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Pourquoi et comment avoir trop de ventre impacte votre santé

Vous vous préoccupez de votre ventre qui vous semble trop gros ?

Vous avez pris du ventre sans comprendre pourquoi ?

Votre ventre a grossi au point que l’on pourrait imaginer que vous êtes enceinte ?

Vous aimeriez retrouver un ventre plat ?

Tour d’horizon des causes et des facteurs favorisants la prise de ventre, mais aussi des conséquences sur la santé.

Mon ventre est-il trop gros ?

Vous vous préoccupez de votre ventre qui vous semble trop gros ? Vous avez raison car votre tour de taille abdominal est l’un des principaux indicateurs de santé.

Commençons déjà par définir d’un point de vue médical si votre ventre est trop important.

Pour déterminer si son ventre est trop gros, le critère de référence est la mesure du tour de taille.

Pour les hommes, le risque pour la santé commence à partir d’un tour de taille supérieur à 94cm. Cette mesure définit le niveau à partir duquel l’homme est en obésité abdominale. Le risque cardiovasculaire devient particulièrement élevé à partir de 102cm de tour de taille. Quant aux femmes, le tour de taille doit rester sous la barre des 80cm. Au-delà, on parle aussi d’obésité abdominale et le risque cardiovasculaire devient préoccupant à partir de 88cm de tour de taille.

En consultation, cette mesure peut être complétée par celle du rapport entre le tour de taille et le tour de hanche.

les effets négatifs de la graisse viscérale sur la santé

Comment mon ventre grossit-il ?

Le tissu adipeux est le premier réservoir de graisse de l’organisme. En cas d’apports caloriques supérieurs aux dépenses, les cellules adipeuses vont se remplir de triglycérides. Ce phénomène se produit pour tout excès calorique, qu’il soit dû à un trop plein de sucres ou de gras. En effet, sous l’action de l’insuline, les glucides non utilisés se transforment en graisse.

Un triglycéride est composé d’un sucre, le glycérol, associé à 3 acides gras.

Au niveau du ventre, deux types de graisses peuvent s’y loger.

La première à se former est la graisse sous-cutanée. La graisse sous-cutanée est quasiment présente dans tout le corps mais certaines zones sont plus touchées que d’autres.

Chez la femme, la graisse sous-cutanée se trouve principalement dans les seins, le ventre, les hanches, les fesses et les cuisses. Cette graisse se caractérise par sa mollesse au toucher. Il est facile de pincer sa graisse sous-cutanée car elle se situe juste sous la peau. Elle forme les fameux bourrelets.

Quand le niveau de triglycérides approche ou atteint un niveau critique, les graisses vont commencer à s’accumuler autour de nos organes. En particulier le foie et l’ensemble des organes digestifs. Cette graisse est dite profonde car on ne la sent pas au toucher. On parle de graisse viscérale car elle entoure et s’incruste dans les viscères.

Pour rappel, le taux de triglycérides sanguins ne doit pas dépasser 1,5g/L de sang.

C’est la graisse viscérale qui est la plus problématique. En effet, elle altère peu à peu le fonctionnement de nos organes et elle est fortement corrélée avec un taux supérieur de mortalité chez l’homme.

De plus, elle est très souvent associée à la pathologie du foie gras, aussi appelée stéatose non alcoolique, qui peut déboucher sur une cirrhose du foie ou un cancer du foie.

Mais aussi au syndrome métabolique qui associe plusieurs perturbations physiologiques : tension trop élevée, glycémie trop haute, cholestérol excessif… Dans le syndrome métabolique, tous les voyants sont au rouge et la graisse viscérale est fortement présente, tout comme le foie gras. Dans cette situation, les risques cardiovasculaires sont considérablement augmentés.

En résumé, la graisse viscérale est stockée en profondeur dans l’abdomen, autour des organes internes comme le foie, le pancréas et les intestins, dont elle perturbe le fonctionnement. Alors que la graisse sous-cutanée est juste sous la peau.

Pourquoi je prends du ventre à la ménopause ?

A partir de la pré ménopause, le métabolisme des glucides et des lipides se modifient. Cet aspect s’accélère à la ménopause.

La production des œstrogènes chute alors que celle de la testostérone reste stable. Cela provoque un déséquilibre qui modifie la manière dont on prend du poids.

Certaines femmes vont commencer à grossir, sans pour autant changer leur alimentation. Et cette prise de poids va se localiser au même endroit que les hommes, c’est-à-dire au niveau de l’abdomen.

Mais la ménopause ne peut pour autant être tenue pour responsable de cette prise de poids parfois importante.

L’hygiène de vie de manière globale est aussi en cause car d’autres facteurs favorisent la formation de la graisse profonde.

La ménopause, avec son cortège de symptômes et de changements physiques, physiologiques et émotionnels, est une période souvent difficile à vivre pour les femmes. Pourtant, je dis toujours à mes clientes que cette étape de la vie d’une femme est aussi le moment idéal pour faire le point sur sa santé globale à mi-parcours.

A partir de la ménopause, chaque femme doit mettre les jalons qui vont lui permettre de bien vieillir. Evidemment, cela est beaucoup plus aisé si vous êtes accompagnée et si vous suivez mes premières recommandations ci-dessous.

Les facteurs favorisant la prise de ventre

La consommation excessive de fructose

Le fructose est un glucide simple naturellement présent dans les fruits et dans certains produits sucrants (miel, sirop d’agave).

Ce qui pose réellement problème, ce n’est pas le fructose qui se trouve naturellement présent dans nos aliments. Le fructose problématique est celui ajouté par l’industrie agro-alimentaire, pour son fort pouvoir sucrant. C’est ce qui explique pourquoi la consommation de fructose est en forte augmentation. Et comme pour tout excès, il débouche sur des effets négatifs et des pathologies.

Le fructose industriel est présent en grande quantité dans les boissons sucrées et dans les produits industriels transformés riches en sucres, du simple yaourt aux fruits, aux crèmes dessert, aux glaces, en passant par les gâteaux. On le trouve sous la dénomination « sirop de glucose-fructose » dans la liste des ingrédients.

Fructose et prise de poids

Des études ont montré que cet excès de fructose favorisait la graisse abdominale viscérale. Mais ce « mauvais » fructose favorise aussi :

  • L’insulinorésistance et le diabète de type 2,
  • L’obésité,
  • L’hypertension,
  • La stéatose hépatique (foie gras),
  • Le stress oxydatif,
  • L’hyperuricémie,
  • L’inflammation,
  • Les troubles métaboliques.

Comment faire pour ne pas consommer trop de fructose ?

Comme il est présent dans tous les produits industriels ultra transformés, la seule solution est d’éviter ce genre de produits et d’aller vers les produits bruts, en privilégiant le fait-maison.

Se créer une boisson en l’aromatisant soi-même, ajouter des petits morceaux de fruits dans son yaourt nature, mixer des bananes congelées avec des fruits pour obtenir une glace délicieuse…

Lisez mon article ci-dessous pour en savoir plus sur l’impact de la glycémie sur la prise et la perte de poids.

Comment la glycémie impacte la prise de poids ?

L’inactivité physique et la sédentarité

Si pas ou peu d’activité physique est effectuée et qu’elle est associée à un métier sédentaire, alors le métabolisme de base diminue progressivement, et de manière plus accentuée à partir de 40 ans et après la ménopause.

En effet, la masse musculaire diminue dès l’âge de 30 ans au rythme d’une perte moyenne de 1% par an. Or les muscles sont l’une des composantes importantes de ce qui constitue notre métabolisme global. C’est notre métabolisme qui conditionne nos besoins en énergie. En clair, la variation de notre masse musculaire à la baisse va diminuer la quantité de calories dont nous avons besoin chaque jour.

Le problème c’est qu’entre 30 et 50 ans, la perte musculaire est relativement indolore.

La vitesse à laquelle les femmes prennent du poids à la ménopause peut donc également être mis en corrélation avec la diminution de la masse musculaire. Les besoins énergétiques diminuent mais ces modifications physiologiques ne sont pas ressenties. En continuant à s’alimenter de la manière, la prise de poids est inévitable.

Et même en conservant un poids stable, en l’absence de renforcement musculaire à partir de 50 ans, la masse grasse augmente au détriment de la masse maigre. Être mince à 50 ans ne signifie pas que notre corps n’est pas trop gras.

Attention, la fameuse recommandation de marcher au moins 30 minutes par jour est trompeuse. L’objectif est de lutter contre la sédentarité mais marcher 30 minutes dans sa journée ne signifie pas que l’on n’est pas sédentaire. Marcher 30 minutes puis rester assis pendant 8h…, cela ne suffit pas pour rester en bonne santé.

Beaucoup de mes clientes font pas mal de marche. Le problème c’est qu’elles ne font QUE de la marche. Malheureusement, la marche effectuée en ville ne permet en aucun cas de préserver sa masse musculaire.

Pour se développer un muscle a besoin de subir une résistance, que ce soit avec le poids du corps ou en ajoutant un poids extérieur. Et l’intensité des exercices doit être élevée (cette perception est propre à chacun puisqu’elle dépend de votre niveau d’entrainement).

L’augmentation de l’inflammation

Lorsque l’organisme est en état d’inflammation chronique, il libère en continu des cytokines pro-inflammatoires (comme le TNF-α, l’IL-6, etc.). Ces substances peuvent perturber certaines hormones importantes pour le métabolisme :

  • L’insuline : l’inflammation peut rendre les cellules moins sensibles à l’insuline, une hormone qui permet le stockage du glucose. Résultat : le pancréas produit plus d’insuline, ce qui favorise le stockage des graisses, en particulier au niveau abdominal.
  • La leptine : cette hormone signale au cerveau que l’on a suffisamment mangé, c’est l’hormone de la satiété. L’inflammation peut provoquer une résistance à la leptine, entraînant une augmentation de l’appétit. Les personnes en état d’obésité ont ainsi un déséquilibre au niveau de la leptine.
  • Le cortisol : l’inflammation chronique peut aussi augmenter la production de cortisol. Le cortisol est appelé l’hormone du stress car c’est elle qui le chef d’orchestre de la gestion du stress chronique. Seulement sur le long terme elle génère des effets collatéraux, dont une prise de poids au niveau abdominal.

Comment savoir si j’ai de la graisse viscérale ?

Il est assez difficile, voire impossible, de déterminer de manière précise sa part de graisse viscérale et sa part de graisse sous-cutanée. En effet, contrairement à la graisse sous-cutanée qui se situe juste sous la peau, la graisse viscérale est une graisse logée profondément et qui est impalpable. Quand vous prenez un bourrelet entre vos doigts, c’est donc de la graisse sous-cutanée.

Je serai prochainement équipée d’un dispositif permettant une évaluation de la composition corporelle par impédancemétrie bioélectrique.

Lors d’une consultation à mon cabinet à Asnières, vous pourrez bénéficier de mesures précises concernant votre masse grasse, votre masse musculaire et votre masse osseuse. Mais aussi votre niveau d’hydratation, ainsi que différents indicateurs d’état de votre forme.

Ces informations sont essentielles afin de permettre un suivi dans le temps et de pouvoir constater l’impact de vos efforts sur des indicateurs corporels précis. En effet, surveiller l’évolution de son poids n’est pas suffisant.

Vous pouvez perdre du poids mais perdre aussi beaucoup de muscles. De la même manière que vous pouvez prendre 3kg de muscles sans augmenter votre masse grasse.

Cet outil permet également d’évaluer votre santé osseuse et de détecter des débuts d’ostéoporose.

Quels sont les effets négatifs de la graisse viscérale ?

La graisse viscérale joue un rôle métabolique. Concrètement, cela signifie que ce n’est pas une masse inerte. Elle produit des toxines et des molécules inflammatoires, qui circulent ensuite dans le sang.

La graisse viscérale s’infiltre à l’intérieur des organes qu’elle entoure (foie, reins, pancréas, cœur, intestins…), et altère leur fonctionnement sur le long terme.

Elle favorise les pathologies cardiovasculaires, rénales et métaboliques. Mais son incidence va bien-au-delà. Elle provoque des apnées du sommeil et d’une manière globale, elle accélère le vieillissement.

En générant de l’inflammation chronique, elle vient empoisonner les cellules à petit feu.

La conclusion de 72 études, portant sur 2 millions de personnes, montre qu’elle est liée à une mortalité précoce plus élevée, et ce quel que soit l’IMC (indice de masse corporelle).

Une étude très intéressante a montré qu’un tour de taille trop élevé était fortement corrélé avec la pathologie du foie gras. La stéatose non alcoolique est elle-même associée avec une résistance à l’insuline et une dyslipidémie. Un excès de graisse dans le foie contribue à la graisse viscérale et à la proéminence du ventre. La boucle est ainsi bouclée.

L’étude conclut que la graisse viscérale, abdominale sous-cutanée et hépatique est associée à un risque plus élevé de mortalité chez l’homme.

Enfin, la graisse viscérale est un considéré comme un perturbateur endocrinien. Les cellules adipeuses des personnes obèses sécrètent trop de leptine et elles deviennent résistantes aux effets bénéfiques de la leptine. En effet, la leptine est l’hormone de la satiété. C’est elle qui est libérée par notre organisme pour nous inciter à arrêter de manger lors d’un repas. Elle circule jusqu’au cerveau car c’est à lui qu’elle transmet son message coupe-faim.

pourquoi mon ventre est trop gros

Quels sont les risques supplémentaires liés à la graisse viscérale ?

La graisse abdominale profonde a la capacité également de fabriquer des hormones sexuelles, principalement des œstrogènes. Cette hyper-oestrogénie peut provoquer chez l’homme l’apparition des seins et chez la femme elle augmente les risques de cancer du sein et du col de l’utérus.

Elle favorise aussi les déséquilibres hormonaux tels que le syndrome prémenstruel et le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Dans le SOPK, on retrouve ainsi 2 facteurs qui favorisent la prise de graisse viscérale :

  • La résistance à l’insuline
  • L’inflammation chronique de bas grade

En résumé

La graisse viscérale impacte l’ensemble des systèmes du corps et peut être considérée comme un véritable poison pour l’organisme.

Elle favorise :

  • Les maladies cardiovasculaires
  • La résistance à l’insuline et le diabète de type 2
  • Le syndrome métabolique
  • La stéatose hépatique non alcoolique (foie gras)
  • L’inflammation chronique
  • Les troubles hormonaux
  • Les cancers

Avoir trop de ventre n’est donc pas simplement un problème esthétique : c’est un facteur de risque majeur pour de nombreuses pathologies.

Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, la gestion du stress et un sommeil récupérateur sont essentiels pour perdre du ventre. En effet, la surcharge pondérale et l’accumulation de graisse n’étant pas qu’une question d’alimentation mais un mécanisme complexe multifactorielle, il est impératif d’agir sur tous les leviers qui ont participé aux kilos en excès.

C’est pourquoi je propose un accompagnement complet qui permet :

  • De changer ses habitudes alimentaires en douceur, tout en apprenant à manger équilibré et à cuisiner simplement,
  • De diminuer l’inflammation,
  • De retrouver un équilibre hormonal en jouant sur la gestion du stress et la qualité du sommeil,
  • D’introduire une activité physique douce grâce à mon protocole de SOPHRO-SPORT.

Je serai là pour vous soutenir et vous coacher pas à pas dans la reconquête d’un corps que vous reconnaissez !

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