Les solutions naturelles en cas de douleur aiguë

Dans cet article je vous présente les meilleures solutions naturelles pour soulager une douleur aiguë.

La douleur aiguë joue un rôle d’alarme qui va permettre à l’organisme de réagir et de se protéger face à un stimulus mécanique, chimique ou thermique : elle est liée à des stimulations intenses qui déclenchent immédiatement un mécanisme de transmission d’informations depuis les terminaisons nerveuses vers le cerveau. 

Il existe plusieurs types de nocicepteurs, chacun étant spécialisé dans la transmission d’une sensation particulière : piqûre, brûlure, température, pression…

Lorsqu’un danger conduit à leur activation, ces terminaisons nerveuses transforment les informations reçues en impulsions électriques.

L’information chemine ainsi via la moelle épinière, puis jusqu’au cerveau : c’est alors seulement que le signal est identifié et perçu comme étant douloureux. Cependant, la main a été dégagée de la source de chaleur avant même ce décryptage, grâce à un arc réflexe situé au sein de la moelle épinière. Les premiers systèmes de modulation de la douleur, qui impliquent des neurotransmetteurs comme le GABA ou les endomorphines, se mettent dès lors en place. 

Le problème d’une douleur qui dure dans le temps ou dont l’intensité est très élevée ? Le cerveau garde une mémoire de la douleur, comme une cicatrice.

Si la douleur aiguë persiste au-delà de trois mois, elle évolue en douleur chronique. Cette sensation perd alors sa signification de signal d’alarme : la douleur n’est plus un symptôme mais devient une maladie.

Des événements douloureux ou traumatisants vécus dans le passé, mais aussi la peur, l’anxiété, ou le fait de se sentir déprimé, sont autant de facteurs favorisants la chronicisation de la douleur.

Il est donc essentiel de prendre en charge la douleur le plus tôt possible.

Comment soulager une douleur aigue ?

Le premier réflexe à avoir en cas de forte douleur est de chercher à la soulager.

Je vous présente ici différentes solutions et possibilités qui permettent de soulager une douleur aiguë.

Les médicaments contre la douleur

En cas de douleur aigue, qui apparait soudainement, la prise de certains médicaments est conseillée, sur prescription d’un médecin qui pourra choisir le plus adapté. Les anti-douleurs vont court-circuiter la douleur en bloquant les récepteurs de la douleur et sa transmission au cerveau.

Il existe plusieurs classes de médicaments mais aucun n’est pas anodin et quelque soit le médicament, la prise doit être limitée dans le temps.

Le paracétamol

Le paracétamol est à utiliser en premiers recours, en respectant l’intervalle de 4 à 6h entre 2 prises et en ne dépassant pas 3g sur 24h. Le paracétamol soulage la plupart des douleurs aigües mais de nombreux abus sont faits, autant dans sa fréquence de consommation que dans sa quantité. Devant la hausse lésions hépatiques observées de nouvelles recommandations ont été faites à ce sujet pour rappeler que le paracétamol est un médicament, et qu’à ce titre sa prise n’est pas anodine.

Comme pour tout médicament, son association avec de l’alcool est déconseillée.

Les médicaments avec du paracétamol ne sont pas efficaces contre les douleurs neuropathiques.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène sont à prendre en seconde intention, en cas d’échec de soulagement avec le paracétamol. Ils peuvent être pris par voie interne, en commençant par la dose la plus faible, ou être utilisés en application locale. Ils ne doivent pas être pris plus de 5 jours d’affilé, sauf sur recommandation d’un médecin, en raison de leurs nombreux effets indésirables.

De nombreuses pathologies sont incompatibles avec la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils sont ainsi déconseillés aux asthmatiques, aux cardiaques, aux personnes souffrant de maladies du foie, de maladies rénales, de pathologies digestives ainsi qu’en cas de troubles de la coagulation ou de prises de médicaments anticoagulants.

Ils sont formellement contre-indiqués pendant la grossesse. Les femmes enceintes doivent se tourner vers le paracétamol en cas de besoin.

Leur utilisation cutanée comporte aussi des effets indésirables. Ils sont notamment fortement photosensibilisants. Les zones traitées ne doivent pas être exposées au soleil.

Enfin parmi les nombreux effets indésirables recensés, il faut savoir qu’ils impactent le fonctionnement de l’estomac et qu’ils peuvent provoquer des brûlures d’estomac. J’en parle dans mon article dédié au reflux gastro-oesophagien.

Certains antidépresseurs et antiépileptiques

Ils peuvent être prescrits en cas de douleurs neuropathiques.

Les opioïdes

C’est la classe de médicaments anti-douleurs la plus forte et la plus dangereuse à utiliser. L’ensemble des opioïdes, forts et faibles (codéine, morphine, tramadol, fentanyl, oxycodone) sont à utiliser en dernier recours à cause du risque d’accoutumance et de la nécessité du sevrage.

Leur nombre de prescriptions a explosé et est bien souvent inadaptée. Ils ne devraient pas être utilisés pendant plus de quelques jours car ce délai, très court, est suffisant pour créer une dépendance physique et mentale. L’idéal est donc de ne jamais commencer.

A titre personnel on m’en a déjà prescrit car j’allais devoir supporter une douleur intense, et pourtant je m’en suis totalement passée. Alors oui on sert les dents mais quand on est dans une situation de douleur ponctuelle, une douleur même intense reste supportable.

La sophrologie est d’une grande aide pour aider à supporter les douleurs intenses. Les méthodes psychocorporelles sont reconnues, même par les professionnels de santé, pour leurs bénéfices sur la gestion de la douleur. J’ai déjà accompagné de nombreuses personnes sur ce sujet avec efficacité.

L’utilisation des opioïdes a explosé dans certains pays, notamment aux Etats-Unis et occasionne de nombreux décès chaque année à cause de leur mésusage (plus de 110 000 décès en 2023 aux USA).

Le mouvement

Si les premières heures, voire les 3 premiers jours, le repos est conseillé, le conseil n°1 est de bouger, quelle que soit la douleur. Si on s’immobilise trop longtemps, la douleur prend plus de place, à la fois psychologiquement, puis physiquement avec un risque d’enraidissement, notamment pour les douleurs rhumatismales comme l’arthrose ou l’arthrite. Toutes les activités sont bénéfiques, dès l’instant qu’elles sont pratiquées régulièrement et en y prenant du plaisir (natation, vélo, danse, yoga, gymnastique…).

L’alimentation

Les aliments avec des propriétés anti-inflammatoires sont à privilégier. Ils vont soutenir l’organisme dans la modulation de la douleur. Référez-vous à mon article dédié à l’alimentation anti-inflammatoire.

Les antioxydants

Les aliments à mettre au menu chaque jour sont ceux qui apportent des antioxydants. Les antioxydants sont des molécules qui vont aider l’organisme à neutraliser la production de radicaux libres, davantage libérés en cas d’inflammation. Les polyphénols et les caroténoïdes sont les antioxydants parmi les plus abondants dans l’alimentation, on les trouve dans les fruits, les légumes, les céréales, les légumineuses, le chocolat et certaines boissons comme le thé et le café. 

Les antioxydants donnent leur couleur aux végétaux, jaune, rouge, orange, vert et bleu-violet. Un légume de couleur orange, comme la carotte, n’a pas le même profil en antioxydants que la tomate ou l’aubergine. C’est pourquoi la diversité alimentaire est recommandée, de manière à bénéficier du panel d’antioxydants existants.

Les antioxydants contre la douleur

Les oméga-3

Les acides gras oméga-3 constituent une famille d’acides gras essentiels constitués :

  • D’acide alpha-linolénique (ALA)
  • D’acide eicosapentaénoïque (EPA) 
  • D’acide docosahexaénoïque (DHA)

Parmi ces oméga-3 c’est l’EPA qui va être à privilégier pour diminuer l’inflammation. Il faudra consommer des aliments riches en oméga-3 d’origine végétale pour favoriser la synthèse d’EPA (huile de lin, huile de chanvre, huile de cameline, et dans une moindre mesure l’huile de colza et l’huile de noix, noix, graines de chia).

Par contre, si ces aliments sont absents de votre alimentation quotidienne, une supplémentation en oméga-3 est plus que recommandée !

Je conseille à mes clients d’acheter “Omega 3 sauvage” du laboratoire Herbolistique, un laboratoire que je recommande particulièrement car les produits sont vraiment de qualité. A raison de 2 capsules matin, midi et soir pendant un mois, à renouveler tous les trimestres.

Les omega 3 contre la douleur et l'inflammation

La chaleur pour soulager les douleurs mécaniques

L’application de la chaleur fonctionne bien pour soulager les douleurs mécaniques, que ce soit par le biais d’une serviette chaude, d’une bouillote, d’un bain chaud ou d’un patch chauffant.

En créant une vasodilatation locale, la chaleur va favoriser la circulation sanguine. Elle est donc particulièrement adaptée en cas de douleurs musculaires.

Le froid pour apaiser les douleurs inflammatoires

Utilisez une poche de glace sur la zone douloureuse, protégée par un linge, pendant 15 minutes.

L’application du froid peut être utilisée jusqu’à 5 fois par jour, en fonction de l’intensité de l’inflammation ressentie.

Les huiles essentielles

Certaines huiles essentielles ont des propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, analgésiques et anesthésiantes locales. Elles seront utiles aussi bien pour soulager une douleur aiguë que pour apaiser une douleur chronique.

Les principales huiles essentielles anti-douleurs sont les suivantes :

  • Gaulthérie couchée, Eucalyptus citronné, Thym saturéoïdes, Petit grain bigarade, Romarin à camphre, Clou de girofle, Menthe des champs, Menthe poivrée, Sauge, Sarriette.

Je conseille de les utiliser en synergie et de composer une formule composée de 3 huiles essentielles. Elles ne doivent jamais être appliquées pures sur la peau. Elles sont à associer à de l’huile végétale d’Arnica pour les douleurs aiguës ou de Calophylle pour les douleurs chroniques.

L’application doit être régulière, 2 à 4 fois par jour en fonction de la douleur.

J’achète mes huiles essentielles chez Aroma-zone.

Le cataplasme d’argile verte

L’argile verte a des propriétés anti-inflammatoire exceptionnelle. Pour en profiter, il faut poser un cataplasme d’argile verte sur la zone douloureuse et le conserver dans l’idéal 1h à 2h, voire toute la nuit.

Le protocole est expliqué dans mon article sur l’argile verte.

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