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Comment choisir une contraception hormonale ?

Le sujet de la contraception concerne ou concernera toutes les femmes à un moment de leur vie. Ce sujet est d’autant plus important que le choix d’une contraception influence la vie d’une femme, bien plus qu’imaginé. Contrôler son cycle menstruel par le biais de la chimie ce n’est pas neutre. La contraception hormonale a été, à la fois, une avancée majeure pour les femmes, tout en les coupant de leur cycle menstruel et de ce qui fait d’elles des femmes.

Cet article a pour objectif de vous aider à choisir en vous donnant une information objective sur chaque dispositif contraceptif.

Et si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement de votre cycle menstruel, j’ai plusieurs articles dédiés à leur compréhension.

La contraception hormonale se divise en 2 grandes catégories :

  • Les oestroprogestatifs,
  • Les progestatifs.

Contraception hormonale : les oestroprogestatifs

Ils associent deux hormones, un œstrogène et un progestatif. Ils agissent sur 3 niveaux :

  • L’ovulation est supprimée car les sécrétions de LH et de FSH sont minimales,
  • La muqueuse utérine est inapte à la nidation,
  • La glaire cervicale est plus dense et devient imperméable aux spermatozoïdes.

La pilule combinée

Les pilules diffèrent en fonction des progestatifs utilisés. On les distingue en les nommant pilule de 1ère, 2ème, 3ème ou 4ème génération.

Les pilules de 1ère génération ne sont presque plus prescrites car certaines femmes pouvaient voir se développer des signes de masculinisation.

Les pilules de 3ème et 4ème génération sont données en dernière intention. En effet elles exposent à des risques cardiovasculaires et de thrombose veineuse (formation d’un caillot de sang bloqué dans une veine) 2 fois plus élevés.

Regardez bien sur la notice de quelle génération est votre pilule.  

Sous pilule oestro-progestative, le cycle menstruel n’existe plus. Des règles apparaissent pendant la semaine de pause mais ce sont de fausses règles, qui n’ont rien à voir avec celles que vous auriez sans pilule.

Les contre-indications de la pilule combinée

  • Avoir eu un AVC, un infarctus, une embolie pulmonaire,
    une pancréatite ou une phlébite   
  • Avoir des anomalies de la coagulation sanguine
  • Avoir du diabète, de l’hypertension, du
    cholestérol et des triglycérides élevés         
  • Avoir une tumeur au foie
  • Avoir une insuffisance rénale
  • Avoir eu un cancer du sein ou de l’utérus
  • Avoir des migraines accompagnées de signes
    neurologiques  
  • Fumer et avoir plus de 35 ans
  • Être obèse

Les effets secondaires de la pilule combinée

  • Dépression
  • Prise
    de poids
  • Résistance
    à l’insuline (qui favorise la prise de poids et le diabète)
  • Hausse
    de la glycémie
  • Hausse
    du cholestérol
  • Maux
    de tête et migraines
  • Nausées
  • Acné
  • Hyperpilosité
  • Douleurs
    et gonflement des seins
  • Libido
    en berne
  • Troubles
    de la coagulation sanguine
  • Troubles
    thyroïdiens
  • Trous
    de mémoire
  • Problèmes
    d’assimilation de vitamines
  • Etc…

L’anneau vaginal

L’anneau vaginal est un anneau flexible qui est inséré au fond du vagin. Il libère ses hormones pendant 3 semaines puis l’anneau est enlevé. Comme pour la pilule, son enlèvement déclenche de fausses règles.

L’anneau peut provoquer les mêmes effets secondaires qu’une pilule combinée (nausées, gonflement douloureux des seins, saignements…). Il peut parfois être ressenti pendant les rapports.

Le patch contraceptif

Il est collé sur la peau et conservé 3 semaines par mois.

Les effets indésirables possibles sont les mêmes qu’avec une pilule oestroprogestative.

Contraception hormonale : les progestatifs

La pilule

On trouve des pilules de 1ère, 2ème, 3ème et 4ème génération. On distingue les microprogestatifs et les macroprogestatifs.

Les pilules progestatives ne sont composées que d’une seule hormone, un progestatif. Le progestatif peut aussi agir sur la glaire cervicale et l’endomètre. La glaire cervicale devient imperméable aux spermatozoïdes. L’endomètre devient peu favorable à la nidation.

La contrainte principale réside dans sa prise quotidienne à heure fixe, gage de son efficacité. 

Les effets secondaires de la pilule progestative

Les effets secondaires sont moindres car elles ne contiennent pas d’œstrogènes. Néanmoins certaines femmes ressentent les suivants :

  • Acné
  • Prise
    de poids
  • Saignements
    entre les règles
  • Règles
    irrégulières

L’implant contraceptif

L’implant est un petit bâtonnet en plastique de 4 cm de long. Il peut être conservé pendant 3 ans.

Les contre-indications de l’implant contraceptif

Elles sont similaires à celles de la pilule oestroprogestative.

Les effets indésirables de l’implant contraceptif

Ils sont similaires à ceux de la pilule progestative. Certaines femmes ont également des saignements prolongés, avec un risque élevé d’anémie et de fatigue associée.

Le stérilet hormonal

Inséré au fond de l’utérus, il diffuse un progestatif. Il en existe 2 : MIRENA et JAYDESS. Tout comme la pilule, la diffusion d’hormones dans le corps inhibe l’ovulation.

Le stérilet Mirena est parfois donné aux femmes qui souffrent de ménorragies, règles supérieures à 7 jours et très abondantes dont il peut complètement supprimer les règles. Il se garde 5 ans. Le stérilet Jaydess se conserve 3 ans.

Le stérilet hormonal n’est normalement jamais proposé aux femmes n’ayant pas eu d’enfant.

Les gynécologues le proposent facilement car selon eux l’effet hormonal n’est que local. Je ne suis pas d’accord avec ce point. L’utérus n’est pas une cavité fermée qui ne communique pas avec le reste du corps. D’ailleurs certaines femmes peuvent ressentir des effets secondaires au niveau mental, signe que les hormones, même si diffusées plus localement que celles d’une pilule, circulent quand même.

Les carences induites par la contraception hormonale

Ce point n’est jamais abordé. Pourtant de nombreuses études soutiennent cette affirmation. De nombreux contraceptifs oraux génèrent des carences nutritionnelles.

Voici les carences pouvant subvenir en cas de prise d’oestroprogestatifs :

  • Vitamine B6,
  • Vitamine B9,
  • Vitamine B12,
  • Vitamine E,
  • Magnésium,
  • Sélénium,
  • Coenzyme Q10 (ubiquinol),
  • Glutathion.

Chaque femme qui prend un oestroprogestatif de manière prolongée devrait réaliser un bilan nutritionnel complet.

Mon avis de naturopathe sur la contraception hormonale

En tant que naturopathe, que ce soit en consultation ou par l’intermédiaire de mon blog, mon rôle est de transmettre mes connaissances et de partager des informations qui devraient normalement l’être par le corps médical. En effet les médecins, en l’occurrence les gynécologues, doivent informer leurs patientes. Les informer des risques encourus par la prise de n’importe quelle contraception hormonale et surtout de ses effets secondaires. Malheureusement cet aspect-là est souvent omis. Or il est essentiel de choisir en toute connaissance de cause. 

En naturopathie, nous recherchons toujours les causes des troubles que l’on peut avoir, et nous essayons de faire des liens entre les troubles et le mode de vie de chacun. Combien de femmes ne font justement pas le lien entre des symptômes tels que l’irritabilité, la dépression, les sautes d’humeur, l’acné, la prise de poids…, et la pilule ? Combien de femmes pensent avoir un réel problème de santé alors que leur corps rejette simplement ces molécules chimiques ?

Même quand on « supporte » très bien sa contraception hormonale, aucune n’est anodine. Elles ont toutes des effets néfastes sur le corps, même si ces effets ne sont pas ressentis.

La contraception hormonale va à l’encontre du fonctionnement normal du corps de la femme. Elle y diffuse de manière permanente des hormones. Ces hormones, les œstrogènes et la progestérone, suivent normalement un cycle naturel. Or quand on prend une contraception hormonale, ce sont des hormones de synthèse qui vont se fixer sur les récepteurs des cellules des différents organes cibles des hormones naturelles, et qui vont en modifier le fonctionnement.

A son apparition, la pilule a été vu comme un énorme progrès, synonyme d’indépendance, de liberté sexuelle et de maîtrise de la fécondation. Au vu des risques pour la santé et de ses effets sur le corps, la contraception hormonale ressemble plutôt à une castration chimique que l’on fait endosser aux femmes seules quand elles sont en couple alors que la contraception masculine existe.

De plus en plus de femmes cherchent à se débarrasser d’une contraception hormonale qui ne leur réussit pas ou qui ne leur convient plus. Lisez mon article qui vous indique les avantages et les inconvénients de chaque méthode de contraception non hormonale

Vous avez peur d’avoir de l’acné à l’arrêt de la pilule ? Oui cet effet existe, mais ce n’est pas une fatalité. C’est pourquoi j’ai conçu un protocole de transition pour accompagner l’arrêt de la pilule, jusqu’à l’arrivée du premier cycle naturel. Un rdv en naturopathie suffit. 

Quant à donner une contraception hormonale à des jeunes filles qui sortent tout juste de la puberté, cela est un non sens total. Le cycle menstruel pouvant mettre plusieurs années à se stabiliser à l’adolescence, aucune hormone chimique ne devrait venir interférer avec sa mise en route naturelle.

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