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Quelle est la meilleure contraception non hormonale ?

Il existe différentes méthodes de contraception non hormonale. L’avantage est que ces méthodes n’interfèrent pas avec le cycle menstruel et qu’elles n’impactent pas la fertilité, contrairement aux méthodes de contraception hormonale. Ce qui peut être vu comme un avantage ou un inconvénient en fonction de ce que l’on recherche en les utilisant.

L’intérêt majeur de la contraception non hormonale est qu’elle préserve la santé de la femme sur le long terme. Ni la santé cardiovasculaire, ni la santé osseuse de la femme ne sont altérées. La sphère psycho-émotionnelle est préservée.

Par contre, adopter une contraception naturelle oblige à connaître le fonctionnement du cycle menstruel. J’ai rédigé plusieurs articles à ce sujet pour vous y aider. Le cycle menstruel féminin constitue un baromètre majeur de l’état de santé de la femme, j’en parle d’un autre article.

Choisir sa méthode de contraception non hormonale

La symptothermie

Cette méthode se base sur l’observation de 2 éléments qui se modifient en fonction du cycle.

Ces critères sont :  

  • La température corporelle au réveil,
  • La glaire cervicale.

Les premiers cycles, la température corporelle doit être mesurée chaque matin. Au bout de 3 cycles, l’antériorité sera suffisante pour définir les 10 jours les plus à risque. Il faut en effet savoir que la date de l’ovulation n’est pas fixe, même avec un cycle régulier. D’où la nécessite de prendre sa température pendant 10 jours sur un cycle d’un mois. Pendant cette période à risque, il y aura abstinence ou utilisation de préservatif.

La présence de glaire ou non, puis son aspect, constituent des indicateurs supplémentaires.

Ces critères peuvent être consignés dans une application (Sympto) ou sur un cyclogramme. Vous pourrez identifier grâce à cela votre fenêtre de fertilité.

Le stérilet au cuivre

Le nom médical est Dispositif Intra Utérin (DIU). Ici pas d’hormones. C’est le cuivre, par un effet cytotoxique, qui rend les spermatozoïdes inactifs. Le stérilet au cuivre agit également en provoquant une inflammation locale de l’endomètre qui empêche l’implantation dans l’utérus de l’ovocyte fécondé.

Sa pose n’est pas toujours aisée et peut être douloureuse. Il peut être conservé pendant 5 ans. 

Les effets secondaires du stérilet au cuivre

Les saignements peuvent être irréguliers et les règles plus abondantes et plus longues.

Certaines femmes ne le supportent pas du tout, soit par allergie au cuivre soit par rejet du corps contre un corps étranger. Dans tous les cas, si au bout de 2 à 3 mois les effets secondaires sont toujours présents, il faut le faire enlever. 

Le retrait

Dans cette méthode, l’homme doit se retirer du vagin de sa partenaire avant que n’arrive l’éjaculation.

C’est celle qui rencontre le plus d’échecs. En effet l’homme doit tout d’abord réussir à contrôler son éjaculation. De plus des spermatozoïdes sont déjà présents dans le liquide pré-séminal, sécrété avant l’éjaculation. Un frottement du sexe de l’homme contre le vagin pendant les préliminaires est suffisant pour tomber enceinte.

Le préservatif

Le préservatif masculin empêche les spermatozoïdes de rentrer dans le vagin. Il est fabriqué en latex ou en polyuréthane. 

Le préservatif est une méthode efficace, le seul risque réside dans son percement. Si cela se produit pendant la période ovulatoire, il nécessite de prendre une contraception en urgence du type pilule du lendemain à base de Levonorgestrel ou pilule du surlendemain à base d’Acétate d’ulipristal. Ces contraceptions d’urgence sont en vente libre en pharmacie.

Les contre-indications du préservatif

Les préservatifs au latex ne peuvent être utilisés par les personnes qui y sont allergiques.

L’abstinence périodique

La méthode Ogino consiste, pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter d’avoir des rapports sexuels pendant les jours qui précèdent et suivent l’ovulation, ou d’utiliser un préservatif.

Néanmoins, même avec un cycle parfaitement régulier, le jour de l’ovulation diffère d’un cycle à l’autre. Avec un risque que la fenêtre de fertilité prise en compte soit erronée.

C’est la méthode qui comporte le plus d’échec. Elle nécessite de bien se connaître, de repérer les signes de l’ovulation, encore faut-il en avoir, et de l’associer au suivi de la glaire cervicale. Là encore toutes les femmes ne maîtrisent pas cet aspect et certaines n’en sécrètent quasiment pas.

Le moniteur de contraception

Il s’agit d’un boitier avec lequel on prend sa température chaque matin. Les variations de température étant directement enregistrées, ce moniteur de contraception indique la période de fertilité à l’aide d’un code couleur. Les 2 marques présentes étaient jusqu’à maintenant Lady Comp et Clearblue. Lady Comp propose 2 modèles, l’un à 375€ et l’autre, avec des fonctionnalités plus évoluées, à 475€. Le moniteur de contraception Clearblue n’est plus commercialisé.

Les test d’ovulation

Ils sont généralement utilisés par les femmes enceintes pour déterminer la période fertile. Ils peuvent donc l’être de la même manière, pour éviter d’avoir un rapport pendant les jours d’ovulation détectés. Une boite de tests d’ovulation Clearblue comprend 10 tests. Ils peuvent donc être commencés à J+10 du cycle pour les cycles inférieurs à 30 jours, où à partir du moment où la glaire cervicale commence à être sécrétée. Je conseille l’utilisation du Clearblue digital, avec lecture de 2 hormones, qui est extrêmement précis et qui détecte 4 jours de fertilité.

L’application pour calculer son ovulation

Pour vous aider à suivre son cycle, certaines applications sont très utiles. Je recommande l’application Flo pour calculer son ovulation. On y rentre les règles en détail comme le niveau de flux mais aussi les symptômes associés. Même chose pendant la durée du cycle. En fonction des informations et de l’antériorité de nos cycles, l’application nous indique le jour d’ovulation estimé. Même si je ne conseille pas de ne se baser que sur l’application, elle n’en reste pas moins un outil appréciable et complémentaire.

Pourquoi adopter une méthode de contraception non hormonale ?

Mon avis de naturopathe sur la contraception non hormonale

Choisir une méthode de contraception non hormonale implique d’écouter son corps et de connaître le fonctionnement du cycle féminin. Mieux comprendre ce qui fait de nous des femmes. Ne plus vouloir être dépendante de molécules chimiques et ne plus vouloir en subir les effets oblige à observer son corps et à s’y adapter. Il faut savoir que cela ne sera pas moins contraignant que de prendre la pilule. C’est une autre charge mentale mais une charge mentale quand même.

Néanmoins, le fait d’avoir des cycles naturels a un autre atout. Chacune des 4 phases du cycle féminin (phase pré-ovulatoire, ovulation, phase prémenstruelle, menstruation) correspond à une énergie différente. Connaître son cycle offre donc la possibilité d’adapter ses activités en fonction de la phase de son cycle.

La phase pré-ovulatoire est une phase de dynamisme, où les performances intellectuelles et physiques sont les plus importantes. La phase prémenstruelle est une phase où la créativité est favorisée. Certaines femmes peuvent par contre la vivre de manière plus négative : colère, déprime, intolérance, hypersensibilité… La période des règles devrait être un moment de recentrage sur soi. L’énergie est moins présente, le corps a besoin de repos et de calme. A l’inverse, l’ovulation peut être vécue comme une période d’énergie débordante, avec une envie d’aller vers les autres.

Il n’est pas évident de réussir à caler ses impératifs personnels et professionnels en fonction de son cycle mais quand on vous demande de fixer la date d’un événement important, un rdv, une présentation orale, un week-end en famille ou autre, pensez à votre cycle !

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