Surmonter le baby blues avec des solutions naturelles

Le baby blues vous envahit. La fatigue s’amplifie chaque jour. A certains moments, la déprime vous guette. La période post-partum n’est jamais simple. Pour sortir de cet état, prenez le temps d’échanger avec des professionnels et d’autres jeunes mamans sur vos difficultés. Et découvrez dans cet article toutes les solutions naturelles pour surmonter le baby blues sans recourir aux médicaments.

Les symptômes du baby blues

Le baby blues ou syndrome du troisième jour intervient généralement 3 jours après l’accouchement. Environ 60% des nouvelles mamans en éprouvent les symptômes. Le baby blues dure quinze jours au maximum. Durant cette période, les femmes affectées ressentent une grande fatigue, un stress élevé, une sensibilité émotionnelle accrue (sautes d’humeur, irritabilité, susceptibilité et pleurs fréquents). Elles souffrent également de difficultés à s’endormir ou de sautes d’humeur incompréhensibles pour votre entourage. La perte d’appétit est également un signe. Cette période délicate disparaît généralement d’elle-même sans avoir recours à un traitement médicamenteux.

Les symptômes de la dépression post-partum

La dépression post-partum peut survenir tout au long de la première année qui suit l’accouchement, avec un risque accru entre le sixième et le neuvième mois. Ce phénomène n’est pas rare car il concernerait 10 à 15% des femmes. 

Les symptômes ressentis sont plus profonds et plus longs que pour le baby blues. Des pensées très négatives émergent, jusqu’à parfois des idées noires. Les femmes souffrant de cette dépression ont tendance à s’isoler. Elles montrent peu à peu soit un intérêt excessif envers leur enfant soit un désintérêt profond. Dans les deux cas, le développement du bébé peut en être affecté.

Les facteurs favorisant la dépression post-natale

Les carences alimentaires en oméga 3 

Des études démontrent que les femmes manquants d’oméga 3 sont plus sujettes au baby blues après l’accouchement. Le bébé ne peut fabriquer lui-même les acides gras comme les omégas 3 indispensables à son développement. Ainsi il sollicite toutes les réserves de la mère lors de la grossesse. Lors de l’allaitement, les réserves nutritionnelles de la mère en omégas 3 et en magnésium sont également transmises à l’enfant ce qui accroît la fatigue et la sensibilité émotionnelle .

Le manque de sommeil

Toutes les mères connaissent la fatigue intense qui s’accumule lors des premières semaines. Le rythme élevé de la journée, comme de la nuit, laisse peu de temps pour se reposer. Le manque de sommeil génère un stress élevé qui aggrave les troubles de l’humeur et la sensation de déprime.

Un accouchement traumatique

Les accouchements traumatiques, physiques ou psychologiques, contribuent au déclenchement des dépressions post-partum. Or ces évènements restent peu abordés par le corps médical et l’entourage. L’intensité des douleurs, physiques ou émotionnelles,  ressenties par la femme est corrélée avec la probabilité de souffrir de dépression. La jeune mère peut se sentir coupable d’avoir mal géré la naissance de son bébé ou être pleine de regrets par rapport à un idéal qui ne s’est pas réalisé.

Les difficultés à établir le lien avec son bébé

L’instinct maternel est valorisé comme une qualité innée. Or devenir mère ne se fait pas instantanément. Cette culpabilité vis-à-vis de son enfant altère la confiance en soi. Ainsi si le lien avec le nouveau-né n’est pas automatique, les nouvelles mamans sont plus enclines à souffrir de déprime.

Les difficultés liées au soin de l’enfant

Prodiguer les soins essentiels à son enfant s’apprend et demande du temps et de pratique. L’allaitement désiré pendant la grossesse peut s’avérer délicat au quotidien. Les pleurs répétés du bébé ou la peur de mal faire sont aussi des sources de stress et de fatigue nerveuse. Ces difficultés liées à la maternité sont perçues comme négativement par les mères elles-mêmes. Elles génèrent alors un effondrement de l’estime de soi propice à la survenance du baby blues, voire à la dépression.

Parler de sa souffrance

Pour vivre plus sereinement ce retour à la maison avec son enfant, les jeunes mamans peuvent se tourner vers des associations ou des groupes de parole. Pour se sentir mieux, il faut d’abord accepter de parler de son mal-être.

Dans des associations

Les associations accompagnent les femmes confrontées aux difficultés de la maternité. Ces associations ne rentrent pas dans une démarche médicale. Pour autant, elles sont à l’écoute, conseillent et orientent si besoin. Elles sont des alliées pour sortir de la solitude et se faire épauler.

Dans des groupes de parole pour jeunes mamans 

Il existe en France des cercles mamans – bébés. Ces rencontres sont consacrées aux mamans accompagnées de leur bébé de 0 à 9 mois. Réunies en petits groupes, ces cercles favorisent l’échange, le partage d’expérience en toute bienveillance, et la création de liens entre mamans de son quartier. Il y a généralement 4 ateliers de 2h, dédiés à différentes thématiques.

Si vous êtes intéressée, contactez-moi directement, je travaille avec une animatrice de cercles mamans-bébés qui propose des sessions au Centre Administratif et Social, situé à Asnières-sur-Seine, certains dimanches matins. 

Cercles mamans bébés

Les solutions naturelles anti baby-blues

En complément des groupes de soutien, certains traitements naturels sont de précieux atouts pour sortir de cet état de trouble ou de dépression.

Adopter la sophrologie

La sophrologie permet de retrouver un équilibre entre sa vie d’avant bébé et sa nouvelle vie de mère en agissant autant sur le mental que sur le physique. 

1. Pour effacer les tensions corporelles 

La sophrologie vous aide à détendre vos muscles. Les différentes postures tenues pour l’allaitement ou le biberon, le port du bébé dans les bras, génèrent des tensions physiques. Certains exercices sont ciblés pour dénouer ces tensions corporelles.

2. Pour prendre confiance en soi

La perte de repères dans la vie de nouvelle maman entraîne une perte de confiance en soi. Les techniques de visualisation confortent votre estime personnelle et vous rassurent sur vos capacités à vous occuper de votre nouveau-né. 

3. Pour apprendre à se reposer 

La sophrologie vous entraîne à pratiquer la sieste flash. Cette micro-sieste quotidienne vous permet de récupérer de l’énergie en seulement dix minutes. 

4. Pour prendre du temps pour soi

Pratiquer la sophrologie revient également à prendre soin de soi. Votre bébé peut être présent pendant la séance. Vous vous occupez de votre corps et de votre esprit sans avoir à subir la charge mentale de laisser votre enfant à quelqu’un. 

5. Pour favoriser la communication avec son bébé

Votre bébé est une véritable éponge à émotions. Pendant de longs mois encore, votre bébé a l’impression qu’il ne fait qu’un avec vous. Il n’a pas encore conscience de son propre corps. Comme dans votre ventre, il est donc particulièrement sensible à vos états émotionnels. Il ressent vos joies comme vos peines. Si vous allez bien, votre bébé sera plus calme et apaisé. Mais s’il ressent votre stress, vos inquiétudes ou vos peurs, votre bébé peut manifester son inconfort ou son angoisse sous la forme de pleurs ou de difficultés à dormir.

Prendre du temps pour soi, pour se sentir mieux, n’est donc jamais un temps perdu mais un moment bénéfique pour soi comme pour son bébé.

Utiliser les fleurs de Bach

Les fleurs de Bach agissent sur les émotions négatives persistantes. Le mimulus aide à lutter contre la peur et aide à retrouver de l’assurance. L’élixir d’aspen favorise la confiance en soi et réduit les angoisses. L’olive opère contre l’épuisement physique et mental. Le mélange prêt à l’emploi Rescue s’utilise dans les situations d’urgence émotionnelle. Tous ces élixirs floraux n’entraînent aucune accoutumance.

Recourir à la phytothérapie

La phytothérapie consiste à soigner les maux avec les plantes. Son utilisation s’avère efficace pour lutter contre la dépression périnatale.

Le safran

Le safran est utilisé depuis l’Antiquité pour vaincre la dépression. Les résultats d’une étude de 2017 publiée par Pharmacopsychiatry montrent que le safran a été quasiment aussi efficace dans la guérison de la dépression postnatale que l’antidépresseur classique administré dans ces cas-là.

Le griffonia

Le griffonia est indiqué également pour son effet antidépresseur mais aussi pour son action sédative. La prise de griffonia permet ainsi un sommeil plus long, plus profond et donc plus récupérateur.

La rhodiole

La rhodiole aide à gérer le stress. Elle a aussi un effet “coup de boost” sur l’organisme et améliore votre endurance physique et mentale.

Se soigner avec la naturopathie

La naturopathie vise à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens naturels et biologiques. L’alimentation occupe une place centrale dans cette pratique. Une alimentation qui apporte les nutriments essentiels soutient le système nerveux et le moral. Les carences alimentaires engendrées pendant la grossesse et après l’accouchement amplifient la fatigue et rendent moins résistantes au stress.

Accordez-vous une consultation personnalisée, en cabinet ou en visio, pour déterminer les causes de ce baby-blues ou de la dépression post-partum. Puis, pour mettre en place un programme associant plusieurs techniques naturelles. A la clé : retrouver de l’énergie et reprendre confiance en soi. 

Conclusion

Vous avez le droit de ressentir de la mélancolie, de la tristesse, de la frustration, de la fatigue ou de l’énervement après un accouchement. Les mères parfaites n’existent pas. Plus vous prendrez soin de vous, meilleures seront les liens que vous tisserez avec votre enfant. Les solutions douces pour résister à la dépression et surmonter le baby blues offrent un formidable panel de traitements naturels. Ces soins et remèdes resteront un soutien sur lequel vous appuyer tout au long de votre vie.

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