L’inflammation chronique est un poison pour l’organisme. Lutter contre l’inflammation chronique est indispensable pour préserver sa santé à long terme. Car c’est bien sur le long terme qu’elle fait des ravages, au niveau de nos organes, de nos tissus, de nos articulations comme de nos vaisseaux sanguins.

Qu’est-ce que l’inflammation ?

L’inflammation est la réponse immédiate apportée par l’organisme pour rétablir l’homéostasie suite à une agression. C’est un processus vital qui permet d’éliminer des agents pathogènes ou des molécules toxiques, et d’initier le processus de guérison ou de réparation. En effet, l’organisme doit en permanence lutter contre de potentielles infections bactériennes, fongiques, parasitaires et virales, à l’origine de la mobilisation du système immunitaire et du processus inflammatoire.

La réponse inflammatoire peut toucher n’importe quel organe, des tissus (muscles, articulations, tendons) ou des cellules. L’inflammation peut ne durer que quelques jours, on parle d’inflammation aiguë, ou devenir chronique. Quand elle perdure dans le temps, elle fragilise les organes ou les tissus touchés et crée un terrain favorable à certaines maladies. Elle accélère également le vieillissement.

Comment se manifeste l’inflammation ?

L’inflammation aiguë

L’inflammation aiguë constitue un mécanisme de protection rapide et efficace du corps. C’est une réaction de l’organisme en cas de les lésions tissulaires dues à un traumatisme, à une invasion microbienne ou à la présence de molécules nocives.

L’inflammation aiguë est une réponse non spécifique du système immunitaire car elle intervient quel que soit l’agent agresseur rencontré, avec le même mode d’action.

Quels sont les symptômes d’une inflammation aiguë ?

Les symptômes d’une inflammation aiguë apparaissent en quelques heures. Cette phase aiguë dure généralement 1 à 3 jours. L’inflammation aiguë se manifeste par de la douleur, une rougeur localisée, une sensation de chaleur, un gonflement de la zone lésée (œdème). Ces 4 manifestations de l’inflammation ne sont pas forcément ressenties en même temps.

Souvent, l’inflammation évolue vers une phase subaiguë, pouvant durer de 3 jours à 1 mois. C’est elle qui permet d’évoluer progressivement vers la phase de réparation et de reconstruction des tissus endommagés.

Si les tissus ne sont pas réparés après 4 à 6 semaines, ou qu’il existe d’autres causes non traitées provoquant une réponse inflammatoire, elle devient alors chronique. Elle apparaît lorsque le processus de résolution de l’inflammation est perturbé.

L’inflammation chronique

L’inflammation chronique est une inflammation qui dure dans le temps, de plusieurs mois à plusieurs années. Elle affecte en premier lieu notre système immunitaire, sollicité en permanence, avant de s’attaquer à d’autres systèmes du corps.

Elle peut être visible ou totalement invisible, voire même asymptomatique, on parle alors d’inflammation de bas grade. Elle peut rester tapie dans l’ombre pendant des années avant de se manifester sous la forme de symptômes très divers.

Dans certains cas, l’inflammation se transforme même en pathologie, comme pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (les MICI), dans le cas de l’endométriose ou des douleurs articulaires.

L’inflammation chronique crée aussi un terrain propice à l’apparition de certaines maladies comme les maladies auto-immunes, les cancers ou les pathologies cardiovasculaires.

+ de 50% des décès dans le monde sont imputables à l’inflammation.

Quels sont les symptômes de l’inflammation chronique ?

Les symptômes les plus courants sont les suivants :

Qu’est-ce qui favorise l’inflammation chronique ?

De nombreux facteurs sont pro-inflammatoires, c’est-à-dire qu’ils créent un terrain inflammatoire propice à l’installation d’une inflammation chronique.

Lutter contre l’inflammation chronique passe forcément par une diminution de son exposition aux facteurs ci-dessous.

  • L’âge : le vieillissement est corrélé avec des niveaux plus élevés de molécules inflammatoires.
  • Le surpoids et l’obésité : le tissu adipeux sécrétant des molécules inflammatoires.
  • L’alimentation : un régime alimentaire riche en sucres et céréales raffinés, en graisses saturées et en produits industriels ultra-transformés est associé à une production plus élevée de molécules pro-inflammatoires.
  • Le stress physique ou émotionnel : un  stress trop élevé et/ou chronique est associé à la production de molécules inflammatoires.
  • Le manque de sommeil : il vient perturber le fonctionnement immunitaire.
  • Le tabagisme : le tabagisme est associé à une baisse de la production de molécules anti-inflammatoires et à l’inflammation.
  • Les problèmes dentaires chroniques.
  • L’hyperperméabilité intestinale, la dysbiose.
  • Les dysfonctions mitochondriales et hormonales.

Les maladies liées à l’inflammation chronique

Toutes les maladies de civilisation sont des pathologies chroniques liées à l’inflammation.

  • Maladies cardiovasculaires
  • Maladies respiratoires
  • Maladies neurologiques et neurodégénératives
  • Maladies auto-immunes
  • Maladies articulaires
  • Résistance à l’insuline,, prédiabète puis diabète de type 2
  • Syndrome métabolique
  • Fatigue chronique
  • Foie gras ou NASH
  • Obésité
  • Cancers
Les conséquences de l'inflammation chronique sur l'organisme

Les pratiques complémentaires, et notamment la naturopathie, apportent des solutions naturelles efficaces et ont toute leur place pour réduire l’inflammation chronique.

L’alimentation est le premier facteur naturel qui permet de lutter contre l’inflammation chronique.

Voici les grands principes alimentaires à suivre pour lutter contre l’inflammation chronique.

Comment réduire l’inflammation chronique ?

Manger plus d’aliments végétaux

Tous les fruits et légumes ont des vertus anti-inflammatoires grâce à leur richesse en antioxydants, en vitamines et en minéraux.

Il est conseillé de manger Vrai, Végétal et Varié.

Savez-vous que certaines vitamines et que certains minéraux sont de puissants anti-inflammatoires ?

Il s’agit de la vitamine A, de la vitamine D et de la vitamine C. Et concernant les minéraux, nous avons le zinc et le sélénium.

Adopter une assiette arc-en-ciel est le meilleur moyen de faire le plein de molécules anti-inflammatoires.

Chaque fruit et chaque légume peuvent être regroupés en fonction de leurs couleurs, et de leurs antioxydants dominants.

  • Les végétaux jaunes et orangés sont riches en bêtacarotène : les carottes, les patates douces et toutes les courges (potiron, potimarron, butternut…), les oranges, les clémentines, les abricots, les pêches…
  • Les végétaux verts contiennent de la lutéine : brocoli, chou de Bruxelles, épinards, kiwis, pommes vertes…
  • Les végétaux bleu-violets et pourpres apportent des anthocyanines : oignons rouges, betteraves, aubergines, baies (myrtilles, cassis, mûres, groseilles, fraises, framboises), raisin.
  • Les végétaux rouges sont les seuls à avoir du lycopène : les tomates et les poivrons rouges.

La consommation d’antioxydants doit être quotidienne et implique de manger une certaine quantité de végétaux. Une tomate par jour ne sera pas suffisante pour lutter contre l’inflammation chronique. Il faut à la fois varier les familles d’antioxydants et donc avoir une alimentation diversifiée.

Prendre soin de son microbiote

Le microbiote comprend des milliards de bactéries composées de différentes familles. Le microbiote a un lien direct avec l’inflammation. En prendre soin au quotidien, grâce à son alimentation, est le meilleur moyen de prévention des maladies inflammatoires chroniques.

Le microbiote est appauvri par une alimentation industrielle, trop grasse, trop sucrée, et dénuée de fibres et de nutriments. L’alimentation ultra transformée conduit à un développement de bactéries pathogènes qui entretiennent l’inflammation.

Avoir un microbiote sain et diversifié passe par la consommation d’aliments riches en fibres prébiotiques. Voici les aliments qui contiennent des prébiotiques et qui sont à consommer régulièrement : artichaut, asperge, ail, poireau, oignon, topinambour, panais. Ajouter 3 gousses d’ail ou un oignon tous les jours à votre alimentation permet de vous apporter un minimum de fibres prébiotiques au quotidien.

Les troubles digestifs réguliers sont des signes d’alerte. Ils expriment un déséquilibre du microbiote.

La naturopathie est une pratique particulièrement efficace pour solutionner les problèmes de digestion.

Consommer des glucides de qualité

On évite les glucides digérés trop rapidement. Ils provoquent des pics de glycémie qui entretiennent le phénomène inflammatoire, et le raffinage a éliminé leurs fibres et une partie de leurs nutriments.

Exit les pâtes blanches, le riz blanc long grain, la baguette, la tradition et le pain de campagne.

On remplace les féculents raffinés par des pâtes semi-complètes ou complètes, du riz sauvage, du riz basmati semi complet ou du riz thaï. Pour le pain, on choisit un pain complet ou encore mieux, un pain intégral. Les pains de seigle ou d’épeautre sont aussi une bonne option.

Et on met au menu les légumineuses 2 fois par semaine (lentilles, pois chiches, haricots rouges…).

Réduire la viande

Viande rouge et charcuterie renferment des graisses saturées qui génèrent la production de substances pro-inflammatoires. Consommées en excès, elles conduisent également au développement excessif de « mauvaises » bactéries intestinales.

Une consommation excessive de viande rouge et de charcuterie sur le long terme est le premier facteur de risque du cancer du côlon. A noter que le cancer du côlon est l’un des cancers parmi les plus fréquents dans les pays Occidentaux.

Prévention du cancer

Comment prévenir le cancer ? Les meilleures pratiques.

Les protéines animales maigres (volaille, œufs, poisson) et les protéines végétales (tofu, légumineuses) doivent être privilégiées le plus possible.

Consommer de bons acides gras

Les oméga-3 sont des acides gras aux propriétés anti-inflammatoires mais ils sont souvent consommés en trop petites quantités, voire jamais.

A l’inverse les aliments riches en graisses saturées et en oméga-6 doivent être diminués. Les graisses saturées sont présentes dans les viandes, la charcuterie, dans les produits laitiers et dans les produits transformés. Les oméga-6 sont présents partout, et notamment dans certaines huiles végétales (arachide, tournesol, coco, pépins de raisin, sésame). Ces huiles ne devraient être consommées qu’occasionnellement.

Vous préférez l’huile d’olive ? L’huile d’olive est également une très bonne huile. Elle ne contient pas d’oméga-3 (uniquement des oméga-9) mais elle est intéressante pour la santé. Je la conseille plutôt pour la cuisson.

Voici les 4 huiles qui renferment le plus d’oméga-3 et qui sont à consommer au quotidien.

Une alternative est de consommer 30g de noix par jour. La noix étant le seul oléagineux à contenir des oméga-3.

Les huiles les plus riches en oméga-3

Limiter les produits ultra-transformés

A cause des nombreux additifs qu’ils contiennent, les produits ultra-transformés altèrent la barrière intestinale. Une fois altérée, elle devient poreuse et laisse passer des molécules toxiques qui se retrouvent en circulation dans le sang.

L’indice siga est utile pour évaluer le degré de transformation d’un aliment.

La volonté de cuisiner des aliments sans ajout d’additifs ou de conservateurs doit aussi passer par l’adoption de modes de cuisson doux.

Les cuissons à haute température (barbecue, plancha, feu élevé à la poêle, four supérieur à 180°) entrainent la formation de composés toxiques, les produits de glycation avancée. Les cuissons à privilégier : vapeur, étouffée, mijoté.

Conclusion

La lutte contre l’inflammation chronique passe en premier lieu par des changements dans son alimentation. L’inflammation peut être diminuée grâce une alimentation riche en composés anti-inflammatoires, tels que les antioxydants et les oméga-3. Couplée à une alimentation hypotoxique, avec peu de viande et d’aliments ultra transformés.

Si vous souhaitez aller plus loin dans la lutte contre l’inflammation chronique, vous bénéficierez d’un programme complet lors d’une consultation de naturopathie. En effet, l’alimentation seule, bien qu’essentielle, ne sera pas suffisante pour diminuer une inflammation chronique.

Vous pouvez aussi vous plonger dans le livre passionnant du dr Seignalet : l’alimentation ou la troisième médecine.

Articles récents

Ne pas prendre de poids à la ménopause est le souhait de toutes les femmes. Nombreuses sont celles qui commencent pourtant à prendre du poids dès la préménopause. La prise de poids peut être rapide ou s’étaler dans le temps.

Dans cet article, je vous explique les 3 choses à contrôler pour ne pas grossir à la ménopause. 3 facteurs essentiels rarement évoqués par les médecins.

Pourquoi je prends du poids à la ménopause ?

Si la prise de poids, notamment au niveau du ventre, est courante à la ménopause, elle commence souvent bien avant, et ce dès la préménopause. Une étude parue en 2010 estimait la prise de poids à environ un kilo par an.

Plusieurs phénomènes expliquent la prise de poids à la ménopause. Il y a évidemment le rôle des hormones, et plus particulièrement celui des œstrogènes. En effet, les œstrogènes stimulent naturellement le métabolisme. Leur baisse favorise le stockage des graisses au niveau abdominal et ralentit le métabolisme de base.

A cela vient s’ajouter une perte de masse musculaire, qui commence dès la trentaine mais qui s’accentue un peu plus à chaque nouvelle dizaine. A la ménopause, il y a une accélération de la diminution de la masse musculaire. Cette perte de muscles vient elle aussi ralentir la dépense énergétique au repos.

Alors forcément, à alimentation égale, les femmes prennent du poids. Et le corps devient plus sensible aux excès, de sucre et de graisses.

Enfin le stress chronique augmente le taux de cortisol, une hormone qui favorise le stockage des graisses abdominales.

Les troubles du sommeil, courants à cette période, perturbent les hormones de la faim (ghréline et leptine).

Sans être accompagnée, il est donc difficile d’éviter la prise de poids.

Les facteurs que je vais maintenant vous présenter sont aussi de potentiels acteurs majeurs dans la prise de poids à la ménopause.

les meilleurs conseils pour ne pas prendre de poids à la ménopause

prise de ventre à la ménopause

Contrôler sa thyroïde avant et après la ménopause

La glande thyroïde est un organe qui sécrète des hormones. Elle fait partie du système endocrinien, système majeur qui regroupe tous les organes synthétisant des hormones. L’hypothalamus et l’hypophyse en sont la tour de contrôle.

Elle est considérée comme le chef d’orchestre de toutes les hormones (glandes sexuelles, glande pinéale, hypothalamus, ovaires, action sur les follicules, la nidation et la formation du placenta, action sur le tissu osseux, les surrénales, le système immunitaire, le système digestif, le système nerveux, etc).

Et ce qui nous intéresse ici particulièrement : elle régit notre métabolisme de base. En clair, c’est elle qui détermine la quantité de calories que votre organisme va brûler pour fonctionner.

La thyroïde est un organe particulièrement sensible aux variations hormonales liées à la vie de la femme, plus particulièrement la grossesse et la ménopause.

Après la ménopause, des dysfonctionnements de la thyroïde apparaissent fréquemment. La glande thyroïdienne commence à ralentir et des symptômes d’hypothyroïdie peuvent être ressentis. La maladie d’Hashimoto est la pathologie auto-immune qui touche la thyroïde.

L’hypothyroïdie peut se manifester par une quarantaine de symptômes différents.

Voici les symptômes de l’hypothyroïdie les plus courants :

  • Fatigue
  • Prise de poids inexpliquée
  • Sensibilité au froid, peau froide
  • Constipation
  • Diminution du métabolisme
  • Peau sèche, ongles cassants
  • Visage gonflé
  • Chute de cheveux
  • Faiblesse musculaire
  • Douleurs
  • Problèmes de mémoire
  • Humeur fluctuante, dépression
  • Ralentissement du rythme cardiaque

La TSH est une valeur de contrôle insuffisante pour rendre compte du fonctionnement thyroïdien. Elle doit être associée aux deux hormones thyroïdiennes : la T3L et la T4L.

En effet les normes biologiques françaises actuelles de la TSH sont trop larges. Une TSH à 3 (et donc dans la norme) ne signifie pas que vous sécrétez suffisamment de T4 et que celle-ci est correctement convertie en T3 par votre foie.

Identifier et reconnaître des symptômes est souvent plus révélateur d’un dysfonctionnement.

Une prise de poids à la ménopause peut donc être causée par un ralentissement de la thyroïde.

C’est pourquoi la thyroïde est le premier organe à contrôler dès la préménopause.

Après la ménopause, elle est à contrôler une fois par an via une prise de sang.

Mesurer sa glycémie pour détecter une insulinorésistance

Restons avec les hormones pour évoquer le rôle de l’insuline dans le métabolisme et la prise de poids.

L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas dès que des glucides sont consommés. Elle donne l’ordre aux cellules de s’ouvrir pour permettre au glucose présent dans le sang d’y rentrer afin d’être utilisé.

On parle de résistance à l’insuline quand les cellules arrivent de moins en moins à capter le message transmis par l’insuline.

En réaction, la glycémie va rester à des niveaux élevés dans le sang et le pancréas va en fabriquer encore plus, conduisant à un épuisement progressif de l’organe.

Ce mécanisme a des conséquences bien connues.

L’insulinorésistance favorise d’abord la prise de poids puis des désordres métaboliques conduisant au diabète de type 2, et à la maladie du foie gras, aussi appelé NASH pour stéatose non alcoolique.

Cette insulinorésistance augmente avec l’âge, et plus particulièrement après la ménopause. Elle se traduit par une prise de poids au niveau abdominal. L’excès du taux de sucre sanguin est en effet converti en graisses.

Il existe deux tests sanguins pour détecter son niveau de sensibilité et de résistance à l’insuline. Il s’agit des tests HOMA et QUICKI. Cette valeur est calculée par le laboratoire d’analyses biologiques, en fonction du dosage de la glycémie et de l’insuline.

L’hémoglobine glyquée (HbA1c) est aussi une analyse indispensable. Elle mesure votre glycémie moyenne sur les 3 derniers mois. Cette analyse est par conséquent beaucoup plus fiable que la glycémie à jeun. Notamment pour détecter un prédiabète.

Comprendre ce qu’est la glycémie et son impact sur la santé devient indispensable à la ménopause. Cela implique de maîtriser les notions d’index glycémique des aliments pour faire évoluer son régime alimentaire.

Des outils de mesure de glucose en continu sont maintenant en vente libre. Ils mesurent, via un capteur, le taux de sucre sanguin en continu. Faire le test sur une durée de 14 jours permet de mieux comprendre les variations de sa glycémie en fonction des aliments choisis lors des repas.

Surveiller son cortisol et réguler son stress

Le cortisol est la dernière hormone pouvant être responsable d’une prise de poids inexpliquée à la ménopause.

Cette hormone est fabriquée chaque jour par nos glandes surrénales, situées au-dessus des reins. Nous en avons absolument besoin car le cortisol joue plusieurs rôles, dont des rôles métaboliques. Le cortisol est une hormone dite hyperglycémiante car elle contribue à maintenir notre glycémie stable. Elle envoie un message au foie quand la glycémie baisse ou quand les besoins sont augmentés, afin que le foie déstocke du glycogène et libère du glucose dans le sang.

Le problème se pose en situation de stress chronique. Le cortisol va être davantage synthétisé pour nous aider à faire face à cet excès de tensions, dans le but de mobiliser toute notre énergie.

Avec comme conséquences :

  • Stockage des graisses au niveau abdominal,
  • Rétention d’eau,
  • Hausse de l’appétit,
  • Envies d’aliments gras et sucrés,
  • Perte de masse musculaire,
  • Diminution de la densité osseuse,
  • Ralentissement du métabolisme.

Si vous avez pris du poids et que vous subissez des niveaux de stress élevé, je vous conseille de mesurer votre cortisol libre urinaire. Cela implique de récolter 24h d’urine et de la déposer auprès d’un laboratoire d’analyses médicales, dans le bidon fourni en amont.

L’excès de cortisol est fréquent. Ses effets sont souvent méconnus alors, qu’au-delà de faire prendre du poids, l’excès de cortisol altère des systèmes qui vont aussi être impactés par la ménopause : système musculaire, système osseux et système cardiovasculaire entre autres.

La tension artérielle devra également être mesurée car les risques d’hypertension artérielle augmentent après la ménopause.

Conclusion

Que vous souhaitiez agir en prévention et éviter de prendre du poids à la ménopause. Ou que vous soyez déjà ménopausée et que cette prise de poids ait déjà commencée. Dans tous les cas, plusieurs hormones sont à contrôler :

  • Les hormones thyroïdiennes T3 et T4,
  • L’insuline,
  • Le cortisol.

Les risques de dérèglements augmentent à la ménopause. Cholestérol et pression artérielle doivent aussi être mesurés afin de prévenir ou détecter des risques cardiovasculaires.

Mais ce n’est pas tout. Certaines carences favorisent également la prise de poids. C’est le cas notamment du magnésium, qui intervient dans le métabolisme des glucides et dont la carence participe au prédiabète et au diabète. Et dont la carence est extrêmement fréquente.

Comment faire pour s’y retrouver et pour ne pas laisser la situation se dégrader ?

J’ai conçu un protocole dédié à l’accompagnement de la ménopause.

Le protocole proposé se base sur vos symptômes en premier lieu, puis sur vos résultats sanguins car un check-up complet est indispensable à la ménopause. Après avoir déterminé les causes et les facteurs qui pompent votre énergie et qui dégradent doucement mais sûrement votre santé, ce sera le moment de mettre en œuvre un rééquilibrage global et durable.

Ne laissez pas la ménopause vous bouffer la vie pendant des années !

Articles récents

Près d’1/3 de la population française serait atteint de douleurs chroniques. La prévalence de ce type de douleurs augmente avec l’âge, et concerne davantage les femmes. La sensibilité à la douleur augmente après la ménopause car la baisse des œstrogènes conduit à amplifier la perception douloureuse.

Les salariés sont concernés par les troubles musculo-squelettiques (TMS). On pense à ceux qui travaillent toute la journée sur ordinateur, avec souvent une mauvaise posture et la sédentarité associée. Les professions manuelles sont aussi particulièrement touchées. D’une manière générale, le maintien d’une même position ou le fait d’effectuer toujours les mêmes gestes, constituent un véritable poison pour le corps et dont les effets s’installent sur des années avant qu’ils ne déclenchent une douleur pouvant se révéler chronique.

La douleur chronique est caractérisée par une durée de plus de 6 mois et est considérée comme une maladie en soi. Dans de nombreux cas (blessure, traumatisme), la lésion initiale a disparu. C’est donc le cerveau qui continue à produire la douleur, sans cause tissulaire réelle. Et l’intensité de la douleur n’est pas corrélée avec une pathologie grave.

Entrent dans cette catégorie certaines douleurs musculaires, articulaires, les migraines ou encore des douleurs associées à des lésions nerveuses. Dans ce cas, on les classifie selon les mécanismes physiopathologiques qu’elles mettent en jeu : 

  • Les douleurs inflammatoires, associées à des phénomènes d’inflammation qui perdurent anormalement. Il s’agit par exemple de douleurs articulaires, des maladies inflammatoires chroniques des intestins (MICI) ou de l’endométriose. Dans ce cas, l’activation chronique des fibres de la douleur entraîne leur sensibilisation qui se généralise ensuite à tout le système de la douleur. Aussi, même en traitant la cause en périphérie, le système peut rester hyper réactif.
  • Les douleurs neuropathiques, liées à des atteintes du système nerveux central ou périphérique (lésions de nerfs, blessure…), de la moelle épinière, liées aux amputations ou à un accident vasculaire cérébral. Ces lésions concernent directement le système de détection de la douleur : elles rendent le système d’alarme défaillant et incontrôlable par les antalgiques classiques. Certaines pathologies favorisent ce type de douleur comme la neuropathie diabétique, la sclérose en plaques, mais aussi les kystes ou certaines tumeurs. Enfin certains médicaments ou traitements (radiothérapie) peuvent aussi faire apparaître des douleurs neuropathiques.
  • Les douleurs mixtes, qui associent une composante inflammatoire et une composante neuropathique, comme dans les lombosciatiques. Ces douleurs sont souvent rencontrées dans le cadre de cancers ou après une chirurgie.
  • Les douleurs nociplastiques, liées à des altérations de la nociception (c’est-à-dire du système de détection de la douleur) dans lesquelles aucune lésion n’est retrouvée. Elles pourraient reposer sur une modification des systèmes de contrôle et de modulation de la douleur. On les rencontre notamment chez des patients atteints de fibromyalgie, de troubles fonctionnels intestinaux comme l’intestin irritable ou dans certaines céphalées chroniques et migraines. Elles sont souvent liées au stress chronique, à l’anxiété ou à la dépression.

Les 3 dimensions de la douleur

On parle ici du modèle biopsychosocial de la douleur, qui classent les facteurs favorisant la douleur en 3 catégories :

  • Biologique
    • Sexe
    • Sensibilisation centrale
    • Sensibilisation périphérique
    • Prédispositions génétiques
    • Expériences de stress précoces
    • Expériences de douleur précoces
  • Psychique
    • Communication de la douleur
    • Processus cognitifs
    • Théories personnelles sur la maladie
    • Stratégies de gestion de la douleur
    • Gestion du stress
  • Sociale
    • Comportements en matière de santé
    • Comorbidités psychiques
    • Processus attentionnels, distractibilité
    • Variables de personnalité
    • Processus d’apprentissage inconscients

Source : magazine Cerveau&Psycho Octobre 2023

La part émotionnelle de la douleur

Les douleurs chroniques s’accompagnent généralement d’une composante cognitive qui se présente sous la forme d’un sentiment d’injustice (pourquoi je souffre ? Pourquoi moi ?), de culpabilité (je n’arrive pas à faire tout ce que je veux, je fais moins bien qu’avant) ou de peur face à un élément inconnu et non maîtrisé (est-ce que cela va durer ? Comment lutter ?). Sur la durée, cette composante cognitive est génératrice de stress et parfois même de dépression.

Il arrive donc un moment où l’action réelle des médicaments prend fin et où il devient nécessaire de reprogrammer le cerveau pour qu’il arrête de produire de la douleur inutilement.

Le système nerveux central comporte un puissant système de contrôle de la douleur qui fait notamment intervenir des endorphines et régule le transfert des informations douloureuses en provenance de la périphérie du système nerveux.

Ce système peut être maîtrisé grâce à certaines techniques, nécessitant un apprentissage, et qui sont très efficaces.

Ce système de contrôle peut également être activé par le psychisme lui-même, comme dans le cas de l’effet placebo.

A l’inverse, la peur, l’anxiété, le stress et la fatigue jouent un rôle important dans le maintien de la douleur et dans sa chronicisation. C’est pourquoi, le recours à des techniques non conventionnelles, comme les méthodes de respiration et de relaxation, sont à utiliser le plus tôt possible.

Les meilleures pratiques pour soulager la douleur

De nombreuses pratiques ont fait leur preuve pour diminuer la perception de la douleur et la soulager. Les thérapies non médicamenteuses sont nombreuses. La difficulté est de savoir vers lesquelles se tourner.

Les points clés à retenir avant de choisir :

Une pratique axée sur la mise en mouvement du corps est indispensable.

Un accompagnement psychologique et émotionnel est une base incontournable.

Le sport

Le sport a des effets antalgiques et anti-inflammatoires grâce aux endorphines libérées lors d’une activité physique d’endurance.

Pour profiter pleinement de l’effet anti-douleur de l’activité physique, il est nécessaire de choisir une activité qui ne réveille pas la douleur et qui engage le cœur. Vous devez vous sentir essoufflé, signe que le rythme cardiaque s’accélère, et cette intensité doit perdurer pendant au moins 20 minutes.

Une étude récente a démontré que les personnes pratiquants une activité sportive régulière avait un seuil de tolérance à la douleur plus élevé. Même si vous êtes plutôt sédentaire, commencer à faire du sport ou en faire plus régulièrement vous sera également bénéfique pour réduire la douleur.

Ce qui a été démontré c’est que l’activité physique compte parmi les moyens les plus efficaces pour empêcher une douleur de s’installer et de devenir chronique.

La sophrologie

Avec l’activité physique, les activités qui permettent d’activer des émotions positives et de produire des endorphines, sont les plus efficaces pour soulager une douleur chronique.

La sophrologie est la technique complémentaire idéale car c’est la seule qui utilise des techniques intervenant à la fois sur le corps et sur le mental pour soulager la douleur.

En séance de sophrologie vous allez effectuer :

  1. Des exercices spécifiques pour dénouer les crispations et les tensions musculaires profondes
  2. Des exercices de respiration pour abaisser le niveau de cortisol et ralentir le rythme cardiaque
  3. Des exercices de relaxation profonde et de visualisation pour diminuer la perception de la douleur, désensibiliser et détourner l’attention et produire des endorphines naturellement

Ces techniques sont très efficaces et s’inscrivent dans un protocole d’accompagnement personnalisé. L’objectif final est d’accepter la douleur, d’accueillir les sensations de son corps en ne cherchant ni à les réprimer ni à les éviter. En effet, dans les 2 cas ces stratégies sont contre-productives dans la durée.

J’associe la sophrologie à l’aromathérapie car j’ai pu constater auprès de mes clients que la sophrologie olfactive est encore plus efficace dans la réduction des douleurs.

Je vous initie à l’aromathérapie afin de définir les molécules olfactives qui vous font du bien d’un point de vue psycho émotionnel. Plusieurs huiles essentielles peuvent être associées pour créer un effet synergie. Vous repartez ensuite avec votre flacon ou votre préparation afin de prolonger cet ancrage olfactif chez vous.

Quel est le meilleur produit naturel contre la douleur ?

Le CBD

Certaines substances présentes dans un plant de cannabis sativa permettent d’activer le système endocannabinoïde afin de rendre le corps moins sensible à la douleur.

La sensibilité est individuelle mais de nombreuses études ont montré que le CBD avait des propriétés antalgiques et anti-inflammatoires.

Comment utiliser le CBD contre la douleur ?

Le CBD s’utilise en massage sur les zones douloureuses, 2 à 3 fois par jour. Ou par voie interne, en commençant par un flacon de CBD dosé à 5%. La difficulté de la prise de CBD par voie orale est qu’il n’y a pas de dosage standard. C’est pourquoi il est recommandé de démarrer avec le dosage minimal, à raison de 4 à 6 gouttes par jour pendant une semaine. Le dosage pourra être augmenté la 2ème semaine puis la 3ème semaine, en veillant à ne pas dépasser 70mg de CBD par jour. Certaines marques conseillent de tenir compte de son poids corporel pour définir un dosage maximum. Ainsi, si vous pesez 60kg, vous veillerez à ne pas dépasser 60mg de CBD par jour.

Lisez mon article dédié au CBD pour savoir comment prendre du CBD et quelle est la marque je conseille.

Quels sont les aliments à éviter en cas de douleurs chroniques ?

Les conseils alimentaires délivrés dans mon article dédié au soulagement de la douleur aiguë sont aussi valables en situation de douleur chronique.

Les aliments, et notamment leur teneur en certains nutriments, sont capables de favoriser et d’entretenir l’inflammation. Consommer des aliments dits pro-inflammatoires tels que les produits laitiers, la viande rouge, la charcuterie ou de la malbouffe, revient à mettre de l’huile sur le feu.

Une autre piste concerne les aliments riches en polyamines. Je vous renvoie vers l’article dédié écrit par Julien Venesson. Dans cet article, il évoque le lien entre la consommation d’aliments riches en polyamines et la douleur.

En consultation, j’établis un protocole alimentaire « anti-inflammatoire ». Car si certains aliments ont des effets négatifs sur la douleur, de nombreux aliments ont à l’inverse des effets bénéfiques prouvés.

Les aliments à privilégier sont ceux qui apportent des oméga-3 et des antioxydants. Mais comment couvrir des besoins augmentés en cas de douleurs chroniques ?

Je vous livrerai toutes mes astuces en rdv.

Les pratiques anti-douleur complémentaires

L’ostéopathie ou la kinésithérapie

Grâce à des manipulations douces, l’ostéopathie peut dénouer les tensions musculaires, articulaires et viscérales, redonner de la mobilité aux tissus, diminuer les éventuelles adhérences, et favoriser l’oxygénation des organes.

L’ostéopathie peut être couplée avec des séances de kinésithérapie.

Les kinésithérapeutes peuvent effectuer des actes de dry needling pour soulager les douleurs musculaires intenses ou persistantes. Ils vont cibler les trigger points avec de petites aiguilles qui vont déclencher une réaction immédiate du muscle, dans l’objectif de provoquer une détente des fibres musculaires contractées.

J’ai bénéficié de 2 séances de dry needling pour soulager des douleurs musculaires récalcitrantes à l’épaule et cela m’a bien soulagée. Par contre le dry needling n’est pas une pratique agréable. On cible des points douloureux et on cherche à provoquer une réponse musculaire forte. Ce n’est clairement pas un moment de plaisir.

L’acupuncture

L’acupuncture est une thérapie issue de la médecine traditionnelle chinoise, efficace pour réduire la douleur et sans effets indésirables ni contre-indications.

Elle est indiquée pour les douleurs postopératoires, les céphalées, la prévention des migraines, les cervicalgies, la lombalgie chronique ou aiguë, la gonarthrose.

A titre personnel, une seule séance d’acupuncture a réussi à diminuer la douleur de moitié quand je me suis cassée le coccyx.

Le bracelet antidouleurs Remedee

Crée par une entreprise grenobloise, Remedee est un dispositif de neuromodulation par ondes millimétriques qui améliore le quotidien des personnes atteintes de douleurs chroniques (arthrose, fibromyalgie, douleurs pelviennes, endométriose…). Il s’agit d’un bracelet à porter entre 1 et 3 fois par jour pendant 30 minutes. Le bracelet Remedee va stimuler les endorphines et diminuer la douleur. Une étude récente menée auprès de 60 personnes atteintes d’arthrose a montré une baisse significative de la douleur.

La neurostimulation électrique transcutanée (TENS)

Elle consiste à transmettre des impulsions électriques près de la zone douloureuse par l’intermédiaire d’électrodes placées sur la peau. 2 types de stimulation sont possibles.

  • L’appareil de stimulation génère des impulsions électriques qui activent des fibres nerveuses de plus gros calibre, et plus rapides que celles utilisées pour véhiculer la douleur. Un message de fourmillement est transmis au cerveau par l’intermédiaire de la moelle épinière, et masque ainsi le signal douloureux pendant la durée de la séance de stimulation.
  • La stimulation endorphinique favorise l’augmentation de la production d’endorphines. Cette augmentation entraîne un effet antalgique général. La TENS en mode endorphinique se caractérise par une sensation de petits battements.

Source : sublimed.

La TENS peut être utilisée quotidiennement et les électrodes peuvent être portées sur une longue durée.

J’ai testé un dispositif TENS qui marche bien pour soulager les douleurs de règles et les douleurs d’endométriose.

Il s’agit du dispositif de TENS mylivia pour soulager les douleurs menstruelles.

Le TENS livia pour soulager les douleurs de règles et d'endométriose

Pour soulager les douleurs musculaires après une séance de sport intense, et pour prévenir les courbatures, j’utilise le Bluetens classic. En plus d’être réellement efficace pour diminuer la douleur ressentie au niveau des muscles, ce dispositif tens a l’avantage de pouvoir être utilisé sur toutes les parties du corps.

L’application bluetens est très bien faite, simple d’utilisation. Elle offre de nombreux programmes et 3 modes d’utilisation : renforcer, soigner et relaxer. C’est un dispositif incontournable pour ceux qui font régulièrement du sport type musculation ou renforcement musculaire.

Conclusion

Si vous souffrez de douleurs chroniques, la première chose à faire est de se faire accompagner de manière globale. Associer plusieurs pratiques sera plus efficace car chacune apporte un plus. Ceci vous permettra également de mieux gérer l’apparition de douleurs aiguës.

De plus en plus de centres de la douleur voient le jour mais les délais d’obtention d’un rdv sont longs. Il faut patienter en moyenne 3 mois, voire plus selon les régions.

Ce qui vous sera proposé est à l’image de ce que je vous recommande dans cet article, à savoir faire appel à différentes techniques qui ont fait leur preuve pour soulager les douleurs chroniques.

Retrouver un corps sans douleur sera long mais est possible, faites-vous accompagner et testez les pratiques pour voir celles qui vous conviennent, sans tenir compte de ce qui marche pour les autres car la gestion de la douleur est totalement individuelle.

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Dans cet article je vous présente les meilleures solutions naturelles pour soulager une douleur aiguë.

La douleur aiguë joue un rôle d’alarme qui va permettre à l’organisme de réagir et de se protéger face à un stimulus mécanique, chimique ou thermique : elle est liée à des stimulations intenses qui déclenchent immédiatement un mécanisme de transmission d’informations depuis les terminaisons nerveuses vers le cerveau. 

Il existe plusieurs types de nocicepteurs, chacun étant spécialisé dans la transmission d’une sensation particulière : piqûre, brûlure, température, pression…

Lorsqu’un danger conduit à leur activation, ces terminaisons nerveuses transforment les informations reçues en impulsions électriques.

L’information chemine ainsi via la moelle épinière, puis jusqu’au cerveau : c’est alors seulement que le signal est identifié et perçu comme étant douloureux. Cependant, la main a été dégagée de la source de chaleur avant même ce décryptage, grâce à un arc réflexe situé au sein de la moelle épinière. Les premiers systèmes de modulation de la douleur, qui impliquent des neurotransmetteurs comme le GABA ou les endomorphines, se mettent dès lors en place. 

Le problème d’une douleur qui dure dans le temps ou dont l’intensité est très élevée ? Le cerveau garde une mémoire de la douleur, comme une cicatrice.

Si la douleur aiguë persiste au-delà de trois mois, elle évolue en douleur chronique. Cette sensation perd alors sa signification de signal d’alarme : la douleur n’est plus un symptôme mais devient une maladie.

Des événements douloureux ou traumatisants vécus dans le passé, mais aussi la peur, l’anxiété, ou le fait de se sentir déprimé, sont autant de facteurs favorisants la chronicisation de la douleur.

Il est donc essentiel de prendre en charge la douleur le plus tôt possible.

Comment soulager une douleur aigue ?

Le premier réflexe à avoir en cas de forte douleur est de chercher à la soulager.

Je vous présente ici différentes solutions et possibilités qui permettent de soulager une douleur aiguë.

Les médicaments contre la douleur

En cas de douleur aigue, qui apparait soudainement, la prise de certains médicaments est conseillée, sur prescription d’un médecin qui pourra choisir le plus adapté. Les anti-douleurs vont court-circuiter la douleur en bloquant les récepteurs de la douleur et sa transmission au cerveau.

Il existe plusieurs classes de médicaments mais aucun n’est pas anodin et quelque soit le médicament, la prise doit être limitée dans le temps.

Le paracétamol

Le paracétamol est à utiliser en premiers recours, en respectant l’intervalle de 4 à 6h entre 2 prises et en ne dépassant pas 3g sur 24h. Le paracétamol soulage la plupart des douleurs aigües mais de nombreux abus sont faits, autant dans sa fréquence de consommation que dans sa quantité. Devant la hausse lésions hépatiques observées de nouvelles recommandations ont été faites à ce sujet pour rappeler que le paracétamol est un médicament, et qu’à ce titre sa prise n’est pas anodine.

Comme pour tout médicament, son association avec de l’alcool est déconseillée.

Les médicaments avec du paracétamol ne sont pas efficaces contre les douleurs neuropathiques.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène sont à prendre en seconde intention, en cas d’échec de soulagement avec le paracétamol. Ils peuvent être pris par voie interne, en commençant par la dose la plus faible, ou être utilisés en application locale. Ils ne doivent pas être pris plus de 5 jours d’affilé, sauf sur recommandation d’un médecin, en raison de leurs nombreux effets indésirables.

De nombreuses pathologies sont incompatibles avec la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils sont ainsi déconseillés aux asthmatiques, aux cardiaques, aux personnes souffrant de maladies du foie, de maladies rénales, de pathologies digestives ainsi qu’en cas de troubles de la coagulation ou de prises de médicaments anticoagulants.

Ils sont formellement contre-indiqués pendant la grossesse. Les femmes enceintes doivent se tourner vers le paracétamol en cas de besoin.

Leur utilisation cutanée comporte aussi des effets indésirables. Ils sont notamment fortement photosensibilisants. Les zones traitées ne doivent pas être exposées au soleil.

Enfin parmi les nombreux effets indésirables recensés, il faut savoir qu’ils impactent le fonctionnement de l’estomac et qu’ils peuvent provoquer des brûlures d’estomac. J’en parle dans mon article dédié au reflux gastro-oesophagien.

Certains antidépresseurs et antiépileptiques

Ils peuvent être prescrits en cas de douleurs neuropathiques.

Les opioïdes

C’est la classe de médicaments anti-douleurs la plus forte et la plus dangereuse à utiliser. L’ensemble des opioïdes, forts et faibles (codéine, morphine, tramadol, fentanyl, oxycodone) sont à utiliser en dernier recours à cause du risque d’accoutumance et de la nécessité du sevrage.

Leur nombre de prescriptions a explosé et est bien souvent inadaptée. Ils ne devraient pas être utilisés pendant plus de quelques jours car ce délai, très court, est suffisant pour créer une dépendance physique et mentale. L’idéal est donc de ne jamais commencer.

A titre personnel on m’en a déjà prescrit car j’allais devoir supporter une douleur intense, et pourtant je m’en suis totalement passée. Alors oui on sert les dents mais quand on est dans une situation de douleur ponctuelle, une douleur même intense reste supportable.

La sophrologie est d’une grande aide pour aider à supporter les douleurs intenses. Les méthodes psychocorporelles sont reconnues, même par les professionnels de santé, pour leurs bénéfices sur la gestion de la douleur. J’ai déjà accompagné de nombreuses personnes sur ce sujet avec efficacité.

L’utilisation des opioïdes a explosé dans certains pays, notamment aux Etats-Unis et occasionne de nombreux décès chaque année à cause de leur mésusage (plus de 110 000 décès en 2023 aux USA).

Le mouvement

Si les premières heures, voire les 3 premiers jours, le repos est conseillé, le conseil n°1 est de bouger, quelle que soit la douleur. Si on s’immobilise trop longtemps, la douleur prend plus de place, à la fois psychologiquement, puis physiquement avec un risque d’enraidissement, notamment pour les douleurs rhumatismales comme l’arthrose ou l’arthrite. Toutes les activités sont bénéfiques, dès l’instant qu’elles sont pratiquées régulièrement et en y prenant du plaisir (natation, vélo, danse, yoga, gymnastique…).

L’alimentation

Les aliments avec des propriétés anti-inflammatoires sont à privilégier. Ils vont soutenir l’organisme dans la modulation de la douleur. Référez-vous à mon article dédié à l’alimentation anti-inflammatoire.

Les antioxydants

Les aliments à mettre au menu chaque jour sont ceux qui apportent des antioxydants. Les antioxydants sont des molécules qui vont aider l’organisme à neutraliser la production de radicaux libres, davantage libérés en cas d’inflammation. Les polyphénols et les caroténoïdes sont les antioxydants parmi les plus abondants dans l’alimentation, on les trouve dans les fruits, les légumes, les céréales, les légumineuses, le chocolat et certaines boissons comme le thé et le café. 

Les antioxydants donnent leur couleur aux végétaux, jaune, rouge, orange, vert et bleu-violet. Un légume de couleur orange, comme la carotte, n’a pas le même profil en antioxydants que la tomate ou l’aubergine. C’est pourquoi la diversité alimentaire est recommandée, de manière à bénéficier du panel d’antioxydants existants.

Les antioxydants contre la douleur

Les oméga-3

Les acides gras oméga-3 constituent une famille d’acides gras essentiels constitués :

  • D’acide alpha-linolénique (ALA)
  • D’acide eicosapentaénoïque (EPA) 
  • D’acide docosahexaénoïque (DHA)

Parmi ces oméga-3 c’est l’EPA qui va être à privilégier pour diminuer l’inflammation. Il faudra consommer des aliments riches en oméga-3 d’origine végétale pour favoriser la synthèse d’EPA (huile de lin, huile de chanvre, huile de cameline, et dans une moindre mesure l’huile de colza et l’huile de noix, noix, graines de chia).

Par contre, si ces aliments sont absents de votre alimentation quotidienne, une supplémentation en oméga-3 est plus que recommandée !

Je conseille à mes clients d’acheter « Omega 3 sauvage » du laboratoire Herbolistique, un laboratoire que je recommande particulièrement car les produits sont vraiment de qualité. A raison de 2 capsules matin, midi et soir pendant un mois, à renouveler tous les trimestres.

Les omega 3 contre la douleur et l'inflammation

La chaleur pour soulager les douleurs mécaniques

L’application de la chaleur fonctionne bien pour soulager les douleurs mécaniques, que ce soit par le biais d’une serviette chaude, d’une bouillote, d’un bain chaud ou d’un patch chauffant.

En créant une vasodilatation locale, la chaleur va favoriser la circulation sanguine. Elle est donc particulièrement adaptée en cas de douleurs musculaires.

Le froid pour apaiser les douleurs inflammatoires

Utilisez une poche de glace sur la zone douloureuse, protégée par un linge, pendant 15 minutes.

L’application du froid peut être utilisée jusqu’à 5 fois par jour, en fonction de l’intensité de l’inflammation ressentie.

Les huiles essentielles

Certaines huiles essentielles ont des propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, analgésiques et anesthésiantes locales. Elles seront utiles aussi bien pour soulager une douleur aiguë que pour apaiser une douleur chronique.

Les principales huiles essentielles anti-douleurs sont les suivantes :

  • Gaulthérie couchée, Eucalyptus citronné, Thym saturéoïdes, Petit grain bigarade, Romarin à camphre, Clou de girofle, Menthe des champs, Menthe poivrée, Sauge, Sarriette.

Je conseille de les utiliser en synergie et de composer une formule composée de 3 huiles essentielles. Elles ne doivent jamais être appliquées pures sur la peau. Elles sont à associer à de l’huile végétale d’Arnica pour les douleurs aiguës ou de Calophylle pour les douleurs chroniques.

L’application doit être régulière, 2 à 4 fois par jour en fonction de la douleur.

J’achète mes huiles essentielles chez Aroma-zone.

Le cataplasme d’argile verte

L’argile verte a des propriétés anti-inflammatoire exceptionnelle. Pour en profiter, il faut poser un cataplasme d’argile verte sur la zone douloureuse et le conserver dans l’idéal 1h à 2h, voire toute la nuit.

Le protocole est expliqué dans mon article sur l’argile verte.

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La douleur est définie comme étant une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle.

La plupart du temps la perception de la douleur est immédiate, parfois elle met plus de temps à apparaître. Elle peut aussi devenir lancinante et durer dans le temps.

Dans tous les cas, sa perception est multidimensionnelle.

Elle peut être augmentée quand les fibres nerveuses de la nociception sont irritées. La sensibilisation à la douleur s’installe alors, accompagnée d’une distorsion s’installe entre un stimulus douloureux et la perception engendrée.

La nociception est l’ensemble des mécanismes mis en jeu en réponse à une stimulation qui menace l’intégrité de l’organisme.

Comment se forme la douleur

La perception de la douleur par le cerveau est un mécanisme en plusieurs étapes, faisant intervenir différents neurones.

  1. Après stimulation, un premier neurone va communiquer avec un autre neurone qui sera chargé de véhiculer l’information jusqu’au cerveau.
  2. A ce niveau se passe une régulation de l’intensité douloureuse. Un mécanisme de contrôle impliquant d’autres neurones permet de moduler ce signal. Il met en jeu des substances chimiques proches de la morphine (les enképhalines) qui vont empêcher l’information d’être intégralement transmise au 2ème neurone, chargé de faire remonter l’information jusqu’au cerveau.
  3. Le neurone 2, issu de la moelle épinière, se projette dans une zone profonde du cerveau appelé Thalamus.
  4. Enfin un dernier neurone parvient jusqu’aux zones cérébrales qui vont amener à la conscience le signal douloureux. La cerveau analyse et interprète le type de douleur (pincement, pression, brûlure, coupure, piqûre…) ainsi que sa source d’origine, et évalue l’expérience d’un point de vue émotionnel. Cette première perception est déjà sous l’influence de notre état émotionnel à ce moment-là.
Formation de la douleur

Source : Centre National Ressources Douleur (CNRD)

Les variations de la douleur

Selon l’inserm, l’horloge interne est responsable de 80 % de la variation de la sensation douloureuse au cours de 24 heures. L’intensité de la douleur suit une courbe sinusoïdale avec une intensité maximale entre 3 et 4 heures du matin et minimale autour de 15 et 16 heures.

Les différents types de douleur

Les douleurs d’origine mécanique

Une douleur dite mécanique ou d’horaire mécanique est une douleur présente le jour, qui apparaît avec la mise en mouvement et qui s’atténue et qui disparait lors de la mise au repos.

Elle concerne principalement les douleurs d’arthrose.

Arthrose : les solutions naturelles qui marchent pour la soulager

Les douleurs d’origine inflammatoire

A l’inverse, une douleur inflammatoire se réveille souvent la nuit (en 2ème partie et est maximale le matin) ou lors du repos et diminue, voire disparait, lors des mouvements et des activités. Elle touche principalement le rachis et les articulations.

Douleur mécanique ou douleur inflammatoire

Toutes les solutions naturelles contre les douleurs articulaires

Les douleurs neuropathiques

Les douleurs neuropathiques sont provoquées par une lésion des suites d’un traumatisme, d’une infection, d’une chimiothérapie ou d’une atteinte métabolique, et ayant impacté le système nerveux périphérique ou central.

Ce dernier génère une sensation douloureuse alors même qu’il n’y a plus de stimulus douloureux en périphérie. 

L’hyperalgésie est l’exacerbation de la sensation douloureuse en réponse à une stimulation nociceptive.

L’allodynie est une douleur provoquée par une stimulation non douloureuse.

Les différentes douleurs neuropathiques

Les douleurs projetées

Une douleur projetée peut être définie comme une douleur ressentie à un endroit autre que son emplacement réel, parfois très éloignée de son origine.

Ces douleurs sont d’origine nerveuses, un nerf pouvant se retrouver irrité ou compressé à son origine ou sur son trajet. Ou d’origine tissulaires, mais l’influx nerveux nociceptif est mal interprété par le cerveau.

Le diagnostic de leur origine véritable est particulièrement ardu pour les professionnels de santé.

Mesurer la douleur

Bien que la douleur soit subjective, il existe des outils pour la caractériser et l’évaluer. Des questionnaires et des échelles de douleur permettent d’en décrire les manifestations, et d’en mesurer l’intensité ainsi que l’impact sur la qualité de vie. 

  • Pour les adultes, l’échelle la plus utilisée est l’échelle numérique, graduée de 0 pour une absence de douleur, à 10 pour la douleur maximale.
  • Pour les enfants, les médecins utilisent souvent une échelle avec des visages.
  • Concernant les douleurs neuropathiques, deux permettent respectivement de diagnostiquer ce type de douleurs (DN4) et d’évaluer leur intensité (NPSI).
Echelle de la douleur
Echelle de la douleur

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Le contrôle de sa glycémie est un sujet de santé public majeur car le déséquilibre glycémique, quand il s’installe dans la durée, conduit au diabète de type 2, au surpoids, à l’obésité, mais aussi à des risques considérablement augmentés de maladies neurodégénératives. Mais au-delà des pathologies citées, l’excès de sucre dans le sang est un poison pour l’organisme qui impacte l’ensemble des systèmes de l’organisme, tout en ayant des impacts à court terme sur l’énergie, la mémoire et la concentration.

Pourtant, la régulation de la glycémie était jusqu’à il y a peu uniquement cantonné aux diabétiques.

Alors le capteur de glucose serait-il le nouvel outil santé incontournable pour se maintenir en bonne santé ?

Qu’est-ce qu’un capteur de glucose ?

Un capteur de glucose est un dispositif de surveillance de la glycémie placé sous la peau. Il mesure le glucose interstitiel en continu, de jour comme de nuit. Le capteur de glucose transmet la mesure de la glycémie à un récepteur, qui peut être une pompe à insuline, un lecteur de glycémie ou un téléphone équipé d’une application dédiée.

Les dispositifs de mesure en continu du glucose ont pour objectif de faciliter l’autosurveillance de la glycémie des diabétiques.

L’autosurveillance de la glycémie par piqûre

Jusqu’à maintenant, et dans la majorité des cas encore maintenant, l’autosurveillance de la glycémie s’effectue par le biais d’une piqûre après chaque repas ou à différents moments de la journée. Une goutte de sang est prélevée au bout d’un doigt grâce à un autopiqueur. La goutte de sang est déposée sur une bandelette de mesure. La bandelette est ensuite insérée dans un lecteur de glycémie où elle sera lue. Le lecteur de glycémie affiche alors la mesure de la glycémie. Toutes les mesures doivent être consignées dans un carnet car l’appareil ne dispose pas d’historique. Il ne conserve pas en mémoire les mesures passées.

L’autosurveillance de la glycémie avec un capteur

Un capteur de glucose permet une autosurveillance de la glycémie en continu. Le dispositif est composé d’un capteur qui se fixe à l’arrière du bras et qui se porte pendant 14 jours. Et d’un lecteur de glycémie, d’une pompe à insuline ou d’une application sur le téléphone, afin d’enregistrer les résultats et de les afficher.

Le capteur de glycémie mesure la concentration de glucose dans le liquide interstitiel, qui est le liquide dans lequel baignent toutes nos cellules. A l’inverse, la piqûre au bout du doigt mesure la quantité de glucose présent directement dans le sang. Il est donc normal que les données trouvées soient différentes.

Pourquoi mesurer sa glycémie ?

Certaines personnes doivent mesurer et surveiller leur glycémie au quotidien. Ces personnes sont atteintes de diabète. Le diabète recouvre deux pathologies, le diabète de type 1, dit insulinodépendant, et le diabète de type 2, appelé maladie de civilisation car entièrement lié à notre (mauvaise) hygiène de vie.

Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, qui se déclare souvent pendant l’enfance et qui perdure toute la vie. Dans le cas d’une maladie auto-immune, les cellules immunitaires attaquent d’autres cellules, les détruisent, et finissent par altérer le fonctionnement d’un organe, jusqu’à ce que l’atteinte de l’organe soit telle qu’elle soit irréversible.

Concernant le diabète, cela se passe dans le pancréas, qui est l’un des organes qui contribuent à la régulation de la glycémie. Le pancréas renferment plusieurs types de cellules. Les cellules bêta des îlots de Langerhans produisent de l’insuline pour permettre au glucose de pénétrer dans les cellules, où il sera utilisé pour produire de l’énergie.

Dans le cas du diabète de type 1, les cellules bêta du pancréas ont été détruites par le système immunitaire. Le pancréas n’est plus capable de synthétiser de l’insuline. Les personnes atteintes par cette maladie auto-immune sont contraintes de s’injecter de l’insuline au quotidien et à vie. En effet, il n’existe aucun traitement contre le diabète de type 1.

Le diabète de type 2

Le diabète de type 2, largement plus répandu, concerne uniquement les adultes, la plupart du temps après 50 ans. C’est une maladie qui s’installe progressivement et met souvent plusieurs dizaines d’années avant de se déclarer.

Dans les 2 cas, le diabète est une pathologie du dérèglement de la glycémie.

Mais dans le cas du diabète de type 2, il s’agit d’un épuisement de l’organe ou d’une insulinorésistance des cellules. Soit le pancréas a de plus en plus de difficultés à produire suffisamment d’insuline. Soit il en produit normalement mais les récepteurs à l’insuline situés sur les cellules deviennent insensibles à l’insuline. L’insuline a alors du mal à pénétrer dans les cellules.

Il faut rappeler que le diabète est une maladie chronique qui concerne tous les pays du monde. Le pays le plus touché est même le Pakistan, où un adulte sur 3 est diabétique ! Sa prévalence concerne déjà plus de 500 millions de personnes dans le monde (3,6M en France en 2022) et des experts estiment que plus d’un milliard de personnes seront touchées dès 2040.

Le diabète de type 2 est lié à notre alimentation, appauvrie, raffinée et transformée. C’est une pathologie totalement liée aux nouveaux modes de consommation industrielle, et qui pourrait facilement être évitée.

Pourquoi adopter le système de mesure de glucose en continu ?

Les personnes diabétiques doivent mesurer leur taux de glucose sanguin grâce à une piqûre au bout du doigt après chaque repas. Au-delà de la contrainte quotidienne, ce système est loin d’être optimal. Les mesures sont ponctuelles. Elles renseignent sur la glycémie à instant T mais elles ne préviennent pas en cas d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie. Or les variations de la glycémie peuvent être très rapides.

Se piquer le doigt est donc un outil de contrôle insuffisant pour avoir une vision précise de sa glycémie et de son évolution dans le temps.

C’est pourquoi des laboratoires ont mis au point des dispositifs de surveillance du glucose en continu via des capteurs qui permettent de mesurer le taux de glucose en temps réel et de suivre ses variations sur 24h.

Parmi les systèmes de surveillance du glucose disponibles en Europe, j’ai choisi de tester le Freestyle libre 2 du laboratoire Abbott. Le FreeStyle libre 2 est la 2ème version de leur capteur de glucose.

Le capteur de glucose Freestyle libre 2 d’Abbott fait partie des dispositifs de mesure de glucose en continu. C’est-à-dire qu’il mesure la concentration de glucose dans le liquide interstitiel sans interruption, et sur une journée de 24 heures. Le capteur Freestyle libre 2 a une durée de vie de 14 jours. Il s’arrête de fonctionner à l’issue de ce délai et doit alors être remplacé par un nouveau capteur.

Le capteur communique les données directement à un lecteur dédié ou sur son téléphone, via l’application LibreLink conçu par la marque. Il n’est donc pas nécessaire d’acheter le lecteur.

Les laboratoires ont conçu des dispositifs de mesure de glucose en continu de plus en plus perfectionnés au fil des ans. L’objectif est de pallier à la contrainte et aux défauts de la mesure par piqûre, et d’aider les diabétiques à mieux gérer leur glycémie.

Comment mettre en place le capteur de glucose Freestyle libre 2

J’ai acheté le capteur Freestyle libre 2 sur internet. Cela permet d’obtenir un comparatif au niveau des prix proposés dans différentes pharmacies. En effet, les capteurs de glucose sont des dispositifs coûteux. Le Freestyle libre 2 tourne autour de 50€ pour 14 jours d’utilisation. Il est néanmoins remboursé sur prescription médicale pour les diabétiques.

La boite contient un capteur et un applicateur permettant de poser le capteur sur le bras.

Test du capteur de glucose Freestyle 2

Les étapes de mise en place du capteur :

  • Choisissez quel bras va porter le capteur. Pour ma part je l’ai choisi en fonction du côté sur lequel je dors, j’ai choisi le bras opposé.
  • Nettoyez l’arrière du bras au savon, puis désinfectez à l’alcool à 70°. Laissez sécher 30 secondes à l’air libre.
  • Ouvrez le pack de capteur et dévissez le capuchon de l’applicateur. Assemblez ensuite en appuyant fermement le pack de capteur avec l’applicateur. Le capteur va alors s’insérer dans l’applicateur et sera prêt à être posé. Vous allez voir l’aiguille du capteur apparaître. C’est assez impressionnant car elle mesure un bon centimètre, et c’est ça qui va aller sous la peau.
  • Il suffit ensuite de positionner l’applicateur à l’arrière du bras, sur la zone nettoyée et de presser à fond l’applicateur contre le bas.
  • En 1 seconde, et sans aucune douleur, l’applicateur est posé sur le bras, il suffit alors de retirer l’applicateur du bras.
  • C’est un peu stressant au début mais en fait c’est vraiment très simple !

Les caractéristiques du capteur de glucose Freestyle 2

Le capteur commence à enregistrer ses premières mesures de glucose 1 heure après son application sur le bras. Il suffit de scanner le capteur avec votre téléphone et d’attendre quelques secondes, le temps de sentir les 2 vibrations, signe que le scan a fonctionné.

Au quotidien, il n’est pas nécessaire de scanner le capteur car l’enregistrement se fait en continu mais dans les faits, comme la portée du capteur n’est que de 6 mètres, cela oblige à prendre son téléphone dès que l’on s’éloigne ou à le rescanner. A chaque fois il faut positionner son téléphone proche du capteur, et attendre quelques secondes que les 2 vibrations soient ressenties.

Le capteur peut être utilisé sous l’eau donc aucun problème pour prendre sa douche ou même un bain. La durée devra néanmoins se limiter à 30 minutes.

Enfin, il est possible de paramétrer des alarmes en cas d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie.

A partir de maintenant, c’est parti pour 14 jours de mesure de glucose.

Les caractéristiques de l’application Freestyle LibreLink

L’application est super bien faite, très claire et elle donne de nombreuses informations :

  • L’évolution de la glycémie sur 24h
  • Les temps passés dans les différentes plages (hypoglycémie, glycémie normale, hyperglycémie)
  • Le nombre d’hypoglycémies, les heures correspondantes
  • Le taux de glucose moyen
  • Un graphique quotidien de sa glycémie
  • L’hémoglobine glyquée estimée

L’application montre bien les variations de la glycémie en fonction des repas mais pas uniquement.

Sur la première capture d’écran, un pic de glycémie est provoqué par mon petit-déjeuner, suivie d’une hypoglycémie, tout ça en moins d’une heure de temps. Je me souviens encore de ce que j’ai ressenti au moment de l’hypoglycémie – une fatigue intense – alors que je m’étais levée en forme. Le pire c’est que cette fatigue ne m’a pas quittée de la journée !

Sur la 2ème capture d’écran, j’ai un pic de glycémie vers 13h. J’étais alors en pleine séance de sport, 45 minutes de cardio commencées à 12h30 et ma glycémie n’a fait que monter sous l’effet de l’effort musculaire. Je suis redescendue bas mais sans hypoglycémie car le pic de glycémie était physiologique et non pas créé par l’alimentation. Sous l’action de certaines hormones, le foie a déstocké du glucose pour le remettre en circulation.

Mon avis sur le capteur de glucose Freestyle libre 2

Le capteur se fait discret et je ne l’ai jamais senti, même en étant allongée. Néanmoins, il serait très voyant en été car il ne peut être placé que derrière le bras. C’est pourquoi j’ai procédé au test en automne. L’idéal serait de pouvoir le positionner sur une partie du corps plus discrète.

Ce que j’ai aimé

  • La facilité pour poser le capteur
  • La simplicité d’utilisation de l’application
  • La fiabilité des mesures

Ce que j’ai moins aimé

Les nombreuses coupures quand on est à une trop grande distance de son téléphone.

Il y a quand même eu pas mal de bugs, des moments où après avoir scanné le capteur, l’application me disait de réessayer dans 10 minutes. Un jour le capteur a mis plus d’une heure à refonctionner.

J’ai alors regardé sur internet si d’autres personnes étaient concernées par des problèmes liés au capteur et j’ai constaté que cela était extrêmement fréquent. Il y a même de vraies pannes. Dans ce cas il faut appeler la marque (Abbott) pour se faire renvoyer un capteur gratuitement.

Pour avoir une mesure de sa glycémie la nuit, cela implique de laisser son téléphone allumé dans sa chambre. C’est ce que j’ai fait pendant 15 jours mais je n’ai pas aimé dormir avec mon téléphone à proximité. Je me suis toujours refusée de le faire car on est déjà constamment entourée d’ondes alors autant ne pas en rajouter quand on dort.

Et enfin le prix, encore très élevé !

Dernier petit détail, l’applicateur est difficile à décoller et il m’a laissé une belle trace rouge sur la peau après l’avoir enlevé.

Attention ce capteur n’est plus commercialisé depuis fin 2025, il a été remplacé par le Freestyle Libre 2 Plus, lisez mon avis ci-dessous.

Comment utiliser le nouveau capteur de glucose Freestyle Libre 2 Plus ?

Le capteur de glucose doit-il être réservé aux diabétiques ?

Clairement non !

Il permet de mieux connaître le fonctionnement de son corps et il rend « réel » toutes les recommandations qui peuvent être faites en naturopathie concernant l’alimentation et la prise en compte de l’index glycémique des aliments.

Il est difficile de déterminer par soi-même quel est l’impact des variations de la glycémie sur son énergie, son état émotionnel, ses performances professionnelles, ses fringales, son poids, et sa santé en générale.

Alors que constater, par soi-même, l’incidence des aliments consommés lors d’un repas sur sa glycémie et sur sa forme, qu’elle soit physique ou mentale, a tellement plus de d’impact !

Je vois donc les capteurs de glucose comme des outils de prévention et des alliés pour préserver sa santé car ils aident à tendre vers une alimentation plus naturelle et moins transformée.

De plus, ils sont capables de détecter les insulinorésistances et les prédiabètes et sont donc aussi des outils de prévention du diabète.

A titre personnel, j’ai trouvé l’expérience très instructive.

  • Vous aimeriez être accompagnée pour gérer au mieux votre glycémie et savoir comment constituer vos repas ?
  • Vous avez une insulinorésistance ou un prédiabète ? Cette situation est réversible quand elle est prise à temps.
  • Vous avez un diabète de type 2 ? Je vous aide à l’équilibrer et à amoindrir les effets négatifs sur l’organisme.

Articles récents

Prendre en compte l’index glycémique des aliments n’est plus réservé aux diabétiques. Les variations de la glycémie impactent notre santé à tous. Ses effets se font ressentir sur le long terme (diabète, surpoids, obésité…) mais ses effets à court terme peuvent être ressentis dès le lever, mais aussi la nuit ! Comprendre comment fonctionne l’index glycémique des aliments va vous permettre de préserver votre état de forme et votre énergie tout au long de la journée.

Qu’est-ce que la glycémie ?

La glycémie est le taux de sucre que contient le sang. À jeun, sa valeur se situe généralement entre 0,7g/L et 1,1g/L. Elle fluctue ensuite tout au long de la journée. Après un repas, elle tourne autour de 1,4 g/L. Mais en fonction de la structure de votre repas et des aliments consommés, elle peut monter en flèche jusqu’à des niveaux excessifs, parfois supérieurs à 2g/L. Normalement, la glycémie après un repas ne devrait pas dépasser 1,60g/L de sang.

Mais les aliments consommés, en fonction de leur index glycémique et de leur charge glycémique, peuvent facilement provoquer un emballement de la glycémie.

Comment la glycémie est-elle régulée dans l’organisme ?

Quand vous mangez un aliment contenant des sucres rapides, par exemple un fruit, la digestion est très rapide. En quelques minutes, du glucose va arriver dans le sang. C’est ce glucose qui commence à faire monter votre glycémie. Plus l’aliment consommé renferme de sucres, plus votre glycémie va augmenter.

Le pancréas va intervenir très rapidement en libérant de l’insuline dans le sang. L’insuline est une hormone que le pancréas fabrique dès que vous mangez un aliment à base de glucides, que son goût soit sucré ou non. 

L’insuline remplit deux rôles essentiels dans l’organisme : premièrement, elle permet aux cellules de capter le glucose circulant dans le sang, fournissant ainsi de l’énergie aux cellules. Deuxièmement, elle favorise le stockage du glucose sous forme de glycogène dans le foie et les muscles, régulant ainsi la glycémie et permettant son utilisation ultérieure lorsque les besoins énergétiques augmentent.

Qu’est-ce que l’index glycémique des aliments ?

L’index glycémique (IG) est une échelle qui classe les aliments en fonction de leur impact sur la glycémie après leur consommation, distinguant ceux qui induisent des augmentations rapides de ceux qui engendrent une élévation plus progressive. Cet outil se révèle essentiel pour gérer la glycémie, maîtriser son appétit, préserver son énergie et avoir un poids stable. 

Les aliments ont été classés selon 3 catégories, en fonction de leur impact sur la glycémie. Le glucose étant le niveau le plus élevé, à 100, chaque aliment est comparé à lui.

  • La première catégorie est celle des aliments à index glycémique bas, de 0 à 55 : la glycémie reste stable et augmente pas ou peu.
  • La deuxième catégorie renferme l’ensemble des aliments avec un index glycémique considéré comme moyen, allant de 55 à 70 : la glycémie va augmenter mais rester à des niveaux physiologiques (inférieur à 1,40g/L).
  • La troisième catégorie est celle des aliments avec un index glycémique élevé, mesuré entre 70 et 100 : ces aliments, dès leur ingestion, vont provoquer une élévation rapide et élevée du niveau de sucre dans le sang, créant ainsi un pic de glycémie. La glycémie sera supérieure à 1,60g/L.
Tableau index glycémique des aliments
Tableau de l’index glycémique des aliments

Pourquoi éviter les pics de glycémie ?

Le problème avec les aliments à index glycémique élevé, c’est le pic de glycémie qu’ils provoquent.

On parle de pic quand le niveau de sucre dans le sang s’élève très rapidement, et qu’il atteint des niveaux supérieurs au niveau physiologique attendu après un repas. Pour rappel la glycémie post prandiale ne devrait pas dépasser 1,60g/L de sang. Or, avec les aliments de cette catégorie, vous êtes assuré d’atteindre des niveaux allant de 1,80 à 2,50g/L de sucre dans le sang.

Les sollicitations répétées et excessives de l’insuline dans le temps conduisent à un déséquilibre de la glycémie. Sur le long terme, les pics répétés de glycémie vont fatiguer votre pancréas. Le pancréas synthétisera de moins en moins d’insuline ou bien ce sont les cellules qui sont moins réceptives à l’action de l’insuline. On parle d’insulinorésistance ou de diminution de la sensibilité à l’insuline, qui sont les premiers pas vers le diabète.

Les pics de glycémie favorisent également la prise de poids, tout en empêchant ensuite de perdre du poids. Un véritable cercle vicieux que je décris dans mon article sur la glycémie et la perte de poids.

L’élévation brutale de la glycémie altère également le microbiote dans la durée, mais aussi le fonctionnement du cerveau. A court terme il est possible d’avoir des trous de mémoire réguliers, de chercher ses mots et de ressentir un brouillard cérébral. A long terme, les pics de glycémie favorise les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer que l’on appelle le diabète de type 3.

Les effets de l’excès de sucre sur la santé à long terme

L’excès de sucre est associé au surpoids et à l’obésité car le sucre sera transformé en graisses. Ces 2 pathologies favorisent elles-mêmes l’inflammation, qui est un facteur de risques de maladies cardio-vasculaires. C’est clairement une réaction en chaine qui se met en place progressivement et qui va finir par impacter tous les systèmes du corps.

Le pancréas est le premier organe à en souffrir, suivi du foie. Une nouvelle pathologie a fait son apparition et est en explosion : la stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Le sucre en excès car engraisser le foie. Le problème c’est que là aussi, la maladie du foie gras est la plupart du temps asymptomatique. On estime que des millions de personnes sont concernées sans le savoir.

Des études ont montré des liens entre excès de sucre et risques de cancers. J’en profite pour rappeler que la cellule cancéreuse se nourrit de sucre uniquement. Allez lire mon article si vous souhaitez en savoir plus sur les facteurs de risque du cancer.

A cause de son effet délétère sur le microbiote intestinal, la consommation excessive de sucre favorise également le dépression, les troubles cognitifs et les maladies neurodégénératives.

Globalement, le sucre nous fait vieillir plus vite, de manière visible au niveau de notre peau et invisible, en touchant les organes, les tissus, les muscles et les articulations.

Enfin, les pics de glycémie amplifie la douleur et entretiennent les douleurs articulaires, ainsi que les douleurs chroniques.

Les effets du sucre en excès à court terme

Il s’agit de ceux que vous ressentez mais sans avoir fait le lien avec ce que vous venez de manger.

L’hyperglycémie est toujours suivie d’une hypoglycémie, comme vous pourrez l’observer avec une capture d’écran de ma glycémie issue du port du capteur de glucose Freestyle libre 2 en dernière partie de cet article.

L’hypoglycémie correspond à un manque de sucre dans le sang. Mais comment peut-on être en manque de sucre alors que justement on en a trop consommé ?

La faute à l’insuline, qui envoie le glucose dans les cellules car au début il y en a trop dans le sang. Seulement l’insuline et les cellules ne sont pas capables de s’autoréguler. La quantité de glucose qui va rentrer dans les cellules est proportionnelle à celle de l’insuline libérée dans le sang.

Par conséquent, le sang va être « vidé » de son glucose, et finir par en manquer.

Le premier symptôme de l’hypoglycémie c’est la fatigue. Vous ressentez un gros coup de fatigue. Ensuite, les symptômes peuvent être très différents d’une personne à l’autre. Brouillard mental, irritabilité, susceptibilité, maux de tête, déprime, moindre efficacité au travail, fortes envies d’aliments gras et sucrés, etc…

Un pic de glycémie peut donc impacter votre niveau d’énergie, votre moral et vos performances !

La nuit, les variations de la glycémie retardent l’endormissement et peuvent favoriser les réveils nocturnes.

Ce que vous mangez n’est donc jamais neutre et va bien au-delà de se nourrir et de s’apporter des calories.

Comment éviter les pics de glycémie ?

Limiter la consommation de sucres rapides

Pour commencer, il est primordial de limiter la consommation d’aliments contenant des sucres simples, trop vite digérés : bonbons, jus de fruits, sodas, glaces, sorbets, confitures, fruits secs, barres chocolatées. Et surtout, ils ne doivent jamais être consommés seuls.

Il est également essentiel de rester vigilant quant aux sucres cachés présents dans de nombreux aliments transformés. Ces sucres ajoutés se trouvent dans des produits aussi variés que le ketchup, les petits pois en conserve, la sauce tomate, ainsi que d’autres produits transformés. Leur consommation s’ajoute aux glucides des repas et peut favoriser des hausses de glycémie inattendues. La lecture des étiquettes alimentaires reste inévitable pour identifier ces sucres cachés. Tout ce qui se termine en ose (dextrose, fructose, glucose) et tout ce qui s’appelle amidon est à éviter.

Limiter les aliments à index glycémique élevé

Les aliments sucrés ne sont pas les seuls à entraîner une hyperglycémie. Des aliments tels que le pain blanc, les pâtes, les pizzas, le riz blanc et les pommes de terre frites, bien que non sucrés, peuvent provoquer des pics de glycémie en raison de leur teneur en glucides à index glycémique élevé. Et aussi car ces aliments à indice glycémique élevé sont souvent associés.

Voici un exemple d’un repas à IG élevé :

  • Un plat de pâtes blanches au fromage, éventuellement avec du ketchup ou de la sauce tomate
  • Du pain
  • Un yaourt sucré ou une crème dessert

Le pire repas au niveau de la glycémie ? Un hamburger – frites dans un fast-food !

Attention aux faux-amis. Les galettes de riz par exemple ont un IG élevé. En fonction de la quantité consommée, elles pourront provoquer un pic de glycémie.

Les aliments qui provoquent un pic de glycémie
Les aliments qui provoquent un pic de glycémie

Les facteurs qui influent sur la glycémie

La texture des aliments

Plus l’aliment s’approche d’une texture liquide, plus il sera vite digéré, et plus l’index glycémique sera élevé. C’est le cas des aliments hachés, moulinés et en jus. Et c’est ce qui explique la différence sur la glycémie entre la consommation d’un jus de fruit et celle d’un fruit.

Le temps de cuisson

Plus la cuisson est longue, plus la glycémie des aliments augmente. C’est le cas par exemple des pâtes, du riz et des pomme de terre.

La température de cuisson

Plus la température est élevée, plus l’index glycémique d’un aliment augmente. La cuisson est à la vapeur est à privilégier le plus souvent possible. C’est aussi celle qui préserve le plus les nutriments. La température du four ne devrait jamais excéder 180°.

La présence de fibres

Les fibres ralentissent la digestion et l’assimilation du glucose. Les aliments qui en sont dépourvus sont trop vite digérés. C’est ce qui explique pourquoi après avoir mangé un hamburger/frites dans une chaine fast-food, vous avez à nouveau faim très rapidement, alors que l’apport calorique est énorme, et bien supérieur à un repas classique.

Le degré de transformation des aliments

Plus un aliment s’éloigné de sa matrice d’origine, plus il est transformé. L’index glycémique sera ainsi considérablement augmenté. En sachant que plus un aliment est transformé, plus il comportera de sucres ajoutés. Surveillez les noms de sucres qui se terminent pas ose et les amidons modifiés.

L’indice Siga pourra vous aider à faire les bons choix alimentaires. C’est un score d’évaluation du niveau de transformation des aliments. Il existe une application pour scanner les aliments et déterminer leur score en fonction du degré de transformation.

Comment maintenir une glycémie stable ?

Privilégiez les aliments à index glycémique bas ou modéré

Pour maintenir une glycémie stable et éviter les déséquilibres, il va falloir consommer davantage d’aliments faisant partie des catégories à IG bas et à IG modéré. Tout en optant pour des aliments non raffinés comme les céréales complètes, et en réduisant la consommation de produits transformés.

  • En remplacement des pâtes, vous pouvez opter pour des alternatives telles que les pâtes à base de blé complet ou semi complet, ou des pâtes aux légumineuses.
  • Pour remplacer les pommes de terre, privilégiez les patates douces et les courges.
  • Les féculents mangés en salade ont également un index glycémique abaissé. Vive les salades de pâtes, de riz ou de pomme de terre.
  • A la place du sucre blanc dans votre yaourt et en pâtisserie, utilisez du sucre de coco. Il a un IG modéré et un petit goût de caramel. L’autre alternative étant le sirop d’agave, qui a un IG bas.

Comment éviter le pic de glycémie au petit-déjeuner

Le petit-déjeuner est probablement le repas qui provoque le plus de pic de glycémie. Le petit-déjeuner typiquement français a base de pain beurre confiture en est le meilleur exemple.

Mais vous aurez aussi un pic de glycémie si vous mangez du pain complet avec du beurre et un jus de fruit, à cause du jus de fruit, même s’il est fraichement pressé.

Même si des aliments sont sains et intéressants nutritionnellement parlant, leur incidence sur la glycémie sera identique.

J’ai testé le capteur de glucose Freestyle Libre 2 pendant 2 semaines. Allez lire le compte-rendu de mon expérience sur ce capteur de glucose.

Capteur de glucose Freestyle libre 2
Pic de glycémie suivie d’une hypoglycémie au petit-déjeuner

Que dit ce graphique ?

On constate que la glycémie est stable pendant la nuit mais qu’elle s’élève rapidement au moment du petit-déjeuner car le petit-déjeuner a été trop riche en glucides simples.

Qu’avais-je consommé lors de ce repas ?

J’avais commencé par un fruit, en l’occurrence une banane, suivie d’un verre de lait végétal au chocolat. 15 minutes plus tard, j’ai consommé du pain aux céréales avec du beurre.

Quelle incidence sur ma glycémie ?

Je me suis rendue compte que le pic avait commencé non pas à la fin de mon petit-déjeuner mais dès la prise du duo banane/lait végétal, 2 aliments trop riches en sucres rapides cumulés ensemble. Je précise que la banane était jaune. L’impact sur la glycémie aurait été moins problématique avec une banane encore un peu verte car moins riche en glucides simples. Le pain n’était pas à base de farine raffinée mais d’une farine T80. Et pourtant, ma glycémie a continué à monter.

J’ai fait différents tests de pain pour mesurer leurs effets sur la glycémie, et seul le pain intégral ci-dessous est intéressant pour conserver une glycémie stable, car c’est le plus riche en fibres. Or les fibres permettent de ralentir l’absorption du glucose.

Contrôler sa glycémie avec du pain intégral à la place du pain blanc
Contrôler sa glycémie avec du pain intégral à la place du pain blanc

Le fait de commencer le petit-déjeuner par une poignée d’oléagineux est aussi une astuce intéressante. Le (bon) gras et les fibres qu’ils vont vous apporter vont freiner l’assimilation du sucre et éviter une élévation rapide de la glycémie. Faites-vous plaisir avec un mélange de noix, de noisettes et d’amandes. Avec la satisfaction supplémentaire de consommer des aliments qui vous font vraiment du bien.

Et pourquoi pas tester complètement autre chose, comme le Miam-O-Fruits. Un petit-déjeuner à index glycémique modéré et qui permet de tenir toute la matinée.

Des idées de petit-déjeuner équilibré

Conclusion

L’index glycémique des aliments est à prendre en compte dans la conception de ses repas, afin de maintenir une glycémie stable et d’éviter les pics de glycémie.

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Beaucoup de femmes ignorent le rôle de la glycémie dans la perte de poids. Or, un déséquilibre de la glycémie explique souvent pourquoi certaines femmes se mettent au régime sans réussir à perdre du poids.

Comprendre ce qu’est la glycémie

La glycémie est la mesure du glucose dans notre sang. Elle fluctue en fonction de notre alimentation, principalement des glucides que nous consommons. Lorsque nous ingérons des glucides simples, comme du pain, un sandwich, un plat de pâtes ou un hamburger, notre glycémie augmente rapidement, et le glucose va affluer dans nos cellules. C’est pourquoi certains aliments sont appelés glucides rapides.

Une élévation rapide du niveau de glucose dans le sang s’appelle un pic de glycémie. Un pic de glycémie est suivi par une chute du taux de glucose sanguin, appelé hypoglycémie réactionnelle.

Cette chute de glucose peut déclencher des fringales, et des envies d’aliments sucrés car l’organisme va être en manque. Et si pour combler votre faim vous mangez des gâteaux ou une viennoiserie, un nouveau pic de glycémie va arriver, suivie d’une nouvelle chute. Ce cercle vicieux conduit à un épuisement du pancréas. Sur le long terme, il favorise l’insulinorésistance, le surpoids, l’obésité et le diabète de type 2.

De plus, cette glycémie en yo-yo n’est pas neutre sur votre poids, mais aussi votre sommeil et votre forme. D’ailleurs, l’un des premiers symptômes de ce dysfonctionnement est la fatigue. Une fatigue ressentie dès le matin ou des gros coups de fatigue ressentis après les repas. Cela vous parle ?

Voici d’autres symptômes provoqués par des pics de glycémie :

  • Somnolence
  • Agitation, irritation
  • Troubles de l’humeur
  • Anxiété
  • Troubles de la concentration, de la mémorisation
  • Baisse de la vigilance
  • Sensation constante d’avoir faim 
  • Se réveiller subitement pendant la nuit avec des palpitations
  • Insomnie
  • Sensibilité aux infections
  • Bouffées de chaleur nocturnes
  • Migraines
  • Problèmes de peau
  • Vertiges

Insuline et prise de poids, un cercle vicieux

Le pancréas est l’organe de régulation des entrées et des sorties de glucose au niveau cellulaire. Quand vous consommez un aliment contenant des glucides, le pancréas va libérer de l’insuline dans la circulation sanguine.

Le rôle de l’insuline ? Permettre aux glucides, réduits en glucose, de pénétrer dans les cellules pour leur fonctionnement.

Saviez-vous que certaines cellules étaient gluco-dépendantes ? C’est le cas de nos neurones et de nos globules rouges.

Si le glucose circulant est trop important, les cellules seront saturées.

Que faire alors de ce surplus de glucose ? Le foie va transformer une partie de cet excès de glucose en triglycérides, composés d’une molécule de sucre, le glycérol, et de 3 acides gras. Ces lipides reconstitués seront stockés à l’intérieur de nos cellules adipeuses.

La prise de poids repose donc en partie sur un excès de sucre circulant, et pas forcément sur un excès de graisses alimentaires ou de calories.

On retrouve donc nos pics de glycémie, qui finissent par perturber l’action de l’insuline, c’est l’insulinorésistance.

La ménopause est une période critique pour les femmes. Bien souvent, la prise de poids liée à la ménopause est provoquée par une insulinorésistance qui s’est installée progressivement.

Comment s’installe un prédiabète puis un diabète ?

Les hyperglycémies répétées impactent en tout premier les récepteurs de nos cellules.

En effet, l’insuline agit comme une clé qui rentre dans une serrure, un récepteur, présent à la surface de toutes nos cellules. Le rôle de l’insuline est donc de permettre l’ouverture des cellules au glucose circulant.

Au bout d’un certain temps, la serrure va s’altérer et l’action de l’insuline ne va plus fonctionner. S’installer alors une résistance à l’insuline.

En compensation, la pancréas va se mettre à produire plus d’insuline. En effet, puisque la glucose reste dans le sang et qu’il est peu utilisée, le pancréas reçoit toujours le même message. Glycémie élevée = je dois produire de l’insuline pour la réguler.

Ce mécanisme conduit à une hyperinsulinémie. Cette phase peut durer pendant des années, sans symptômes évocateurs.

Le pancréas finit par s’épuiser. Un prédiabète s’installe, puis, si rien n’est fait un diabète de type 2.

Cette insulinorésistance conduit tout d’abord au surpoids, puis à l’obésité. En parallèle, elle se manifeste par un prédiabète puis un diabète de type 2.

Comment perdre du poids en régulant l’insuline ?

Nous avons vu qu’une production excessive d’insuline due à une alimentation riche en glucides peut encourager le stockage des graisses et contrarier vos efforts de perte de poids. La stabilité de la glycémie est donc cruciale quand on veut mincir. En maintenant une glycémie stable, vous favoriserez la combustion des graisses stockées.

Voici les techniques efficaces pour garder le contrôle sur sa glycémie.

Apprendre à dénicher les sucres cachés

Dans les produits industriels, les sucres ajoutés sont partout. Il faut chercher dans la liste des ingrédients tout ce qui finit en Ose : lactose, fructose, maltose, dextrose, saccharose…. Ainsi que ce qui commence par sirop de : malt, riz, canne… Mais aussi les extraits de malt, amidon modifié, dextrane, malt d’orge… Le glucose se cache derrière une trentaine de termes différents !

Cela fait beaucoup ? Et oui ! Que ce soit dans le ketchup, dans une sauce tomate, les petits pois ou les yaourts aux fruits, nous sommes abreuvés de sucres raffinés.

Il faut essayer d’éliminer les aliments transformés de son alimentation, riches en sucres rapides. Et consommer davantage d’aliments bruts et de glucides complexes. C’est-à-dire des féculents non raffinés, comme les céréales complètes et les légumineuses.

Revoir les bases de son alimentation

Je conseille une consultation de naturopathie pour apprendre à structurer ses repas de manière à limiter au maximum la sécrétion d’insuline. Cela passe tout d’abord par une bonne maîtrise de l’index glycémique des aliments.

Dans un second temps, il s’agit de comprendre comment associer ses aliments au sein d’un même repas pour économiser le travail du pancréas. Des astuces simples et hyper efficaces !

Avec ces techniques simples, la perte de poids se fera naturellement, sans sensation de privation.

Améliorer sa sensibilité à l’insuline

Si vous avez développé une résistance à l’insuline, le rééquilibrage alimentaire sera suffisant pour les premiers kilos à perdre. Mais vous risquez d’atteindre rapidement un palier.

Avec l’alimentation, l’activité physique est la pratique la plus efficace pour améliorer sa sensibilité à l’insuline.

Les muscles jouent en effet un rôle majeur dans la sensibilité à l’insuline. Quand ils se contractent, ils libèrent des myokines. Des molécules qui vont ensuite communiquer avec le reste de notre organisme. Ces messagers vont contribuer à améliorer la sensibilité à l’insuline, réduire l’inflammation, favoriser l’utilisation des acides gras, réguler l’appétit, stimuler la neurogenèse, et améliorer la santé cardiovasculaire de manière globale.

Au même titre que le tissu adipeux, le tissu musculaire est un tissu vivant dont les fonctions vont bien au-delà de sa fonction première. Il est aujourd’hui considéré comme un organe endocrinien.

Le dernier point essentiel à prendre en compte c’est que toutes les activités physiques ne permettent pas d’obtenir un effet positif sur l’insuline.

Oubliez le Pilates ou le yoga, seules deux types d’activité sportives ont un impact bénéfique.

  • Toutes les activités d’endurance, c’est-à-dire supérieures à 30 minutes. L’objectif est de mobiliser votre glycogène musculaire le plus possible. Et de créer un vrai besoin physiologique en glucose. Les cellules vont à nouveau avoir besoin de sucre car vous les avez « désaturées ».
  • Les activités de force ou de résistance. En créant de la masse musculaire, vous créez une demande supplémentaire en glucose. Le glucose circulant va par conséquent être distribué à davantage de cellules. Plus de muscles c’est plus de sensibilité à l’insuline.

Réduire son niveau de cortisol

Le cortisol est aussi une hormone. Il est fabriqué par les glandes surrénales, accolées aux reins. Il est libéré dans le sang en situation de stress, pour nous aider à y faire face et à mobiliser nos ressources.

Mais 2 problèmes se posent avec le cortisol.

Le cortisol augmente la glycémie et il favorise le stockage des graisses au niveau du ventre. En effet, sous l’effet du stress, le cortisol envoie un message au foie pour qu’il libère du glucose dans le sang. Le foie possède un stock de glucose appelé glycogène.

Il est très difficile de perdre du poids quand on est dans un état de stress chronique. Pour le savoir, je demande à mes clientes d’évaluer leur niveau de stress sur une échelle de 1 à 10. Au-dessus de 6 vous pouvez être sûre que le cortisol impacte votre métabolisme.

La pratique la plus efficace pour diminuer le niveau de cortisol c’est la sophrologie. Après une séance de sophrologie, votre cortisol restera à un niveau physiologique pendant plusieurs heures.

Lors des séances de sophrologie, vous apprenez différentes techniques de respiration. L’objectif est d’en maîtriser une ou deux et de pouvoir les pratiquer dès que le stress se fait ressentir. Les effets sont immédiats. 2 minutes de respiration en conscience suffisent pour faire baisser le niveau de cortisol et pour activer le système nerveux parasympathique.

Le diabète est-il réversible ?

Le diabète de type 2 est une pathologie chronique. Oui, mais c’est une des rares a être réversible. Que vous soyez en prédiabète ou que l’on vous ait diagnostiqué un diabète de type 2, il est possible de retrouver une glycémie normale.

Plusieurs études de grande ampleur ont démontré que la perte de poids, associé à de l’activité physique, permettait de faire baisser le taux de l’hémoglobine glyquée, et de revenir sous le seuil des 6%.

Je vous mets les liens ci-dessous :

Dambha-Miller H, Day AJ, Strelitz J, Irving G, Griffin SJ. Behaviour change, weight loss and remission of Type 2 diabetes: a community-based prospective cohort study. Diabet Med. 2020 Apr;37(4):681-688. doi: 10.1111/dme.14122. Epub 2019 Sep 26. PMID: 31479535; PMCID: PMC7155116.

http://Steven S, Hollingsworth KG, Al-Mrabeh A, Avery L, Aribisala B, Caslake M, Taylor R. Very Low-Calorie Diet and 6 Months of Weight Stability in Type 2 Diabetes: Pathophysiological Changes in Responders and Nonresponders. Diabetes Care. 2016 May;39(5):808-15. doi: 10.2337/dc15-1942. Epub 2016 Mar 21. Erratum in: Diabetes Care. 2018 Jun;41(6):1321. doi: 10.2337/dc18-er06. PMID: 27002059.

Cela vous paraît insurmontable ?

Mon métier est de vous accompagner dans une perte de poids progressive et durable, associant rééquilibrage alimentaire et à l’adoption d’une alimentation anti-inflammatoire, activité physique douce, gestion du sommeil, récupération d’un sommeil de meilleure qualité, résolution des troubles digestifs s’ils sont présents, etc…

L’accompagnement est global, et c’est pour cela que cela marche !

Si vous avez encore un doute, allez jeter un coup d’oeil sur cette étude qui résume les principales complications du diabète de type 2.

Le diabète est une pathologie qui altère doucement mais sûrement tous vos organes vitaux, et qui réduit grandement votre espérance de vie. Ne le laissez pas s’installer ou ne pensez pas que prendre un médicament anti-diabétique ou de l’insuline va vous protéger des effets du diabète sur vos vaisseaux.

Conclusion

Le rôle de la glycémie dans la perte de poids est peu évoqué.

La glycémie est régulée par l’insuline, une hormone qui a une influence considérable sur le poids. Son action sur le métabolisme des sucres et des graisses est déterminante sur la prise de poids. C’est pourquoi l’insuline est à prendre en compte quand on souhaite perdre du poids.

Pour maigrir, il faut que l’insuline soit basse.

C’est ce qui explique pourquoi certaines personnes se privent et pourtant ne perdent pas de poids.

Le contrôle de la glycémie est le secret minceur le mieux gardé, tant il reste méconnu du grand public.

Sa maîtrise nécessite néanmoins d’être accompagné de manière à perdre du poids durablement et éviter l’effet yo-yo totalement contre-productif.

Je conseille notamment de tester le capteur de glucose, car c’est une vraie aide pour mincir.

En savoir plus sur le capteur de glucose

Insulinorésistance et prise de poids

La naturopathie est la pratique la plus efficace pour perdre du poids durablement et en respectant son corps.

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Saviez-vous qu’avoir un bon transit est l’un des éléments majeurs pour préserver sa santé ?

La régularité du transit est en effet indispensable pour éviter de s’auto-intoxiquer.

Tour d’horizon des solutions naturelles efficaces pour retrouver un bon transit et soulager la constipation.

Que signifie avoir un bon transit ?

Un bon transit c’est associer :

  • Une régularité de l’évacuation des selles avec a minima une selle toutes les 36h
  • Une facilité d’évacuation des selles (une forme de boudin ou de saucisse, qui sort sans difficulté)

Par conséquent, on va parler de constipation si au moins l’un de ses paramètres n’est pas respecté. Par exemple vous allez peut être à la selle tous les jours mais si vous sortez des crottes de lapin, vous êtes quand même constipée. Regardez en bas de cet article les textures idéales des selles.

Quelles sont les causes de la constipation ?

Le manque d’hydratation

La cause la plus fréquente de la constipation est le manque d’hydratation. 90% de mes clients en cabinet savent qu’ils ne boivent pas assez. Pourtant le savoir n’est pas suffisant. Alors comment faire pour pallier à ce manque d’eau ?

Déjà s’assurer de ne pas faire cette erreur courante, qui est de boire plusieurs boissons diurétiques par jour sans y associer un verre d’eau.

Concrètement, il faut toujours associer un café, un thé ou une tisane, avec un verre d’eau.

Pourquoi ?

Car ces boissons sont diurétiques, c’est-à-dire qu’elles vont avoir une action très rapide sur les reins, en favorisant l’élimination d’eau. Cette action est tellement rapide que les reins n’auront pas le temps d’utiliser ce liquide pour éliminer des déchets (l’un des rôles phares des reins).

La conséquence ?

Vous avez envie de faire pipi rapidement et le pipi est transparent !

Le risque est de cumuler plusieurs de ce genre de boissons sur une journée, et d’être en manque d’eau chronique, tout en pensant s’hydrater suffisamment !

La prochaine fois, que ce soit chez vous, au bureau ou au resto, n’oubliez pas de demander votre verre d’eau !

pour éviter la déshydratation

D’une manière générale, il faut viser 1,5L d’eau par jour. Mais cela dépend ensuite de votre constitution et de vos activités. Le poids, le climat et l’activité physique influent sur les besoins en eau du corps. Si vous êtes musclé ou si vous faites du sport, vos besoins en eau sont supérieurs.

Le manque d’eau va impacter à la fois le fonctionnement intestinal et rénal. Les reins seront en manque d’eau pour diluer les déchets et permettre leur élimination sans être fragilisés. Quant aux intestins, ils ont besoin d’eau pour assurer l’ensemble du processus de digestion mais aussi pour former les selles.

Une astuce simple à mettre en place pour penser à boire quand on n’a pas soif c’est d’installer une application sur son téléphone du type water reminder. En sachant que vous devez boire un verre d’eau par heure.

Une alimentation pauvre en fibres

Voici la seconde cause de constipation la plus courante après le manque d’eau : le manque de fibres.

Les fibres sont des glucides complexes d’origine exclusivement végétale, non digérés par l’organisme et qui n’apportent aucune calorie. Pourtant, elles sont essentielles à l’organisme et à la santé de notre microbiote. En effet, nos bonnes bactéries se nourrissent des fibres. C’est pourquoi il est nécessaire d’en consommer quotidiennement.

La plupart des végétaux contiennent à la fois des fibres solubles et insolubles.

LES FIBRES SOLUBLES

Les fibres solubles ont de nombreux bienfaits pour la santé. Elles ont un effet coupe-faim. Elles diminuent l’absorption du cholestérol et des mauvaises graisses. Elles ralentissent l’assimilation du glucose et limitent ainsi les pics de glycémie. Elles favorisent l’élimination des toxines et ont des effets protecteurs contre les cancers dont le cancer colorectal.

NB : Le cancer colorectal est dans le top 3 des cancers les plus fréquents chez les hommes et chez les femmes en France.

De manière concrète, ces fibres vont se transformer en un gel au contact de l’eau. En fonction de l’aliment, ce gel peut être un mucilage (le psyllium, les graines de lin), une gomme ou une pectine (la pomme, le son d’avoine). Ce gel visqueux permet l’avancée des résidus à éliminer dans le côlon.

LES FIBRES INSOLUBLES

Les fibres insolubles (cellulose, hémicellulose, lignine) vont gonfler naturellement dans les intestins. Elles vont ainsi servir à augmenter le volume des matières fécales et vont stimuler le péristaltisme intestinal. Elles vont donc favoriser les contractions des muscles des intestins pour faire avancer les selles formées. Pour jouer pleinement leurs rôles, elles aussi ont besoin d’eau. Elles vont également limiter la prise de poids car elles prolongent la sensation de satiété d’un repas. 

Augmenter votre consommation de fibres ne va pas seulement vous aider à retrouver un bon transit. Les fibres ont des effets protecteurs multiples.

Elles limitent les allergies respiratoires et alimentaires, car les acides gras à chaîne courte (AGCC) que sont le butyrate, le propionate et l’acétate, produites lors de la digestion des fibres ont des effets anti-inflammatoires. Les AGCC renforcent aussi le système immunitaire. Les acides gras à chaîne courte sont enfin à privilégier en cas d’obésité, de diabète et pour soulager les désagréments des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Dans quels aliments trouve-t-on les fibres ?

Les fibres sont présentes dans tous les aliments d’origine végétale (céréales, féculents, fruits, légumes, graines, fruits secs, graines oléagineuses). Mais elles sont éliminées par le raffinage. A titre d’exemple, les industriels utilisent du blé raffiné pour l’essentiel (pain blanc, pain de mie, pâtes blanches, riz blanc, farine blanche, gâteaux, pizza, quiche…). Le manque de fibres concerne la majeure partie de la population car la consommation d’un fruit ou d’une portion de légumes par jour ne suffit pas à compenser le manque de fibres des produits cités, et qui sont couramment consommés.

La solution est de consommer davantage de produits végétaux mais de bonne qualité. Des céréales semi complètes ou complètes (pâtes, riz), des céréales non transformées (millet, orge, épeautre, quinoa, sarrasin, avoine) et des légumineuses 2 à 3 fois par semaine (famille des lentilles, des haricots et des pois).

Concernant les fruits et légumes, ils doivent consommés dans leur forme la plus brute et la quantité globale doit être de 500 à 600g par jour au minimum.

Les fibres contre la constipation

Une musculature insuffisante

La sédentarité est l’ennemi du transit. Certains sports sont bénéfiques pour soutenir le transit intestinal.

Citons le yoga et le pilates pour soutenir la musculature profonde et pour les postures de torsion.

Les exercices cardio, les squats et tout ce qui sollicite les muscles abdominaux vont aussi favoriser le transit.

En cabinet, j’ai recours à la sophrologie pour relancer un transit paresseux. En effet, la respiration abdominale est très efficace pour agir sur le transit. Cette respiration n’étant pas naturelle et assez difficile à pratiquer au début, il est conseillé de s’initier avec un professionnel. N’hésitez pas à prendre rdv au cabinet ou en visio, seules 2 séances suffisent pour maîtriser la pratique.

Les remèdes naturels pour retrouver un bon transit

Consommer des mucilages pour lutter contre la constipation

Vous pouvez opter pour le psyllium ou pour les graines de lin, qui sont des laxatifs naturels doux, sans aucun effet d’accoutumance. Voici le protocole pour les utiliser correctement.

Le psyllium blond

30 minutes avant le déjeuner, versez une cuillère à soupe de graines dans un demi verre d’eau, laissez gonfler 30 secondes. L’eau va totalement être absorbée. Le mélange obtenu sera visqueux et devra être mangé à la cuillère. Buvez un grand verre d’eau juste derrière. Le psyllium peut être consommé jusqu’à 3 fois par jour en fonction de l’importance de la constipation.

Les graines de lin

Même posologie, une cuillère à café de graines de lin dans un fond d’eau mais le temps de trempage est beaucoup plus long car l’enveloppe de la graine est dure.

Plusieurs jours seront peut être nécessaires pour obtenir un transit régulier.

NB : ce n’est pas tant la fréquence des selles qui compte que la régularité des selles et leur consistance. Elles doivent être éliminées sans difficultés et être moulées.

Des kiwis ou des figues séchées stimuler le transit

Et oui c’est prouvé ! Consommer 2 kiwis par jour permet d’aller aux toilettes plus régulièrement. Je vous conseille de les consommer le matin.

La même efficacité est retrouvée avec la consommation de 2 figues séchées au petit-déjeuner.

L’huile essentielle de Gingembre contre la constipation

Diluez 2 gouttes d’huile essentielle de Gingembre dans une cuillère à café d’huile végétale et massez-vous l’ensemble du ventre dans le sens des aiguilles d’une montre.

En cas de ballonnements, ajoutez-y 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée.

Attention : les huiles essentielles de gingembre et de menthe poivrée ne doivent pas être utilisées chez la femme enceinte et allaitante ni chez les bébés et les enfants.

Huiles essentielles de gingembre et de menthe poivrée contre la constipation

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Tour d’horizon des meilleures solutions naturelles pour améliorer la circulation dans les jambes, diminuer la rétention d’eau et soulager les jambes lourdes.

La circulation veineuse c’est quoi ?

Le sang circule en circuit fermé dans notre corps mais il part du cœur. Le cœur gauche propulse le sang dans les artères, chargé en oxygène et en nutriments dans tout l’organisme. On parle alors de circulation sanguine. Après avoir délivré oxygène et nutriments dans nos organes, le sang va effectuer son trajet retour vers le cœur, chargé de dioxyde de carbone et de déchets. On parle alors de circulation veineuse. 

A cause de la gravité, il est plus facile au sang de descendre vers les organes que de remonter en sens inverse vers le cœur. C’est pourquoi c’est au niveau des jambes que le sang peut avoir du mal à « remonter ».

Sur quoi repose la circulation veineuse ?

Le retour veineux s’appuie sur certains de nos muscles et sur la qualité des parois des veines. 

Les muscles des pieds, des mollets et des cuisses font pression pour faire remonter le sang, dès que les jambes sont en mouvement. 

Pour contrer la gravité, les veines sont équipées de valvules, qui empêchent le sang de redescendre.

La-circulation-sanguine-dans-les-jambes

Qu’est-ce que l’insuffisance veineuse ?

L’insuffisance veineuse se caractérise par une altération définitive des valvules, sortes de petits clapets qui empêchent normalement le sang de redescendre dans les jambes. Lorsque ces valvules sont altérées, le sang reflue vers le bas on parle alors de stase veineuse. Cette stagnation sanguine entraîne un affaiblissement global de la paroi des veines.

En France, un adulte sur trois souffre d’insuffisance veineuse.

Contrairement aux idées reçues, elle touche aussi les hommes : 26 % d’entre eux se plaignent de troubles de la circulation veineuse au niveau des jambes, contre 57 % des femmes.

Comment s’installe une insuffisance veineuse ?

Lorsque la structure des veines commence à se dégrader, deux phénomènes apparaissent.

Quand les valvules s’altèrent, le sang reflue vers le bas, provoquant des manifestations de gonflement et de rétention d’eau. La pression du sang stagnant va augmenter contre les parois des veines qui vont au fur et à mesure se fragiliser.

Quand la paroi de la veine perd son élasticité, les veines des jambes prennent une apparence boursouflée et torturée, devenant ainsi des varices.

Le premier phénomène vient aggraver le deuxième : l’accumulation de sang dans les parties inférieures crée une forte pression sur les parois des veines qui vont peu à peu perdre leur élasticité.

Les conséquences de l’insuffisance veineuse

Quand la paroi des veines perd en tonicité, elle se dilate et des varices peuvent apparaître. Les varices touchent surtout la grande saphène et la petite saphène. Leur apparition est irréversible mais des traitements existent. Les petites veines peuvent être sclérosées par un médecin vasculaire. Concernant les grosses veines, 2 techniques existent : le laser et la radiofréquence.

Les causes d’une mauvaise circulation veineuse

De nombreux facteurs fragilisent le retour veineux.

  • Les grossesses : le bébé fait pression sur la veine cave inférieure et bloque le retour veineux.
  • Les variations hormonales : les hormones féminines, œstrogènes et progestérone, dilatent les veines et ralentissent le flux sanguin.
  • Les positions stationnaires (debout en particulier) pendant de longues durées. Certaines professions sont particulièrement touchées.
  • Les professions demandant de fréquents et longs trajets en avion. Les risques de phlébites sont augmentés à cause des changements de pression.
  • Le surpoids et l’obésité (dont le surpoids abdominal) créent une pression veineuse et une résistance qui empêchent un bon retour veineux. De plus, le surpoids entraine souvent une diminution de l’activité physique, et une perte musculaire. Le système de pompage devient déficient.
  • Une alimentation trop lourde et trop riche. En effet, un repas trop lourd peut créer une congestion sanguine autour de certains organes digestifs comme le foie. Cette congestion va créer une résistance qui s’oppose au retour veineux.
  • La constipation chronique qui va elle aussi créer une pression sur les veines pelviennes au travers de l’accumulation de la masse fécale dans le colon. Les efforts de poussée exercent une pression abdominale qui se répercute sur les veines.
  • La musculation : le port de charge est intense et il l’est tout autant pour nos veines.
  • Les jeans moulants et le port de talons hauts.
  • La chaleur : hammam et sauna entrainent une dilatation des veines.

Les solutions pour améliorer la circulation dans les jambes

Le port d’une contention

Pour les trajets en voiture, en train ou en avion de plus 4h, je recommande de porter des chaussettes de contention de niveau 2. Je n’ai pas de problèmes veineux mais je peux ressentir une sensation d’inconfort en cas de station debout ou assise prolongée. Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai adopté le réflexe de porter des chaussettes de contention. Je trouve par contre les bas trop contraignants. En cas d’insuffisance veineuse, il faut se tourner vers une contention plus forte, de niveau 3 ou 4. Chaussettes, bas et collants de contention s’achètent en pharmacie. Il y a maintenant beaucoup de choix en termes de coloris.

L’hydratation

100% de mes clients, qui sont surtout des clientes, ne boivent pas assez ! Or le manque d’hydratation favorise la rétention d’eau et fait donc gonfler, principalement les jambes. Il faut viser 1,5 à 2L d’eau par jour, en sachant que la quantité de café, thé ou infusion bue sur une journée ne compte pas.

Les protéines

Pour conserver une bonne tonicité musculaire, essentielle au retour veineux, le corps a besoin de protéines. Elles vont aussi renforcer les veines et limiter la rétention d’eau.

On privilégie les protéines maigres : œufs, la volaille et les poissons blanc et gras, ainsi que les protéines végétales.

La règle à suivre : entre 0,8g et 1g de protéines par jour par kilo de poids corporel.

Ce qui signifie qu’une femme de 60kg doit consommer au moins 50g de protéines par jour, en variant protéines animales et végétales.

Pour rappel, 100g de poulet ou de poisson apportent environ 22g de protéines.

La respiration abdominale

Les muscles abdominaux contribuent aussi au retour veineux. L’idéal est de faire 10 minutes d’abdominaux régulièrement. Mais j’initie aussi mes clients à la respiration abdominale. Elle n’est pas si simple à effectuer au début mais les bénéfices sont réels. Une fois qu’elle est maîtrisée, quelques minutes par jour, à n’importe quel moment de la journée, suffisent pour booster sa circulation veineuse.

Les jambes en l’air

En cas d’œdème en fin de journée ou si vous êtes resté debout toute la journée, c’est ce qui sera le plus efficace pour vous apporter un confort immédiat. Positionnez-vous contre un mur et levez les jambes contre le mur de manière à ce que votre corps forme un angle droit. Restez-y aussi longtemps que vous le souhaitez. En plus ça détend énormément.

Les huiles essentielles circulatoires

Le matin en prévention ou le soir, massez-vous les jambes avec un mélange d’huiles essentielles aux propriétés circulatoires : Cèdre de l’Atlas, Cyprès, Hélichryse italienne, préalablement diluées dans une huile végétale de Calophylle.

Le bon dosage : 2 gouttes de chaque huile à mélanger dans une cuillère à soupe d’huile végétale. L’huile végétale de Calophylle Inophyle, aussi appelée Tamanu, a des propriétés anti-inflammatoires et circulatoires remarquables, cela serait dommage de s’en passer.

L’alimentation et le sport

Je vous invite à lire mon article dédié pour savoir comment améliorer sa circulation avec le sport et l’alimentation.

Conclusion

Améliorer sa circulation veineuse est possible, que ce soit avec le sport et l’alimentation ou avec les solutions naturelles présentées. Mais évidemment, pour obtenir des bénéfices plus durables, et pas uniquement sur le moment, je vous conseille de prendre rdv pour une consultation de naturopathie.

Si vous souffrez de pathologies cardiovasculaires ou si vous cumulez pilule et tabac, alors cette consultation est indispensable.

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