,

3 choses à contrôler pour ne pas prendre de poids à la ménopause

Ne pas prendre de poids à la ménopause est le souhait de toutes les femmes. La prise de poids peut d’ailleurs commencer dès la période de pré ménopause. Etre rapide tout aussi bien que s’étaler dans le temps.

Alors comment faire pour ne pas prendre de poids à la ménopause ?

Les femmes qui ne prennent pas de poids ont-elles un secret ?

Evidemment non, rien de magique ni de secret là dedans. C’est le fait de ne pas connaître le fonctionnement de son corps qui entraine cette prise de poids. Dans cet article, je vous explique les 3 choses à contrôler pour ne pas prendre de poids à la ménopause. 3 facteurs essentiels rarement évoqués par les médecins.

Contrôler sa thyroïde avant et après la ménopause

La thyroïde est un organe qui sécrète des hormones. Elle fait partie du système endocrinien, système majeur qui regroupe tous les organes synthétisant des hormones. L’hypothalamus et l’hypophyse en sont la tour de contrôle.

Elle est considérée comme le chef d’orchestre de toutes les hormones (glandes sexuelles, glande pinéale, hypothalamus, action sur les follicules, la nidation et la formation du placenta, action sur le tissu osseux, les surrénales, le système immunitaire, le système digestif, le système nerveux, etc).

Et ce qui nous intéresse ici particulièrement : elle régit notre métabolisme de base. En clair, c’est elle qui détermine la quantité de calories que votre organisme va brûler pour fonctionner.

La thyroïde est un organe particulièrement sensible aux variations hormonales liées à la vie de la femme, plus particulièrement la grossesse et la ménopause. Ce sont pendant ces 2 périodes que des dysfonctionnements peuvent apparaître. La glande thyroïdienne commence alors fréquemment à ralentir et des symptômes d’hypothyroïdie peuvent apparaître.

L’hypothyroïdie peut se manifester par une quarantaine de symptômes différents.

Voici les symptômes de l’hypothyroïdie les plus courants :

  • Fatigue
  • Prise de poids inexpliquée
  • Sensibilité au froid, peau froide
  • Constipation
  • Diminution du métabolisme
  • Peau sèche, ongles cassants
  • Visage gonflé
  • Chute de cheveux
  • Faiblesse musculaire
  • Douleurs
  • Problèmes de mémoire
  • Humeur fluctuante, dépression
  • Ralentissement du rythme cardiaque

La TSH est une valeur de contrôle insuffisante pour rendre compte du fonctionnement thyroïdien. Elle doit être associée aux deux hormones thyroïdiennes : la T3L et la T4L.

En effet les normes biologiques françaises actuelles de la TSH sont trop larges. Une TSH à 3 (et donc dans la norme) ne signifie pas que vous sécrétez suffisamment de T4 et que celle-ci est correctement convertie en T3 par votre foie.

Identifier et reconnaître des symptômes est souvent plus révélateur d’un dysfonctionnement.

Une prise de poids à la ménopause peut donc être causée par un ralentissement de la thyroïde.

La thyroïde est le premier organe à contrôler dès la pré ménopause.

Après la ménopause, elle est à contrôler une fois par an.

Mesurer sa glycémie pour détecter une insulinorésistance

Restons avec les hormones pour évoquer le rôle de l’insuline dans le métabolisme et la prise de poids.

L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas dès qu’un glucide est ingéré. Elle donne l’ordre aux cellules de s’ouvrir pour permettre au glucose présent dans le sang d’y rentrer afin d’être utilisé.

On parle de résistance à l’insuline quand les cellules arrivent de moins en moins à capter le message transmis par l’insuline.

En réaction, la glycémie va rester à des niveaux élevés dans le sang et le pancréas va en fabriquer encore plus, conduisant à un épuisement progressif de l’organe.

Ce mécanisme a des conséquences bien connues.

L’insulinorésistance favorise d’abord la prise de poids puis des désordres métaboliques conduisant au diabète de type 2, et à la maladie du foie gras, aussi appelé NASH pour stéatose non alcoolique.

Cette insulinorésistance augmente avec l’âge, et plus particulièrement après la ménopause. Elle se traduit par une prise de poids au niveau abdominal. L’excès de sucre sanguin est en effet converti en graisses.

Il existe deux tests sanguins pour détecter son niveau de sensibilité et de résistance à l’insuline. Il s’agit des tests HOMA et QUICKI. Cette valeur est calculée par le laboratoire d’analyses biologiques, en fonction du dosage de la glycémie et de l’insuline.

L’hémoglobine glyquée (HbA1c) est aussi une analyse indispensable. Elle mesure votre glycémie moyenne sur les 3 derniers mois. Cette analyse est par conséquent beaucoup plus fiable que la glycémie à jeun. Notamment pour détecter un pré diabète.

Comprendre ce qu’est la glycémie et son impact sur la santé devient indispensable à la ménopause. Cela implique de maîtriser les notions d’index glycémique des aliments pour constituer des repas adaptés.

Des outils de mesure de glucose en continu sont maintenant en vente libre. Faire le test sur une durée de 14 jours permet de mieux comprendre les variations de sa glycémie en fonction des aliments choisis lors des repas.

Surveiller son cortisol et réguler son stress

Le cortisol est la dernière hormone pouvant être responsable d’une prise de poids inexpliquée à la ménopause.

Cette hormone est fabriquée chaque jour de manière physiologique. Nous en avons absolument besoin car le cortisol joue plusieurs rôles, dont des rôles métaboliques.

Le problème se pose en situation de stress chronique. Le cortisol va être davantage synthétisé pour nous aider à faire face à cet excès de tensions, dans le but de mobiliser toute notre énergie.

Avec comme conséquences :

  • Stockage des graisses au niveau abdominal,
  • Rétention d’eau,
  • Hausse de l’appétit,
  • Envies d’aliments gras et sucrés,
  • Perte de masse musculaire,
  • Diminution de la densité osseuse,
  • Ralentissement du métabolisme.

Si vous avez pris du poids et que vous savez que vous supportez des niveaux élevés de tensions, je vous conseiller de mesurer votre cortisol libre urinaire. Cela implique de récolter 24h d’urine et de la déposer auprès d’un laboratoire d’analyses médicales, dans le bidon fourni en amont.

L’excès de cortisol est fréquent. Ses effets sont souvent méconnus alors qu’ils altèrent des systèmes qui vont aussi être impactés par la ménopause : système musculaire, système osseux et système cardiovasculaire entre autres.

Conclusion

Que vous souhaitiez agir en prévention et éviter de prendre du poids à la ménopause. Ou que vous soyez déjà ménopausé et que cette prise de poids ait déjà commencé. Dans tous les cas, plusieurs hormones sont à contrôler :

  • Les hormones thyroïdiennes T3 et T4,
  • L’insuline,
  • Le cortisol.

En naturopathie, je propose des protocoles des rééquilibrages naturels pour chaque problématique détectée. Chaque protocole se base sur vos résultats sanguins. Un check-up complet est indispensable à la ménopause. En effet, à partir de la ménopause, il y a un avant et un après au niveau de la santé de la femme. Ces mesures permettent d’avoir un référentiel qui servira ensuite de comparatif pour le reste de la vie.

Articles récents