Que faire en cas d’allergies respiratoires ?

Les allergies respiratoires se situent au 4ème rang mondial des pathologies chroniques derrière les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète. Elles comprennent les rhinites allergiques, l’asthme allergique et le rhume des foins et sont liées aux saisons. De plus en plus de personnes sont touchées par les allergies respiratoires et les symptômes de l’allergie durent plus longtemps qu’avant. En 1980 on comptait 10% de personnes allergiques en France. Depuis 1999, on estime que jusqu’à 30% de la population connaît au moins un épisode allergique par an.

Alors que faire pour soulager les symptômes d’allergies respiratoires ? Quelles sont les meilleures solutions naturelles contre les allergies respiratoires ?

Qu’est-ce qu’une réaction allergique ?

La réaction allergique est une réaction excessive du système immunitaire en présence de molécules non pathogènes. L’organisme réagit en les considérant comme des agresseurs, ces molécules deviennent alors pour le corps des allergènes. Certaines cellules immunitaires parmi nos globules blancs libèrent de l’histamine, qui entraine le déclenchement de symptômes.

Il existe différents types d’allergies : allergie alimentaire, allergie respiratoire, allergie de contact ou allergie au soleil. Dans cet article nous nous concentrerons sur les allergènes respiratoires.

Les allergènes respiratoires sont présents toute l’année et personne ne peut y échapper. Ils se divisent en deux catégories.

Les allergènes respiratoires extérieurs :

  • Pollens d’arbres
  • Pollens de graminées
  • Pollens d’autres herbacées

Ils sont quasiment présents toute l’année mais avec des « pics ».

Les allergènes respiratoires intérieurs :

  • Les acariens
  • Les blattes
  • Les phanères et la salive des animaux d’intérieur (chat, chien, rongeurs)
  • Les végétaux d’intérieur (ficus)
  • Les moisissures
  • La poussière

Si ces allergènes font globalement partie de notre quotidien, nous n’y sommes néanmoins pas confrontés de la même manière et nous avons des leviers d’action pour limiter les réactions allergiques si nous y sommes sensibles.

Quels sont les symptômes de l’allergie ?

La réaction allergique peut se manifester par des symptômes très divers :

  • inflammation de la muqueuse nasale et buccale : reniflements, congestion nasale, nez qui coule, irritation des yeux, éternuements en série, picotements et démangeaisons, yeux rouges et larmoyants
  • affections cutanées : urticaire, œdèmes, démangeaisons
  • choc anaphylactique : difficultés respiratoires, chute de la tension artérielle, perte de connaissance
  • œdème de Quincke
  • toux, douleurs de poitrine
  • peau bleutée, étourdissements
  • maux de tête

Quand ils deviennent chroniques, les symptômes se transforment en pathologies allergiques.

  • L’asthme : 7 à 10% des allergies
  • La rhinite, la conjonctivite, la sinusite : 15 à 20% des allergies
  • La dermatite atopique ou eczéma atopique : 15 à 20% des maladies chroniques inflammatoires de la peau

Quelles sont les causes des allergies respiratoires ?

La cause héréditaire

La plupart des personnes allergiques ont des prédispositions héréditaires. Les enfants ayant un ou deux parents allergiques ont 30 à 50% de risques dans le premier cas, et jusqu’à 80% dans le second cas de devenir allergique.

Le dérèglement du système immunitaire

L’hypersensibilité du système immunitaire est souvent présente dès l’enfance, sous une autre forme (dermatite atopique, eczéma, intolérance alimentaire, asthme). Elle évolue à l’âge adulte vers une allergie respiratoire du type rhinite ou asthme allergique.

La porosité intestinale et l’appauvrissement du microbiote

30 à 50% des allergies modérées à sévères sont associées à :

  • Une perméabilité intestinale
  • Des intolérances alimentaires
  • Des déficits enzymatiques

Une muqueuse intestinale altérée au niveau de ses jonctions serrées laissent passer les toxines. Ces toxines génèrent une inflammation qui affaiblit et perturbe le système immunitaire. Si la cause intestinale vous concerne, sachez qu’un protocole naturopathique permet de rétablir l’intégrité de la barrière intestinale. De même que les déficits enzymatiques peuvent être compensés par la prise d’enzymes.

Les facteurs favorisants les allergies respiratoires

La pollution est un facteur défavorable. Les produits industriels et la culture intensive (pesticides) génèrent de nombreux polluants volatils. Les enfants y sont plus sensibles car leur système respiratoire est moins armé pour se défendre. C’est pourquoi les enfants vivant dans des zones polluées souffrent ainsi deux fois plus d’asthme allergique et trois fois plus d’eczéma que ceux grandissant dans les régions moins polluées.

Un autre facteur très impactant est l’utilisation d’eau de Javel ou de produits à base de Javel, ainsi que de produits d’entretien industriels. Les liens entre produits de nettoyage et asthme sont avérés. Les professionnels de santé évoluant à l’hôpital sont parmi les plus touchés par l’asthme professionnel. Le personnel de ménage est également concerné. Ces produits toxiques pour nos voies respiratoires sont en vente libre et de nombreux particuliers les utilisent, sans savoir qu’ils affectent l’organisme. Ils devraient être interdits, surtout en présence d’enfants. L’utilisation d’un produit d’entretien pour laver une surface, même rincé, va continuer à relarguer des molécules chimiques volatiles pendant plusieurs heures.

L’allergie respiratoire d’origine professionnelle concerne aussi d’autres professions. Citons les boulangers, les pâtissiers, les coiffeurs, les travailleurs du bois, les peintres…

Calmer les allergies respiratoires avec la naturopathie

Plusieurs grandes techniques utilisées en naturopathie sont particulièrement efficaces pour calmer les allergies respiratoires. Mais ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Il faut donc tester plusieurs techniques et évaluer au bout de 3 semaines d’utilisation, celles qui vous apportent un réel soulagement.

La phytothérapie en soutien des allergies respiratoires

Certaines plantes se comportent comme des antihistaminiques naturels et elles favorisent la production de molécules anti-inflammatoires. C’est le cas par exemple du plantain, du romarin, du gingko biloba ou de l’ortie, que l’on peut retrouver sous forme de tisanes, de gélules ou d’extraits liquides.

Il est conseillé d’y associer des plantes pour drainer les émonctoires et soutenir leur fonctionnement, surtout le foie et les reins. Le desmodium et le pissenlit sont ainsi incontournables.

La gemmothérapie pour diminuer les symptômes allergiques

Pour les cas de la rhinite allergique, ce sont les bourgeons de cassis, de hêtre, de viorne et de bouleau pubescens qui sont à utiliser.

En cas de sinusite allergique, optez pour le charme, le cassis et les jeunes pousses de romarin.

Pour l’asthme, les bourgeons de cassis, de viorne et de hêtre sont à privilégier.

Vous pouvez acheter les bourgeons en flacon unitaire ou acheter un complexe de bourgeons adapté à l’allergie.

Les bourgeons se prennent en cure de 3 semaines, matin et soir, toujours à distance des repas, directement sur la langue. Respectez le dosage recommandé par le fabricant.

A titre personnel et en cabinet, je recommande les bourgeons du laboratoire Herbolistique, ainsi que leurs complexes anti-allergies (gemmoaller + pollen et acariens).

Les meilleures huiles essentielles anti-allergies

Les huiles essentielles sont à utiliser en synergie pour diminuer les symptômes allergiques. Je recommande de les associer par 3 et de tester la formule sur soi pendant 3 semaines.

Voici les meilleures huiles essentielles anti-allergies :

  • Huile essentielle d’Estragon (Artemisa dracunculus) : antispasmodique puissante, anti-allergique, agit sur le terrain, elle peut donc être utilisée sur le long cours
  • Huile essentielle de Khella (Ammi visnaga) : spasmolytique très puissante et décontracturante, dilatatrice les bronches, tout indiquée en cas d’asthme et d’asthme allergique
  • Huile essentielle de Camomille romaine (Anthemis nobilis) : antispasmodique puissante, anti-allergique cutanée, bien aussi en cas d’asthme nerveux ou allergique
  • Huile essentielle de Tanaisie (Tanacetum annuum) : anti-inflammatoire, anti-allergique, calme les démangeaisons, l’huile essentielle à privilégier en cas d’allergie cutanée et d’eczéma atopique.

Les applications se font toujours diluées dans une huile végétale support, sur le thorax et le haut du dos, en ajoutant les voutes plantaires quand on souhaite agir sur le terrain.

Je recommande les huiles essentielles vendues chez Aroma-zone.

Les meilleurs aliments anti-allergies

Si vous souffrez de rhinite allergique, votre alimentation est votre meilleur allié.

La quercétine est un antioxydant de la famille des flavonoïdes présent dans certains produits végétaux, en quantités variables. Elle a des propriétés antihistaminiques et anti-inflammatoires. Les végétaux riches en quercétine sont ainsi considérés comme des antihistaminiques naturels capables de réduire les symptômes allergiques.

Ses bénéfices sont bien réels, encore faut-il connaître et consommer les aliments qui en contiennent. Voici la liste des aliments les riches en quercétine.

Concrètement, comment faire ?

Un à deux oignons par jour, jaunes ou rouges, sont parmi les aliments les plus faciles à intégrer dans son alimentation (cru ou cuit, à la poêle, à la vapeur, au four…).

Au niveau du chocolat, vous trouverez davantage de quercétine dans le cacao cru mais sinon, un à deux carrés de chocolat NOIR feront toujours l’affaire.

Les cranberry peuvent se trouver dans des mélanges d’oléagineux, une bonne idée de collation d’autant plus que les amandes et les autres oléagineux apportent également de petites quantités de quercétine.

Enfin c’est maintenant la saison des asperges, alors profitez-en !

Dernier point, la quercétine se trouve en complément alimentaire, mais une supplémentation ne se substitue pas aux apports alimentaires. La quercétine sera toujours mieux assimilée par l’organisme si elle est apportée par l’alimentation.

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Le traitement de fond contre les allergies respiratoires

Au-delà des recommandations quotidiennes telles que se laver les cheveux tous les jours, changer de vêtements quand on rentre chez soi, pratiquer un nettoyage nasal chaque soir ou utiliser un collyre pour les yeux, l’allergie chronique nécessite de suivre un traitement de fond pour améliorer son terrain.

Ce traitement de fond devrait, dans l’idéal, commencer avant la période à risque, de manière à préparer au mieux son organisme. Il s’agit de renforcer son organisme de manière global et de soutenir les organes d’élimination.

Le protocole de fonds micro-nutritionnel est indispensable car de nombreux nutriments interviennent dans la réponse immunitaire. C’est donc un rééquilibrage alimentaire global qui sera proposé, de manière à faire les bons choix et à limiter les aliments qui peuvent entretenir l’inflammation.

Vous pouvez dès maintenant trouver des pistes avec l’article suivant :

Manger vrai végétal et varié

Comment lutter contre l’inflammation chronique ?

Et aussi celui-ci :

Toutes les alternatives pour consommer des aliments sains

En amont, les semaines qui précèdent l’arrivée du printemps, le travail doit être réalisé pour réduire l’inflammation, et pour renforcer la flore intestinale tout en réduisant la porosité intestinale. Rappelons qu’environ 80% de nos défenses immunitaires siègent dans notre intestin. En protégeant ou en restaurant microbiote et la muqueuse intestinale, on peut moduler la réaction du système immunitaire et donc atténuer le phénomène allergique.

L’accompagnement de fonds s’étale sur une période de 3 mois à 6 mois.