicale est par ailleurs réduite au minimum. L’accouchement se déroule donc sous la seule surveillance d’une sage-femme.

Depuis 2015, huit maisons de naissance, réparties sur toute la France, sont autorisées à pratiquer des accouchements naturels.

Ces maisons de naissance ont été testées pendant 5 ans, afin de pouvoir évaluer les risques et les bénéfices de ces accouchements, pour les femmes comme pour leurs bébés.

A l’issue de cette période concluante, les députés ont voté en octobre leur reconduction et se sont exprimés en faveur de leur développement. Une très bonne nouvelle donc pour toutes les femmes en recherche d’un accouchement moins médicalisé.

Seule condition exigée, se trouver à proximité immédiate d’une structure partenaire. En cas d’indication médicale ou de complication pendant l’accouchement, la proximité d’une maternité permet ainsi un transfert et une prise en charge médicale rapide.

Un accouchement naturel respecté

Le principe de base d’une maison de naissance est de respecter le processus naturel de l’accouchement. Il n’y a donc pas d’injection d’ocytocine en salle de naissance pour accélérer le travail ou de déclenchement. Ce qui n’empêche pas une surveillance médicale rigoureuse.

A Paris, la seule maison de naissance est le « CALM », pour Comme à la maison, un lieu pensé pour que les futures mères viennent y accoucher comme chez elles. Elle est rattachée à la maternité des Bluets, dans le 12e arrondissement de Paris.

Cependant, toutes les femmes ne peuvent pas accoucher en maison de naissance. La structure étant peu médicalisée, les grossesses à risque y sont d’office exclues, tout comme les grossesses gémellaires, les utérus cicatriciels, ou les bébés en siège.

La sophrologie pour un accouchement naturel

Pour se préparer au mieux à un accouchement naturel, c’est-à-dire sans péridurale, il est souvent nécessaire d’aller plus loin que la préparation à l’accouchement classique délivrée par une sage-femme ou par la maternité. Les cours de préparation à l’accouchement sont en effet plus informatifs que préparatoires.

Suite à mes 2 grossesses, je me suis formée à la sophrologie, qui est un formidable outil pour toute femme enceinte. En effet, en sophrologie on agit à la fois sur le corps et sur le mental. Or, pendant l’accouchement, ces 2 aspects sont indissociables. Il s’agit de mobiliser ses capacités mentales et physiques.

C’est votre mental qui vous permettra de gérer la douleur, et de ne pas la vivre comme une souffrance. C’est aussi votre mental qui aidera le bébé à bien se positionner et à vivre cette épreuve sans traumatisme. 

Pendant les séances de préparation à l’accouchement, j’ai recours à différentes techniques :

  • La respiration
  • La relaxation profonde
  • La visualisation

Aucune grossesse n’étant identique, j’adapte mon protocole à chaque femme enceinte que je suis. Chaque séance est différente et suit une progression.

Chaque séance est l’occasion de vivre un moment privilégié avec votre bébé. De partager avec lui un réel moment de détente, un moment où vous êtes toute à lui. Loin des préoccupations de la grossesse.

Combien faut-il de séances de sophrologie pour se préparer à l’accouchement ?

Mon protocole se base sur 6 à 8 séances de préparation à l’accouchement. La dernière séance est enregistrée.

Le nombre de séances dépend ensuite de vous, de vos besoins et du temps que vous avez. Je peux être amenée à effectuer 2 séances par semaine ou voir certaines futures mamans pendant plusieurs mois.

Quels sont les bénéfices de la sophrologie le jour de l’accouchement ?

Se préparer à l’accouchement permet d’appréhender le jour J avec davantage de confiance en soi et de sérénité. Cet aspect est essentiel pour chaque femme car le stress et l’anxiété favorisent les complications de l’accouchement et peuvent bloquer la phase de travail ou d’expulsion. Le recours aux instruments (forceps, ventouses) est par ailleurs plus fréquent.

En tant que future maman, si vous recherchez un accouchement naturel, c’est que vous souhaitez accoucher sans péridurale et rester libre de vos mouvements. En effet, l’anesthésie enlève la douleur mais du coup elle immobilise.

Grâce à l’association de la respiration et de la visualisation, la sophrologie vous permettra d’être véritablement actrice de votre accouchement. 

Maîtriser les différentes respirations de l’accouchement permet également de préserver son périnée.

Enfin, la sophrologie permet de consolider le lien mère-enfant in utero.

En conclusion

Se sentir capable de mettre soi-même son enfant au monde est indispensable pour pouvoir gérer la douleur des contractions et se passer de péridurale. La préparation mentale se fait sur plusieurs semaines afin de maîtriser le déroulement de l’accouchement. Que ce soit pour favoriser la dilatation du col, accompagner l’engagement du bébé dans le bassin ou pour gérer la fatigue pendant le travail, l’acquisition de techniques est rassurante et permet de gérer ce marathon. Sans perdre pied à cause de la douleur et sans complications.

En vous y préparant, vous mettez tout simplement toutes les chances de votre côté pour vivre un bel accouchement. Un accouchement qui correspond à votre projet de naissance. 

D’autres accouchements nécessitent aussi de s’y préparer et d’acquérir cette confiance en soi et en ses capacités. C’est le cas de l’accouchement en siège, un accouchement plus risqué. Pour lire le récit de mon accouchement par le siège c’est ici.

Les dangers méconnus de la crème solaire

La crème solaire comporte-t-elle des dangers pour notre peau et notre organisme ? Peut-on faire confiance aux crèmes solaires vendues en pharmacie ? Les crèmes solaires pour les bébés et les enfants sont-elles sûres ?

Beaucoup d’entre vous ne se sont peut être jamais posés ce genre de questions. Il est vrai que les dermatologues nous répètent à longueur de temps que se protéger la peau du soleil est indispensable. Et sur ce point ils ont raison. Malgré ces messages de prévention, le nombre de nouveaux cancers de la peau a explosé et la tendance est en constante augmentation. Beaucoup d’erreurs sont faites par méconnaissance des effets du soleil sur la peau. Les produits solaires sont aussi la plupart du temps mal utilisés. 

Bien que les produits solaires soient indispensables pour faire barrière aux rayons UV, il s’agit de ne pas acheter n’importe quoi. En effet, les produits solaires ne sont ni plus ni moins qu’un cocktail de produits chimiques loin d’être anodin pour notre peau. Et trop de marques utilisent encore des ingrédients controversés, sous couvert que les consommateurs qui les achètent n’y comprennent rien !

Alors à la fin de cet article, vous pourrez choisir votre crème solaire en toute connaissance de cause !

Quelle crème solaire choisir ?

La crème solaire permet d’assurer une protection contre les rayons ultraviolets émis par le soleil, les UVA et les UVB. Sa fonction est d’éviter les effets délétères du soleil sur la peau (coups de soleil, vieillissement prématuré, tâches cutanées, carcinomes…). Elle doit néanmoins être bien tolérée par la peau.

Certaines substances chimiques utilisées, mais aussi naturelles comme les allergènes, peuvent être irritantes et créer des allergies cutanées (rougeurs, démangeaisons…). Les peaux les plus réactives et sensibles doivent donc privilégier les protections solaires hypoallergéniques (qui vont minimiser les risques d’allergies), et sans parfum.

Une crème solaire doit aussi être exempte de perturbateurs endocriniens, perturbateurs qui ont la capacité de mimer le fonctionnement de certaines hormones et de se substituer à elles, venant ainsi perturber le bon fonctionnement du système endocrinien. Et alors qu’un nombre incalculable d’études fait le lien entre les perturbateurs endocriniens et leurs effets potentiels sur la santé, ils sont présents dans la majorité des produits solaires, quelles que soient les marques, et aussi, plus inquiétant, dans des produits destinés aux bébés et aux enfants, les plus sensibles aux dommages des perturbateurs endocriniens !

A noter que l’imprégnation excessive de certains enfants aux perturbateurs endocriniens conduit à avancer l’âge de la puberté, parfois de manière complètement anormale. On voit ainsi de plus en plus de petites filles qui commencent à être formées à partir de 8 ans, conséquence directe de cette exposition cumulée aux perturbateurs endocriniens qui sont partout dans notre environnement et dans notre alimentation.

Endométriose, SOPK ou problèmes de fertilité, ces pathologies ont toutes en commun les perturbateurs endocriniens. Ils constituent un véritable problème de santé publique. Les marques sont pourtant bien au courant, ce qui ne les empêchent pas de continuer à les utiliser.

Pour éviter d’acheter une crème qui comporte des perturbateurs endocriniens, vous avez deux options. Soit vous vérifiez dans la liste des ingrédients qu’aucun ingrédient problématique que je vous liste ci-dessous n’est présent. Soit vous vous aidez d’une application pour choisir, car les perturbateurs endocriniens mais aussi les molécules qui posent problème sont normalement pénalisées.

Quelle crème solaire choisir

Quelles crèmes solaires éviter ?

Les filtres solaires sont autorisés par une réglementation européenne. Les parabens les plus dangereux ont été interdits en 2014 mais plusieurs substances très controversées sont encore présentes dans de nombreux produits solaires. 

J’ai choisi de parler ici des molécules chimiques les plus problématiques et qu’il faut mieux éviter. Evitez les crèmes solaires qui comportent :

  • Du phénoxyéthanol

Utilisé comme conservateur pour empêcher le développement bactérien dans les produits de beauté en général. Il est reconnu comme potentiellement dangereux pour les bébés et les enfants, comme allergène pouvant entraîner de l’eczéma et de l’urticaire chez les personnes intolérantes, et toxique pour le foie et la fertilité de l’homme si utilisé en excès. À proscrire chez les personnes allergiques, les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent. 

  • De l’oxybenzone

Ce filtre chimique se trouve aussi sous l’appellation benzophénone-3 ou BP3. Il est suspecté d’être un perturbateur endocrinien, cancérigène et serait allergisant. À proscrire chez les enfants et les femmes enceintes.

Pour aller plus loin, l’Oréal évoque l’oxybenzone sur son site.

  • De l’avobenzone

On le trouve souvent sous l’appellation butyl methoxydibenzoylmethane, il est suspecté d’être un perturbateur endocrinien et est polluant pour l’environnement. On le trouvait par exemple dans la crème solaire « Visage anti-rides » SPF 50 de la marque Caudalie en 2020. La marque a depuis revu toutes ses formules.

  • De l’octocrylène

Ce filtre solaire est allergisant et potentiellement cancérigène. Les marques La Roche-Posay, Lancaster, Mixa et Ambre Solaire y ont recours. L’Oréal se défend ici de continuer à utiliser l’octocrylène dans ses crèmes solaires, tout en admettant qu’il y a mieux…

Mise à jour 2024 : Mixa a revu l’intégralité de sa gamme solaire et a enlevé la majorité des molécules problématiques, dont l’octocrylène, le phénoxyéthanol et le dioxide de titane sous forme nano. Néanmoins les compositions de toutes les références restent très mal notées.

  • Du BHA ou BHT

Perturbateurs endocriniens, utilisés chez Lancaster.

  • Du cyclopentasiloxane

Cet ingrédient utilisé comme émollient perturbe le fonctionnement endocrinien. On le retrouve dans la crème minérale Avène SPF 50+ mais aussi dans les références solaires de Lancaster.

Crème solaire minérale à éviter

  • Du parfum

Sous l’appellation parfum ou fragrance se cachent en fait des phtalates, et donc des perturbateurs endocriniens. Il faut opter pour une crème sans parfum si possible, cela est précisé sur l’emballage. La majorité des crèmes solaires en sont malheureusement dotés.

  • De l’ethylhexyl methoxycinnamate

Perturbateur endocrinien reconnu quand utilisé à haute dose et potentiellement cancérigène. Impact in vivo prouvé sur la fonction thyroïdienne. On en trouve par exemple dans la crème « Sun kids » SPF 50 de Lancaster !

Crème solaire toxique

  • Des filtres minéraux sous forme de nanoparticules

On les trouve mentionnés comme ceci « oxyde de zinc [nano] » et « dioxyde de titane [nano] ». Leur utilisation permet d’éviter l’effet blanc dans les produits solaires utilisant des filtres minéraux. Leur petite taille favorise la pénétration dans l’organisme. Elle devient problématique en cas d’inhalation. Les nanoparticules d’oxyde de zinc et de dioxyde de titane sont par conséquent interdites dans les aérosols et autres produits pulvérisables. Par principe de précaution, je déconseille l’utilisation de crèmes solaires avec nanoparticules.

Les marques Patyka et laboratoires de Biarritz en ont.

  • Du methylene bis-benzotriazolyl tetramethylbutylphenol

Ce filtre chimique anti-UV se trouve sous forme nanoparticulaire. Il est considéré comme sûr par le CSSC (Comité Scientifique européen pour la Sécurité des Consommateurs) mais les études ne portent pas sous sa forme nanoparticulaire. En attendant les preuves formelles de son non-toxicité, je recommande d’éviter les crèmes le proposant sous cette forme précise comme le lait solaire SPF 50+ dédié aux enfants de la marque Avène. On retrouve sur le tube la mention « Peau sensible de l’enfant ». On peut supposer que les enfants avec une peau sensible ont davantage de risques d’avoir des lésions cutanées dues à des irritations par exemple. D’une manière générale les enfants ont fréquemment des plaies. Or les molécules sous la forme nano ne doivent absolument pas être appliquées sur une peau lésée (coupée, brûlée ou irritée) afin d’éviter la pénétration dans l’organisme. 

Voici un exemple qui démontre que les crèmes solaires conçues pour les enfants ne sont pas plus fiables au niveau de leur composition…

  • De l’homosalate

Voici une nouvelle molécule, que je n’avais pas listée en 2020, et pour cause, elle était considérée comme sûre en 2007 par le CSSC, avec un dosage pouvant aller jusqu’à 10%. Mais en 2021 les recommandations ont radicalement changées. Le CSSC reconnaît que l’homosalate représente un danger pour la santé humaine quand il est utilisé aux dosages précédemment autorisés ! Le niveau est abaissé à 0,5%. A noter qu’il pourrait aussi être néfaste pour la faune et la flore.

Faut-il choisir une crème solaire minérale ?

A la différence des filtres chimiques, les filtres minéraux ne sont pas absorbés par la peau mais restent à sa surface. Ils agissent comme une barrière en réfléchissant les rayons UV. Leur protection est immédiate. Les molécules utilisées sont l’oxyde de zinc et/ou le dioxyde de titane qui peuvent l’être sous forme de nanoparticules. Les marques ont l’obligation de le mentionner (mais beaucoup ne le font pas). Comme précisé précédemment, il vaut mieux éviter une crème si vous voyez la mention « nano » et ne pas l’utiliser sur une peau abîmée ou sur un coup de soleil.

Seuls les filtres minéraux peuvent être labellisés « bio ». Ils sont conseillés pour les peaux sensibles et allergiques au soleil. L’avantage est qu’ils ne comportent aucun perturbateur endocrinien. Par contre les crèmes solaires minérales laissent généralement des traces blanches sur la peau, qui s’estompent néanmoins quelques temps après l’application. La question se pose aussi quant à leur efficacité.

Les crèmes solaires protègent-elles contre les rayons UV du soleil ?

La question de savoir si la crème solaire protège la peau contre les rayons du soleil peut paraître étonnante puisque c’est la principale fonction d’une crème solaire. Et pourtant, la protection d’une crème solaire contre les UV va dépendre de son SPF. Il y a peu de différences entre un SPF 30 et un SPF 50. Par contre, une crème solaire avec un spf inférieur à 30 n’est pas assez protectrice. 

Une crème solaire doit ensuite nous défendre contre les UVB mais aussi contre les UVA, qui sont en fait beaucoup plus nocifs pour la peau. Le sigle UVA doit donc être présent sur le tube de crème solaire. Cela signifie sinon que la protection ne concerne que les UVB. 

Les crèmes solaires ont des filtres anti UVB pour empêcher la peau de brûler, et anti UVA pour limiter le vieillissement de la peau

Le niveau de protection va également dépendre de la quantité de crème solaire appliquée sur le corps et sur le visage. Et là c’est certain, personne n’en met suffisamment. Tout simplement car les quantités demandées sont très (trop) importantes ! Parce que les produits solaires sont des produits plutôt gras voire très gras mais aussi que les crèmes solaires tachent les vêtements, on a plutôt tendance à en mettre le minimum.

C’est pourquoi, quand vous appliquez une crème solaire avec une protection 50, l’indice est facilement abaissé à 30 par insuffisance de produit appliqué. 

Enfin, il y a aussi une différence entre le SPF indiqué sur l’emballage et la réalité. En 2022, le magazine Que choisir (juillet 2022) avait mis à l’index la crème solaire Cattier car la protection annoncée n’était pas au rdv. 

Mais si la majorité des fabricants respectent la protection indiquée contre les UVB, ce n’est pas le cas concernant les UVA. Le dernier comparatif et test de 8 crèmes solaires par le magazine 60 millions de consommateurs en juin 2025 fait état de résultats décevants contre les UVA.

Les meilleures pratiques pour ralentir le vieillissement cutané
les meilleures pratiques pour ralentir le vieillissement de la peau
Lire la suite

La tête plate du bébé, toutes les solutions pour l’éviter

La tête plate du bébé est de plus en plus fréquente. En effet, depuis les années 90, il est recommandé de faire dormir les nourrissons sur le dos afin de limiter le risque de mort subite du nourrisson. En parallèle, le nombre de cas de plagiocéphalie a explosé ces vingt dernières années. Tour d’horizon des solutions pour éviter la tête plate du bébé.

La plagiocéphalie est une déformation crânienne constituée d’un aplatissement d’un côté de la tête.

Dans le cas d’une brachycéphalie, c’est tout l’arrière du crâne qui est aplati.

De quoi provient la déformation du crâne ?

De nombreuses causes sont possibles mais les bébés atteints cumulent au moins deux des éléments suivants :

  • Un engagement long et difficile dans le bassin au moment de l’accouchement,
  • L’utilisation de forceps ou de ventouses,
  • Un torticolis musculaire congénitale, présent dès la naissance ou qui apparaît dans les premières semaines de vie,
  • Un torticolis postural : le nourrisson dort toujours du même côté,

La présence d’un torticolis, couplé au couchage sur le dos, conduit la plupart du temps à une plagiocéphalie. Cela s’explique par la restriction de mouvement qui en résulte, et aussi parce que la prise en charge est souvent trop tardive. De plus, le traitement d’un torticolis prend plusieurs mois, laissant le temps à la plagiocéphalie de s’installer.

Parfois, il n’y a pas de blocage particulier mais le bébé a un côté qu’il préfère. Cela peut être lié à la manière dont il est nourri. C’est pourquoi pour les bébés nourris au biberon, on recommande d’alterner les bras. Cela peut aussi être dû à l’emplacement de son lit. Bébé pourra préférer se tourner vers la porte ou vers sa maman en cas de cododo.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • Une mauvaise position du fœtus dans le ventre de la maman,
  • Les grossesses gémellaires,
  • Les bébés en siège.

Quels sont les facteurs aggravants ?

  • Les cocons ergonomiques comme le Cocoonababy ou le Doomoo,
  • Les transats,
  • Les cosys.

Comment prévenir la tête plate du bébé ?

Il faut savoir qu’elle peut s’installer très rapidement, en quelques semaines, alors qu’il faudra des mois pour que la tête du bébé retrouve sa forme initiale.

N’importe quel nourrisson pouvant être touché, il existe des mesures préventives :

1.     Emmenez votre enfant voir un ostéopathe dans les 15 premiers jours de vie, afin de détecter un éventuel torticolis au plus tôt. Attention de bien consulter un ostéopathe spécialisé.

2.     Surveillez de quel côté dort votre enfant ou de quel côté il se réveille, assurez-vous que cela n’est pas toujours du même côté. Stimulez le côté le moins utilisé : allongez-vous à côté de votre bébé, placez-y des stimulations sonores ou visuelles.

3.     Ne le couchez pas toujours dans le même sens.

4.     Ne donnez pas toujours le biberon avec le même bras mais alternez.

5.     Portez votre petit le plus possible et dans différentes positions.

6.     Quand vous sortez, utilisez une écharpe ou un porte bébé physiologique (ceux où les jambes de l’enfant pendent de chaque côté sont à éviter car non physiologique, les jambes doivent au contraire être repliées contre vous avec les genoux plus hauts que les hanches).

7.     Evitez de laisser votre enfant trop longtemps dans un transat, idéalement pas plus d’une vingtaine de minutes, car un transat limite les mouvements de sa tête.

8.     Evitez les trajets longs dans un cosy ou un siège-auto. Ne faîtes pas dormir votre bébé dans un  cocon ergonomique la nuit, il ne devrait être utilisé qu’une vingtaine de minutes après avoir nourri son bébé pour le faire digérer, car il entrave les mouvements de la tête ; ce genre de matelas pourrait aussi accentuer et même créer un torticolis et donc une plagiocéphalie. Un cocon ergonomique est à usage unique et ne doit pas être utilisé pour un autre enfant.

9.     N’utilisez pas de coussin anti tête plate car ils limitent la rotation de la tête et ils n’ont fait preuve d’aucune efficacité pour prévenir la plagiocéphalie.

10. En journée, mettez régulièrement votre enfant sur le ventre, sur son tapis d’éveil par exemple. Généralement les petits n’aiment pas ça, inutile donc de le forcer à rester dans cette position qu’il n’affectionne pas, c’est la répétition qui l’habituera. Au début, laissez-le une dizaine de secondes, puis augmentez progressivement la durée.

Quelles solutions si mon bébé a la tête plate ?

Vous venez de vous rendre compte que votre bébé présente un aplatissement plus ou moins important d’un côté du crâne. La première chose à faire est d’aller voir un ostéopathe néonatal afin d’évaluer l’existence ou non d’un torticolis. Si cela est confirmé, demandez à votre pédiatre qu’il prescrive une dizaine de séances avec un kinésithérapeute. Ostéopathie et kinésithérapie sont deux techniques complémentaires. Un ostéopathe verra votre enfant en moyenne une fois par mois alors qu’un kinésithérapeute le verra au moins une fois par semaine, et ce pendant plusieurs mois.

A la maison, il faudra pratiquer le repositionnement, il s’agit de faire dormir bébé sur le côté qui n’est pas aplati, en le bloquant bien à l’aide d’un cale bébé pendant la journée car votre enfant est alors sous surveillance. La nuit, vous pourrez continuer à le coucher sur le dos. Dans les cas les plus légers et effectué les premiers mois du bébé, le repositionnement suffit généralement à résorber une plagiocéphalie débutante en quelques mois.

A partir de 6 mois, si le repositionnement s’avère insuffisant et en fonction de la gravité de la déformation crânienne, le port d’un casque orthopédique pourra être nécessaire. Il est recommandé de commencer ce genre de traitement entre 3 et 12 mois pour plus d’efficacité.

Plagiocéphalie et casques pour bébé

Il existe deux types de casques, les passifs, d’ancienne génération, et les actifs.

Les principaux avantages des casques actifs sont les suivants :

  • Traitement sur une période moyenne de 4 mois (de 5 semaines à 6 mois). Pour des enfants âgées de 3 à 6 mois le traitement doit normalement durer de 5 à 12 semaines.
  • L’usage d’un second casque est peu fréquent (environ 20%). Et les problèmes de peau beaucoup plus rares.

Le port d’un casque est impressionnant. Pourtant les bébés s’y adaptent très facilement. Le port du casque se fait 24h sur 24h. Il n’est enlevé qu’au moment du bain.

Le seul désagrément occasionné est qu’il tient chaud et que les petits ont tendance à transpirer au niveau du crâne quand ils le portent durant les mois d’été. Certains peuvent développer des irritations de la peau.

Il existe maintenant plusieurs marques de casque pour bébé (Doc Band, Lagarrigue, Chabloz, Cranioform et Proteor). Les prix tournent autour de 1000€, sauf pour le Doc Band qui est à 4450€ car c’est le seul qui peut être posé à partir d’un an. C’est sûrement le plus efficace, notamment pour un bébé qui allie plagiocéphalie et brachycéphalie.

Pour le Doc Band, il faut aller dans le 93, à Beauvais, Bordeaux, Chavanay ou Barcelone. La sécurité sociale prend plus ou moins en charges, cela dépend des centres, dans tous les cas il faut monter un dossier.

Les adresses des centres Doc Band sont ici.

Chabloz est maintenant présent dans 11 villes de France dont Paris.

Lagarrigue se trouve dans 14 villes de France dont Clichy, centre le plus proche de Paris.

Où aller pour faire mesurer la tête de son bébé ?

A Paris, seul le pédiatre Thierry Marck s’est spécialisé dans ce domaine et a la capacité d’établir toutes les mesures du crâne de votre enfant et de poser un diagnostic. Par contre attention, il renvoie systématiquement vers le centre de Lagarrigue à Clichy ou à Gentilly. Je ne remets nullement en doute ses compétences mais ce n’est pas lui qui vous conseillera de manière objective pour choisir entre un casque Doc Band, Chabloz ou Lagarrigue.

Les conséquences de la plagiocéphalie

Alors que ce phénomène est devenu fréquent, les parents se retrouvent souvent démunis face au discours des professionnels de santé. La phrase « ne vous inquiétez pas cela se remettra tout seul » est trop fréquemment prononcé, généralement par méconnaissance du sujet.

Et effectivement, seul un spécialiste sera capable d’évaluer la gravité de la déformation crânienne, en faisant des mesures précises. Il sera à même de vous dire si vous pourrez vous contenter de séances de rééducation ou si vous devrez envisager un traitement plus lourd.

Il existe encore très peu de spécialistes en France, et aucun service dédié dans les hôpitaux parisiens, contrairement aux autres pays européens.

Et si je ne fais rien ?

Dans les cas les plus sévères, le crâne ne retrouvera jamais sa forme initiale et la déformation persistera, avec des conséquences plus ou moins graves, parfois neurologiques. Ne rien faire c’est donc faire courir un risque pour la santé de son enfant, en plus du facteur esthétique.

Ma 1ère expérience et mon parcours avec la plagiocéphalie

Quand ma fille est née en 2014, je me suis aperçue au bout de quelques semaines que son crâne était aplati sur un côté. Mais aussi que de manière plus globale, elle n’avait pas du tout une jolie tête ronde. Les proportions de son crâne n’étaient pas harmonieuses.

De plus, elle semblait être bloquée pour tourner sa tête d’un côté. Elle a donc commencé un suivi auprès d’un ostéopathe. Bien que l’ostéopathe n’ait pu me conseiller quant à sa tête aplatie, il m’a alerté sur le Cocoonababy. En effet, celui que nous utilisions depuis la naissance de ma fille, m’avait été donné. L’ostéopathe nous a appris que le Cocoonababy était à mémoire de forme et selon lui son usage ne pouvait correspondre qu’à un seul enfant. Je l’ai apporté dans un magasin pour comparer et je me suis rendue compte que le nôtre était complètement enfoncé au niveau de la tête et que c’est sans doute cela qui a crée ou favorisé le torticolis.

J’ai interrogé 3 pédiatres au sujet de son crâne mais tous m’ont répondu que cela allait se remettre tout seul et m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Je n’ai pas obtenu plus de conseils de la part de l’ostéopathe.

Plus les semaines passaient plus sa plagiocéphalie continuait à s’accentuer et il était évident que la forme de son crâne n’était pas “normale”.

Faute de réponse éclairée du milieu médical, j’ai commencé à faire des recherches sur internet. J’ai trouvé le blog d’une maman qui relatait son parcours semé d’embûches et qui s’est résolu par la pose d’un casque pour son fils. J’ai donc investigué de ce côté là. En 2014 il n’existait que 2 endroits pour faire poser un casque : Lyon avec la pose d’un casque passif, et Beauvais, avec la pose d’un casque actif, le Doc Band. Mais avant de prendre cette décision, il me fallait trouver quelqu’un pour poser un diagnostic précis. J’ai été voir une ostéopathe spécialisée dans Paris mais elle n’a pu que me renvoyer vers les centres de Beauvais ou de Lyon… Personne donc à Paris n’était alors capable de prendre les mesures du crâne d’un bébé !

Nous avons perdu plusieurs mois, à tergiverser et à hésiter. Mon mari est très à l’écoute du milieu médical et leur faisait confiance, alors que mon intuition de maman me disait qu’il y avait une grosse probabilité pour que NON cela ne se remette pas tout seul ! Pourrais-je vivre avec cela ? Pourrais-je regarder ma fille droit dans les yeux et assumer le fait de n’avoir rien fait ? J’avais très peur de passer à côté de quelque chose de grave et d’irréversible. J’ai fini par convaincre mon mari d’aller à Beauvais, au moins pour avoir un vrai diagnostic. Ma fille avait déjà 7 mois.

Lors de la consultation, le diagnostic a été sans appel : plagiocéphalie assez légère mais brachycéphalie sévère, d’où l’aspect étrange de son crâne. Malgré le prix (4500€) et les contraintes organisationnelles (une journée par semaine chaque mois dédiée à nous rendre à Beauvais pour effectuer les réglages du casque), nous avons tout de suite accepté la mise en place du casque. Après le moulage, le casque a été envoyé aux Etats-Unis et fut prêt 3 semaines plus tard.

Ma fille, alors âgée de 8 mois, s’est habituée très rapidement au port du casque nuit et jour. La plagiocéphalie s’est entièrement résorbée en un mois. Pour la brachycéphalie, cela a été progressif. Le casque lui a été enlevé 5 mois plus tard. Pour plusieurs raisons. Le casque devenait trop petit, il commençait à faire chaud et il devenait plus dur pour elle de le supporter. Et surtout les résultats étaient très corrects concernant la correction de sa brachycéphalie. Il faut aussi savoir qu’en cas de brachycéphalie, il est quasiment impossible de retrouver une tête parfaitement ronde, ce qui finalement n’est pas l’objectif. Il s’agit bien de redonner au crâne une forme et des proportions “normales”, garantes d’un bon développement physique et cérébral.

Ma 2ème expérience avec la plagiocéphalie

A la naissance de ma 2ème fille, en maman avertie, j’ai cette fois porté une très grande attention aux point suivants :

  • Ma fille tourne-t-elle aussi bien sa tête à droite qu’à gauche ?
  • A-t-elle un côté préféré ?
  • Se réveille-t-elle avec la tête toujours du même côté ?

Des questions toutes simples mais auxquelles il faut prêter attention les premiers mois.

C’est ce qui m’a permis de me rendre compte qu’à partir de l’âge de 3 semaines, ma fille s’est mise à se réveiller du même côté avec un léger début de plagiocéphalie !

Mais cette fois je n’ai pas subi la situation par manque d’information. J’ai démarré des séances d’ostéopathie, au rythme d’une séance toutes les 3 semaines jusqu’à ses 7 mois. J’ai été voir ma pédiatre pour lui demander la prescription de séances de kiné, que ma fille a suivies chaque semaine pendant plusieurs mois. Et j’ai mis en place le repositionnement.

J’ai acheté un super cale bébé et ai installé ma fille dans le salon pour les siestes, afin que je puisse m’assurer qu’elle se ne retrouve pas sur le ventre (ce qui n’est jamais arrivé). Elle a ainsi fait toutes ses siestes pendant plusieurs mois en dormant sur le même côté, de façon à ce que le côté aplati supporte le poids du crâne uniquement la nuit. A noter que le repositionnement peut s’effectuer aussi pendant la nuit. Par sécurité ce n’est pas ce que j’ai choisi.

Grâce au repositionnement, et parce que des mesures ont été prises à temps, sa plagiocéphalie s’est résorbée d’elle-même en quelques mois.

Articles récents

Comment éviter un accouchement par le siège ?

Un accouchement par le siège reste exceptionnel car la majorité des bébés se positionnent tête vers le bas au cours de la grossesse. On estime entre 3 et 5% le nombre de bébés adoptant une autre position, pouvant conduire à un accouchement par le siège.

Les positions possibles sont les suivantes :

  • Le siège décomplété : fesses vers le bas mais jambes relevées au niveau du visage (2/3 des cas),

  • Le siège complet : assis en tailleur,
  • La présentation transversale : position de manière oblique.

La position du bébé va définir le type d’accouchement car elle ne permet pas toujours un accouchement par voie naturelle.

Accouchement par le siège, que va me proposer la maternité ?

La maternité vous proposera, soit un accouchement par césarienne programmé, soit une version pour retourner le bébé en siège.

La version par manœuvre externe est généralement effectuée en fin de 8ème mois car elle est susceptible de provoquer l’accouchement à cause des fortes pressions exercées sur l’abdomen. Le gynécologue ne procède qu’à une à trois tentatives. La version ne dure donc pas plus d’une dizaine de minutes. Il faut savoir que le taux de réussite est d’environ 50% et qu’il n’est pas définitif. Le fœtus peut en effet se remettre dans sa position initiale les jours suivants, même si cela est peu fréquent. Cette manœuvre peut également être extrêmement douloureuse et c’est parfois une épreuve, autant pour la maman que pour le fœtus, dont le rythme cardiaque est surveillé par monitoring pendant la manœuvre, ainsi que plusieurs heures après.

En cas de cicatrice utérine, d’antécédent de saignement vaginal, de grossesse multiple, d’antécédent de césarienne, de retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou d’oligoamnios, la VME ne pourra généralement pas être proposée.

Bébé en siège : que faire pour retourner bébé ?

Si la version échoue ou si vous ne souhaitez pas la réaliser, d’autres techniques peuvent être effectuées.

Les méthodes posturales

Certaines positions pourraient favoriser le retournement du bébé. Ces positions sont néanmoins parfois mal supportées car elles ne sont pas agréables.

L’acupuncture

Cette méthode consiste à stimuler un point à l’extérieur de l’ongle du petit orteil. Elle augmente le nombre de mouvements fœtaux. 2 à 3 séances entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées sont préconisées.

La moxibustion

Cette technique consiste à chauffer l’angle externe du 5ème orteil, là aussi dans le but d’activer les mouvements du bébé. Il faut compter 5 à 10 séances de 30 minutes. Je pratique cette méthode en cabinet. J’associe moxibustion et sophrologie afin d’en amplifier les effets. Chaque séance est facturée 60€.

La sophrologie

L’utilisation de plusieurs techniques (respiration, relaxation dynamique, visualisations), permet à la future mère d’atteindre un niveau de relaxation physique profond et de détente mentale idéal pour communiquer avec son bébé afin de l’inciter à se retourner. Je propose un accompagnement dédié à la préparation à l’accouchement.

Comment accoucher par le siège ?

Le fœtus doit être positionné en siège décomplété. En cas de position en siège complet ou transversale, la césarienne est inévitable.

En cas de siège décomplété et si vous souhaitez accoucher par voie basse, l’hôpital évaluera le poids du bébé. Il doit se situer dans la fourchette des 2kg500 / 3kg800. Une pelvimétrie sera ensuite réalisée. La pelvimétrie permet d’apprécier la forme et les dimensions du bassin. Le résultat de la pelvimétrie, associé à l’estimation des mesures du fœtus, permettra de donner un avis, favorable ou pas, à l’accouchement par voie basse.

Le jour J, une ré évaluation des mesures fœtales ainsi qu’une absence de déflexion de la tête du fœtus (il doit regarder son nombril et non en l’air) permettra d’obtenir l’accord de l’équipe médicale pour ce type d’accouchement.

Accoucher par le siège est-il risqué ?

Cet accouchement est plus risqué car la plus grosse partie du corps du bébé, la tête, passe en dernier dans le canal génital et peut rester coincée. De plus, dans un accouchement par le siège, le cordon ombilical peut se comprimer et couper l’oxygène. L’expérience de l’équipe médicale est donc capitale. Tout comme la motivation de la future maman qui doit être informée des risques encourus. La majeure partie des efforts expulsifs sont effectués par la patiente car le gynécologue obstétricien ne pourra pas intervenir avant que le bébé ne soit sorti jusqu’au nombril.

Les maternités de niveau I (ou les cliniques privées) seront plus enclines à programmer une césarienne. Alors que les maternités de niveau III vous inciteront plus fortement à tenter la VME dans le but d’éviter une césarienne.

Mon accouchement par le siège

Ma 2ème grossesse a été difficile, physiquement et psychologiquement. J’espérais qu’elle le soit moins que la première mais ce fut pire. Les contractions ont commencé encore plus tôt et dès le 4ème mois de grossesse j’ai été mise au repos.

A 6 mois, j’ai été renversée par une moto et mon ventre a été percuté de plein fouet. Même si ma fille a survécu, l’angoisse de découvrir une malformation ou une autre séquelle de l’accident ne m’a plus quittée jusqu’à l’accouchement.

Après l’accident, ma fille s’est mise en siège. Et j’ai tout essayé pour qu’elle se retourne : les positions, l’acupuncture et le moxa.

Mais ce qui m’a angoissé pendant des semaines ce n’était pas d’accoucher par le siège. C’était le risque important d’avoir une césarienne, que je ne voulais absolument pas. Avec la grossesse éprouvante que je vivais, je me raccrochais à l’espoir de vivre un bel accouchement et de terminer par un vrai moment de bonheur.

Alors j’ai même consenti à la version par manœuvres externes. Clairement je ne conseille cette pratique à personne, j’ai trouvé cela totalement barbare et la douleur a été aussi intense que celle de l’accouchement. Comme dans 50% des cas, ce fut un échec total.

Mais comme souvent, cela favorise le déclenchement de l’accouchement.

C’est aussi ce qui s’est produit pour moi. J’ai donc accouché au tout début du 9ème mois. Cela faisait 2 jours que je commençais à peine à respirer à nouveau, à me dire que j’allais enfin pouvoir profiter de ma grossesse, ayant le poids de l’accouchement prématuré en moins. Autant dire que quand j’ai perdu les eaux, il m’a fallu plusieurs secondes pour réaliser ce qu’il se passait. Je crois qu’à ce moment-là j’étais dans un espace temps indéfini tellement une part de moi ne voulait pas conscientiser ce qui se passait.

Evidemment quand je suis arrivée à la maternité c’était l’effervescence. On m’avait prévenu qu’un accouchement par le siège était toujours un petit événement et que tout le monde voulait y participer.

De mon côté, après le choc passé, j’étais hyper motivée par accoucher par le siège, rassurée aussi par le fait que c’était mon 2ème accouchement. Et tout s’est très bien passé, tout le service était présent et ma petite crevette de 2kg500 est née sans difficultés.

Mon seul regret : parce que je n’ai pas été préparée par une méthode naturelle comme la sophrologie, j’ai demandé la péridurale alors que mon bébé était prêt à sortir ! Je ne savais pas comment gérer la douleur. J’ai eu peur, je ne me suis pas sentie capable d’accoucher sans alors qu’un simple encouragement de l’équipe médicale aurait suffi.

Quel dommage d’avoir supporté 1h30 de contractions douloureuses (oui mon accouchement a été express !) pour finir avec une péridurale alors que ma fille poussait depuis déjà un moment. La dilatation a été tellement rapide que je n’ai pas réalisé que ce que je ressentais c’était ma fille qui voulait sortir ! Du coup je n’ai rien dit et je suis restée à me retenir de pousser pendant une bonne trentaine de minutes !

Pour toutes ces raisons, cette grossesse a été le déclencheur de ma réorientation professionnelle.

Aujourd’hui, je mets à votre disposition toutes mes compétences et mon expérience pour vous aider à vivre au mieux ce moment, mais aussi votre grossesse d’une manière plus globale.

Une préparation à l’accouchement, complémentaire à la préparation effectuée par une sage-femme, avec de la sophrologie, est indispensable si vous souhaitez accoucher sans péridurale ou tout simplement de manière physiologique. Au fur et à mesure des séances, vous prendrez confiance en vous et vos capacités à mettre au monde votre enfant.

Mais surtout vous aurez à votre disposition un ensemble de techniques que vous saurez utiliser le jour J. Les témoignages des jeunes mamans que j’ai accompagnées (et parfois réconciliées avec l’accouchement) le prouve : un accouchement préparé n’a rien à voir ! Les complications sont rares et les accouchements plus rapides.

Je serais donc ravie de vous accompagner vous aussi, que ce soit en rdv ou par visio, pour vous permettre de vivre un moment magique !

Découvrez le programme

MA GROSSESSE ZEN & NATURELLE

Grossesse naturelle

Le premier programme en ligne dédié au

bien-être des femmes enceintes !