La sophrologie fait partie des méthodes naturelles qui aident à mieux vivre le cancer. Elle permet de se faire du bien grâce à des techniques simples.
Les facteurs qui contribuent au cancer sont connus et font état de statistiques. Pourtant la part émotionnelle est bien souvent négligée du milieu médical, tout simplement parce qu’elle n’est pas quantifiable, et que les médecins n’interviennent pas dessus.
EMOTIONS ET CANCER
Les facteurs psychiques sont en effet à prendre en compte, comme le stress, la dépression, les deuils, les conflits émotionnels… Les études manquent encore à ce sujet, pourtant de plus en plus de voix dans le milieu médical reconnaisse le lien existant entre émotions et cancer. Certains patients identifient d’ailleurs clairement un choc psychologique qu’ils ont vécu quelques mois avant que ne se déclare le cancer. Le mental est puissant. A titre d’exemple, tout le monde a pu observer sur soi des signes de somatisation, que l’on appelle troubles psychosomatiques. Quand le corps exprime à notre place des émotions tues, enfouis, cachées et parfois oubliées. Les problèmes de peau et les troubles digestifs sont parmi les signes de somatisation les plus fréquents.
Souvent ce sont des peurs, plus ou moins grandes. Avoir l’impression que l’on tombe malade quand on est entouré de malades, se gratter la tête ou se mettre à tousser quand une personne le fait en notre présence, etc… Ces signes expriment notre peur face à la maladie et le corps réagit.
Evidemment, ce n’est pas parce que l’un de nos proches est atteint du cancer que l’on va développer cette maladie soi-même. Le cancer, comme toutes les grandes maladies, est multifactorielle. Mais le fait de reconnaître que le mental a sa part de responsabilité, ouvre la voie à un accompagnement psycho émotionnel.
SOPHROLOGIE ET CANCER : un accompagnement dans la durée
Parce que le suivi psycho émotionnel joue un rôle dans la guérison, certaines techniques, comme la sophrologie peuvent accompagner et soulager le malade pendant toute la durée du traitement.
La sophrologie est une méthode dont les bienfaits sont scientifiquement prouvés. Elle intervient sur toutes les problématiques corporelles et émotionnelles. Et parce corps et esprit sont indissociables et qu’ils s’auto-alimentent en permanence, les techniques agissent sur les 2.
Chaque séance commence par un moment d’échange. L’écoute et la bienveillance sont essentielles pour favoriser le dialogue. Le sophrologue doit comprendre votre chemin de vie, pour vous aider au mieux, et pour adapter les techniques.
Les techniques utilisées en sophrologie
La première technique est la respiration.
La respiration nous aide à contrôler nos états émotionnels. Le but est d’apprendre à respirer, pour se calmer, s’apaiser, s’apporter de la détente et du bien-être.
La deuxième technique consiste en des exercices de relaxation dynamique.
Ces exercices qui alternent contraction et relâchement musculaire, vont permettre de dénouer les tensions musculaires, et aussi d’identifier les zones de tension. Comme la respiration, ces exercices peuvent facilement être intégrés dans son quotidien et reproduits chez soi, au travail, dans les transports…
La troisième est la visualisation.
La visualisation intervient pendant la pratique de relaxation profonde, qui est présente à chaque séance. Cette relaxation profonde est induite par la voix du sophrologue et elle conduit à un état de conscience modifié, proche du sommeil. Ce relâchement du corps et de l’esprit permet d’agir sur l’inconscient. C’est un moment de bien-être total, où plus rien ne compte. La maladie n’est plus là, vous ne doutez plus, la douleur s’oublie. La visualisation aide à se mettre dans sa bulle et à renforcer cet état de bien-être.
Chaque séance est différente et il y a une progression dans les techniques proposées. C’est pourquoi l’accompagnement se fait dans la durée, au rythme d’une séance par semaine.
Conclusion
Quel que soit le cancer, la sophrologie est toujours bénéfique. La sophrologie soulage la douleur et les effets négatifs des traitements. Elle permet d’expérimenter son corps d’une manière positive, et de se redonner de la force et de la sécurité intérieure.
https://auroreroose.com/wp-content/uploads/2020/02/Chemin-de-lumière-1.jpg480721Aurore Roosehttps://auroreroose.com/wp-content/uploads/2022/10/Aurore-Roose-logo-80x80.pngAurore Roose2020-02-09 09:35:152024-03-04 10:44:36La sophrologie, pour se faire du bien en cas de cancer
La prévention du cancer est un sujet de santé publique. Chaque année, le cancer touche presque 400 000 personnes, avec environ 158 000 décès. On estime que 41% des cancers pourraient être évités.
Pour les femmes, le cancer du sein reste de loin le plus fréquent devant les cancers colorectaux et du poumon. Alors que pour les hommes, on retrouve les cancers de la prostate, du poumon et colorectaux.
Les cancers avec le meilleur taux de survie chez les femmes sont :
La thyroïde,
Le sein.
Les cancers avec le meilleur taux de survie chez les hommes sont :
La thyroïde,
La prostate.
Pour tous les autres, le taux de survie à 5 ans est inférieur à 50%.
Pour les hommes comme pour les femmes, les cancers avec les plus faibles taux de survie sont ceux du pancréas, des poumons, de l’œsophage et du foie.
De nombreuses études ont mis en évidence que le mode de vie participe à la forte hausse des cas de cancers. La prévention consiste donc à limiter les facteurs qui favorisent le cancer.
Les facteurs de risque du cancer
Le tabac
Le tabac est responsable de 64% des cas de cancers évitables chez l’homme et 25% chez la femme. C’est de très loin le facteur qui contribue le plus à la maladie. Le tabac contribue notamment au cancer du poumon (8 cas sur 10), l’un des plus difficiles à soigner. Mais aussi de 7 cas sur 10 de cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, oesophage), et de 5 cas sur 10 de cancers de la vessie.
La première démarche, quand on souhaite se protéger, est de ne pas fumer ou d’arrêter de fumer, et de ne pas subir de tabagisme passif.
L’alcool
L’alcool intervient dans 8% des cas de cancers. C’est le 2ème facteur de risque.
Parmi les cancers attribuables à la consommation d’alcool, le cancer du sein est le plus fréquent (près de 8000 cas), suivi du cancer colorectal, de la cavité buccale et du pharynx, du foie, de l’œsophage et du larynx.
L’alimentation
Au niveau alimentaire, on retrouve une insuffisance d’aliments protecteurs, dits antioxydants (fruits et légumes) et de fibres. Et un excès de viande rouge, de charcuterie et de graisses saturées et de sucre. En effet, que ce soit l’excès de sucre ou l’excès de graisse, les 2 génèrent un terrain inflammatoire favorable à la cellule cancéreuse.
L’alimentation est responsable de 13% des cancers évitables chez l’homme, et 14% chez la femme. Il n’est jamais trop tard pour changer ses habitudes alimentaires et pour mettre en place une alimentation anti-inflammatoire, c’est d’ailleurs ce que propose la naturopathie.
Chaque jour au menu, l’alimentation devrait être composée de :
1 ou 2 fruits,
Au moins 500g de légumes, en privilégiant la cuisson à la vapeur, et en diversifiant,
Des omégas 3 que l’on trouve dans les graines, les oléagineux et dans certaines huiles végétales.
Sont à limiter :
La viande rouge (bœuf, veau, porc, gibier) : max 500g par semaine,
La charcuterie : max 150g par semaine,
Les graisses saturées que l’on retrouve dans la viande et la charcuterie, le beurre, la crème et les produits industriels,
Ils contribuent à 14 cancers car ils sont liés à une alimentation déséquilibrée et souvent à une absence d’activité physique.
2 indicateurs sont à prendre en compte pour savoir se situer :
L’IMC (indice de masse corporelle), qui doit être compris entre 18,5 et 25,
Le tour de taille, qui doit être inférieur à 94cm pour les hommes et 80cm pour les femmes.
Les virus et les bactéries
Selon une étude parue en 2018, 14000 cancers sont dus chaque année à des virus ou des bactéries. L’Helicobacter pylori est ainsi responsable de 4200 cancers de l’estomac. Le papillomavirus est à l’origine de 6300 cancers dont 2900 cancers du col de l’utérus. Les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C causent chaque année 2300 cancers du foie.
Les rayons UV
Le soleil et les cabines de bronzage sont responsables de 15 550 mélanomes par an. En sachant que l’exposition au soleil dans l’enfance a une incidence majeure pour la survenue des cancers cutanés. Nous avons un capital soleil à la naissance qui va diminuer chaque année, en fonction de notre exposition cumulée.
Une consultation en naturopathie vous permettra d’avoir un programme personnalisé et adapté à votre situation pour limiter les facteurs de risques du cancer. La prévention du cancer passe avant tout par une amélioration globale de son hygiène de vie.
https://auroreroose.com/wp-content/uploads/2020/02/cancer.jpg486864Aurore Roosehttps://auroreroose.com/wp-content/uploads/2022/10/Aurore-Roose-logo-80x80.pngAurore Roose2020-02-07 20:03:172025-11-02 09:27:02Prévention du cancer : limiter les facteurs de risque
Si vous vous demandez pourquoi vous êtes tout le temps fatigué et parfois dès le matin, voici les principales pistes à explorer.
Les différents types de fatigue
La fatigue physiologique
C’est avant tout un phénomène normal et physiologique. Tout effort fourni, qu’il soit physique ou intellectuel, doit être compensé par une phase de repos pour laisser le temps au corps et au cerveau de récupérer. Un temps de sommeil insuffisant car trop court, ou de mauvaise qualité, en cas d’insomnie, conduit à une fatigue chronique et à des troubles physiologiques et psychiques. Irritabilité, sautes d’humeur, dépression, prise de poids, compulsions sucrées…, sont tous des symptômes montrant que le corps ne parvient pas à récupérer.
Elle est souvent appelée asthénie. Elle apparaît spontanément, sans que l’on ait fait le moindre effort ou sinon des efforts modérés, et ne cède pas au repos.
La fatigue chronique
La fatigue chronique est maintenant une maladie reconnue. Si vous vous sentez épuisée en permanence et que même le repos n’arrive pas à vous soulager. Si d’autres symptômes viennent s’ajouter, alors vous souffrez peut être du syndrome de fatigue chronique.
Ce syndrome regroupe un ensemble de symptômes. Des causes infectieuses ou immunologiques sont ainsi souvent retrouvées. L’une des dernières pistes sérieuses pour en trouver l’origine, est celle du microbiome, c’est-à-dire l’ensemble de nos microbiotes. Un microbiome perturbé serait souvent présent dans les cas de fatigue chronique.
Dans ce cas précis, une prise en charge globale et pluridisciplinaire est conseillé, alliant médecine classique et naturopathie.
Les causes de la fatigue
L’apnée du sommeil : l’apnée du sommeil se manifeste par des ronflements bruyants et des arrêts respiratoires. Les personnes concernées se rendent rarement compte de leurs apnées, c’est souvent le conjoint qui s’en rend compte. Par contre la sensation de fatigue au réveil est réelle, créée par ces micro réveils qui peuvent rythmer toute la nuit et interrompre sans cesse le sommeil. Elle est favorisée en premier lieu par le surpoids, puis par l’alcool et les repas copieux.
L’hypothyroïdie : les perturbations de la thyroïde sont fréquentes car de nombreux facteurs peuvent l’impacter (grossesse, maladies, médicaments, carences alimentaires, environnement…). Elle entraîne un ralentissement global de l’organisme. Une fatigue intense, ressentie tout au long de la journée est un signe d’alerte, qui doit être confirmée en mesurant la TSH mais aussi la T3L et la T4L.
Certaines maladies : infections virales, cancer, diabète, maladies auto-immunes, maladies inflammatoires chroniques. Dans le cas d’une maladie inflammatoire chronique, tel que l’endométriose,l’arthrose ou le syndrome du colon irritable, le corps sécrète en permanence une quantité excessive de molécules inflammatoires. L’inflammation devient un symptôme en soi. Le système immunitaire étant sursollicité, la fatigue est très présente et n’est pas soulagée par le sommeil.
Certains médicaments.
Le stress : en excès, il empêche le corps de récupérer, physiquement et nerveusement.
Le manque de lumière : en hiver le manque de lumière perturbe le cycle veille/sommeil et provoque une somnolence, un ralentissement global, voire une dépression saisonnière.
Comment retrouver son énergie ?
Certaines carences ou le dysfonctionnement de certains organes peuvent être à l’origine d’une fatigue qui perdure. C’est pourquoi, lors d’une consultation en naturopathie, tout votre mode de vie est passé en revue. L’objectif de cet échange est de déterminer les causes de la fatigue, pour pouvoir en suite vous proposer un programme personnalisé. En naturopathie, je propose un protocole anti-fatigue basé sur un rééquilibrage alimentaire, des compléments alimentaires et des plantes adaptogènes.
Le système digestif étant souvent déséquilibré, une attention particulière y sera apportée pendant le rdv.
En sophrologie, j’utilise des techniques de respiration, de relaxation profonde et de visualisation pour améliorer son sommeil durablement et pour atténuer les effets du stress. L’objectif est de s’approprier les techniques pour ensuite pouvoir les intégrer dans son quotidien.
https://auroreroose.com/wp-content/uploads/2020/01/alone-bed-bedroom-blur-271897-scaled.jpg12731920Aurore Roosehttps://auroreroose.com/wp-content/uploads/2022/10/Aurore-Roose-logo-80x80.pngAurore Roose2020-01-21 22:06:122026-01-22 17:29:54Pourquoi suis-je tout le temps fatigué ?
Comment les antibiotiques perturbent le microbiote
Le microbiote est constitué par des milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins. En tuant les mauvaises bactéries, mais aussi de bonnes bactéries, les antibiotiques perturbent et déséquilibrent la composition de notre microbiote tout en ayant un impact négatif sur la quantité de bactéries présentes. Cet effet est très rapide, le transit pouvant ainsi être altéré dès les premières prises.
Le fait d’avoir de la diarrhée en prenant des antibiotiques est un signe flagrant de perturbation du microbiote.
L’organisme est normalement capable de reproduire de nouvelles bactéries, afin de retrouver un équilibre. C’est pourquoi les troubles digestifs restent ponctuels. Mais impossible de déterminer combien de temps ce déséquilibre peut durer. De plus, dans certains cas, le retour à la normale n’est pas total.
Quand le microbiote se modifie de manière durable, on parle de dysbiose.
Une dysbiose qui s’installe est compliquée à faire partir. Or, le microbiote participe :
à la digestion des aliments,
à la régulation du métabolisme,
au contrôle de l’inflammation,
au bon fonctionnement du système immunitaire.
Concrètement, en présence d’une dysbiose, il y a une dérégulation de l’utilisation des calories, avec une augmentation du stockage des graisses.
La barrière intestinale devient plus poreuse, cela peut aller jusqu’à une hyperperméabilité intestinale, qui va maintenir un état inflammatoire.
Le fonctionnement des hormones de la faim (ghréline) et de la satiété (leptine) se fait moins bien. Cela participe aussi à la prise de poids.
Que faire en cas de dysbiose après une prise d’antibiotiques ?
Une dysbiose souligne que le microbiote n’a pas réussi à s’adapter à une situation donnée. Néanmoins, comme le microbiote intestinal est un écosystème vivant, retrouver un équilibre est possible mais nécessite d’être accompagné.
Je partage ici les leviers naturels les plus efficaces pour soutenir sa flore intestinale après une prise d’antibiotiques. Ils seront à compléter par un protocole personnalisé.
Nourrir ses bonnes bactéries avec des aliments prébiotiques
Les prébiotiques sont les fibres présentes dans certains végétaux et qui constituent une véritable nourriture pour nos bonnes bactéries. Mieux nourries, elles pourront plus facilement se multiplier.
Ces fibres prébiotiques se trouvent dans l’asperge, l’artichaut, l’avoine et dans toute la famille des alliacées (ail, oignon, poireau).
Miser sur les aliments fermentés
Certains aliments contiennent des micro-organismes vivants bénéfiques. C’est le cas de tous les aliments fermentés comme le kombucha et le kéfir pour les boissons, le miso ou les légumes lactofermentés.
Leur consommation permet de soutenir la diversité microbienne.
Assainir le microbiote
Le rééquilibrage intestinal peut prendre plusieurs mois. Cela dépendra de la présence ou non de facteurs qui entretiennent le déséquilibre du microbiote. C’est le cas si vous consommez régulièrement des aliments ultra transformés (AUT) qui contiennent de nombreux additifs.
Voici l’ensemble des références de crèmes fraiches vendues en supermarché et contenant des carraghénanes. Il est très difficile de trouver des crèmes sans carraghénane. Il y a notamment la crème Bridélice 12% de MG en briquette(lot de 3).
Le nitrite de sodium est un conservateur utilisé dans les charcuteries (jambon blanc, lardons et autres produits utilisant du porc) et qui a les mêmes effets négatifs sur le microbiote. Une étude publiée en 2022 montre que « les nitrites induisent une toxicité en altérant le microbiote intestinal« .
D’une manière générale, il est essentiel de limiter la consommation des additifs alimentaires en favorisant les produits bruts.
La consommation excessive de produits sucrés et d’alcool, ainsi que le stress chronique ont les mêmes effets.
C’est pourquoi un accompagnement global est nécessaire.
Se faire accompagner
Chaque dysbiose est différente selon le terrain, l’historique de prise d’antibiotiques et le mode de vie. Un accompagnement personnalisé permet d’identifier les bonnes stratégies (probiotiques ciblés, alimentation adaptée, gestion du stress) pour restaurer durablement l’équilibre intestinal, plutôt que de naviguer à l’aveugle avec des solutions génériques.
C’est justement l’objet de mon programme forme et détox : identifier les déséquilibres spécifiques à votre microbiote et mettre en place, étape par étape, les leviers naturels adaptés à votre situation.
Oui, en perturbant l’équilibre bactérien dans nos intestins, les antibiotiques peuvent faire grossir. Les bactéries présentes dans nos intestins contribuent au métabolisme du glucose et à la régulation du poids corporel. De plus, les antibiotiques modifient également la sensibilité à l’insuline. C’est pourquoi on observe une augmentation de l’apport énergétique de l’alimentation, les bactéries retirent davantage de calories des aliments et favorisent le stockage sous forme de graisses. Il est donc possible de manger peu et pourtant de prendre du poids. C’est ce que démontrent plusieurs études.
Aux Etats-Unis, les résultats d’une étude mettent en évidence que les états avec les plus fortes prescriptions d’antibiotiques sont ceux avec les taux d’obésités les plus élevés. Ils auraient également une incidence sur le diabète de type 2.
Heureusement, la prise d’antibiotiques de manière ponctuelle n’a généralement aucune incidence sur le poids.
Le problème se pose quand on prend des antibiotiques pendant au moins 3 semaines d’affilé ou dans l’année. Chaque individu réagit différemment mais nous savons que les risques sont alors augmentés.
Les effets négatifs des antibiotiques chez les enfants
Nous avons parlé des liens entre la prise de poids chez les enfants et la prise régulière d’antibiotiques chez les enfants en bas âge.
Une autre étude a mené des investigations sur l’asthme. En effet, l’asthme touche 260 millions de personnes dans le monde et sa prévalence a très fortement augmenté. Pourquoi ?
L’une des hypothèses serait le recours excessif aux antibiotiques les 3 premières années de vie.
En perturbant de manière durable la composition bactérienne des jeunes enfants, la répétition de l’ingestion d’antibiotiques les rend plus sensibles à l’inflammation allergique des voies respiratoires. Cette inflammation persiste jusqu’à l’âge adulte.
Pour en savoir plus sur cette période fondamentale pour la santé des enfants que l’on appelle les 1000 jours, je vous invite à lire mon article. Les 1000 premiers jours de la vie d’un bébé ne constitue pas moins que le socle sur lequel va reposer sa santé tout au long de sa vie !
Les antibiotiques favorisent-ils le cancer du sein ?
Nous avons vu qu’une prise répétée d’antibiotiques pouvait être à l’origine d’une dysbiose.
Différentes études ont étudié en quoi cette dysbiose pouvait devenir un véritable facteur de risque pour le cancer du sein.
Le premier mécanisme est la dérégulation du métabolisme des œstrogènes, avec une augmentation des œstrogènes circulants, facteur direct de risque pour les cancers du sein hormono-dépendants.
Vient ensuite la moindre activation de composés protecteurs issus de l’alimentation, en particulier les lignanes (présents dans les graines de lin, j’en parle dans mon article dédié au petit-déjeuner à partir de la ménopause) et les glucosinolates, que l’on retrouve principalement dans les crucifères et en particulier le brocoli. La dysbiose interfère donc avec l’assimilation de ces molécules anti-cancer.
Enfin, le déséquilibre du microbiote intestinal conduit à un affaiblissement du système immunitaire, créant un terrain favorable à la prolifération tumorale.
Des prescriptions inadaptées et trop nombreuses
Bien que tout le monde se souvienne que « les antibiotiques c’est pas automatique », dans la vie réelle, leur utilisation est souvent inadaptée. Ils sont ainsi fréquemment donnés en traitement d’infections virales, alors qu’ils n’ont d’effets que sur les infections bactériennes. Leurs prises répétées entraînent également une résistance bactérienne aux antibiotiques. On parle d’antibiorésistance quand les bactéries pathogènes deviennent résistantes aux molécules censées les détruire.
Des antibiotiques trop présents dans notre alimentation
Le problème ne réside pas seulement dans leur prise excessive. On les retrouve également dans les aliments que nous consommons. Particulièrement dans les produits animaux puisque les animaux en sont gavés (viande rouge et produits laitiers en concentrent le plus). On les retrouve aussi en grandes quantités dans les sols et dans les eaux. C’est donc l’ensemble de notre environnement qui est contaminé.
Faut-il prendre des probiotiques avec des antibiotiques ?
Les probiotiques sont des micro-organismes vivants. Ils viennent donc limiter la perte de bonnes bactéries liées au traitement. Certaines souches, comme Lactobacillus rhamnosus ou Saccharomyces boulardii (présentes dans l’Ultra levure), ont fait leur preuve pour limiter les troubles digestifs liés aux antibiotiques.
Leur prise, dès le premier jour du traitement, permet de limiter les désordres digestifs comme la diarrhée et de prévenir une éventuelle dysbiose.
Les probiotiques se prennent obligatoirement à jeun et ils ne doivent pas non plus être pris en même temps que les antibiotiques. Un délai de minimum 2h entre les 2 doit être respecté. Les antibiotiques se prenant souvent le matin, au cours du petit-déjeuner, cela oblige à prendre les probiotiques en fin de matinée.
A noter, qu’en l’absence de troubles digestifs, il est possible de faire une cure d’un mois de probiotiques, après l’arrêt des antibiotiques.
Il est conseillé de prendre un complexe associant différentes souches. En effet, nous ne connaissons pas notre propre profil bactérien. Seule une analyse du microbiote permet de connaître les souches qui sont présentes dans nos intestins. C’est pourquoi les laboratoires proposent des associations des souches les plus répandues.
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Conclusion
Les bébés exposés aux antibiotiques de manière répétée dans les premiers mois de vie sont plus susceptibles d’être en surpoids, pouvant aller jusqu’à l’obésité, enfant ou à l’âge adulte.
A l’âge adulte, en modifiant durablement le microbiote et la manière dont nous transformons et absorbons les sucres, ils contribuent à la dysbiose, à la prise de poids, à l’obésité et à la prévalence du diabète de type 2.
Or les troubles de la glycémie favorisent eux aussi la prise de poids, tout en empêchant de perdre du poids, un vrai cercle vicieux !
La prise de poids, un effet secondaire des antibiotiques
Ils ont beau nous être utiles pour lutter contre certaines infections bactériennes, les antibiotiques doivent être considérés comme ce qu’ils sont : des médicaments puissants aux effets secondaires avérés. Ce qui signifie tout simplement qu’en prendre n’est jamais neutre pour votre organisme.
Si leurs effets néfastes à court terme sont connus, leurs effets à long terme sont rarement portés à la connaissance du grand public. Cependant, des études ont démontré que les antibiotiques avaient la capacité d’entrainer des fragilités physiologiques de manière durable, et ce bien après leurs prises, notamment chez les enfants.
Associer antibiotiques et prise de poids ne vient pas spontanément car cet effet secondaire des antibiotiques est méconnu. Pourtant, l’exposition aux antibiotiques avant l’âge de 6 mois, ou à plusieurs reprises pendant la petite enfance est associée à une augmentation de la masse corporelle chez les enfants. C’est pourquoi, dans certains cas, le recours précoce aux antibiotiques contribue à la croissance de l’obésité infantile. Leur utilisation doit donc être évitée, si le tableau clinique le permet, particulièrement chez les nourrissons.
Et chez les adultes ?
Quand on sait qu’ils sont utilisés chez les animaux pour les faire grossir plus rapidement, on comprend bien, qu’à toute âge, ils peuvent favoriser la prise de poids.
Comment les antibiotiques perturbent le microbiote
Le microbiote est constitué par des milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins. En tuant les mauvaises bactéries, mais aussi de bonnes bactéries, les antibiotiques perturbent et déséquilibrent la composition de notre microbiote tout en ayant un impact négatif sur la quantité de bactéries présentes. Cet effet est très rapide, le transit pouvant ainsi être altéré dès les premières prises.
Le fait d’avoir de la diarrhée en prenant des antibiotiques est un signe flagrant de perturbation du microbiote.
L’organisme est normalement capable de reproduire de nouvelles bactéries, afin de retrouver un équilibre. C’est pourquoi les troubles digestifs restent ponctuels. Mais impossible de déterminer combien de temps ce déséquilibre peut durer. De plus, dans certains cas, le retour à la normale n’est pas total.
Quand le microbiote se modifie de manière durable, on parle de dysbiose.
Une dysbiose qui s’installe est compliquée à faire partir. Or, le microbiote participe :
à la digestion des aliments,
à la régulation du métabolisme,
au contrôle de l’inflammation,
au bon fonctionnement du système immunitaire.
Concrètement, en présence d’une dysbiose, il y a une dérégulation de l’utilisation des calories, avec une augmentation du stockage des graisses.
La barrière intestinale devient plus poreuse, cela peut aller jusqu’à une hyperperméabilité intestinale, qui va maintenir un état inflammatoire.
Le fonctionnement des hormones de la faim (ghréline) et de la satiété (leptine) se fait moins bien. Cela participe aussi à la prise de poids.
Que faire en cas de dysbiose après une prise d’antibiotiques ?
Une dysbiose souligne que le microbiote n’a pas réussi à s’adapter à une situation donnée. Néanmoins, comme le microbiote intestinal est un écosystème vivant, retrouver un équilibre est possible mais nécessite d’être accompagné.
Je partage ici les leviers naturels les plus efficaces pour soutenir sa flore intestinale après une prise d’antibiotiques. Ils seront à compléter par un protocole personnalisé.
Nourrir ses bonnes bactéries avec des aliments prébiotiques
Les prébiotiques sont les fibres présentes dans certains végétaux et qui constituent une véritable nourriture pour nos bonnes bactéries. Mieux nourries, elles pourront plus facilement se multiplier.
Ces fibres prébiotiques se trouvent dans l’asperge, l’artichaut, l’avoine et dans toute la famille des alliacées (ail, oignon, poireau).
Miser sur les aliments fermentés
Certains aliments contiennent des micro-organismes vivants bénéfiques. C’est le cas de tous les aliments fermentés comme le kombucha et le kéfir pour les boissons, le miso ou les légumes lactofermentés.
Leur consommation permet de soutenir la diversité microbienne.
Assainir le microbiote
Le rééquilibrage intestinal peut prendre plusieurs mois. Cela dépendra de la présence ou non de facteurs qui entretiennent le déséquilibre du microbiote. C’est le cas si vous consommez régulièrement des aliments ultra transformés (AUT) qui contiennent de nombreux additifs.
Voici l’ensemble des références de crèmes fraiches vendues en supermarché et contenant des carraghénanes. Il est très difficile de trouver des crèmes sans carraghénane. Il y a notamment la crème Bridélice 12% de MG en briquette(lot de 3).
Le nitrite de sodium est un conservateur utilisé dans les charcuteries (jambon blanc, lardons et autres produits utilisant du porc) et qui a les mêmes effets négatifs sur le microbiote. Une étude publiée en 2022 montre que « les nitrites induisent une toxicité en altérant le microbiote intestinal« .
D’une manière générale, il est essentiel de limiter la consommation des additifs alimentaires en favorisant les produits bruts.
La consommation excessive de produits sucrés et d’alcool, ainsi que le stress chronique ont les mêmes effets.
C’est pourquoi un accompagnement global est nécessaire.
Se faire accompagner
Chaque dysbiose est différente selon le terrain, l’historique de prise d’antibiotiques et le mode de vie. Un accompagnement personnalisé permet d’identifier les bonnes stratégies (probiotiques ciblés, alimentation adaptée, gestion du stress) pour restaurer durablement l’équilibre intestinal, plutôt que de naviguer à l’aveugle avec des solutions génériques.
C’est justement l’objet de mon programme forme et détox : identifier les déséquilibres spécifiques à votre microbiote et mettre en place, étape par étape, les leviers naturels adaptés à votre situation.
Oui, en perturbant l’équilibre bactérien dans nos intestins, les antibiotiques peuvent faire grossir. Les bactéries présentes dans nos intestins contribuent au métabolisme du glucose et à la régulation du poids corporel. De plus, les antibiotiques modifient également la sensibilité à l’insuline. C’est pourquoi on observe une augmentation de l’apport énergétique de l’alimentation, les bactéries retirent davantage de calories des aliments et favorisent le stockage sous forme de graisses. Il est donc possible de manger peu et pourtant de prendre du poids. C’est ce que démontrent plusieurs études.
Aux Etats-Unis, les résultats d’une étude mettent en évidence que les états avec les plus fortes prescriptions d’antibiotiques sont ceux avec les taux d’obésités les plus élevés. Ils auraient également une incidence sur le diabète de type 2.
Heureusement, la prise d’antibiotiques de manière ponctuelle n’a généralement aucune incidence sur le poids.
Le problème se pose quand on prend des antibiotiques pendant au moins 3 semaines d’affilé ou dans l’année. Chaque individu réagit différemment mais nous savons que les risques sont alors augmentés.
Les effets négatifs des antibiotiques chez les enfants
Nous avons parlé des liens entre la prise de poids chez les enfants et la prise régulière d’antibiotiques chez les enfants en bas âge.
Une autre étude a mené des investigations sur l’asthme. En effet, l’asthme touche 260 millions de personnes dans le monde et sa prévalence a très fortement augmenté. Pourquoi ?
L’une des hypothèses serait le recours excessif aux antibiotiques les 3 premières années de vie.
En perturbant de manière durable la composition bactérienne des jeunes enfants, la répétition de l’ingestion d’antibiotiques les rend plus sensibles à l’inflammation allergique des voies respiratoires. Cette inflammation persiste jusqu’à l’âge adulte.
Pour en savoir plus sur cette période fondamentale pour la santé des enfants que l’on appelle les 1000 jours, je vous invite à lire mon article. Les 1000 premiers jours de la vie d’un bébé ne constitue pas moins que le socle sur lequel va reposer sa santé tout au long de sa vie !
Les antibiotiques favorisent-ils le cancer du sein ?
Nous avons vu qu’une prise répétée d’antibiotiques pouvait être à l’origine d’une dysbiose.
Différentes études ont étudié en quoi cette dysbiose pouvait devenir un véritable facteur de risque pour le cancer du sein.
Le premier mécanisme est la dérégulation du métabolisme des œstrogènes, avec une augmentation des œstrogènes circulants, facteur direct de risque pour les cancers du sein hormono-dépendants.
Vient ensuite la moindre activation de composés protecteurs issus de l’alimentation, en particulier les lignanes (présents dans les graines de lin, j’en parle dans mon article dédié au petit-déjeuner à partir de la ménopause) et les glucosinolates, que l’on retrouve principalement dans les crucifères et en particulier le brocoli. La dysbiose interfère donc avec l’assimilation de ces molécules anti-cancer.
Enfin, le déséquilibre du microbiote intestinal conduit à un affaiblissement du système immunitaire, créant un terrain favorable à la prolifération tumorale.
Des prescriptions inadaptées et trop nombreuses
Bien que tout le monde se souvienne que « les antibiotiques c’est pas automatique », dans la vie réelle, leur utilisation est souvent inadaptée. Ils sont ainsi fréquemment donnés en traitement d’infections virales, alors qu’ils n’ont d’effets que sur les infections bactériennes. Leurs prises répétées entraînent également une résistance bactérienne aux antibiotiques. On parle d’antibiorésistance quand les bactéries pathogènes deviennent résistantes aux molécules censées les détruire.
Des antibiotiques trop présents dans notre alimentation
Le problème ne réside pas seulement dans leur prise excessive. On les retrouve également dans les aliments que nous consommons. Particulièrement dans les produits animaux puisque les animaux en sont gavés (viande rouge et produits laitiers en concentrent le plus). On les retrouve aussi en grandes quantités dans les sols et dans les eaux. C’est donc l’ensemble de notre environnement qui est contaminé.
Faut-il prendre des probiotiques avec des antibiotiques ?
Les probiotiques sont des micro-organismes vivants. Ils viennent donc limiter la perte de bonnes bactéries liées au traitement. Certaines souches, comme Lactobacillus rhamnosus ou Saccharomyces boulardii (présentes dans l’Ultra levure), ont fait leur preuve pour limiter les troubles digestifs liés aux antibiotiques.
Leur prise, dès le premier jour du traitement, permet de limiter les désordres digestifs comme la diarrhée et de prévenir une éventuelle dysbiose.
Les probiotiques se prennent obligatoirement à jeun et ils ne doivent pas non plus être pris en même temps que les antibiotiques. Un délai de minimum 2h entre les 2 doit être respecté. Les antibiotiques se prenant souvent le matin, au cours du petit-déjeuner, cela oblige à prendre les probiotiques en fin de matinée.
A noter, qu’en l’absence de troubles digestifs, il est possible de faire une cure d’un mois de probiotiques, après l’arrêt des antibiotiques.
Il est conseillé de prendre un complexe associant différentes souches. En effet, nous ne connaissons pas notre propre profil bactérien. Seule une analyse du microbiote permet de connaître les souches qui sont présentes dans nos intestins. C’est pourquoi les laboratoires proposent des associations des souches les plus répandues.
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Conclusion
Les bébés exposés aux antibiotiques de manière répétée dans les premiers mois de vie sont plus susceptibles d’être en surpoids, pouvant aller jusqu’à l’obésité, enfant ou à l’âge adulte.
A l’âge adulte, en modifiant durablement le microbiote et la manière dont nous transformons et absorbons les sucres, ils contribuent à la dysbiose, à la prise de poids, à l’obésité et à la prévalence du diabète de type 2.
Or les troubles de la glycémie favorisent eux aussi la prise de poids, tout en empêchant de perdre du poids, un vrai cercle vicieux !
https://auroreroose.com/wp-content/uploads/2020/01/Article-antibiotiques.jpg6301200Aurore Roosehttps://auroreroose.com/wp-content/uploads/2022/10/Aurore-Roose-logo-80x80.pngAurore Roose2020-01-08 12:42:462026-09-03 09:21:06Les liens entre les antibiotiques et la prise de poids